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 La vie au 13 ème siecle*

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spirit
39° à l'ombre d'un strip
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MessageSujet: La vie au 13 ème siecle*   Mer 26 Oct 2005 - 20:47

""La sociabilité dans la rue

Au Moyen Age les dures conditions d'existence la banalité ou la morosité du quotidien, l'inquié­tude du lendemain, l'instabilité naturelle ou provoquée par les excès sont autant de raisons qui poussent les individus [Espérance de vie 30 ans, responsabilités dès l'âge de I3 / I5 ans, plus de 50% de la population a moins de 20 ans...] à profiter des rares instants d'évasion, des courts moments de bonheur. La chaussée, foyer de vie publique, domaine privilégié de la sociabilité, favorise aussi le spectacle.

On "s'esbaudit" aisément, sans complexe de tout et de rien, dans un langage dru et cru plus proche de celui du Roman de Renard que de celui des Troubadours. Les zigzags de l'ivrogne à la sortie de la taverne, et l'on boit beaucoup au XIII° Siècle, les excentricités du "folastre", les sottises du benêt qu'il n'est pas possible de garder de jour dans le logement et que la société tolère à condition qu'il soit natif de la ville et pas trop provoquant.

On "huche" facilement son voisin, on cancane avec délectation, on s'interpelle d'une maison à l'autre dans un langage des plus verts.

La rue est aussi, avec la place publique, le domaine du jeu qui, dans cette société aux mœurs encore rudes, peut aller jusqu'à l'agressivité et la violence le plus souvent verbales.


Si la toupie, la balle en chiffon, les billes, les osselets, la marelle, les moulins à vent, la petite guerre, cache-cache, poupées de bois occupent les plus jeunes, les adultes se livrent couramment le dimanche et les jours fériés à d'interminables parties de palet, de boules en bois, de "pignot" qui consiste à abattre à distance un ton fiché dans le sol, de quilles renversées soit par une boule soi par un bâton appelé "billart", les échecs, les dés .....

La rue est, également, lieu de chahut. C'est ainsi que tout mari donne lieu la nuit dans les rues obscures, sans lumière et habituellement désertes, à des chahuts nocturnes, à des chants sous les fenêtres des nouveaux époux jusqu'à ce qu'ils aient payé à boire. Mais si un veuve se remarie elle est accompagnée à l'église en fanfare; c'est variante du charivari, cette aubade bruyante et discordante donnée les jeunes de la ville sous les fenêtre d'un domicile particulier.

La rue est, aussi souvent que possible, lieu de réjouissance car XIII* Siècle voit se dérouler des fêtes variées, liturgiques ou lié calendrier agraire. On découvre, à chaque occasion solennelle, le rite du grand nettoyage des rues, le pavoisement de bannières multicolores. On allume aussi beaucoup de feux dès la veille des principales cérémonies On danse beaucoup, malgré l'Eglise : farandoles, caroles ( danses plus disciplinées ).

La rue, à l'occasion, offre des spectacles inédits dont le souvenir marque les esprits pour des générations. Que l'on songe à *l'entrée [L'année 1283 avancée par M. BOUISSY puis communément admise est des plus contestables.] du Duc D'AQUITAINE et Roi d'ANGLETERRE EDOUARD Ier remontant la rue des Arcades !

Maison et Mobilier

C'est au XIII° Siècle que soleil et lumière commencent, un peu, à pénétrer dans les maisons, plus ou moins en fonction du milieu social.

Constructions - où se mêlent bois, brique, pisé ou pierre, sans lumière dans certaines pièces - protègent de la trop grande chaleur estivale mais assez mal de l'humidité et du froid.

Les courants d'air ne manquent pas par les fenêtres le plus souvent tendues de toile enduite de cire ou par les interstices de la charpente. Peu de tissus d'ameublement évitent le contact des murs ou du sol de dalles glacées ou de terre battue. Même si depuis le XI° Siècle la grande cheminée chauffant au large a marqué un progrès, le chauffage est généralement insuffisant soit avec une fumée abondante soit avec un bon tirage mais à faible chaleur rayonnée. Il n'est pas exagéré de dire que les habitants de MONFLANQUIN comme tous ceux du Moyen Age, quelque soit leur rang, ont connu des habitations plutôt obscures et froides.

Le mobilier d'une maison aussi simple est également fort sommaire, réduit parfois au lit et à la huche, meubles taillés à la hache dans des planches épaisses.

Le lit est, souvent, de grande taille puisqu'il reçoit ordinairement de deux à six personnes. Chez les pauvres c'est une caisse que l'on remplit de foin, un sac bourré de paille servant de traversin. Ailleurs le lit construit de planches assemblées est garni d'une paillasse et d'une ou plusieurs couettes de plumes. Les draps, quand il y en a, sont de lin ou de chanvre et ne sont pas bordés mais traînent jusqu'à terre.

Le coffre ou huche - souvent muni de quatre pieds puisqu'il peut être posé sur un sol de terre battue - a le double usage d'armoire et de siège. Il est, quand c'est possible, doté de lourdes ferrures, bien que le propriétaire prenne soin de le garder tout auprès de son lit. Il arrive même qu'il y ait un coffret pour les objets précieux et les papiers que l'on place sous le lit.

Quand le mobilier se complète il comprend une table montée sur tréteaux d'où l'expression "mettre la table" ou "ôter la table" puisqu'elle est réellement mise puis retirée. Au XIII* Siècle, bien des intérieurs sont encore dépourvus de meubles pour s'asseoir. L'on use alors de bottes de paille que l'on recouvre d'une étoffe si l'on veut faire honneur à un hôte.

Les maisons riches complètent leur mobilier par des tapisseries et sur le sol des fourrures alors que la plupart des maisons sont jonchées de paille en hiver, de joncs, de glaïeuls et de plantes aromatiques ( menthe, verveine...) en été.

La cuisine possède un trépied pour cuire dans l'âtre, une ou plusieurs marmites de terre ou d'airain, une poêle d'airain, une louche, un pilon ou un mortier. Les maisons importantes multiplient le nombre de ces ustensiles ajoutant des grils, des pots de cuivre, des broches.

On y trouve également une cuve à faire la lessive et à prendre les bains, des tonneaux, un charnier pour le lard, une hache à fendre le bois, des seaux, une pelle, des balais, une bassinoire, souvent un pétrin.

Vêtements et Coiffures

La question des vêtements préoccupe beaucoup les hommes et les femmes du XIII° Siècle en raison du froid et de l'église. Ils en dissertent abondamment parce qu'ils en font une question de morale. L'église, naturellement, blâme les recherches de la frivolité et le goût de l'ornement, aussi bien comme la marque d'un attachement coupable aux choses du siècle que comme l'indice d'une propension au péché. Donc quiconque a souci de son âme a là sujet à réflexion.

Ce vêtement, objet de tant d'attention, dérive des costumes antiques et gaulois. De ce dernier il a gardé pour les hommes l'usage des braies ( caleçon, culotte ou pantalon ) de toile ou de cuir, maintenu à la taille par une ceinture, le "braiel".

A part les braies le vêtement pour les hommes et les femmes est à peu près identique si ce n'est que le vêtement féminin est très long alors que celui porté par les hommes est plus court sauf lorsqu'il s'agit de costumes de cérémonie ou liturgique: les prêtres, professeurs, médecins, hommes de lois.

Donc à même la peau une chemise à manches longues tombant jusqu'à la cheville pour les femmes et jusqu'à mi-mollet pour les hommes. Elle est encore au XIII° siècle majoritairement de serge de laine bien que l'usage de la toile, fine ou grossesse vulgarise. Par-dessous, les femmes - la mode étant aux poitrines hautes - se serrent dans un voile de mousseline que l'on épingle par derrière.

Sur la chemise on passe le doublet - gilet piqué et ouaté - puis la cotte qui est une robe longue largement évasée vers le bas. Et par-dessus, encore, le surcot parfois aussi long que la cotte, parfois simplement jaquette avec ou sans manches; fourré pour l'hiver et simple pour l'été. La mode exerce ses fantaisies sur les manches.

Parfois l'on se serre le buste et le ventre dans un gilet matelassé et piqué: le garde-corps ou corset, à l'origine du vêtement actuel de ce nom. La ceinture est le plus souvent de cuir, l'on y pend couteaux, clefs, outils .....

Le vêtement de sortie est le manteau avec ou sans manches, muni ou non d'un capuchon, fermé sur la poitrine par une agrafe, ce manteau a la forme de la cape actuelle; le mot "pèlerine" rappelant ce manteau des pèlerins. En hiver le manteau peut être doublé de fourrures de lapin ou d'écureuil.

Contre la pluie on porte des "chapes à aigue", manteaux imperméables grâce à leur laine non dégraissée.

Au total l'adoption généralisée d'un même type d'habit ample, flottant et long a pour première conséquence de couvrir tout le corps et d'assurer une protection générale contre le froid [Contre le froid: l'amoncellement des divers éléments du vêtement avec fourrure à l'intérieur de certains d'entre eux. En été des éléments sont retirés.]. Vêtements longs et fourrures sont également en rapport avec d'autres fonctions du costume; en particulier la protection de la pudeur ou le respect des tabous sexuels sur lesquels l'influence du christianisme est considérable:

Mais, venons en aux pieds qui, quand on ne va pas pieds nus, sont couverts de chausses tricotées ou faites d'étoffes exactement taillées à la manière de nos guêtres et maintenues par des jarretières tricotées également. Ces chausses peuvent être "semelées" pour éviter de mettre des chaussures, au moins pour l'intérieur; sinon l'on porte des souliers faits souvent d'étoffes ou de cuir souple et pour l'hiver des chaussures fourrées. quand il faut sortir l'on met des brodequins épais en cuir de vache et cloutés ou bien des sabots.

Pour la coiffure les femmes gardent les cheveux longs, tressés en nattes d'abord flottantes et qui ont tendance au XIII* Siècle à être relevées en cornes ou cadenettes sur les oreilles, enserrées dans une résille ou bien massées en chignon sur le cou.

L'homme au XIII* Siècle se rase de près et se fait couper les cheveux sur la nuque et en relève l'extrémité en rouleau. Pour maintenir sa chevelure ou en masquer l'absence il use d'un petit bonnet à trois pièces. Les femmes mettent souvent une ample guimpe enserrant le visage et couvrant même le menton et surtout le cou.

Par-dessus le bonnet ou la guimpe on porte, à l'occasion, un voile pour les femmes et un chapeau ou "chaperon" pour les femmes et les hommes. Le cha­peau est en paille l'été: conique ou plat, à larges bords, adapté à son usage contre le soleil; il est en feutre l'hiver, généralement en forme de cloche avec au sommet un petit ressent identique à celui des bérets actuels. quant au chaperon sa vogue est durable avec de très grands caprices de forme; hommes et femmes l'ôtent pour saluer.

Le vêtement est complète par des gants d'étoffe ou de cuir dont on fait grand emploi. Les paysans eux-mêmes ont des moufles "cuirées" pour enlacer les ronces en palissade...""


Dernière édition par le Mer 26 Oct 2005 - 21:13, édité 1 fois
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spirit
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MessageSujet: Re: La vie au 13 ème siecle*   Mer 26 Oct 2005 - 20:48

""Nourriture et Repas

D'une façon générale, la nourriture est une des préoccupations constantes du Moyen Age avec une crainte plus ou moins latente de manquer du stricte nécessaire. Aussi le XIII* Siècle relativement privilégié par l'essor économique en cours, répond à cette préoccupation par une recherche gloutonne et fait de la nourriture un objet de plaisir. ( 14 ). Plaisir que l'église condamne et tente de canaliser ne serait-ce qu'en donnant en exemple le carême. En vain.

A MONFLANQUIN, comme partout ailleurs, cette alimentation repose essentiellement sur les produits locaux et, mis à part tout problème de diététique ou de gastronomie, se trouve être qualitativement comparable à la nôtre.

Les glucides et hydrates de carbone sont fournis surtout par les céréales dont les espèces sont fort nombreuses. Les lipides et protéines proviennent des aliments végétaux, animaux. A cela s'ajoute le vin. Bref aux yeux de nombreux historiens les rations moyennes en période normale avoisinent nos 3000 calories actuelles, ce qui explique la vigoureuse expansion démographique du moment.

L'essentiel de la nourriture, pour toutes les classes de la société, est constitué de pain de blé, de seigle ou d'orge, de viande dont c'est pénitence que de se priver, d’œufs en grande quantité, et de légumes en plus faible quantité sans oublier les fromages et laitages.

Les viandes proviennent des bœufs qui, faute de prairies artificielles ou de fourrage suffisants, sont rarement des animaux gras, du porc le plus souvent tué à la maison au début de l'hiver, du mouton.[Beaucoup de porcs, peu de chevaux et de bœufs, quelques vaches] Il y a également l'élevage des animaux domestiques : un peu le lapin mais surtout les poules, les pigeons, les oies, sans oublier quelque fois cygnes et paons.

Non négligeable non plus l'approvisionnement par la chasse à une époque où l'on trouve encore beaucoup de sangliers et de cerfs.

Aussi n'est-il pas étonnant que les Monflanquinois, malgré les interdits, élèvent des animaux en ville et les laissent divaguer dans les rues. Humains et animaux se côtoient donc dans un espace limité: les volailles ne sont pas des moindres, les cochons sont omniprésents et supportables dans la mesure où ils servent d'éboueurs naturels.

Plus un foyer est riche plus son alimentation est carnée et moins il est aisé plus il abuse du lard. Il n'est pas une maison qui n'ait son charnier pour conserver ce lard. Pour faire passer toute cette viande, on consomme les condiments dont les plus répandus sont l'ail et la moutarde; le poivre, gingembre .... sont un acquis fort apprécié des Croisades. En outre, la consommation de sel est considérable, probablement double de celle de nos jours.

Après l'hiver, les excès de l'alimentation carnée amènent des maladies de printemps, des éruptions que l'on soigne par des tisanes ou des saignées fort à la mode mais l'église préconise un remède plus drastique : la diète de viande.

Le poisson remplace alors la viande sur les tables. Aussi châteaux alentours et couvents ont-ils leurs viviers. Les poissons se vendent rarement frais à MONFLANQUIN, les poissons de viviers et de rivières servant avant tout à l'autoconsommation, fumés ou séchés.

Les légumes sont les fèves, les pois que l'on mange au lard, certains haricots que l'on consomme frais ou secs, les choux, les poireaux, les raves, les oignons, la laitue, le cresson... Il y a peu de fruits cultivés à part les pommes; il y a cependant dans les vergers des poires, coings, noix, mûres auxquels s'ajoutent les produits de la forêt : sorbes, nèfles, prunelles ou les baies sauvages ( fraises, groseilles, framboises ).

La cuisine fait une large place à la soupe aux choux et au lard. L'on use beaucoup de farces à la mie de pain trempée et passée à la passoire, de sauces relevées de vin et de verjus, l'on use généralement de préparations pilées là où nous procédons par hachis. La tradition s'instaure de fonds de sauces que l'on gardent tout prêts pour s'en servir à l'occasion.

La pâtisserie est encore simple. On connaît le beignet, les gaufres et les oublies, le pain d'épices, les tartes aux fruits et diverses sortes de galettes. L'on fait des crèmes et flans. On a également des pâtes de fruits en guise de bonbons et plus rarement des dragées parfumées dont le cœur est une amande, sans oublier les confitures, le miel .....

La boisson principale est l'eau et d'ailleurs l'une des hantises est la corruption de l'eau ; on sait d'ailleurs que l'eau bouillie se "corrompe" moins vite. Le métier le plus décrié à cet égard est celui des bouchers qui, après l'abattage, laissent les détritus en voie de putréfaction au risque de polluer les puits de la Bastide.

Le vin est objet de forte consommation, il est symbole dans l'Eglise chrétienne et de plus il passe pour nourrir le corps, rendre la santé, prévenir les infirmités, aider la digestion, renforcer la chaleur naturelle, ouvrir les artères, reposer le cerveau, mettre fin à l'engorgement du foie. I1 faut croire que le message est parfaitement entendu puisque l'une des insultes la plus courante et souvent justifiée est celle "d'ivrogne" et que les vignes sont nombreuses dans les champs pour la consommation locale.

L'on mange dans la cuisine, il n'y a pas de pièces spécialisées, une fois la table mise. Au début du repas on se lave les mains à la fontaine, rares sont les maisons utilisant une aiguière. Puis la soupe est trempée dans les écuelles ( souvent une pour deux personnes ) : cette "soupe" est précisément la tranche de pain destinée à être imbibée de potage ou de vin. On la prend avec une cuillère.

La viande découpée en tranches est servie sur les tranchoirs, larges morceaux de pain qui s'imbibent de jus; on mange viande et pain simultanément sur le pouce après avoir tranché un morceau avec le couteau.

A la fin du repas est servi le vin. Ensuite on peut ôter la table.""

Trouvé par un ami sur le net, j'ai trouvé sympa de plonger dans le passé et les modes de vie de nos aieuls.
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Romane
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MessageSujet: Re: La vie au 13 ème siecle*   Mer 26 Oct 2005 - 21:27

Super article ! Des détails d'un chouette réalisme. Merci Spirit !!!

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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Helene

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MessageSujet: Re: La vie au 13 ème siecle*   Jeu 27 Oct 2005 - 13:34

Je partage complètement l’avis de Romane.
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rizlabo
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MessageSujet: Re: La vie au 13 ème siecle*   Jeu 27 Oct 2005 - 15:23

Ah ah....
"Après l'hiver, les excès de l'alimentation carnée amènent des maladies de printemps, des éruptions que l'on soigne par des tisanes ou des saignées fort à la mode mais l'église préconise un remède plus drastique : la diète de viande. "
Une info que je cherchais depuis longtemps. Voila donc l'origine du "maigre" du vendredi et du carême. J'avais remarqué que les directives diététiques des religions ont toutes eu un réel sens pratique. Ces directives sont d'ailleurs puisées dans un fond plus ancien et détournées dans un sens spirit-uel (hem).
Merci à l'auteure de ces notes...
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Marie-Ange

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MessageSujet: Re: La vie au 13 ème siecle*   Jeu 27 Oct 2005 - 16:59

Très intéressant ce document.
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spirit
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MessageSujet: Re: La vie au 13 ème siecle*   Ven 28 Oct 2005 - 23:16

Merci ! Very Happy

C'est pour ça que je vous le fais partager justement !
Ces voyages dans le temps sont merveilleux ! Wink
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spirit
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MessageSujet: Re: La vie au 13 ème siecle*   Ven 28 Oct 2005 - 23:30

Ayé ! j'ai remis la main sur le lien original où j'ai copié les textes plus hauts.
http://histm.free.fr/index.htm

Pour les passionnés d'histoire médiévale, ce site est très interessant Wink
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Romane
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MessageSujet: Re: La vie au 13 ème siecle*   Sam 29 Oct 2005 - 0:12

Merci Spirit ! Plein de liens, dans ton lien, et tous plus intéressants les uns que les autres.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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manon



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MessageSujet: Re: La vie au 13 ème siecle*   Sam 7 Juil 2007 - 12:03

Très interressant de se replonger à cette époque.

Le lit avec du foin çà me tenterai bien, par contre la paille au sol çà doit vraiment glisser...

et puis : "La question des vêtements préoccupe beaucoup les hommes et les femmes du XIII° Siècle en raison du froid et de l'église. Ils en dissertent abondamment parce qu'ils en font une question de morale. L'église, naturellement, blâme les recherches de la frivolité et le goût de l'ornement, aussi bien comme la marque d'un attachement coupable aux choses du siècle que comme l'indice d'une propension au péché. Donc quiconque a souci de son âme a là sujet à réflexion. " là déjà ils foutait de nous....!

merci pour ce texte
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Tryskel
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MessageSujet: Re: La vie au 13 ème siecle*   Mer 26 Sep 2007 - 19:00

C 'est en effet plus qu'interessant. Les monographies bien faites sont une manne...
Juste quelques précisionns.
Le vêtement: l'eglise qui voyait péché partout s'insurgeait contre la coqueterie, surtout celle des femmes, tentatrices par excellence. mais il existait des "lois somptuaires" émanant des autorités laïques qui cherchaient tout simplement à ce que les plus fortunés ne mettent pas tout leur argent dans leurs fringues! Déjà Charlemagne consseillait à ses chefs d'armée de ne pas porter une tunique de soie sur leur armure pendant les batailles. Question pratique, la soie est fragile, abîmée, on la remplaçait et venant d'Asie à l'époque, elle coûtait une fortune. Le bon empereur n'avait pas envie de voir nos sous finir dans la poche des marchands arabes.
Ces lois ont été souvent renouvelées, et l'historien apprend vite que le renouvellement constant d'une loi est signe de sa non application.
La nourriture est en effet une préoccupation quotidienne, mais seuls les plus riches mangeait beaucoup, (il faut voir les menus de banquets) sinon bien trop carnée, trop riche et trop épicée. Les moyens de conservation étant quasi inexistant, à part les salaisons, la viande se "faisandait" vite, et on faisait passer le goût en abusant des aromates.
On ne mangeait pas de cheval. rare et chers, les chevaux, sauf ceux de labour pour les paysans les plus fortunés, était l'apanage des nobles et servait à la parade ou à la guerre. le destrier, cheval de combat, devait porter le cavalier, son armure et parfois une armure pour lui. Trés lourd tout ça. Aussi les destriers (l'animal noble qu'on tient de la main droite) était plus souvent un percheron ou assimilé et non un fin pursang qui n'aurait pas tenu le choc.
Le carême, est à l'origine un acte de bon sens, un break dans une alimentation déséquilibrée ne pouvait que faire du bien, en outre il intervient au tout début du printemps, au moment de la "soudure", le plus difficile.
Les provisions d'été automne sont presque épuisée, et celles du printemps pas encore prêtes pour la consommation.
Par contre le poisson est disponible toute l'année.
Nos ancêtres avaient plus de bon sens qu'il n'y paraît à nos yeux.
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