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 Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"

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Deliege



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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Jeu 4 Aoû 2005 - 11:54

Ordre international : co-développement et droit d’ingérence

Les désordres stratégiques contemporains ne peuvent être résolus par la logique de la
réparation. En s’attaquant par la répression armée aux terroristes, on s’attaque aux
symptômes du mal – et c’est légitime. Mais on laisse intactes - pire, on alimente ses
causes : la pauvreté du Sud, le ressentiment face à l’opulence du Nord, une opulence
d’autant plus indécente qu’elle s’expose désormais à travers les médias mondialisés.
La répression militaire est une impasse. La sécurité internationale nécessite le
traitement des désordres à la racine : le développement économique du Sud. Parce
qu’il limite les écarts de richesse avec le Nord, par ce qu’il est synonyme d’éducation
et d’investissement dans les hommes, parce que la stabilité politique lui est associée, le
développement constitue une source majeure de pacification des relations
internationales. Nous devons nous y investir financièrement. L’aide française est
descendue autour de 0.4% du PIB. Elle est certes très supérieure à l’effort financier
américain, désormais inférieur à 0.1%. Mais il faut la ramener au standard
international fixé par l’OCDE, soit 0.7%. Nous devons aussi nous y investir
politiquement. Il ne suffit pas de donner de l’argent et de s’en désintéresser. C’est une
véritable politique de co-développement que nous devons inventer. Les pistes sont
multiples : lancer une initiative de partenariat euro-méditerranéen, garantir l’accès de
tous à l’eau potable à travers un fonds mondial pour l’eau, éradiquer les pandémies à
travers un fonds mondial pour la santé…
L’action militaire elle-même, lorsqu’elle est inévitable, doit être pensée de manière
préventive plutôt que de manière répressive. Il est possible d’éviter une guerre en
agissant suffisamment en amont de la crise. Les crises en ex-Yougoslavie l’ont
démontré avec netteté. En Croatie, la communauté internationale n’est pas intervenue
et la guerre fut meurtrière. En Bosnie, elle est intervenue tardivement : le déploiement
massif de soldats internationaux est parvenu à endiguer les atrocités, le nettoyage
ethnique, les crimes contre les populations civiles. En Macédoine, elle est intervenue
de manière préventive et quelques centaines de casques bleus ont suffi à empêcher la
guerre civile. Cette intervention préventive ne saurait être laissée à l’initiative d’une
nation : la « guerre préventive » américaine est illégitime. Elle doit être pensée dans le
cadre des Nations Unies. Disons-le nettement : nous devons désormais codifier un
véritable droit d’ingérence international.
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Deliege

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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Jeu 4 Aoû 2005 - 12:03

2.3. Les instruments du réformisme radical : retrouver des leviers institutionnels
pour le réformisme


2.3.1 · Le retour de l’Etat

Pour pouvoir agir sur le réel, nous devons retrouver des marges de manoeuvre au plan
national. Il nous semble nécessaire de revenir sur les démantèlements et les
encadrements qui ont affaibli l’Etat, afin de lui redonner un maximum d’efficacité.
Mais ce retour de l’Etat doit se faire sur des bases nouvelles :
- La reconquête : étendre le domaine des services publics. Les services publics sont
des secteurs reconnus d’intérêt général par la puissance publique. A ce titre, ils
sont couverts par des obligations spécifiques – universalité de l’accès, tarifs
sociaux, péréquation tarifaire... Le champ des services publics n’est pas immuable.
Il est temps de le réviser en incluant de nouveaux domaines particulièrement
nécessaires à notre temps. Trois exemples. La petite enfance : tout enfant doit se
voir proposer un mode de garde. Le logement, avec l’opposabilité du droit au
logement. Et l’accès internet à haut débit : la démocratisation de cette technologie
est vitale car la « fracture numérique » est une des clés des inégalités de demain.
- La clarification : imposer une compétence par collectivité. La fragmentation des
compétences a considérablement affaibli l’action publique. Il est nécessaire de
reconcentrer les pouvoirs, en arrêtant le principe « une compétence par
collectivité ». C’est vrai aussi pour les recettes. Les taxes locales sont perçues par
« fractions additionnelles » au profit de la commune, du département et de la
région. Une taxe par niveau de collectivité serait un principe beaucoup plus clair et
responsabilisant.
- Le renouvellement : le partenariat associatif. L’action solitaire est une conception
dépassée de l’action de la puissance publique. L’Etat doit s’appuyer sur des relais,
sur des partenaires. C’est parfois l’entreprise, comme pour les délégations de
service public. Cela doit être aussi le monde associatif, tant il est porteur de valeurs
et qu’il recèle de compétences spécifiques que l’on doit pouvoir mobiliser.

2.3.2 L’Europe politique, nouvelle frontière du socialisme

Le levier étatique est devenu moins pertinent : il est ancré sur le territoire national
alors que les grands enjeux contemporains sont mondiaux. Seule l’Europe a la taille
critique pour peser sur les affaires du monde et y défendre notre vision, notre modèle.
C’est pour cette raison que nous devons faire l’Europe politique, bâtir la Ière
République européenne : l’Europe est le levier du réformisme dans la mondialisation,
comme l’Etat l’a été dans le cadre national. L’échec du traité constitutionnel ne doit
pas nous faire renoncer. L’Europe politique passe par trois avancées majeures : les
institutions, la citoyenneté, les compétences.

Trois volontés pour l’Europe politique

1. Créer des institutions démocratiques
Tel était l’objet principal du traité constitutionnel, première étape vers la démocratie
européenne. Notre objectif reste inchangé : combler le « déficit démocratique ». A cet
égard, nous défendons la création d’un véritable régime parlementaire, avec un
gouvernement responsable devant les citoyens européens.
La clé de la réforme institutionnelle, c’est la Commission. Les citoyens n’ont pas tort
lorsqu’ils stigmatisent les « technocrates de Bruxelles » : la Commission est l’exécutif
de l’Europe, mais c’est un exécutif non démocratique. Elle doit le devenir. Le
Président de la Commission doit se muer en Premier ministre de l’Europe, élu par le
Parlement et issu de la majorité politique sortie des urnes.


2. Développer la citoyenneté européenne
Telle est sans doute la principale leçon du « non » au traité constitutionnel : il est
difficile de faire l’Europe sans faire des Européens. Or les citoyens de l’Union sont
trop souvent des Européens qui s’ignorent. L’Europe politique passe par la création
du sentiment d’appartenance européen. A quoi servent des institutions européennes,
fussent-elles démocratiques, si les Européens ne se sentent pas membres d’une même
communauté de valeurs ?
De nombreuses pistes peuvent être explorées pour développer cette citoyenneté
européenne : la mobilité, à travers par exemple la généralisation du programme
Erasmus ; l’éducation, avec l’intégration dans l’éducation civique d’une
sensibilisation à l’histoire et aux institutions européennes ; la culture, en augmentant
fortement le budget européen consacré à la politique culturelle (à peine 0.1%
aujourd’hui) ; l’information, avec la création d’un grand média pan-européen sur le
modèle d’Arte ; le débat public, en pérennisant le bouillonnement que l’on a connu
pendant la campagne référendaire à travers un « Forum permanent de débat sur
l’Europe » ; la communication publique, en mettant en avant les réalisations
concrètes de l’Europe (comme les grands panneaux que l’on trouve en Irlande « cette
route a été construite par l’Europe »).


3. Doter l’Europe de compétences politiques et sociales
L’Europe politique passe enfin par des compétences élargies. Aujourd’hui, cantonnée
à l’économie, l’Europe n’est pas capable d’incarner son modèle. C’est pourquoi il
faut remettre à plat les politiques existantes, y compris l’agriculture, et doter l’Europe
des compétences nécessaires à l’incarnation de son modèle : compétences sociales,
environnementales, culturelles, diplomatiques, de défense.
L’Europe sociale est naturellement, pour les socialistes, le principal vecteur pour ces
mesures symboliques. On peut faire de nombreuses propositions : un revenu minimum
européen, un fonds européen de soutien aux salariés victimes des délocalisations, la
sécurité sociale professionnelle comme premier droit social européen…
Une autre clé sera l’accroissement massif du budget européen, dont l’insignifiance
empêche toute action financière sérieuse. La politique de Jacques Chirac visant à
limiter le budget européen à 1 % du PIB est le plus sur garant d’une Europe
impuissante. Nous nous fixons comme objectif de moyen terme de doubler le budget
européen, à 2 % du PIB.
·


2.3.3 La démocratie-monde, un idéal socialiste pour demain

Les enjeux politiques sont désormais mondiaux : le territoire de la régulation doit, à
terme, être mondial. Cette régulation mondiale est embryonnaire, et donc bancale.
D’une part, seules les institutions internationales commerciales et financières (OMC,
FMI, Banque mondiale) fonctionnent vraiment. Du coup, des biais importants
apparaissent. Les socialistes sont tentés d’attraire tous les sujets – sociaux,
environnementaux, culturels… - dans ces enceintes. C’est une erreur : elles seront
négociées par des diplomates commerciaux ; elles seront jugées par des juges
commerciaux.
D’autre part, les décisions stratégiques internationales sont prises dans le cadre du G8.
Le G8 est une instance informelle et peu représentative des grands équilibres
géopolitiques mondiaux. En un mot, le G8 n’a pas de légitimité démocratique.
Bâtir la démocratie-monde doit être notre objectif de socialistes internationalistes. Ce
sera une tâche de longue haleine : le multilatéralisme que nous prônons est encore
utopique sur la scène internationale, nous en sommes conscients. Notre vision de
relations internationales fondées sur le droit se heurte à une conception de la
puissance, solidement ancrée chez la plupart de nos partenaires, des Etats-Unis à la
Chine. Voilà pourquoi l’Europe doit demeurer notre priorité politique absolue dans les
années qui viennent. Nous rejoignons en cela Léon Blum qui disait, en 1949 : « Nous
ne faisons pas l’Europe parce que nous renonçons au monde. L’organisation pacifique
du monde reste, au contraire, notre but. Mais nous nous efforçons d’abord de
construire l’Europe, parce que nous croyons avoir une chance d’y réussir plus vite et
plus aisément, (…) parce que la construction de la communauté européenne
représenterait sans nul doute possible une préparation, un entraînement, un exemple,
un tremplin pour la construction de la communauté universelle ».

La réforme de la gouvernance mondiale

Les grands axes sont connus :

- Des institutions internationales spécialisées, formant autant de « ministères »
mondiaux :

un ministère des finances (le FMI), un ministère des affaires sociales
(l’Organisation internationale du travail), un ministère de l’environnement
(l’Organisation mondiale de l’environnement, à créer)… Ces institutions doivent être
capables de développer des décisions et des accords juridiquement contraignants.
C’est le cas à l’OMC : le GATT, le GATS sont des accords qui ont une force juridique
contraignante, dont la violation est sanctionnée par le juge de l’OMC (l’Organe de
règlement des différends). Ce n’est pas le cas avec l’OIT : les conventions qui y sont
signées n’ont pas de force juridique contraignante.


- Un juge indépendant pour trancher les conflits de normes.

Aujourd’hui, seule le juge interne de l’OMC assure cette fonction juridictionnelle. Mais il n’est pas sain que
le juge commercial tranche des différends entre le commerce et d’autres normes,
notamment sociales et environnementales. Il faut confier ce rôle d’arbitrage
juridictionnel à un juge indépendant : la Cour de justice de La Haye par exemple.


- Un Conseil de sécurité économique et social.

Ce conseil de sécurité aurait vocation à remplacer le G8 pour donner les grandes impulsions politiques. Il serait composé
sur une base représentative, par exemple selon le format des circonscriptions
régionales en usage au FMI. Cela permettrait une représentation de tous les pays à
travers la nomination de représentants régionaux.
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Deliege

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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Jeu 4 Aoû 2005 - 15:11

3. LES SOCIALISTES AU XXIEME SIECLE : POUR DE NOUVELLES PRATIQUES POLITIQUES

Nous l’avons vu, la crise de la démocratie est d’abord une crise de la pensée politique.
Notre enjeu, c’est de refonder le socialisme. Pour réussir cette refondation interne, il faut
de nouvelles pratiques militantes, renouveler le parti socialiste. Pour la mettre en oeuvre, il
faut de nouvelles pratiques démocratiques, renouveler la République : si on ne fait plus
confiance aux élus, pourquoi ferait-on confiance à leurs idées ?

3.1. Pour une nouvelle République

· Répondre à la crise de la responsabilité : les réformes institutionnelles
Le réformisme a besoin de leviers d’action. La question des institutions politiques, de
leur capacité à traduire les aspirations du plus grand nombre et à permettre
l’expression d’une volonté de changement est donc toujours une question majeure
pour les socialistes. Elle l’est tout particulièrement pour les socialistes français, tant il
est vrai que notre tradition, marquée par la filiation républicaine, accorde un certain
primat au politique et à l’Etat dans le processus de transformation sociale et nous
éloigne sur ce point du modèle social-démocrate européen davantage fondé sur la
négociation collective et la liaison entre syndicats et partis « ouvriers ».
.
De ce point de vue, la situation actuelle de la démocratie française invite à une
réflexion urgente. Contrairement à ce que l’on entend parfois ici ou là, la question
institutionnelle n’est certes pas devenue la seule question importante ou la question
déterminante « en dernière instance » pour la gauche française. Il nous est arrivé de
gouverner et réformer la société française depuis 1981 dans le cadre des institutions
actuelles, et il faut se garder de faire du marxisme à l’envers en subordonnant
désormais toute possibilité de transformation sociale dans ce pays à une « rupture
préalable avec la Vème République » ! La crise actuelle de la démocratie française, on
l’a dit, reste largement une « crise de l’offre », qui renvoie à l’inefficacité et au
manque d’ambition des politiques proposées aux Français, à la difficulté des partis à
fournir les réponses et les perspectives qu’ils attendent.
Mais la crise actuelle de la démocratie reflète incontestablement les limites de la Vème
République. Au coeur de cette crise institutionnelle, il y a la Présidence de la
République, qui cumule hyper-concentration des pouvoirs et irresponsabilité politique.
L’élection du Président au suffrage universel, le droit de celui-ci de nommer le
Premier Ministre et de dissoudre l’Assemblée, ont dans les faits conduit à une
concentration du pouvoir politique réel dans les mains d’un seul homme et à une
polarisation excessive de la vie politique française autour de cette seule élection.
Problématique mais encore tolérable sous De Gaulle ou Mitterrand, cette dérive
monarchique est devenue proprement pathétique avec un Jacques Chirac dépourvu de
vision et incapable de donner le moindre sens à ses deux mandats, sinon celui de se
maintenir au pouvoir. L’inversion du calendrier électoral en 2002, si elle peut
contribuer à atténuer le risque des cohabitations, a encore exacerbé le travers
présidentialiste du régime.
La volonté légitime de préserver, comme dans la plupart des démocraties modernes,
un exécutif en capacité d’agir ne peut plus justifier aujourd’hui la relégation
permanente du Parlement en chambre d’enregistrement. Le parti socialiste doit
désormais proposer des orientations fortes pour briser cette logique :
- Réforme de la procédure législative : le Parlement doit mieux maîtriser son
agenda, aujourd’hui aux mains du gouvernement, et pouvoir prendre plus
d’initiatives législatives (moins de 5% de propositions de loi d’origine législative –
et le plus souvent ce sont des sous-marins du gouvernement !)
- Octroi de véritables droits à l’opposition : de moyens financiers supplémentaires
(modèle suédois), à des pouvoirs de contrôle accru, jusqu’au rattachement de la
Cour des Comptes au Parlement, les propositions ne manquent pas.
- Révision de l’organisation des pouvoirs : quelles que soient les solutions retenues,
une telle révision est nécessaire, qui cesse de faire du Président de la République la
clé de voûte exclusive, omnipuissante et irresponsable de l’ensemble du système
politique.

· Répondre à la crise la représentation : la réforme des modalités de désignation
des représentants


Il y a une double réforme de la représentation à mettre en oeuvre.
La réforme de certains scrutins et institutions représentatives, tout d’abord.
- Le Sénat. On peut penser par exemple que la conception « notabiliaire » de la
politique sur laquelle s’appuie la désignation des sénateurs n’a plus sa place dans
une démocratie moderne. A défaut de remettre en cause le principe même du
scrutin indirect, voire de la chambre elle-même, il serait au moins nécessaire de
généraliser la proportionnelle.
- L’intercommunalité. De la même manière, si la décentralisation a permis de
transférer des pouvoirs, elle n’a pas pour autant « démocratisé » les institutions
correspondantes et atteint son objectif de rapprocher les décisions des citoyens.
Compte tenu du rôle fondamental qu’ils sont désormais amenés à jouer, il est ainsi
aujourd’hui parfaitement anormal que les assemblées intercommunales et leurs
exécutifs ne soient pas élus directement au suffrage universel. Cette réforme,
envisagée depuis déjà longtemps par le parti, doit être mise à l’agenda.
- Le département. La démocratie locale est également marquée par un empilement
irrationnel de niveaux de décisions qui n’aboutit qu’à complexifier les prises de
décision, affaiblit la capacité globale du système local à produire de l’intérêt
général et, surtout, se révèle totalement illisible pour la plupart des citoyens qui
n’exercent du même coup aucun contrôle réel sur ces collectivités. La suppression,
sous une forme ou une autre, du département, ou à défaut, la redéfinition de son
rôle et la désignation de ses membres à travers un mode de scrutin proportionnel
plus représentatif devrait figurer dans le programme du parti. Les socialistes ont
historiquement porté et soutenu la décentralisation au nom de la démocratie. Ils ne
peuvent accepter aujourd’hui de se muer en conservateurs des baronnies locales.
La représentativité des représentants, ensuite.
- Le pluralisme sociologique : introduire une dose de proportionnelle à l’Assemblée
nationale.
Si le souci d’efficacité impose un principe de délégation, car l’ensemble des
questions ne peuvent être en effet traitées directement par les citoyens, il est en
contrepartie crucial que la composition des assemblées, quelles qu’elles soient,
reflète le pluralisme de la société. Ce pluralisme est d’abord idéologique et
l’introduction maîtrisée d’une dose de proportionnelle aux élections législatives
peut, de ce point de vue, améliorer la représentation des sensibilités politiques qui
traversent le corps électoral.
- Le pluralisme sociologique : pour un mandat unique et limité dans le temps.
Disons ici les choses clairement : la sociologie du personnel politique est un
scandale français. Qu’il s’agisse de l’accès aux mandats électifs et responsabilités
politiques des ouvriers et employés modestes, des femmes, des personnes issues de
l’immigration ou encore des jeunes générations, les chiffres et les comparaisons
sont accablants pour notre pays.
Cette carence structurelle de notre démocratie ne peut plus être ignorée. Il en va de
la pris en compte de la diversité des intérêts, des attentes et des expériences dans la
construction même des réponses politiques. Ce n’est pas tomber dans une
réduction catégorielle de la politique que de constater, par exemple, que la faible
représentation des jeunes générations au sein du personnel politique a
nécessairement des incidences sur la manière d’appréhender des enjeux cruciaux
comme la réforme du financement des retraites. La possibilité pour chacun
d’accéder aux responsabilités en fonction de ses capacités est en outre, dans le
champ de la politique comme dans les autres champs sociaux, une question
fondamentale d’égalité des chances.
S’agissant des femmes, la gauche a déjà beaucoup agi pour lutter contre les
phénomènes d’éviction naturelle qui ont contribué pendant des décennies à les
tenir à l’écart des mandats et des responsabilités. L’inscription de l’objectif de
parité dans la Constitution, la modification correspondante des lois électorales, ont
fourni un levier essentiel qui a commencé à porter ses fruits, même si l’effort doit
désormais poursuivi au sein même des formations politiques et notamment du parti
socialiste.
La parité correspond toutefois à une logique historique spécifique et le mécanisme
des quotas catégoriels ne pourrait être généralisé sans porter gravement atteinte à
notre conception républicaine de la représentation politique. Pour augmenter le
nombre de personnes issues de l’immigration ou le nombre de jeunes élus, il n’y a
aujourd’hui qu’une solution réelle : il faut résolument casser la conception
« capitalistique » et patrimoniale de la politique qui fait que les mandats, au
prétexte de notoriété ou d’ancienneté, vont à ceux qui les ont déjà et que ces
derniers en sont considérés comme les quasi propriétaires, détenteurs du droit de se
représenter tant qu’ils en ont envie et parfois même après avoir été battus !
Pour donner de l’air à la politique française, il n’y a en d’autres termes qu’une
solution : la limitation drastique du cumul des mandats. Nous devons nous fixer un
cap clair, celui du mandat unique et limité dans le temps, et engager à partir de
cette perspective la discussion sur les rythmes et les étapes.

· Répondre à la crise de la légitimité : développer la démocratie directe,participative et sociale.

La démocratie représentative est moins légitime parce que d’autres formes
démocratiques se développent, de nouvelles formes de citoyenneté et d’engagement
émergent :
- La démocratie sociale. On glose souvent sur la faible représentativité des
syndicats. Pourtant, ils sont bien plus représentatifs que les partis politiques : la
CGT et la CFDT à elles deux représentent environ 1.500.000 adhérents, c'est à dire
quinze fois le PS. Mais le taux de syndicalisation demeure faible : à peine 5% dans
le secteur privé. Surtout, les salariés et les entreprises ne s'estiment pas vraiment
représentés par des organisations de salariés et des organisations professionnelles
qui disposent d'une représentativité de droit irréfragable. C’est une spécificité
français qui s’explique pour des raisons pragmatiques – éviter l'émiettement
syndical. Elle n’en est pas moins problématique pour le fonctionnement de notre
démocratie sociale.
Les pistes de réflexion pour changer les choses sont connues, même si elles sont
difficiles : la mise en place de véritables accords majoritaires ; la réforme des
règles de représentativité des syndicats de salariés et des organisations
professionnelles afin que ceux ci disposent d'une véritable légitimité pour
négocier et participer à la vie publique ; la mise en place d'un financement public
des syndicats, sur le modèle de celui des partis politiques ou via des accords
obligatoires sur le financement du paritarisme ; la syndicalisation obligatoire, qui
constituerait bien évidemment la réforme la plus radicale.
- La démocratie participative. Les expériences d’engagements citoyens dans la vie
publique se multiplient. Il faut les organiser. Nous avons proposé plus haut des
partenariats Etat / association : par exemple, pour assurer le relogement de
familles lors d’une opération de destruction-reconstruction de barres HLM, les
associations sont beaucoup plus efficaces. Les conseils de quartier sont également
un succès sur Paris : leur généralisation mérite d’être étudiée.
- La démocratie directe. Tous les citoyens n’ont pas le temps de s’engager dans la
vie publique, comme « militants citoyens ». Ils souhaitent cependant être
consultés. Le recours accru au référendum est une voie possible même si celui-ci,
du fait même de sa fréquence nécessairement limitée, recèle inévitablement une
logique plébiscitaire qui conduit à moins répondre à la question posée qu’à celui
qui la pose. Le découplage avec celui qui pose la question – par exemple sous la
forme d’un référendum d’initiative parlementaire – permettrait de répondre à cette
objection.
L’introduction d’un droit de pétition, à l’image de ce qui avait été prévu dans la
Constitution européenne, peut constituer une autre modalité de mise en oeuvre de
la démocratie directe. A condition de ne pas être exclusivement réservée aux corps
institués, et d’avoir des débouchés politiques réels, l’organisation régulière de
forums publics sur des grands thèmes touchant à l’avenir du pays est également
une façon de faire vivre une démocratie plus délibérative.


Dernière édition par le Jeu 4 Aoû 2005 - 15:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Jeu 4 Aoû 2005 - 15:12

3.2. Pour un parti socialiste rénové

· Un parti socialiste à bout de souffle

Le lancement d’un nouveau cycle à la fois historique, doctrinal et programmatique
suppose, on l’a dit, de réunir un certain nombre de conditions politiques,
intellectuelles, psychologiques favorables, témoignant d’un changement d’état d’esprit
de notre parti. Mais les blocages et les facteurs – la nostalgie encore vivace de la
rupture, la force d’inertie des réflexes idéologiques, le poids excessif des experts, etc.
– qui ont retardé jusqu’ici notre rénovation doctrinale renvoient aussi, en profondeur, à
la composition sociologique et au mode de fonctionnement de notre parti.
Nous assistons bien, de ce point de vue aussi, à la fin du cycle d’Epinay. L’un des
grands succès du Parti socialiste fut de provoquer, à l’époque, un réel renouvellement
des forces militantes et de ses cadres. En passant de 70 000 adhérents en 1971 à 200
000 à l’orée des années 1980, le parti ne se transforma certes pas en parti de masse
mais il connut néanmoins une dynamique militante permettant de partir durablement à
la conquête de villes et de circonscriptions, de départements et de régions. L’afflux de
ces nouvelles forces favorisa la poursuite du renouvellement des cadres, le
développement de nouvelles fédérations, la conquête de nouveaux bastions. Sans
améliorer l’ancrage ouvrier de notre parti, il contribua en tout cas à un certain
renouvellement sociologique, avec l’arrivée de nouvelles couches salariées, et à un
rajeunissement important par rapport à la vieille SFIO.
Plus de trente années plus tard, notre parti est progressivement redevenu ce qu’était la
SFIO : un parti d’élus disposant de points d’appuis importants dans de nombreuses
villes mais ayant bien du mal à renouveler ses militants, ses cadres… et, de là, sa
doctrine et ses électeurs. Nous sommes un parti vieillissant, comportant très peu
d’adhérents de moins de quarante ans. Nous sommes un parti peu féminisé en dépit de
nos efforts pour promouvoir la parité, peu représentatif également de la diversité des
origines qui façonne la société française d’aujourd’hui. Nous sommes un parti à la
base socioprofessionnelle étroite, accusant une sur-représentation du « salariat
protégé » et des hauts niveaux de qualification, ainsi que des salariés issus du secteur
public.
Ces phénomènes contribuent à expliquer notre difficulté à entreprendre notre
actualisation doctrinale et à ressentir les mutations de notre société. De façon tout à
fait naturelle, le vieillissement d’une formation politique diminue par ailleurs son désir
de rénovation idéologique et sa capacité d’innovation. De la même manière, notre
étroitesse sociologique, quand elle ne nous enferme pas dans des réflexes corporatistes
nous éloignant de l’intérêt général, ne favorise pas notre capacité à comprendre les
nouvelles réalités économiques, les transformations qui affectent par exemple le
secteur privé, les aspirations qui en découlent.
Aussi le thème du renouvellement générationnel et sociologique n’est-il pas et ne doitil
pas être un simple gadget de congrès. Il ne se limite pas à la revendication, par
ailleurs légitime, d’un meilleur équilibre des générations, des sexes, des origines
personnelles et professionnelles, dans l’accès aux responsabilités. Il est plus largement
lié à l’exigence d’une rénovation doctrinale. Régénération idéologique et humaine
sont, de ce point de vue, des impératifs convergents.
Reconnaissons, de ce point de vue, que son mode de fonctionnement actuel ne fait pas
en effet de notre parti une formation politique très attractive, offrant des réelles
motivations de militer sur la durée à ceux et celles qui la rejoignent. Trop souvent
considérés comme de simples renforts pour le collage d’affiches, la distribution de
tracts ou pour la présence militante, les nouveaux adhérents se lassent souvent assez
vite de leur manque d’influence sur l’élaboration des orientations du parti. Ils
ressentent, comme tous les autres, le caractère trop souvent formel de notre démocratie
interne – surtout lorsque celle-ci est ensuite bafouée - et les écueils d’un parti structuré
autour de ses élus, reproduisant en son sein les hiérarchies institutionnelles et les
phénomènes de notabilisation. Ils ressentent le manque de débat de fond et la
disparition du parti comme « intellectuel collectif ».
Pour mener à bien la régénération doctrinale et humaine du parti, nous devons nous
fixer l’objectif de devenir un parti d’adhérents, beaucoup plus représentatif de la
diversité sociale et générationnelle de la société française. La tâche n’est pas simple.
Nous sommes confrontés, notamment dans la jeunesse, à un phénomène général de
dépolitisation lié à l’individualisme et au matérialisme qui caractérisent les sociétés
développées, à l’évolution des formes de la conflictualité sociale, à toute une série de
facteurs qui entraînent la fin des modes traditionnels – milieu, éducation, luttes
professionnelles… – d’acquisition de l’identité politique. Mais il est temps d’agir !

· Quelques pistes pour dynamiser notre parti

- La démocratie interne. Référendum interne, compte rendus obligatoires de
mandats… Ces procédures permettront, au-delà des rendez-vous habituels des
congrès, d’accroître le contrôle et la participation de l’ensemble du parti. Nous
devons dans le même temps consacrer le respect du vote militant comme règle de
vie collective indépassable. La démocratie, c’est accepter d’être minoritaire : ceux
qui le refusent ne font pas partie de la communauté politique.
- Une politique renforcée de formation politique. Nous devons redevenir un
véritable intellectuel collectif. L’idéologie n’est pas une niche ou une
spécialisation à l’intérieur du parti. Nous devons au contraire concevoir le parti
comme un lieu où se pense et se crée une dynamique collective, un espace
intellectuel et physique où sont rassemblées les conditions de la prise de parole et
de la participation citoyennes. Cette ambition doit être pensée en liaison avec notre
politique de formation. Il est nécessaire d’offrir à tous ceux qui pourraient
rejoindre le PS les moyens de participer réellement au débat idéologique. Et cette
nécessité est d’autant plus forte dans la perspective d’un réel élargissement
sociologique de notre base.
- Une université permanente. Il est important aussi, de ce point de vue, que le parti
puisse se ressourcer intellectuellement en se nourrissant des apports extérieurs.
Nous devons réfléchir à la manière de reconquérir une génération d’intellectuels,
d’artistes, de syndicalistes, de chercheurs proches du parti, capables de nous
apporter un éclairage informé sur les évolutions du monde de la société française
mais aussi de contribuer à notre influence idéologique dans la société française.
Nous devons créer une sorte « d’université permanente » qui permette, non
d’institutionnaliser un compagnonnage intellectuel, mais de créer un lieu ouvert
d’échanges, de confrontation, de fabrication de la pensée, où puissent être pris des
risques et explorées de nouvelles voies.
- Des activités para-politiques. Nous devons également essayer d’offrir une gamme
renouvelée et diversifiée de fonctions à ceux qui voudraient ou pourraient nous
rejoindre. Entre « l’embrigadement » idéologique d’hier – c’est ainsi qu’est
largement perçue la relation traditionnelle à la structure partisane – et « le
shopping politique » d’aujourd’hui, – observable dans les nouveaux
comportements politiques –, nous devons rechercher une nouvelle équation, en
proposant à nos adhérents potentiels un cadre souple et ouvert de réflexion et
d’action, une relation renouvelée, satisfaisant à la fois un besoin d’appartenance
donc d’identification et un besoin d’autonomie, propice à l’investissement et à
l’initiative.
Une dimension « de service » peut, à cet égard, être développée dans l’activité du
parti. Répondant au besoin stratégique de reconquérir les classes populaires, de
«retravailler la société », celle-ci peut aussi fournir un terrain d’action à de
nouveaux adhérents désireux de s’investir mais réservés quant aux formes de la
militance classique proposées à « la base » (diffusion de tracts, réunions
publiques) et souhaitant agir de façon concrète. Autour de ce pôle peuvent être
pensés les liens nouveaux à tisser avec le monde associatif.
- Le partage réel des responsabilités. Nous devons, enfin, en amont de toute
réforme législative, engager une politique résolue de partage réel des
responsabilités internes et électives. Nous devons sortir volontairement de la
culture du cumul, refuser en matière politique ce que nous refusons en matière
économique c’est-à-dire la capitalisation systématique des ressources sur un
nombre restreint de personnes. Il faut cesser de surestimer volontairement, pour
justifier le conservatisme, l’argument des positions ou des notoriétés acquises,
cesser aussi d’agiter le préalable du statut de l’élu pour différer sans cesse
l’adoption d’orientations volontaristes dans ce domaine.
Nous pensons, pour notre part, que le thème du renouvellement n’est le monopole
de personne dans notre formation politique. Le congrès du Mans offre une
nouvelle occasion pour le parti dans son ensemble de montrer son aptitude à
comprendre l’enjeu du renouvellement.
Ne passons pas à côté !
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Deliege

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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Jeu 4 Aoû 2005 - 15:14

Voilà c'est fini ...
Je suis donc preneur de toute réaction, question, contre - texte ....
Pierre
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Ariel



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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Jeu 4 Aoû 2005 - 17:08

On va d'abord essayer de trouve le temps de tout lire Wink
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Deliege

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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Jeu 4 Aoû 2005 - 19:40

mdr

Quand je pense qu'il y a 300 contributions et 600 pages à lire ....
Faudra que je retourne à un stage de lecture rapide ... Ai jamais su appliquer les règles enseignées en la matière ....
Pierre
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Coquelicot



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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Dim 7 Aoû 2005 - 8:40

Deliege a écrit:
mdr

Quand je pense qu'il y a 300 contributions et 600 pages à lire ....
Faudra que je retourne à un stage de lecture rapide ... Ai jamais su appliquer les règles enseignées en la matière ....
Pierre

Bon, moi tu sais bien Pierre, ne suis pas une intello (hélàs !). J'espère ne pas t'agresser par mes remarques !
J'ai envie de te dire que ce débat que tu ouvres ici, je trouve ça vraiment super !

Je viens de commencer à lire. J'ai été impressionnée. L'analyse est pour moi, pour les quelques premières pages lues, pour beaucoup exactes et magnifiquement formulées, mais...

Entre la formulation des textes et le respect de l application de leurs idées, il y a eut trop souvent ...un monde d'espace ! (voir entre-autres pour l'écologie...), et c'est déjà de ce manque de confiance là dont nous souffrons, parce que nous avons déjà été terriblement déçus à tous les niveaux.

Je crois qu'il est essentiel, pour que le PS soit crédible et donne l'envie aux français de s'intéresser véritablement au débat jusqu'aux urnes, c'est de réussir à trouver un représentant de ce texte, "à larges épaules", crédible et donc digne de confiance à nos yeux.

Bon, je continuerai plus tard.

bisou
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Deliege

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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 13 Aoû 2005 - 17:10

Suis pas de mauvaise humeur ... mais au moment du congrès du PS en novembre ... faudra pas trop me chercher(en dehors de Rizo et de Coquelicot !! AngeR ) si des choses vous conviennent pas ...
grrrrrrrrrrr
Pierre
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Ariel



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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 13 Aoû 2005 - 17:18

Oui ! C'en est un ! Wink (cf autre fil)

Je pense que le succès de tes fils, pourtant diablement intéressants, donne une juste idée de la passion des foules pour la politique.
Il est tellement plus facile d'élire une "belle gueule" et de râler après que de se casser le q à lire un projet.

Il faut dire aussi que tout cela est tellement éloigné du quotidien des gens...
Je n'ai pas lu grand chose par manque de temps, mais aussi d'intérêt réel immédiat, mais ce que j'en ai lu ressemblait fort à ce qu'on lit ou entend depuis toujours.

Bien entendu, il faut améliorer la situation de tous et surtout les plus démunis. Les solutions proposées ne me semblent quand même pas relever de la plus grande originalité.

Ce qui compte c'est la mise en pratique, on verra à l'usage...
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Romane
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 13 Aoû 2005 - 17:50

Moi c'est le genre de truc que je lis lentement, et pas tout d'un coup.
Dans ce que j'ai commencé à lire, j'ai vu comme "un état des lieux"
Mais on sait tout ça. Ça m'agace un peu, je dois dire. J'ai sans doute tort, peut-être est-ce "un passage obligé" pour en venir au concret.
Ceci dit, et cela n'engage que moi, ça me fatigue.

Voilà comment "ça me parle", grossomodo : faut qu'on évolue, on est prêts à évoluer. Suivi de l'état des lieux sur plusieurs domaines, lesquels mettent en avant que tel autre parti a forcément fait ses propres erreurs pour en arriver là, que l'évolution de la société fait que ceci cela....
Oui, bon. On sait tout ça. On nous le râbache à chaque fois. Les inégalités sociales, faut être aveugle pour pas les voir. Suffit de regarder rien que la vie de sa propre rue.
Les effets du 11 Septembre, si on les connaît pas c'est qu'on est plus abrutis que la moyenne, vu qu'on entend ça depuis des lustres un peu partout et par tous les médias.
Les erreurs du capitalisme, me dites pas qu'on connaît pas non plus, forcément, ça fait partie des débats politiques depuis X temps.
etc... etc...
Je vous avoue que je suis lassée de tout ça.

Donc ce que j'ai lu jusque là (messages de la page un de ce fil) m'agace profondément.
Faut que je souffle... parce que je ne suis pas loin de me dire que l'ère du blabla me hérisse de plus en plus. J'y peux rien, hein... overdose.

Donc je vais m'attaquer à la page deux de ce fil. J'ai hâte d'arriver à des propositions concrètes, en espérant qu'elles seront clairement énoncées (c'est à dire efficacement)

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 13 Aoû 2005 - 18:11

Les contributions au congrès font près de 1000 pages ...
Je veux bien en extraire uniquement ce que personne ne sait et ne retenir que les propositions concrétes et "efficaces" ... Ca peut être un passe -temps intéressant par ce week - end prolongé du15 août ( en plus ça m'évitera d'entendre les Ave Maria des cathos bien pensants qui commencent à me casser les c... )
Sinon il ya aussi un site PS accessible sur le net ... Suffit de taper "PS" dans google ... Moi ça me simplifiera la vie.
Je pensais seulement ( et je pense toujours Wink que certaines et certains sur LU avaient des points de vue constructifs à faire valoir en plus des éternelles jérémiades sur les élus, les élites et je ne sais qui encore ... ( pour ça je vous conseille RMC et RTL et toutes ces émissions où les auditeurs ont la parole ... et vive Sarko !!)

Mais non je ne suis pas de mauvaise humeur !! Laughing
Pierre
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Romane
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 13 Aoû 2005 - 18:30

Ça serait peut-être pas mal de filer le lien....

Ensuite. Que les choses soient bien claires ; au sujet des mécontentements et non propositions des quidams, faut pas tout mélanger non plus. On peut très bien ne pas être satisfait d'une situation mais ne pas savoir comment s'y prendre pour s'en sortir. Déjà au niveau individuel, c'est très vérifiable... alors au niveau collectif... !
Individuellement on est plongés dans un système qui ne donne pas satisfaction. Mais on est pas pour autant compétent pour donner les solutions.

Celui qui se présente, avec sa liste, on suppose qu'il a non seulement envie de se bouger le cul, mais aussi des propositions, des solutions. Si ces éléments n'y sont pas, même pas la peine qu'il se présente... On ne se prétend pas plombier si on ne veut pas toucher à la caisse à outils ni se donner la peine de voir ce qui va pas pour tenter ce qui pourrait aller...

Quel parti politique serait capable d'oser flanquer le dossier de la sécu à plat, pour revoir de fond en comble son fonctionnement, et décider de déparalyser le système ?
Idem en médecine
en matière de chômage
de différences sociales
en éducation nationale
en justice
en.... etc.... ?

Les solutions proposées se superposent par petits bouts à ce qui est mis en place au fil du temps, rien n'est remanié de fond en comble ! Mince, ça me donne l'impression de manger des nouveaux mets dans des assiettes qui ne sont pas lavées !!!!

Evidemment, vous imaginez l'ampleur du boulot ? Ben oui.... eh oui !!! considérable !
Pourtant, si on y réfléchit un peu, ce ne serait pas par là qu'il faudrait commencer ?
Avec des personnes compétentes en la matière ? Pasque bon.... prendre un ministre là pour le mettre ailleurs, vous n'allez pas me faire croire que c'est du sérieux ! On est pas doué en agriculture, et du jour au lendemain aux affaires sociales, par exemple !

Donc première urgence (complètement utopique), constituer une liste faite de gens compétents avec esprit de collectivité et non pas individualiste dans le domaine dans lequel ils vont exercer. Et si possible pas la grosse tête. C'est déjà une autre paire de manches.

Voyez bien que déjà, je suis "négative" dans ma tête, puisque je pense que ce ne sera jamais possible.

Mauvaise humeur ? Je l'deviens..... Twisted Evil

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 13 Aoû 2005 - 18:30

Juste lucide non ? Wink
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Deliege

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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 13 Aoû 2005 - 18:38

Vais pas répondre de suite ... Rage
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 13 Aoû 2005 - 18:42

Je pense que le "juste lucide" d'Ariel répond à ton message, mon p'tit loup. Simplement on a posté ensemble, moi avec le dixième de seconde féminin d'avance.....
Wink

Meu te fâche pas, hein, moi c'que j'en dis de la politique.... c'est juste mon raisonnement, en fonction de ce que je perçois en tant que p'tit' bonne femme impliquée dans tout ce qu'elle peut pour les autres, un brin découragée par le fin fond de c'qu'elle découvre au passage.... Twisted Evil

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 13 Aoû 2005 - 19:01

Mouaip, me suis encore fait repasser sur le fil Cauchemard

Tracasse pas Roro, Pierre et moi sommes sur la même longueur d'onde, si ce n'est du même avis Wink
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 13 Aoû 2005 - 19:17

Je sais bien que je fiche en rogne, quand je la ramène....
L'hypocrisie, connais pas.... je dis ce que j'ai sur le coeur. J'ai pas forcément raison, mais pas forcément tort non plus.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 13 Aoû 2005 - 19:59

puits

C'est bon on peut ressortir le curé a fini sa crise !!

mdr

Pierre
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 13 Aoû 2005 - 20:08

tchin "La Truffière" qu'a marqué sur l'étiquette. Ça fait très chapeau-porshe, hein !!! mdr mdr mdr

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 13 Aoû 2005 - 20:22

Vindju !!! tchin

mdr
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 12 Nov 2005 - 22:16

Et ce congrès ?
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 12 Nov 2005 - 23:06

Oui, au fait ??!! ce congrès ??

ça serait pas mal si tu nous filais au moins les grandes lignes du déroulement. Si tu veux détailler, remarque, ce sera mieux. Wink

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Sam 12 Nov 2005 - 23:16

Tiens, je vais me faire du fromage de Hollande. Pourtant j'aime mon annuel lit... Mais j'écrirai avant d'y aller, quelques vers de mon de Fablius... Pardon. Je sais que c'est trop c'scan... Mais ce n'est pas Gaulle haine, ni royal...
Le palais des congres est ouvert aux bars.
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Dim 13 Nov 2005 - 17:18

Vous voulez vraiment le détail du programme ?
Le mieux est d'aller sur le site du PS ...
Pour ma part, j'ai fait mon devoir d'électeur - adhérent ... et pour le reste je suis en vacances ... donc je n'y serai pas ...
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Romane
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MessageSujet: Re: Congrès PS du Mans :" Pour un réformisme radical"   Dim 13 Nov 2005 - 17:45

Comment ça t'es en vacances !!! Comment se fait-il !! lk

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