Forums Liens Utiles


 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Gloups

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

ce texte vous a plu ?
Beaucoup
50%
 50% [ 3 ]
Pas mal
33%
 33% [ 2 ]
Bof
0%
 0% [ 0 ]
Non ! Berk
17%
 17% [ 1 ]
Total des votes : 6
 

AuteurMessage
gloups
Plaisir Solitaire


Nombre de messages : 124
Date d'inscription : 10/07/2004

MessageSujet: Gloups   Mer 7 Sep 2005 - 17:48

Voila ma petite page que je m'attribue sur ce forum (hihihi). J'y mettrai les textes que j'écris, de temps à autre, selon mes humeurs.

Bonnes lectures mesdames et messieurs.
Revenir en haut Aller en bas
gloups
Plaisir Solitaire


Nombre de messages : 124
Date d'inscription : 10/07/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Mer 7 Sep 2005 - 17:51

LA VIE EN ROSE - juillet 2005


(Nouvelle écrite lors d'un atelier d'écriture sur le thème de l'invisibilité - 5000 signes)

Cette foutue pilule blanche glissée sous la langue collait encore dans ma bouche malgré l’eau glacée où je l’avait baignée. Encore une qui faisait du forcing, allait-elle me soustraire au monde visible et palpable ? Ou bien capoter ?

A leur mise sur le marché il y a trois mois, beaucoup de ces Pilules à Invisibilité Réduite n’avaient pas fait la preuve de leur efficacité et retardé ainsi le soulagement d’une population new-yorkaise à fleur de peau. Encore aujourd’hui je faisais partie des vingt-deux millions de fourmis colonisantes de l’île de Manhattan, soit un trop plein évident de vis-à-vis, là où le besoin d’espace vital minimum était parmi les plus élevés du monde.

Je finissais pas croquer allègrement la pilule blanche, malgré les indications de la notice fourrée dans la boîte, et je me redressais dans ma cellule habitée de deux mètres sur trois : direction le miroir, qui agrandissait sérieusement la pièce mine de rien. Mon reflet ne se montra pas, j’avais l’autorisation de sortir, d’aller travailler et vivre à l’insu du monde. Je rencontrais en chemin quelques-uns des six autres millions d’Intouchables soustraits à la vue et qui allaient à leur occupation principale : un travail ingrat pour le bonheur des Somptueux.

Pourquoi le peuple des serviteurs, bonnes, laveurs de vitres et autres larbins se voyait-il contraint d’avaler toutes les quarante-huit heures ces pilules blanches qui libéraient le regard des nantis ? Est-ce que je ne valais pas le coup d’un regard, moi, passant le balai dans les rues et débarrassant les immondices ostentatoires ? J’ai travaillé pendant douze heures, ramassant toujours plus d’ordures sous les poils de mon balai-brosse. Une habitude, ma routine devenue invisible aux regards, des déchets abandonnés qui sur le trottoir se déplacent seuls vers les poubelles alignées, une magie quotidienne et des enfants qui cherchent où je suis, en tapant du pied dans le vide.

Seize heures après l'absorption, je décidais de sortir à nouveau et je me recoiffais en aveugle. J’étais un courant d’air froid et grippant pour les Somptueux, mais encore appréciable aux yeux des Intouchables et j’espérais partager cette chair palpable, vibrante, avec une femme. J’entrais dans un bar un peu avant minuit et je rejoignais sans bruit la partie qui nous était réservée pour y retrouver des connaissances. Chacun portait là distinctement sur sa veste, son chemisier ou son pull, le triangle jaune des Intouchables rendu obligatoire. Car quelle gaffe politique si les Intouchables soustraits à la vue allaient, sans le savoir, à la rencontre d’un Somptueux qui ne les verrait pas !

Je finissais de me laver les mains aux toilettes. Un homme sortait à son tour d’une cabine et je me déplaçais légèrement pour lui laisser la place. Je retournais à mon verre de Vodka Pomme au sous-sol lorsque je vis s’avancer en face de moi la plus belle des chevelures, blonde et bouclée. Je perdis mon souffle quelques secondes, happé par sa présence et ses yeux de panthère. Je devais lui parler car sa jupe en passant m’avait caressé la main comme si elle avait été la plus chaste du monde.

J’ai replacé machinalement une mèche rebelle de mes cheveux et je me suis retourné sur son parfum délicat. Dans vingt-quatre heures nous serions de nouveau visibles dans la foule pour quelques instants volés, un amour naissant exhibé sans honte. En attendant je devais courir pour la rattraper, saisir son bras pour me présenter et lui manger le cou de baisers dépourvus.

Elle poussa un cri de surprise sous mon étreinte, et je vis son regard de panthère effrayée, ses cheveux figés, j’aperçus son visage stupéfait, je découvris mon erreur impardonnable d’Intouchable : pas de triangle jaune sur son sein mais quatre hommes qui me tenaient déjà les bras et les épaules, me liaient les mains comme si elles avaient serré un poignard tâché de sang.

Je passais les douze heures suivantes aussi soustrait du monde que l’on peut l’être : invisible et en cellule. Après que mon casier judiciaire fut dûment rempli, je rentrais chez moi pour m’allonger et terminer mes quarante-huit heures d’invisibilité. Malgré que mon droit premier à exister et me montrer soit renié, j’avais connu des sessions transparentes plus joyeuses. Arrivé chez moi, je m’écroulais sur le lit rabattu.

Est-ce qu’il ne valait pas mieux mourir plutôt qu'admettre le déni de soi-même ? Et le Manhattan décadent des Somptueux survivrait-il à cette insuffisance de misère humaine étalée ? J’ai ruminé longtemps jusqu’à ce que les effets de la Pilule à Invisibilité Réduite s’estompent. J’allais devoir en reprendre une très vite afin de ne pas me rendre hors la loi, ou bien j’allais briser la petite vitre face à moi et avaler la pilule rose.

Il y a trois mois, les autorités new-yorkaises ont offert aux Intouchables le luxe de choisir entre les pilules blanches et la pilule rose : vivre invisible ou mourir. J’ai brisé la vitre et avalé la mort dans un verre d’eau.


Dernière édition par le Jeu 22 Déc 2005 - 5:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
gloups
Plaisir Solitaire


Nombre de messages : 124
Date d'inscription : 10/07/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Mer 7 Sep 2005 - 17:52

NI PUTE NI SOUMISE


(nouvelle écrite lors d'un atelier d'écriture sur la vie d'une chaise de bar, c'est un bon petit délire nocturne Gaga )

Nous sommes ici dans les bas-fonds de la ville, probablement le lieu où la somme des solitudes est la plus grande, et les hommes seuls viennent y monnayer quelques instants d’une sexualité dénuée de sentiments. Sans préliminaire aucun, l’un d’eux me bascule comme une vulgaire putain et calé sur mes deux pattes arrière de chaise haute, il me chevauche abruptement. Il a dans ses coups de rein la rudesse des marins qui rentrés au port vident leurs frustrations sur moi. Les pieds dans le vide et les mains arrimées au comptoir, il se balance de plus belle, sans ménagement pour mes articulations de chaise délicate. Il s’arrête parfois pour reprendre son souffle et siroter sa bière pression, et je maudis cette ambiance glauque de bar lubrique où l’eau suinte sur les murs.

Nous sommes quinze filles à exhiber nos longues jambes de bois pour le portefeuille du patron. Lui passe ses journées à tirer sur les robinets de brune et de blonde pendant que nous enchaînons les clients à un rythme effréné. Mon marin frustré me repose à quatre pattes sur le plancher souillé d’alcool et de crachats, il paye sa pinte de bière et sans caresse me quitte comme il m’a trouvée. Mon tabouret charmant viendra-t-il demain me chercher ici ? Et suis-je indiquée quelque part comme étant sa promise, alors que nous venons lui et moi du même tronc ? Un nouvel homme m’attrape par le côté et sa main me serre abruptement comme pour montrer qu’elle aura le contrôle sur moi : il l’a décidé, je serai dominée.

J’ai appris à ne plus me fier aux visages qui trahissent et aux sourires polis qui cachent parfois une grande brutalité dans les rapports à venir. L’homme sourit de ses dents les plus blanches, commande un verre de Whisky sans glace, allume une cigarette et commence à boire. Le tabac est pour moi une bonne manière d’évaluer certains clients qui fument seulement après l’amour et montrent ainsi leur contentement comme d’autres laissent un pourboire. Mais je sais aussi par expérience que la cigarette allumée trop tôt est la preuve indiscutable d’un rapport hors norme… L’homme porte la cigarette à sa bouche, tandis que son autre main ramenée entre ses cuisses déchiquette consciencieusement mon assise de tissus. Il enlève par petites touches des boulettes de mon rembourrage : voila les préliminaires qui commencent…

Avec ses pieds lourds il massacre l’un de mes barreaux, il gratte mon tissu et le bois de mes barreaux avec ses ongles, est-ce qu’il veut laisser son emprunte sur moi comme sur une bête tatouée ? Finalement, avec un grand sourire crispé de jouissance il écrase ignoblement son mégot sur ma cuisse. Je sers les dents et refuse d’abdiquer devant ce masochiste bedonnant, j’ai envie d’hurler mais ces cris de soumission ne feraient que l’exciter davantage ! Et puis tout à coup, l’homme indélicat bascule de moi, atteint en pleine figure par le poing d’un inconnu. Voilà mon prince charmant qui me protège ! Il se penche sur le goujat pour lui asséner un autre revers du gauche, il a le dos rond et large des hommes paternels. Oh prince charmant redresse toi que je t’admire ! Mon Roméo a le nez en trompette et un visage de poivrot, il se rue à nouveau sur mon fumeur et s’applique à lui transformer le visage en pastèque : est-ce que le Roméo de Juliette était une brute épaisse ? J’ai envie de pleurer et je vois à nouveau mes rêves de jeune chaise qui s’éloignent en courant. Où est-il ce poison acheté chez l’apothicaire, que j’abatte mes prétendants et me suicide aussi ?

Le visage de poivrot et le masochiste finissent par s’extraire bruyamment du bar en hurlant des insanités et j’autorise le propriétaire, mon mac, à frotter mes bois avec de l’alcool ménager. Mon pied brûlé est un peu apaisé mais les vapeurs d’alcool n’atteignent pas mon cœur brisé de victime de l’amour. Pourquoi tant de contes où les princesses naïves se laissent entortillées et baisées par de gentils princes qui les rappellent ensuite pour vivre avec elles et avoir beaucoup d’enfants ? Ces tabourets virils n’existent pas ici, ils ne passent pas la porte. Et la main mal assurée de ce jeune homme qui passe sur mon tissu meurtri ne saurait me faire rêver à des lendemains meilleurs. Il grimpe sur moi et rougit de son assaut frontal. Il commande une tequila, grimace en la buvant : il n’est pas encore tout à fait un homme... Sa main moite glisse le long de ma jambe, il m’effleure doucement puis plaque sa paume plus durement contre moi. Je sens qu’il s’applique mais mon Dieu que ces adolescents prépubères ont des choses à apprendre sur les femmes et leur fonctionnement ! Il m’a prise pour une game boy à stimuler aussi fort le haut de ma jambe ?

A la fin de la journée, le propriétaire nous a toutes retournées sur le comptoir astiqué et éteint la lumière. Dans cette position indécente, la seule qui soit véritablement offusquante à mes yeux, j’attends le lendemain. J’attends ce jour où mon tabouret charmant poussera la porte, délogera l’homme assis sur moi pour me dire qu’il m’aime, m’a toujours aimée et m’emmène loin faire des enfants dans une maisonnette au fond des bois.
Revenir en haut Aller en bas
Marylen
Electrocuteuse Innée
avatar

Nombre de messages : 1728
Age : 64
Localisation : Chez Cro-Magnon
Date d'inscription : 10/07/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Mer 7 Sep 2005 - 19:13

Ben dis donc ! gloups ! j'en reste bouche bée !

Délire...
à lire...
palir...
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Mer 7 Sep 2005 - 19:59

Tu anticipes mon intention de regrouper les textes par auteur, super !!!

Décidément, je crois que je vais me régaler, sur ce fil Wink

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
gloups
Plaisir Solitaire


Nombre de messages : 124
Date d'inscription : 10/07/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Mer 7 Sep 2005 - 21:47

oh la la, les filles, je suis tout fondant ! Merci balançoire
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Mer 7 Sep 2005 - 21:53

Disparais pas sous l'bureau pour autant, hein... T'as du pain sur la planche pour étoffer le fil, now !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
gloups
Plaisir Solitaire


Nombre de messages : 124
Date d'inscription : 10/07/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Mer 7 Sep 2005 - 22:03

j'ai bien quelques beaux textes en réserve, mais je veux pas tout donner d'un coup et retomber comme un soufflet trop vite lk
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Mer 7 Sep 2005 - 22:16

aaaaaaaaaah zut ! maintenant que tu as commencé, ne t'arrête plus ! bisou

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
gloups
Plaisir Solitaire


Nombre de messages : 124
Date d'inscription : 10/07/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Mar 13 Sep 2005 - 18:10

AMBIGUITE PASSAGERE


Banlieue parisienne, sur un quai de RER. La dix-septième heure de la journée s’évapore sous un grand soleil tandis que l’écran d’information affiche enfin sur fond bleu l’approche des wagons bondés : direction Paris. Devant moi, qui attend aussi, un cœur rouge brodé sur l’omoplate d’un blouson kaki. C’est un jeune homme debout, étudiant sûrement comme moi, qui porte sur lui ce cœur d’un centimètre, troublant et impudique. Il tient dans sa main un sac de guerroyeur, avec lanières ballantes et motif camouflage. Sans bouquin ni lecteur MP3, il traîne sa simple vie intérieure pour compagnie… Je n’ai pas ce courage aujourd’hui et la musique dans mon crâne donne un rythme mélodieux à cette scène de gare. Le train de banlieue s’arrête en bloquant ses mâchoires sur les rails : sur un pas de danse réglé mille fois, les passagers s’avancent en rang serré.

Dans la machine qui fonce vers son souterrain, on reste debout comme des pantins articulés, bousculés par les secousses. Le cœur rouge s’est appuyé contre une cloison du train, et je scrute mon bel inconnu perdu dans ses pensées. Il a placé le bout de ses mains dans chacune des poches du devant de son jean taille basse bleu foncé, et le sac camouflé entre ses jambes avancées, légèrement écartées. Est-ce que l’ambivalence ou l’ambiguïté d’un homme tient seulement à un tee-shirt à rayures roses qui tombe parfaitement sur la ceinture de son jean ? J’essaie de fixer mes yeux ailleurs mais j’observe en coin chaque détail, des baskets en cuir aux cheveux noirs en bataille habilement coiffés vers la droite. Visage copieux cerné de fossettes discrètes : c’est Gaël Garcia Berñal, sublime travesti équivoque d’Almodovar, jamais plus beau qu’en homme indécis/fragile/offert, qui pose devant moi sur la cloison du RER. C’est donc cela un "métrosexuel" ? Il se dresse sous les néons du wagon, l’homme nouveau des métropoles qui prend soin de lui, visite les stylistes parisiens et affronte ses points noirs chez l’esthéticienne. Et ses ongles enfoncés dans es poches… voilà maintenant que je développe pour eux une curiosité à peine contenue.

Je croise à quelques reprises le regard clair du métrosexuel et je baisse les yeux, trop embarrassé de ma fascination soudaine. Je considère la foule souterraine comme captivante, et ma curiosité appuyée fait ici-bas des ravages. Attention pourtant de ne pas provoquer un incident diplomatique, une rancœur inappréciable et violente à l’intérieur des créatures observées ! Je suis un hyper-scrutateur mais un non-violent… J’examine encore le regard ambigu derrière les paupières à demi closes, qui émerge doucement de son univers intérieur et personnel. En resserrant les jambes contre son sac à dos, l’étudiant me jette un œil discret et fait fuir ma vue avant de porter successivement son attention sur les convives du wagon : il observe à son tour. Désormais je me questionne sur son identité profonde et sa réalité première. Avec ses mains amarrées aux poches et son corps exposé contre la cloison, offert aux regards, il devient un objet de fantaisie sensuelle/charnelle/sexuelle pour qui veut de lui. Aucune vulgarité pourtant dans ce personnage qui expose pudiquement, sans doute malgré lui, une portion troublante de sa personnalité.

On croise partout l’ambiguïté dans les transports en communs, passagère de notre personne comme peut l’être un parfum. Tapie chez vous comme chez moi, l’ambivalence est en nous éternellement présente et interrogée par autrui qui observe, questionne et juge. Quand le train s’est remplit à nouveau de la lumière d’une station, et qu’il s’est arrêté pour accueillir dans sa carcasse une nouvelle fournée de voyageurs, le joli cœur brodé m’a tourné le dos et s’est sauvé vers une correspondance inconnue, exotique sans doute. Où s’éloigne-t-il et sous quel prétexte ? Je ne saurai jamais si mon invention songeuse fut la bonne, mais il allait pour moi retrouver sur les Champs Elysées une belle jeune fille à la mode, boudeuse d’avoir dû l’attendre.

Je veux envoyer ce texte à une revue canadienne pour publication... C'est le thème des transports mais j'avais déjà écrit ce texte dans le cadre d'un livre que j'écris sur le métro parisien... Qu'en pensez-vous ? Que dois-je retravailler ?
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Mar 13 Sep 2005 - 20:32

Celui-là, je l'avais déjà lu et commenté.
Perso, j'aimerais qu'il se corse de plein d'autres images, comme autant de ce qu'on peut capter partout dans l'instant.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
gloups
Plaisir Solitaire


Nombre de messages : 124
Date d'inscription : 10/07/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Mar 13 Sep 2005 - 23:49

Compte sur moi Romane, ce texte va se corser cette année avec mon grand retour dans le métro parisien ! Je vais afuter mes yeux, mes oreilles et ma plume pour concocter une ribambelle de portraits métropolitains et croquer tous les petits travers parisiens, ainsi que toutes les poésies en sous-sol ! Rêve A bientot, avec de nouveaux textes. Tiens, en voila un tout de suite qui vient...
Revenir en haut Aller en bas
gloups
Plaisir Solitaire


Nombre de messages : 124
Date d'inscription : 10/07/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Mar 13 Sep 2005 - 23:50

PIANO-BAR


Je sais bien que vous ne viendrez pas dans mon piano-bar par amour des belles chaises, mais pour la musique latino, les quartets de jazz et les clowns tristes qui s’installent sur la scène étroite le soir et font de mon piano-bar le plus sympathique du quartier, où les dames assises dans des banquettes profondes fument le cigare. Elles ont parfois un homme sur les genoux qui leur glisse des mots doux en même temps qu’une main sur la cuisse, et elles rient doucement pour ne pas masquer les notes pianotées, elles boivent et fument encore, comme des pompiers virils, tandis que sur les chaises hautes et prétentieuses du bar en cuivre, les solitaires s’ennuient et font semblant. Dès ce moment délicieux où l’on vous débarrassera de votre manteau au vestiaire, vous serez happé par l’ambiance de ma maison, mon piano-bar où les fumées de cigare, effluves de nicotine et vapeurs d’alcool enivrent, et en contournant les premières tables de bois pour jouer au vieil habitué, vous viendrez vous accouder au bar. Là vous commanderez un whisky parce que vous ne buvez que cela, et le comptoir vous effleurera le bras que vous aurez en chair de poule. C’est ce clown pathétique sous la lumière blafarde de la scène qui le premier fera remonter dans vos souvenirs les années de solitude passées à errer dans la ville, et serrer un peu plus fort dans votre main ce verre d’alcool pas encore avalé.

Frustré de cette ampoule qui éclaire le comptoir astiqué et vous place trop sûrement dans la lumière, vous vous reculerez brusquement à la recherche d’éclats moins abrupts et d’une banquette moelleuse aux douceurs féminines, qui vous envelopperait comme une mère et comprendrait vos râles silencieux. Mais blottie dans la pénombre du mur du fond, je ferais un signe léger vers vous, moi la chaise haute en retrait du bar, adoptée par les angoissés et les timides mélomanes. Je cueillerai votre oreille et vous révélerai dans le creux du cœur l’histoire de ce personnage triste sur la scène, sa femme avide d’amour partie chercher l’humour ailleurs avec leurs enfants, l’huissier à la porte de l’appartement vide et la corde nouée autour de son cou qui n’a pas voulu en finir. Sur moi vous rentrerez davantage encore la tête dans vos épaules, et avec un deuxième verre de whisky dans la gorge nous réfléchirons à la somme de ces solitudes qui ne font pas un monde, mais le démontent parce qu’il est laid.

Dans la profondeur des banquettes en skaï les femmes oublieuses de leur douleur accumulée fumeront encore, exhalant leurs volutes sur le guitariste qui accorde son instrument, prêt à faire danser les émotions et valser les verres de liqueur sur le zinc auquel les habitués s’accrochent. Aux premières notes de nostalgie, votre mère envahira votre esprit et sa mort avec, déposant dans l’air ambiant un champ de ruines familiales, sa robe noire effleurera mes pieds de chaise et les fera trembler d’émoi. Longtemps que ça ne m’était pas arrivé ! Un signe de la main au barman et l’on vous portera une bouteille de whisky, pendant que les solitaires parlent seuls et refont le monde en bafouillant pour qu’on n’y comprenne rien, le guitariste abandonné sur les planches jouant toujours et votre main tremblante déjà sur le goulot de la bouteille. Nous écouterons ensemble un homme familier, verre de vodka à la main, causer de ses dernières vacances il y a douze années, et les femmes dans leur banquette pesteront un peu avant de retourner à leur cigare fumant, si bien que personne ne verra entrer dans mon piano-bar cette vieille dame débrayée qui marche sur la pointe des pieds.

Je ne l’avais jamais vue et toi non plus, elle vient chercher la chaleur humaine plutôt que celle de l’alcool qu’elle connaît trop et ne veut plus supporter. Sa silhouette s’avance dans les ronds de lumière vers la scène et s’arrête près d’un homme accoudé au zinc. Est-ce qu’elle est sa femme et vient le ramasser pour le remettre chez eux, dans leur salon cosy ? L’homme s’étonne, il interroge du regard mais laisse la dame lui ouvrir les bras en croix et s’y glisser douillettement, pour lui donner la douceur. Quand elle a donné assez de joie au cœur de l’individu, elle s’approche de son voisin et le serre lui aussi contre son chandail trop large. Vas-tu accepter également ce geste altruiste ou bien attraper d’un geste brusque ta bouteille d’alcool et sortir vomir ta tristesse sur le trottoir ? Quand elle se présentera devant toi, les hommes du comptoir et les femmes des banquettes observeront tes yeux pleins de whisky, le guitariste aura repris un air plus joyeux et tu attraperas les bras de la femme pour la recevoir dans ton cœur, relâchant dans l’air enfumé ce trop plein de haine rentrée qui t'emprisonnait.
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Mer 14 Sep 2005 - 0:28

thumright
En plus, j'aime cette ambiance. La nuit trouble.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
gloups
Plaisir Solitaire


Nombre de messages : 124
Date d'inscription : 10/07/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Jeu 15 Sep 2005 - 23:41

HAUTE MER


Nouvelle écrite en trente minutes lors d'un atelier d'écriture, sujet libre.

C’est l’été, fin d’après-midi. La plage est encore bondée de touristes. Tu dors depuis deux heures sous ton parasol, ton frère te réveille brutalement : « les parents rentrent au camping : trop chaud ! » Tu te retournes sur le ventre, tu finis de te réveiller. Tes membres sont engourdis.

Dix-sept heures. La mer va remonter. Ton frère commence à creuser un trou, grande fosse dans le sable brûlant. Après maints efforts, épuisé, il te demande de l’aide. Tu le regardes de manière nonchalante, puis daignes te redresser pour lui creuser ce trou.

Dix-huit heures, la plage se vide de ses touristes les plus résistants. La mer remonte. Tu retournes le sable sans t’arrêter, le déplace avidement. Le trou atteint bientôt cinquante centimètres de profondeur. Tu redoubles d’efforts pour avancer plus vite encore. Il est dix-neuf heures, ton frère s’allonge dans son trou : « recouvre moi » exige-t-il. Tu t’exécutes : les pieds, puis les jambes, la taille et le torse enfin. Le monticule de sable accompagne sa respiration saccadée. Seule sa tête dépasse. Il dit que c’est drôle, il ne peut plus bouger.

Vingt-et-une heures : le coefficient de marée était fort aujourd’hui. Les pieds dans l’eau, tu vois la mer qui a atteint son niveau le plus haut de toute la saison. Tu dois rentrer manger, ta mère va s’inquiéter.

Ton frère dort dans son trou : il a dit que le sel lui chatouillait les narines. Tu as rétorqué : « plus pour longtemps p’tit frère ».
Revenir en haut Aller en bas
gloups
Plaisir Solitaire


Nombre de messages : 124
Date d'inscription : 10/07/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Jeu 15 Sep 2005 - 23:42

PARIS RIT PAS


Texte écrit lors d'un atelier d'écriture, je voulais éviter les sujets...

Suis fatigué. Parce que suis provincial sûrement. La vie parisienne me fatigue. Reviens du cinéma. Film sympa, mais trop cher. Deux heures de métro pour rentrer. Suis lessivé. Vais grignoter quelque chose puis me coucher. Vais marcher demain. Le pavé parisien appartiendra au piéton. Pressé, fatigué et énervé c’est sûr ! La grève des métros a été annoncée. Nuit. Avion passe dans le ciel, voitures klaxonnent, Parisiens noctambules crient. Ne peux pas dormir. Garde les yeux fermés, compte mes moutons et espère… Ma tête va exploser. Suis exténué. Lendemain matin : voisin dévale les escaliers, réveil sonne. N’ai pas fermé l’œil de la nuit. Baskets aux pieds, suis armé pour la journée. Véhicules crachent leurs fumées, suis bousculé par les piétons. Pas d’excuse, aucun sourire. Feu vert, vais pour traverser la rue. Manque de me faire renverser par grosse Ford rouge criarde. Suis halluciné, bouche bée. Reste planté au milieu du trottoir, un caniche me confond avec un lampadaire. Suis trempé et vexé… Coups de Klaxon, pigeons qui s’envolent, salissent les voitures de leur fiante. Suis dégoûté. Arrive en retard au travail, me fais engueuler. Fin de journée, les bus sont bondés. Suis coincé entre deux fauteuils, respire l’haleine fétide de mon voisin. N’en peux plus, vais vomir. Commence à bousculer les gens pour sortir, me fais insulter et pousser. Tombe à terre et me fais piétiner. Marre. Demain je quitte Paris.
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Jeu 15 Sep 2005 - 23:46

Haute Mer :

Nom de... une réussite ce texte.
On dirait un court métrage.
Bravo ! chinois

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Jeu 15 Sep 2005 - 23:54

Paris rit pas :

Cadencé, suffoquant. Les mots collent à l'histoire.
On se sent mal rien qu'en te lisant.
J'ai eu le réflexe de lire de plus en plus vite !
Ouf à la fin !

Excellent !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
gloups
Plaisir Solitaire


Nombre de messages : 124
Date d'inscription : 10/07/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Ven 16 Sep 2005 - 0:47

Je t'adore Romane, et c'est tres gentil de me lire et laisser des messages... Mais les autres, ils sont où et ils font quoi ? Personne d'autre pour laisser des appréciations, des sollicitations ???

lk Allez un petit effort !
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Ven 16 Sep 2005 - 1:53

J'en sais qui t'ont lu et apprécié autant que ce que je t'ai apprécié !
Marrant comme la pudeur vient parfois se loger dans les commentaires...

T'inquiète, t'es lu mon grand ! bisou
(sans compter que je te fais de la pub...)

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
rizlabo
Saigneur des Grands Crus
avatar

Nombre de messages : 7973
Localisation : Poireaux et blaireaux, it's my way
Date d'inscription : 05/04/2005

MessageSujet: Re: Gloups   Ven 16 Sep 2005 - 2:46

J'aime beaucoup tes textes Gloups, on y sent une fluidité bien à toi.

Quelques remarques :

Le format de lecture forum supporte mal les textes longs. Au bout de quelques lignes l'oeil se lasse.

Ensuite, règne la culture du zapping : si le texte ne peut être lu en quelques secondes, le lecteur abandonne.

Ne pas oublier que le lecteur qui ne dispose pas d'un temps énorme, a le choix entre plusieurs dizaines de fils.

Ce lecteur est également contributeur : il est intéressé à poster, ce qui lui prend encore du temps.

Enfin et surtout, il faut se faire connaître.
Pour m'exprimer simplement, si tu te rends sympa ou intéressant sur des fils généraux ("humour", réflexions, etc) tu deviendras beaucoup plus visible, et tu susciteras un intérêt pour ta personne et ta prose sera d'autant lue.

Je voulais te démontrer ainsi qu'il ne faut pas te décourager pour un taux de lecture qui te parait faible. Un forum est un souk, et ton stand peut susciter brusquement un engouement.
Cela n'a rien à voir avec la qualité de ta prose. Einstein, Bill Gates ou Shakespeare dans un forum seraient probablement des anonymes...

Bonne route donc sur ces fils, et à te lire.
Amicalement
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Ven 16 Sep 2005 - 3:11

Ben tu vois, mon cher coéquipier, ta remarque est très pertinente et je n'y aurais pas songé, pour la simple raison que, en tant qu'admin, je fourre mon nez partout, donc je connais à peu près tout le monde. Tu as un autre regard que moi sur les forums, j'aime cette complémentarité.

C'est vrai qu'il est important que les membres se fondent les uns aux autres pour créer cette complicité dont je me régale partout ici. C'est vrai que les gens vont aller naturellement lire ceux qu'ils connaissent. Nom d'un chien, tu sais qu't'es pas bête, mon rizou ?

Mon cher gloups, tu fais partie de mes auteurs préférés ! Il a raison, le rizriz, viens te fondre à la faune de LU pour te faire connaître. Tu signeras des autographes plus vite que ce que tu imagines, j'en crèverai de jalousie mais te pardonnerai, bien évidemment ! Laughing

Quand ils vont te découvrir, ceux qui ne t'ont pas encore lu et qui aiment la littérature, ils vont forcément aimer ; c'est du tout bon !

Allez, tu viens en balade avec moi, dans les dédales de LU ? Rolling Eyes

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Marylen
Electrocuteuse Innée
avatar

Nombre de messages : 1728
Age : 64
Localisation : Chez Cro-Magnon
Date d'inscription : 10/07/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Ven 16 Sep 2005 - 13:46

Je lis... je lis... je lis !

Mon silence souvent veut dire beaucoup. Parfois, je suis jalouse de pas être l'auteur bienheureux de vos petits chefs-d'œuvre, alors je me tais et relis encore pour bien m'en imprégner. Peut-être qu'en faisant comme ça je réussirai un jour à accaparer un peu de votre génie?

Ce que je viens de dire est valable pour vous tous qui avez l'amabilité de poster ici pour mon plus grand bonheur, donc pour toi aussi Gloups.

bisou envieux.
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur
avatar

Nombre de messages : 13967
Age : 69
Localisation : TDCDM : Landes
Date d'inscription : 23/06/2005

MessageSujet: Re: Gloups   Ven 16 Sep 2005 - 14:07

Je lis... Je lis... Je lis...
... mais fort lentement (déja sur papier !!... alors, sur écran défilant ! je suis encore plus lent)
J'apprécie en tous cas, Gloups (tu as un supporter de plus! )... Continue et que vivent, croissent et se multiplient nos ateliers d'écriture !

Alfred !!
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Gloups   Ven 16 Sep 2005 - 14:33

Comme quoi, les chéris, ça vaut encouragement, "de le dire"...
La première fois que j'ai lu Gloups, j'ai tout de suite vu la qualité de son écriture.
Et je comprends qu'il soit nécessaire à quiconque écrit, de recevoir "les retours" (jargon théâtre) des lecteurs. Sinon, y'a pas d'encouragement, pas de remarque pertinente, rien pour aider l'auteur à se situer.
Nous savons bien, nous qui écrivons, que notre difficulté est de ne savoir prendre du recul par rapport à soi-même.
Nous sommes pour l'Autre repère, et écho. Wink

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
rizlabo
Saigneur des Grands Crus
avatar

Nombre de messages : 7973
Localisation : Poireaux et blaireaux, it's my way
Date d'inscription : 05/04/2005

MessageSujet: Re: Gloups   Ven 16 Sep 2005 - 15:02

Une idée m'est venue. Hier.

Certains excellents contributeurs n'ont pas assez de matière pour publier un recueil entier. Ou du moins, le prix en serait prohibitif.

Aussi, dans un certain temps, je compte proposer aux contributeurs une place dans un recueil de plusieurs auteurs.

Ils pourront ainsi être lu tranquillement dans un format confortable.

(Pour ma part, je compte y publier quelques photos.)

Ne m'embrassez pas les pieds, je suis pas encore douché.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Gloups   

Revenir en haut Aller en bas
 
Gloups
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 10Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forums Liens Utiles :: Littérature :: Vos écrits : Poésie, nouvelles, romans, théâtre... :: Espace collectif : Prose-
Sauter vers: