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 Variations autour d'une phrase

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Romane
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MessageSujet: Variations autour d'une phrase   Mer 23 Nov 2005 - 22:14

Je vous soumets une phrase.
Le jeu consiste à écrire des textes (pas obligatoirement longs) autour de cette phrase, sur des genres différents :

- dialogue
- humour
- prose poétique
- western
- fantastique
- polar
- eau de rose
- X
- chronique
- commentaire
- pub
- tragédie
- analyse "scientifique"
- notice d'emploi

etc... etc... le tout étant de s'amuser, délirer, tout en respectant scrupuleusement les genres en cours d'écriture.

Voici une première phrase :

"Le ciel n'est bleu que par convention, mais rouge en réalité"
Alberto Giacometti

A vos plumes et amusez-vous ! Wink


Dernière édition par le Mar 22 Mai 2007 - 15:20, édité 2 fois
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Alf
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 24 Nov 2005 - 2:13

Totologie :

Le ciel (par convention) a la couleur de la mer.
La mer Rouge est bleue.
Donc le ciel bleu est rouge...

Alfred
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LuluBerlue



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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 24 Nov 2005 - 3:15

LES AVENTURIERS DU CHARIOT PERDU (Par Lulu plus Berlue que jamais)



Morne plaine pensait Eolus Van d’Ot tan. Il avait quitté sa Hollande natale où l’eau plus haute que la terre faisait peser sur son épouse religio-dépressive un péril imaginaire chaque jour plus intense dans son cerveau d’illuminée. Il allait lui falloir du temps afin d’utiliser et penser le mot désert. Le chariot bâché brinqueballait sur le reg et les bidons pendus à ses flancs s’entrechoquaient. Cette lancinante musique déchirait le silence sépulcral qui semblait régner ici en maître et les ossements au sol l’affirmaient encore. La chaleur de ce milieu de journée dessinait des vapeurs tremblantes s’élevant du sable. Quelques crotales étaient les seuls êtres vivants croisés depuis trois jours.

Eugénia Brizmar’Ine était fille de pasteur, petite fille de pasteur et arrière petite fille de pasteur. La tradition orale de la famille Brizmar, d’origine celtique, faisait état de nombreux druides dans les temps anciens. Les gênes avaient tourneboulé la pauvre fille persuadée de rencontrer Dieu à chaque coin de rue. Elle guettait les signes de plus en plus nombreux et telle une Bernadette scoubidou se tordait en tous sens à l’appel de son maître.Son mari espérait une accalmie dans le cerveau enfiévré d’Eugénia. Le vide du désert lui amènerait calme et sérénité.

Eolus avait une autre espérance en tête. De toute sa vie en Hollande il n’avait connu que ciels gris. Pommelés disaient les poètes, lumineux à souhait disaient les peintres… Il n’en avait cure et voulait enfin connaître ces merveilleux ciels bleus dont lui parlaient les marins d’Amsterdam qui mangent sur des nappes trop blanches des poissons ruisselants et vous montrent des dents à croquer la fortune à décroisser la lune. Une surprise de taille l’attendait. La dernière tornade et le soleil conjugué avaient fait du ciel une immense nappe rouge. Eugénia bien sûr y décryptait la colère de Dieu appelant à l’arbitrage d’Aguirre.

Soudain, venant rompre la monotonie de ce jour un point se précisa à l’horizon puis grossit rapidement. Un cavalier couvert d’aventures au galop surgit et l’élégant cataclop de sa monture accentua encore la rusticité du chariot.

- Bonjour mes braves. Que faites-vous seuls ici présentement ?
- Nous visitons ne vous déplaise.
- Vous visitez j’en suis fort aise. Profitez du pays des peaux-rouge ou rouge est le ciel. Mais sachez que sachem chef des peaux n’est guère bien intentionné envers les visiteurs. Permettez-moi chère médèèème de vous baiser la main. Je me présente : Holy Briusse pour vous servir. Mais qu’est ce qu’elle a la petite dame, un malaise ? En effet Eugénie reconnaissant la main de Dieu là où d’autres auraient vu celle du destin venait de rentrer en transes.
- Oui Cher Holly, mon épouse est souvent visitée par Dieu, par Toutatis ! Et ce ciel rouge que j’aurais voulu bleu n’arrange pas ses affaires.
- Que lui trouvez-vous à ce ciel ? Il est comme d’habitude. Je vais vous conduire à Pourrite-city ou vient d’arriver un bon médecin, un immigré sarrazin. Le docteur G. Lahratkissdilaht. Mais les peaux rouges ont une excellente médecine qui guérit bien les femmes blanches trépidantes.
Et Holly Briusse, collant son oreille sur le sol :
- Les voici, la tribu des pimple-red-nose. Mettez les chariots en cercle vite.
- Mais nous n’avons qu’un seul chariot.
- Alors formez un cercle avec le chariot.
- ?????
- C’est une grande fête chez eux aujourd’hui, ils seront très excités. La fête du ciel couleur citrouille. Et soyez heureux s’ils ne vous envoient pas les papooses déguisés en visages pâles. Si les garçons vont par quatre il faudra leur lancer des sucreries en criant obladi-oblada. Si ce sont des filles ignorez-les en disant duralexsedlex. Telle est la coutume. Bon mettez votre chariot dans le bush ou le gardien Dabeulyou en prendra soin.

Ainsi fut-il fait et nos amis attendirent de pied ferme leurs nouvelles aventures sous le ciel rouge du pays des peaux-rouge. Elles ne pouvaient être moins trépidantes que le Da Vinci Code ha ha ha impossible! Et là l’auteur de ce fameux futur best-seller que vous lisez en prime-time jette un clin d’œil complice à son ami Rizlab.

Les pimple-red-nose étaient poursuivis par la cavalerie à qui ils venaient de subtiliser des caisses d’eau de feu. Celles-ci les avaient rendus encore plus rouges et fort gais hormis Pinkstring arrivé dernièrement de la tribu des village people donc déjà gay. Ils laissèrent tomber bruyamment leurs trottinettes à pédale (rançon de la colonisation du progrès).
- Hugh, femme blanche malade ? Moi Kanarouécé grand sachem. Moi connaître grande incantation à ciel rouge de chez peaux-rouge
Che accendi un diavolo in me
Accendi un diavolo in me
Accendi un diavolo in me
Perche’ c’e’ un diavolo in me, baby
Forse c’e’ un diavolo in me
Toi donner femme pour passage, Kanarouécé aussi homme-sorcier possède truc qui guérira femme blanche trépidante.
Eolus se dit qu’après tout il ne perdrait pas au change. Eugénia le fatiguait de ses questionnements et atermoiements incessants et l’idée de caresser l’idée d’une charmante indienne à qui l’on pouvait répondre « duralexsedlex » le comblait d’aise. (le salaud ! NdL).
Eugénia frôlant Kanarouécé sentait des frissons la gagner, des plaisirs inconnus se profiler à l’horizon, des coquineries se frayer un chemin dans son cerveau jusque-là vierge de toute pensée impure. Elle cédait à la passion de la chair. Adieu Dieu. Ce ciel rouge en était la cause qui embrasait ses sens.
- Ah mon Kanarouécé, je t’appartiens, tu me révèles à moi même. (Elle avait lu l’expression dans le test psycho du dernier cosmo-cowboy). Mais laisse-moi prendre quelques affaires personnelles dans le chariot.
Ciel minauda-t-elle le chariot a disparu !

Pendant ce temps-là le méprisable Holly Briusse avait recherché le chariot afin d’y dérober les effets d’Eugénia qu’il comptait offrir à Gueulda Moor son amie intime, pensionnaire du saloon « Saïgoon. A l’honorable légionaire » qui faisait également lavomatic (La direction vous offre une carte client priviligié : pour dix lavages vous payez le onzième). A son heure le saloon faisait office de café littéraire et brillait par l’esprit vif, les réparties et l’érudition dont faisaient preuve les habitués.
Ciel éructa-t-il le chariot a disparu !

Eolus voulant installer un nid d’amour pour la squaw qu’il ne manquerait pas de séduire voire d’échanger à Kanarouécé avait débarbé des épis de maïs qui étaient bien la seule utilisation que l’on pouvait en faire (car il paraît que les blancs dégoûtants habitant la région les mangeaient lors de la fête indienne de la citrouille rouge, accompagnés de dinde bouillie et de tarte au potiron, de quoi vous faire dégomir.) Il comptait en faire une couche moelleuse et y amener TétaKlak sur qui il avait jeté son dévolu. Il n’aurait aucun mal à discuter l’affaire, celle-ci semblant être le souffre-douleur de la tribu.
Ciel se désespéra-t-il le chariot a disparu !

Kanarouécé fatigué de son vieux wigwam qu’ils se refilaient depuis trente générations de sachem avait décidé d’habiter le chariot. Après tout la femme blanche y était habituée, elle n’en serait que plus docile quand la passion se serait éteinte et qu’elle le verrait tel que (lui aussi avait lu le dernier test psycho de cosmo-cowboy).
Ciel tamtama-t-il le chariot a disparu !

La cavalerie avait fini par arriver. Montés sur leurs mini-poneys et dotés d’un pauvre clairon anémique, ils se déplaçaient d’autre part à l’envers. Rançon de la gloire ! Ils avaient attrappé la grosse tête depuis qu’ils représentaient un FAI (de m---e pourtant). Le sergent Rusky venait de rater son concours sergent-chef alors que son chien Rinkinkin (dit ch’ti quinquin) avait brillamment réussi les épreuves. Maintenant il portait les galons à la maison. Aussi Rusky avait-il espéré retrouver l’eau de feu dans le chariot et en tirer gloire.
Ciel claironna-t-il le chariot a disparu !

Le docteur Livingstone passait dans le coin juste pour faire un paragraphe de plus :
- Good heaven, this chariote of the diable has
disappeard
vanished
gone missing
gone out
worn off
been hidden
been made away

I suppose marmonna-t-il dignement sans montrer ses sentiments.

(veuillez cocher la (les) cases utiles de ce QCM et retourner votre fiche à Roro de Liensutiles, gardienne du savoir. Merci).

Quelque part à la frontière du pays des peaux-rouge sous le ciel rouge Dabeulyou fouettait sur le skud son cheval çadamussen. Il avait décidé, seul avec son chariot trafiqué anti-dommages collatéraux à têtes choisisseuses de méchants d’aller pour la gloire et la notoriété combattre l’axe du mal. Taratata « fermez le ban ».

Ils vécurent tous fort longtemps et eurent de nombreux enfants rouges, blancs, ou à carreaux. Sauf Dabeulyou qui n’eut que 293 115 331 américains dont quelques un noirs et non WASP à son grand désespoir.

Eolus dans sa vieillesse rêvait lors de longues soirées dans son rockingchair. Ses petits et arrières petits enfants passaient leurs menottes potelées dans sa barbe alors qu’il leur racontait :
- loin, très loin d’ici dans des contrées inconnues existeraient des pays où le ciel est bleu.


Moralité de cette histoire :
Le ciel n’est bleu que par convention mais rouge en réalité.



NdL bon sang j’l’ferai pas deux fois ! Faut que j’aille boire un coup.
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Alf
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 24 Nov 2005 - 3:40

Vers libres

Le ciel bleu, ecclésiaste, se pare
de violet.
Le ciel bleu du pleur se fronce
d'indigo.
Le ciel conventionnel est bleu.
Le ciel bleu de la peur s'angoisse
de vert.
Le ciel bleu du richard se targue
d'or jaune.
Le ciel bleu du fiancé épouse
l'oranger.
Le ciel bleu du massacre se froisse
de rouge.
Les ciels tournent, tournent, tout blancs...
Pourtant, naît, à l'horizon des pluies,
un arc-en-ciel...

Alfred
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Romane
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 24 Nov 2005 - 4:03

Citation :
NdL bon sang j’l’ferai pas deux fois ! Faut que j’aille boire un coup.
mdr mdr mdr Crénom ! Je crois que tu l'as mérité !!!! Un régal !!!!

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 24 Nov 2005 - 4:04

Merci, mais ce qui m'inquiète c'est l'imagination qui n'arrive que pour les conneries où les colères.
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Romane
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 24 Nov 2005 - 4:06

Pique une crise et déconne, y'a qu'ça d'vrai !! Wink

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 24 Nov 2005 - 4:10

Je suis en pleine crise d'autosatisfaction. J'arrive à rire en me relisant.

mdr
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Romane
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 24 Nov 2005 - 4:17

SCIENCE DEFI

Il serait faux de s'attacher plus longtemps à la théorie des anciens, laquelle démontre que le ciel est bleu. En effet, nos scientifiques ont récemment découvert que la somme des molécules rassemblées de nature à former ce que l'on nomme "ciel", se constitue d'éléments isolés dont il a pu être démontré la découpe suivante : masses individuelles constituées de substances émises successivement par l'évaporation émanant de pavots et de sang animal et humain, elles mêmes protégées par une fine couche superposée au noyau central, constituée par l'évaporation émanant de l'encre, afin que chacune des molécules ne puisse pas se mélanger aux autres, de telle sorte que le ciel ainsi fait se laisse traverser par n'importe quel corps étranger.
D'un commun accord, les scientifiques ont désormais reconnu que le ciel n'est bleu que par convention, mais rouge en réalité, proportionnellement à la comparaison des pourcentages obtenus après analyse.

Prochain article : que devient l'évaporation des couleurs non admises dans la compostition des molécules formant le ciel.

Romane

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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 24 Nov 2005 - 4:45

WHISKY WESTERN

Pour la douzième fois consécutive, Bill avale d'un trait le whisky que lui sert silencieusement le patron du saloon. Ses mains ne tremblent pas. Pas encore. Il transpire pourtant. De la sueur des condamnés. Il sait qu'il va mourir. Il boit parce que c'est tout ce qu'il lui reste à faire. Pour la dernière fois. Le patron essuie le même verre depuis que Bill a franchi les portes du saloon. Il ne pose le torchon que pour servir une nouvelle rasade à Bill. A bill qui avale d'un trait son whisky, les yeux dans le vague.
Les frères Jackson et le vieux Collins ne bougent plus, là-bas, autour de la seule vieille table au bois vermoulu. Au plafond, les pales du ventilateur grincent l'air brûlant de l'après-midi immobile. On entend des mouches voler. Elles forment de grandes figures géométriques au-dessus des bocaux à demi remplis de bonbons verdâtres.
Un carillon enroué troue l'atmosphère plombée des trois coups. Quinze heures.
Bill repose brutalement son verre sur le bar poisseux, sans le lâcher. Le patron jette son torchon par-dessus son épaule, saisit la bouteille de whisky et remplit une treizième fois le verre que Bill, d'une main assurée, porte à sa bouche. Sa barbe de quelques jours luit de sueur. Il avale l'alcool et dans un sale rictus méprisant, crache avant de lancer au patron "Ça suffit." Il pose le verre sur le comptoir et sans jeterun regard autour de lui, traverse le bar en traînant la semelle. Il s'immobilise devant les portes. Sans se retourner, d'une voix monocorde il jette "Le ciel n'est bleu que par convention, mais rouge en réalité." Des deux mains, Bill repousse les battants et fait trois pas en avant. Un claquement sec. Il s'affaisse lourdement dans la brûlure de la sécheresse. De sa bouche, s'échappe un filet rouge. Son chapeau roule dans la poussière jaune. Ses yeux injectés de sang fixent deux rapaces effrayés s'enfuyant à grands claquements d'ailes dans le ciel. Dans le ciel bleu.

Romane

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Alf
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 24 Nov 2005 - 9:24

Questions d'amants : De quelle couleur est le septième ciel ? Rouge ?

Alfred
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monilet
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 1 Déc 2005 - 10:38

LuluBerlue a écrit:
LES AVENTURIERS DU CHARIOT PERDU (Par Lulu plus Berlue que jamais)



Morne plaine pensait Eolus Van d’Ot tan. Il avait quitté sa Hollande natale coup etc

Génial, Lulu( de Liens subtils ) !
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Romane
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 1 Déc 2005 - 10:46

Prochaine phrase (celle d'hier soir) bientôt sur votre écran !
Wink

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Xian

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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 1 Déc 2005 - 12:07

ben mon écran est bleu et y a pas d'ciel...
Ciel mon mari dit-elle toute bleue ...
et l'image s'est estompée...
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LuluBerlue



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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 1 Déc 2005 - 15:41

monilet a écrit:
LuluBerlue a écrit:
LES AVENTURIERS DU CHARIOT PERDU (Par Lulu plus Berlue que jamais)



Morne plaine pensait Eolus Van d’Ot tan. Il avait quitté sa Hollande natale coup etc

Génial, Lulu( de Liens subtils ) !

Merci Moni, les compliments c'est que du plaisir à recevoir.
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Alf
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Jeu 1 Déc 2005 - 23:34

Romane a écrit:
Prochaine phrase... bientôt ...
Chérie... Peri... Phrase !
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Romane
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Ven 2 Déc 2005 - 1:29

Allez, une autre phrase, avec toujours pour jeu, de l'utiliser dans un texte d'un genre choisi en début de ce fil, ou tout autre genre de votre choix, que vous prenez soin de nommer, bien sûr.

"J'aime penser que la lune est là, même si je ne la regarde pas." (Einstein)

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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Ven 2 Déc 2005 - 1:51

Polar


L'inspecteur Cannelloni étira ses jambes engourdies sous le bureau, en heurtant violemment la corbeille. On entendit un son métallique lorsque celle-ci, pleine à ras bord, se cogna contre le vieux bureau en ferraille grisâtre. L'inspecteur poussa un vague juron et son regard quitta brièvement celui de l'accusée. Il y revint aussitôt, insistant, noir, mauvais. Ça laissait présager qu'il perdrait vite patience. L'accusée continua, imperturbable, à ronger l'ongle de son index gauche.
L'inspecteur Cannelloni suait à grosses gouttes. Visiblement au bord de l'apoplexie, il frappa brutalement son bureau du plat de ses grosses mains d'obèse, en se redressant vivement. Quelques papiers volèrent. La boîte à crayons trembla.

- Bon ! Rugit-il. Il est très exactement quatre heures sept !

Il bondit comme un fauve en furie.

- Du matin, mademoiselle. Du matin ! Ce qui veut dire que nous sommes enfermés dans ce bureau depuis plus de neuf heures ! Je vous rappelle également que nous ne sommes pas là pour égrener tranquillement les heures jusqu'à ce que mort s'ensuive !! Je résume comme je l'ai déjà résumé et ne le répèterai plus. Vous vous déclarez coupable. "Un bain de sang" vous avez dit. C'est marqué là. Bien. Il me faut le mort, maintenant. Le mort, mademoiselle ! Vous entendez, quand je vous parle ? C'est pourtant pas compliqué à piger !! Ne me poussez pas à bout, mademoiselle ! Je n'en suis pas loin, ne me poussez pas. Votre obstination pourrait vous coûter cher. Très cher. La condamnation pour meurtre délibéré est, je vous le rappelle, très sévère lorsque l'objet du délit demeure introuvable. Je vais donc vous demander pour la dernière fois de me dire précisément où est ce putain de mort. Je vous écoute.

L'inspecteur Cannelloni avait promptement fait le tour du bureau. Il était maintenant tout près de l'accusée. Il écumait d'une rage de moins en moins contenue. Ses yeux lancèrent des éclairs et un tic nerveux tirailla la commissure de ses lèvres.
L'accusée retira lentement de sa bouche l'ongle de son index gauche, et sans quitter l'inspecteur des yeux, lâcha d'une voix laconique :

- J'aime penser que la lune est là, même si je ne la regarde pas.

Puis, posément elle se remit à ronger son ongle.

A la page 287 du dossier CANNELLONI / BORDATO, le paragraphe trois indique : "L'accusé perd alors son sang froid, dégaine et abat froidement la victime d'une balle en plein front tirée à bout portant. Mademoiselle Bordato meurt sur le coup. L'inspecteur Cannelloni, hagard, n'oppose aucune résistance lorsque, alertés par le coup de feu, ses collègues font irruption dans le bureau."

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rizlabo
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Ven 2 Déc 2005 - 2:37

LuluBerlue a écrit:
Merci, mais ce qui m'inquiète c'est l'imagination qui n'arrive que pour les conneries où les colères.
Bin justement.

Je jetterais bien ces containers de littérature mondaine, nombriliste, flatte-cons et épate-bourgeoise pour Frédéric Dard, Woody Allen, Bukowsky et quelques trop rares autres.
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Romane
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Ven 2 Déc 2005 - 2:40

Si tu jettes les containers, que feras tu de tous ces bouquins sur les bras ?

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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Ven 2 Déc 2005 - 8:21

ÉROPOÉSIE

J'aime penser que votre lune,
Mêm' si je la regarde pas,
Madame, est là, comme deux dunes
De sable-peau sous votre drap.

Je sais qu'il est bien des fortunes,
Mêm' si l'on ne les vois jamais...
En voici, pour vous, résumé's
En un rondel, là, quelques-unes :

Ce rondel est pous vous, ma mie,
Vous, dont la joue est une pomme
D'amour, dont le sein est royaume
Pour la lèvre et la rade amie

Pour le front, votre académie,
Dont la cuisse est soie à la paume...
Ce rondel est pour vous ma mie
Vous, dont la joue est une pomme...

De mesure ? Point de demie :
Le jour où je serai votre homme,
Je ne perdrai pas un atome
De votre ronde anatomie.
Ce rondel est pour vous, ma mie.

Alfred


Dernière édition par le Ven 2 Déc 2005 - 8:24, édité 1 fois
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Xian

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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Ven 2 Déc 2005 - 8:38

LE NATAL C'EST PAS EN HOLLANDE ET GNAGNA GNA ....
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Alf
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Ven 2 Déc 2005 - 9:13

Prose poétique

Crépuscule.
Le soleil étire les ombres du jour et ses rayons, comme des bras qui ont sommeil. Il est à l'ouest, encore, après sa course éternelle... Il jette un dernier regard derrière lui, vert, vers la voûte qui s'assombrit à cause de lui... Course inexorable... Attraction mystérieuse de la galaxie...
L'étoile du Berger de l'horizon est là, qui lui scintille son sourire de tous les soirs, des soirs éternels.
Elle sait, Vénus, que le roi ne verra pas sa lune.
Aurore.
Le soleil étire les rayons de ses songes passés, sommeils sempiternels, comme des bras qui se réveillent... Il jette un dernier regard de feu devant lui, vers l'horizon qui rougit grâce à lui. Sa lune, dans son voile nébuleux s'en va, là-bas, sonner d'autres minuits...
L'étoile du Berger de l'horizon est encore là, mais elle a de la peine à sourire...
"J'aime penser que la lune est là, même si je ne la regarde pas" dit le roi du jour à la Vénus de la nuit, qui ferme sa paupière, dans un dernier sourire, blafard...

Alfred
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Xian

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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Ven 2 Déc 2005 - 19:56

Menneke,
de not quoté, on dira que l chapeau tomba si bas que son regarg hagard plongea dans le mien au récit de ta plume au vent debout et des îles, cette Venus et ce berger ça est une fois une drôle d'histwère.
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MessageSujet: Re: Variations autour d'une phrase   Lun 5 Déc 2005 - 1:06

J’aime à penser que la lune est là, même si je ne la regarde pas.

Tragédie.

La fuite s’avérait impossible. Les rares à s’y être risqués gisaient, guenilles immondes, où s’accrochaient aux barbelés, raidis en des gestes obscènes et grotesques tels que la mort les avaient surpris.

Il se réveillait parfois la nuit petit. Les rideaux étaient fermés et la nuit si dense qu’il avait peur d’être écrasé, de ne pouvoir repousser cette masse obscure et menaçante. La terreur lui faisait oublier jusqu’à son prénom et seul le hurlement sortant de sa gorge parvenait à percer la nuit dans laquelle il flottait sans repères. Bien vite les baisers de sa mère, la douceur de sa joue sur la sienne faisaient fondre son désespoir enfantin.
- Simon, la lune te sourit. Souffle dans le noir et repousse le nuage qui la cache. Elle est là au-dessus de ta tête. Si tu le veux tu la découvriras.
Simon avait pris l’habitude d’évoquer la lune, de l’imaginer sans la voir. Il était fier de cette amie lumineuse, fier de ne plus réveiller ses parents.
Son enfance avait passé ainsi dans une douce quiétude. Son père était tailleur et les boutons de toutes couleurs avaient constitué ses premiers jeux. Puis il étudiait à l’atelier le soir après l’école, au milieu des odeurs de tissus et des froissements d’étoffes. A l’adolescence, les yeux rivés sur ses cahiers ne l’empêchaient pas d’observer les clientes et de supputer leurs formes sous les tailleurs ajustés. Sa mère aux mains si agiles égayait les fêtes familiales de son violon.
La vie s’écoulait paisible dans la Judenstrasse.

La semaine dernière les doubles portes du camp avaient été ouvertes pour laisser entrer un camion. Un kapo avait réquisitionné Simon, Daniel et Moshe pour le déchargement.
- C’est l’occasion ou jamais pensaient-ils.
Et ils avaient couru de toutes leurs jambes. L’espoir insensé leur donnait des ailes. Simon avait occulté tout ce qui n’était pas sa course et le sang battait à ses oreilles. Du mirador étaient partis les éclats de feu et pétarades de la mitraillette. Les corps de Moshe et Daniel demeuraient là, insectes géants pris dans les barbelés. Blessé, Simon attendait, recroquevillé.

Dans la boutique de la Judenstrasse on parlait fiançailles. Simon avait 22 ans. La marieuse venait et posait sur le comptoir les fiches des jeunes filles en âge de se marier. Simon tergiversait, semblait refuser un choix. Ses parents ne comprenaient pas mais lui s’alarmait. La nuit du 9 au 10 Novembre, la semaine dernière, des boutiques juives avaient été pillées et des synagogues brûlées à Berlin. Etait-ce le moment de s’engager dans une romance ?
Un mois plus tard ils recevaient l’ordre de prendre une valise par personne. Le camion bâché, la gare, le tri. Il avait vu les portes d’un wagon se refermer sur ses parents, entassés avec d’autres à coups de crosse. Son père étreignait sa mère, cachant sa tête dans son manteau afin de lui épargner la vue et les cris déchirants des familles séparées. Jusqu’au bout il avait regardé Simon dans les yeux. Le dernier geste envers son fils fut un doigt pointé vers le ciel. Son père lui signifiait qu’ils communieraient par la pensée s’ils fixaient la lune en même temps. Le wagon avait été fermé dont nul ne connaissait la destination.

Depuis trois jours des chaînes le retenaient à un mur dans une cellule sans fenêtres. On lui faisait passer un peu d’eau croupie. Il avait été touché à la cuisse et une douleur lancinante le taraudait. Existe-t-il malgré tout un espoir au fond de l’abîme ? Il perdit connaissance. Simon se réveilla dans un dortoir. Sa solide constitution, la chance et l’attention que lui portèrent quelques camarades firent le reste. Toutes les nuits, dans son baraquement sans fenêtre il s’imaginait la lune blonde et riante et espérait que ses parents voyaient la même. En avril 1945, l’armée américaine libéra le camp de Buchenwald. Simon fut seul survivant de son groupe.

Il ne revit jamais ses parents et ne sut ce qu’ils étaient devenus. Suie comme tant d’autres sans doute, alourdissant de nuages sombres cette Allemagne qui ne voulait toujours rien savoir.

Simon devint professeur de mathématiques en France. En 1989, il vit de jeunes Berlinois mettre à bas ce mur qui le coupait encore de son passé. Il retourna à Haüsernort puisque la voie était libre. S’il s’attendait à trouver la Judenstrasse renommée, par contre il n’avait rien su des bombardements alliés qui en 1945 l’avaient pilonée. Un centre commercial et une patinoire occupaient l’emplacement du quartier de son enfance. Rien ni personne ne subsistait de ce temps-là.
Auprès de ses collègues et élèves, il passait pour taciturne et peu liant. Simon n’avait jamais retrouvé sa foi en l’humanité et prévenait ainsi toute possibilité de souffrance. Sa seule amie restait la lune qu’il imaginait le soir lorsque les volets clos avaient plongé sa chambre dans le noir. Il sentait parfois un doux contact frôler sa joue accompagné d’un air joué au violon.
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