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 Poésie : termes et définitions.

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Romane
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MessageSujet: Poésie : termes et définitions.   Mer 7 Déc 2005 - 3:47

Accent tonique : Dans un vers, certaines syllabes, plus accentuées que les autres, sont dites toniques (ce sont celles qui portent l'accent tonique). Le retour des accents crée le rythme. Placer les accents permet ensuite de placer les coupes (la césure en particulier) et de mesurer le rythme.
On représente l'accent ainsi :



Accumulatif : Un vers a un rythme accumulatif si le nombre de mesures est supérieur à la moyenne (4 pour un alexandrin)


(NB : On rappelle que chaque mesure se termine par un accent tonique)


Acrostiche - pièce de vers composée de telle sorte que les premières lettres de chaque vers mises bout à bout forment un mot, un nom ou une expression. Si une série de lettres finales ou intermédiaires forme également une entité, on parle d'acrostiche double. L'usage de l'acrostiche est ancien. Il a souvent constitué une signature dissimulée, comme dans la fin du poème de François Villon, la Ballade pour prier Notre-Dame.

Alexandrin - Vers dodécasyllabique (de douze syllabes). Son nom lui vient d'un poème en vers de douze syllabes sur Alexandre le Grand datant du XIIème siècle. L'alexandrin classique est divisé en deux groupes de six syllabes : les hémistiches, séparées par une césure, les rimes masculines alternant obligatoirement avec les rimes féminines.

Allégorie : représentation d'une entité abstraite ( une idée telle la liberté, un sentiment tel l'amour, d'un état, la mort ) par un être animé ; il peut s'agir d'une personnification : Cupidon, pour l'amour, une femme pour la liberté ou de toute autre être animé : la colombe pour la paix.
Exemple :"allégorique dalhia" pour désigner la femme dans "L'invitation au voyage"

Allitération : répétition de phonèmes consonantiques destinée à produire un effet soit harmonique soit structurel, ou bien encore à souligner l’importance d’un mot dans le vers ou dans le poème ; elle a le plus souvent une fonction rythmique.
Elle n’écouTe ni les gouTTes, dans leur chuTes,
Tinter d’un siècle vide au loinTain le Trésor…
Paul Valéry

Anadiplose : n.f. du grec ana, « en haut », en avant et diplosis « redoublement », est la répétition, au début de l’unité suivante, d’un terme (ou de plusieurs) qui clôt une unité linguistique ou poétique. On utilise aussi pour ce procédé le terme latin de reduplicatio ;
Ainsi dans ces vers de Max Jacob :
Vers des parcs aux doux ombrages
Je t’invite ma chère Elise.
Elise ! je t’invite au voyage
Vers ces palais de Venise.

Anagramme : mot obtenu par transposition des lettres de ce mot .
Exemple : Dicornil pour Cidrolin

Anaphore : répétition d’un même mot ou d’un même syntagme en tête de vers, de phrase ou de paragraphe.
Ceux qui n’ont inventé ni la poudre ni la boussole
Ceux qui n’ont jamais su dompter la vapeur ni l’électricité
Ceux qui n’ont exploré ni les mers ni le ciel
Mais ceux sans qui la terre ne serait pas la terre
Aimé Césaire
Exemple : " Enfin" .... "Enfin" " A une heure du matin" ( anaphore verticale) ; " Horrible vie ! Horrible ville !" ( anaphore horizontale)

Antanaclase : n.f. répétition d’un mot dont le sens diffère dans ses emplois, sorte d’équivoque…
Le cœur a ses raisons / que la raison ignore

Antonomase : utilisation d'un nom propre pour désigner un nom commun : un Tartuffe pour nommer un hypocrite ; ou un nom commun pour désigner une personne : le Malin pour dire Satan
Exemple : " De jeunes Nérons qui étouffent dans des limites trop étroites" " Une mort héroïque"

Antonymes : deux mots de sens contraire mais qui appartiennent à la même catégorie grammaticale : le beau et le laid

Aphérèse :chute d’une syllabe ou d’un phonème en début de mot
Exemple : Sthène pour Démosthène

Apocoque : chute d’une syllabe ou d’un phonème en fin de mot
Exemple Stèphe pour Stéphane

Apostrophe : s'adresser à quelqu'un ou à quelque chose que l'on personnifie. Le plus souvent, l'apostrophe est précédée de l'interjection " Ô".
Exemple : " Ô nuit ! Ô rafraîchissantes ténèbres ..." " Le crépuscule du soir"

Assonance : 1- répétition remarquable d’un même phonème vocalique ou combinaison de différentes voyelles qui peuvent alterner voire obéir à un effet de chiasme :
Tout m’afflIge et me nuIt et conspIre à me nuIre
Jean Racine – Phèdre

SecouANT dANs mes yEUx leurs fEUx diamANTés
Charles Baudelaire

Tout mon être obéit à ce vivANt flAMbeau. (assonances + allitérations)
[ob] [bo]
Charles Baudelaire

2- en prosodie phénomène d’homophonie finale de vers : c’est la répétition de la même dernière voyelle tonique, quelles que soient les consonnes éventuelles qui suivent.
L’assonance a été le premier système de liaison entre les vers : elle prédomine entre le IVème et le VIIIème siècle.Les poèmes les plus anciens en langue vulgaire sont assonancés.
Le recours à l’assonance reste prédominant dans la poésie médiévale du XIème au XIIIème siècle.
On la retrouve dans le vers moderne, mêlée aussi à d’autres sortes d’homophonies finales :

Un soir de demi-brume à Londres
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Et le regard qu’il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte
Apollinaire – Alcools

Ici c’est une assonance qui relie Londres, rencontre et honte, notons de plus les ont de rencontre et honte

Asyndète : juxtaposition de deux ou plusieurs termes, expressions ou propositions par suite de l'élision de la conjonction de coordination ou de subordination : il neigeait, ( mais) il ne faisait pas froid.
Exemple : " Il ne pleurait pas, il ne dansait pas, il ne gesticulait pas, il ne criait pas, il ne chantait aucune chanson..." " Le vieux saltimbanque"
Ou figure de style qui consiste en l'absence de liaison entre deux termes ou groupes de termes en rapport étroit. (ex: bon gré, mal gré)

Aube : L'aube, ou l'alba chez les troubadours. Genre défini par un thème plus que par une forme: celui de la séparation des amants à l'aube, après une nuit d'amour. Le poème met en scène la plupart du temps les deux amants et le guetteur ou veilleur, qui les protège des importuns et leur annonce le lever du jour. Souvent, les trois personnages prennent la parole à tour de rôle, les amants pour exprimer leurs regrets et leurs espoirs, le guetteur pour prévenir les amants; il arrive parfois que le poème ne donne la parole qu'à un des personnages. Parmi les rares aubes qui nous sont parvenues, un certain nombre présentent un caractère courtois: les amants, une dame et un chevalier, se rencontrent en secret la nuit, à l'insu du mari, dans un décor seigneurial, et le guetteur est chargé de surveiller les espions du mari. L'aube est souvent composée de couplets et de refrains.


Ballade - Poème lyrique constitué généralement de trois strophes identiques (souvent de 8 ou 10 vers, avec des rimes réparties selon la structure ABABBCBC ou ABABBCCDCD) se terminant par un refrain, et d'une demi-strophe appelée l'envoi, qui reprend les dernières rimes et le refrain. Les contraintes formelles, qui exigent du poète une grande virtuosité, servent à créer un certain nombre d'effets. Ainsi, les rimes disposées selon un ordre prédéterminé confèrent au poème une unité sonore et peuvent aussi tisser des liens sémantiques entre les mots qu'elles rapprochent. En outre, le refrain n'est pas là seulement pour équilibrer le poème, mais surtout pour en marquer l'idée ou le thème, pour suggérer aussi parfois l'insistance d'une souffrance (puisque le poète évoque souvent son malheur personnel).
Les sujets abordés dans la ballade sont très variés: il peut être question de la vie politique, des moeurs qui ont cours dans la société, de la condition de l'homme, de la religion, de l'histoire personnelle du poète, etc. Mais le sujet qui revient le plus souvent, c'est évidemment la vie amoureuse: elle est traitée de la même façon que dans les chansons des trouvères (XIIIe siècle), donc suivant la tradition courtoise, c'est-à-dire que le poète évoque sans vulgarité (sauf parfois chez Villon) les joies et surtout les peines que lui donne son amour pour une femme de préférence lointaine (ou un homme, dans les ballades de Christine de Pisan).
La ballade est donc une forme privilégiée pour le lyrisme personnel. Mais ce lyrisme ne correspond pas tout à fait à une exaltation de la subjectivité. Car à la différence des poètes romantiques, le poète du Moyen Âge n'écrit pas gratuitement, pour lui-même, sans souci des autres. Il fait partie d'une communauté, il vit dans le monde et non hors du monde, même quand il se dit exilé, et sa ballade ou sa complainte est toujours adressée à quelqu'un. C'est pourquoi la ballade se termine par ce qu'on a appelé l'envoi: le poète envoie justement son texte à un prince, un seigneur, à une personne aimée ou tenue en haute estime, etc. Et s'il raconte sa vie intime, s'il s'apitoie sur son malheur, c'est pour toucher cette personne, pour attirer sa pitié ou sa douceur.
La ballade peut être écrite comme un poème autonome, ou elle peut s'intégrer dans un cycle ou une série de ballades écrites sur un thème particulier par le même auteur ou par plusieurs auteurs, ou encore elle peut faire partie d'une composition plus vaste, narrative (chez Guillaume de Machaut) ou dramatique (chez Pierre Gringore).

Blason : A l'origine, court poème écrit à la louange d'un objet quelconque, dont on célèbre, par une description, les vertus singulières. A l'origine, ce jeu littéraire a été fondé par Clément Marot avec son « Blason du beau tétin ». Le sujet privilégié du blason le corps féminin

Bucolique : - Nom : Poème pastoral (qui évoque la vie des bergers, mais sous une forme idéalisée), églogue, idylle.
Adj. Qui concerne, évoque la vie pastorale.

Calligramme : Poème où les vers sont assemblés de façon à former un objet.
Guillaume Apollinaire (1880-1918) a composé plusieurs calligrammes qui sont restés célèbres.

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"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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Romane
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MessageSujet: Re: Poésie : termes et définitions.   Mer 7 Déc 2005 - 3:48

Césure
On appelle césure la coupe d’un vers à une syllabe tonique. Cette césure divise le vers en membres rythmiques. En jouant avec les césures, en déplaçant les accents, le poète fait varier le rythme du poème.

Dans un alexandrin, chaque moitié est appelée : hémistiche. Par extension, l’hémistiche est aussi la césure au milieu du vers :
Nul ne sait votre sort,/ pauvres têtes perdues.
Victor Hugo
Il vit un œil, tout grand ouvert/ dans les ténèbres.
Victor Hugo

On appelle ainsi la coupe principale dans un vers, par exemple celle qui sépare l'alexandrin en deux mesures de même longueur: les hémistiches.

Champ lexical : un champ lexical regroupe un ensemble de mots qui désignent des réalités ou des idées appartenant au même thème. Le champ lexical renseigne donc sur le thème du texte.
Ex: « Bombarder », « guerre », « ennemi », « soldat », « invasion » appartiennent au champ lexical de la guerre

Chanson courtoise : Genre poétique médiéval qui traite de thèmes amoureux.

Chanson de geste : Poème épique, écrit en langue vulgaire, en alexandrins ou en décasyllabes, avec des assonances. Il comportait plusieurs milliers de vers et était récité avec un accompagnement musical. Il avait pour sujet les exploits plus ou moins merveilleux de héros réels mais souvent mythifiés (=transformés en mythe) Les plus célèbres ont raconté la légende de Charlemagne et de ses preux.
La chanson de geste comporte le plus souvent un registre épique.

Chiasme - Figure de construction utilisant deux procédés : la répétition et l'inversion. Il existe différentes sortes de chiasme : chiasme phonétique, chiasme rythmique, chiasme sémantique, chiasme grammatical (le plus usité).(exemple)

Comparaison : mise en évidende de la similitude entre deux réalités : à la différence de la métaphore, la comparaison n'identifie pas le comparé au comparant, elle souligne juste la ressemble de l'un par rapport à l'autre : " Elle est belle comme une statue antique" ( le comparant : la statue sert à évoquer la femme : "elle" ). Les outils de la comparaison sont le plus souvent : " comme", tel", semblable à "
Exemple " Partout circulait une odeur de friture comme l'encens de cette fête" " Le vieux saltimbanque"

Comparatif : précise le rapport qu"entretienneNt entre eux le comparant et le comparé.
d'égalité : établit un rapport d'égalité entre le comparant et le comparé : il est aussi grand que son père
" Je fus pris à l'égard de ce pauvre homme d'une haine aussi soudaine que despotique " " Le mauvais vitrier"
de supériorité : établit la supériorité du comparé par rapport au comparant : il est plus grand que son père
" Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux... qu'une fenêtre éclairée." " Les fenêtres"
d'infériorité : marque l'inféririté du comparé par rapport au comparant : il ets moins grand que son père.
" Je n'éprouvai à cette perte qu'un peu moins d'émotion que si j'avais égaré ... ma carte de visite" " Le joueur généreux"

Complainte : la complainte. Poème de forme variable qui raconte les malheurs d'un personnage, historique ou fictif, ou du poète lui-même (voir Rutebeuf). Le texte évoque souvent un mort célèbre en relatant ses actions mémorables et ses bienfaits et en pleurant sa disparition; la complainte était proche, surtout au début, de l'oraison funèbre. C'est un genre de la littérature populaire, pratiqué par nombre d'auteurs, la plupart anonymes. Elle est destinée à être chantée ou récitée, d'où l'utilisation assez courante de couplets et de refrains. La présence de l'auditoire et, partant, de la communauté où vit le poète, est fréquemment suggérée dans le texte: par exemple, l'auteur s'adresse souvent à ses auditeurs au début de la complainte pour attirer leur attention. La complainte peut parfois avoir un caractère satirique ou comique (voir la Complainte de Fualdès).


Contre-assonance : c’est un système employé dans la poésie des troubadours, inverse de celui de l’assonance, réutilisée surtout depuis Rimbaud : au lieu de se fonder sur l’identité des voyelles, la contre-assonance répète des phonèmes consonantiques en finale de vers. Il peut n’y avoir qu’une homophonie consonantique après hétérophonie vocalique (sac/echec) : c’est la contre-assonance simple
Ecoute, ce n’est plus que dans mes souvenirs
Que le bois est encor le bois, et le fer, dur
Supervielle- les amis inconnus

Contre-rejet : mot qui amorce une phrase qui se prolonge dans le vers suivant.
Le contre-rejet (comme le rejet) permet de mettre en relief un mot, une idée.
J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur. (Rimbaud)
Coupe : Dans un vers, chaque mesure (ou groupe rythmique) est séparée de la suivante par une coupe. On la représente par une barre oblique : /
On place les coupes dans un vers à la fin de chaque groupe rythmique, ou mesure, juste après chaque accent tonique

On remarque au passage que ce vers a un rythme binaire. (3/3//3/3). La coupe centrale porte un nom particulier, c'est la césure à l'hémistiche


Décasyllabe - Vers de dix syllabes. Dès le XIIIème siècle, il devient le grand vers lyrique. L'alexandrin le concurrence fortement au XVIème siècle et il ne retrouve la grande poésie qu'au XIXème siècle. Sous sa forme classique, il est souvent césuré après la quatrième syllabe ; le rythme est alors 4 + 6 mais on peut aussi le rencontrer sous la forme 6 + 4. Le rythme 5 + 5 existe aussi.

Décompte des syllabes

"La vie auguste, goutte à goutte, heure par heure"

Voici un alexandrin (donc par définition, il ne peut pas contenir plus de 12 syllabes). Si vous en comptez 11, 13, 14 ou 15, c'est que vous ignorez les règles du décompte des syllabes. En poésie, on ne compte pas les syllabes comme dans la grammaire écrite, ni comme dans le langage parlé. Alors, il serait urgent de vous y mettre.

Et cet alexandrin, il est irrégulier (donc pas de césure au centre après la 6e syllabe pour le séparer en deux hémistiches de 6 syllabes chacun).

Il faut lire le vers en douze syllabes exactement, sans en ajouter ni en retrancher:

La/ vie/ au/gus/te/ gout/te à/ gout/te heu/re /par /heur/e
1/...2/...3/...4/.5/... 6 /...7 / ... 8 / .... 9 /10/..11/ ..12/ = 12 syllabes (5 et 7).

Notez que la syllabe muette à la fin d'un vers n'est jamais comptée.

Notez aussi que le rythme de cet alexandrin irrégulier n'est pas (6/6) donc pas d'hémistiches (ie pas de division par une césure en 2 parties égales de 6 syllabes), mais plutôt (5/7) ou (5/3/4) au choix du lecteur.

On doit donc le lire en 12 syllabes (12 coups de voix), pas une de plus ni de moins.

Pour y arriver, il faut prononcer la syllabe finale muette du mot "auguste" car elle est suivie d'une consonne.

Mais il faut élider (en les fusionnant en une seule) la syllabe finale (7) avec la voyelle qui la suit, et la syllabe finale (9) avec la voyelle qui suit et ceci, sans tenir compte du h muet.


Autres exemples comptés à prononcer selon les règles:

"Et maintenant, captive et reine en même temps"

doit se lire
Et/ main/te/nant/, cap/ti/vet/ rein/en/ mê/me/ temps/
1/.....2/..3/....4/.....5/6/...7/....8/..9/.10/.11/.....12/ = (4/Cool ou (4/4/4) = 12 syllabes

"Là Caïus pleure, Achab frémit, Commode rêve"

doit se lire
Là/ Ca/ïus/ pleur/e, A/chab/ fré/mit/, Com/mo/de/ rêv/e
1/...2/..3/.....4/....5/....6/....7/...8/......9/10/11/..12/ = (4/4/4) soit 12 syllabes

"Borgia rit, les vers de terre armés de glaive"
doit se lire

Bor/gi/a/ rit/, les/ vers/ de/ ter/re ar/més/ de/ glaiv/e
.1/ 2/3/..4/....5/....6/...7/....8/....9/..10/.11/....12/ = (4/Cool ou (4/4/4) = 12 syllabes

"Il vit un oeil tout grand ouvert dans les ténèbres"
doit se lire

Il/ vit/ un/ oeil/ tout/ grand/ ou/vert/ dans/ les/ té/nèbr/es.
1/..2/..3/....4/.....5/.......6/..7/....8/.....9/ 10/ 11/ ..12/ = (4/4/4) ou (4/Cool ou (12)= 12 syllabes

"Ils se battent, combat terrible, corps à corps,"
doit se lire

Ils/ se/ bat/tent/, com/bat/ ter/ri/ble/, corps/ à/ corps/,
.1/..2/...3/....4/.....5/....6/...7/8/..9/......10/11/...12/ = (4/5/3) = 12 syllabes

Et voici pour terminer un exemple d'alexandrin classique, soit un octosyllabe régulier qui contient deux hémistiches, donc divisé exactement en deux parties égales par une césure:

"Le jour n'est pas plus pur/ que le fond de mon coeur" Jean Racine

donc (6/6) mais on peut aussi le lire d'un seul trait en 12 sans faire de pause au centre.

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MessageSujet: Re: Poésie : termes et définitions.   Mer 7 Déc 2005 - 3:49

Diérèse - Lorsque plusieurs voyelles se suivent dans un mot et forment ou non diphtongue, il est essentiel de savoir si elles forment une ou deux syllabes, car la régularité et la diction du poème en dépend.
La prononciation en deux syllabes de deux voyelles contiguës s'appelle diérèse ; la prononciation en une syllabe de deux voyelles contiguës s'appelle synérèse.
Cette distinction peut être justifiée par l'étymologie latine. Mais c'est ici le versificateur qui décide en dernière instance -non les règles de la prononciation et non l'étymologie.

La diérèse
Séparation des voyelles pour respecter le nombre de pieds.
Les sanglots longs
Des vi/o/lons
De l’automne …
Paul Verlaine

Distique : strophe qui ne comporte que deux vers

Elégie : poème lyrique de ton mélancolique, sur un sujet tendre et triste.

Elision : (DICT. Anquien)
Les « e » toniques à l’hémistiche ne sont pas élidables
Les « e » muets en fin de mot à l’hémistiche sont élidés au 7eme mètre
Ex : mon/ hu/meur/ est/ cha/gri///ne et/ mon/ vi/sa/ge/ triste
En fait tt se passe en ce cas comme s’il n’y avait pas de césure au 6ème pied !
L'élision est le retranchement d'une syllabe.
L'e muet à la fin des mots, quand il est immédiatement suivi d'une voyelle ou d'une h muette, ne compte pour rien dans la mesure du vers : on dit alors qu'il y a élision. Ex :
Prêtez-moi l'un et l'autre une oreille attentive. (Racine.)
L'argent en honnête homme érige un scélérat. (Boileau.)
Dans ces deux vers, les syllabes en italique sont considérées comme nulles, parce que l'e muet disparaît dans la prononciation.
Les mots comme vie, joie, risée, vue, etc. qui ont un e muet précédé d'une voyelle, ne peuvent rentrer dans le corps du vers qu'à condition d'élider ce e muet. Ex :
Vous prenez pour génie une ardeur de rimer. (Boileau.)
Hector tomba sous lui. Troie expira sous vous. (Racine.)
Si l'élision ne peut avoir lieu, comme dans les joies, les destinées, ils voient, ils prient, etc., où l'e muet est protégé par une consonne finale, ces mots n'ont d'autres places qu'à la fin du vers. Ex :
J'entends déjà frémir les deux mers étonnées
De voir leurs flots unis au pied des Pyrénées. (Boileau.)
Cette règle est générale pour les noms ; il n'y a d'exception dans les verbes que pour les troisième personnes plurielles de l'imparfait de l'indicatif et du présent du conditionnel, et pour que tu aies, qu'ils aient, qu'ils soient, où on ne compte pas plus dans la mesure que dans la prononciation. Ex :
Français, Anglais, Lorrains, que la fureur rassemble,
Avançaient, combattaient, frappaient, mouraient ensemble. (Voltaire.)
Sans que mille accidents ni votre indifférence
Aient pu me détacher de ma persévérance. (Molière.)
Qu'ils soient comme la poudre et la paille légère
Que le vent chasse devant lui. (Racine.)


Ellipse : figure de construction qui consiste à supprimer des mots qui seraient nécessaires à un construction complète mais dont l’absence n’empêche pas la clarté du sens :
Ex : je t’aimais inconstant, qu’aurais je fait fidèle ? (Andromaque) qui concerne une phrase bcp plus développée mais bcp moins puissante ; combien t’aurais je aimé si tu avais été fidèle ?

Enjambement : Répartition d'un groupe grammatical entre la fin d'un vers et le début du vers suivant.
Tac ! je pare la pointe dont
Vous espériez me faire don
(Edmond Rostand)


Enumération : énumération successive des différentes parties d'un tout
Exemple " Partout la joie, le gain, la débauche.." " Le vieux saltimbanque"

Envoi - partie d'un poème dans laquelle l'auteur s'adresse aux personnes à qui le poème est dédié.

Épigramme - (du grec épigramme - inscription) est une courte pièce généralement de quatre vers et dont le dernier, appelé la pointe, est destiné à égratigner ou à blesser l'amour-propre de l'adversaire. La plus célèbre est celle de Voltaire qui "assassina" le critique Fréron :
L'autre jour au fond d'un vallon
Un serpent piqua Jean Fréron.
Que pensez-vous qu'il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva.

Epique : désigne le style qui magnifie les actions des personnages.
Exemple " mais ravivé par le désespoir, le vaincu se redressa et fit touler le vainqueur par terre." " Le gâteau"

Epithalame : Poème composé à l'occasion d'un mariage, pour les nouveaux mariés.

Epître : Selon le cas le mot désigne une lettre, ou plus précisément une lettre écrite en vers.
- Dans son sens religieux, le mot désigne un texte emprunté aux Épîtres du Nouveau Testament ou à l'Apocalypse, lu à la messe avant l'Évangile.


Euphémisme : atténuation d'une idée désagréable ou choquante : " elle a vécu " pour dire qu'elle est morte.
Exemple : " Je ma sentais un peu honteux de nos verres..." " Les yeux des pauvres"

Euphonie : Harmonie sonore. Succession agréable à l'oreille des sons de la langue. La recherche de l'euphonie est à l'origine de nombreux changements phonétiques. A opposer à cacophonie
Fable : Poème bref qui met souvent en scène des animaux et dont la portée morale est soulignée par une maxime générale.

Florilège : un florilège est un recueil,une anthologie autrement dit un ensemble de textes sélectionnés et particulièrement de poèmes

Gradation : énumération qui progresse selon des valeurs croissantes ou décroissantes
ascendante : elle va du terme le moins fort au terme le plus fort : elle belle, très belle, magnifique
" Je vis un pauvre saltimbanque voûté, caduc, décrépit, une ruine d'homme..." " Le vieux saltimbanque"
descendante : elle va du terme le plus fort au terme le moins fort : il a été odieux, méchant, désagréable.
" J'invoque la muse familière... pour qu'elle m'aide à chanter les bons chiens, les pauvres chiens, les chiens crottés..." " Les bons chiens"

Haïku : poème japonais limité à 17 syllabes réparties en 3 vers = 5 7 5

La muette parle
C’est l’imperfection de l’art
Ce langage obscur
Paul Eluard

Harmonie imitative : Répétitions de sonorités qui permettent de suggérer certaines impressions.
Ex: dans ce vers de Racine, extrait d'Andromaque:
"Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?", le son s peut, par harmonie imitative, suggérer le sifflement ou le glissement des serpents. C'est, bien-sûr, le sens des mots qui permet - avec les sons - de suggérer cela.


Hémistiche : moitié de vers, le point de partage des hémistiches étant la césure.


Hiatus - Choc de deux voyelles, l'une finale, l'autre initiale. Ce choc est surtout désagréable lorsqu'une voyelle se rencontre avec elle-même, comme dans « il alla à Amiens » ; on l'évite, pour cette raison, en poésie et même dans la prose. L'hiatus n'est formellement proscrit que depuis Malherbe; tous les poètes l'admettaient avant lui, et le plus souvent fort heureusement.
( L’hiatus )

Rencontre de 2 voyelles autres que l’E muet ou 2 mots de sons-voyelles. Proscrit par Boileau, on le trouve chez les poètes contemporains.
Le pré est généreux mais joli en automne.
Apollinaire.

Holorime : on parle de vers holorimes lorsque, dans une suite de deux vers, le second rime entièrement avec le premier, de sorte qu’à l’oreille on a l’impression de dire deux fois le même vers, tandis qu’à la lecture, les signes sont tout à fait différents.

Gal, amant de la reine, alla, tour magnanime,
Galamment de la reine à la tour Magne, à Nîmes.
Victor Hugo

Par le bois du Djinn où s’entasse de l’effroi,
Parle ! Bois du gin ou cent tasses de lait froid.
Alphonse Allais

Aidé, j’adhère au quai. Lâche et rond je m’ébats
Et déjà, des roquets lâchés rongent mes bas.
Alphonse Allais

Homéotéleute : fait d’homophonie finale entre deux mots qui figurent dans une même phrase ou un même membre de phrase, dans un même vers :
Les abîmes, que le regard sublime – Paul Claudel

Homonymes : Deux homonymes sont deux mots qui se prononcent de la même façon mais qui n'ont pas le même sens: En effet, les homonymes ne sont pas des synonymes.
Ex: ballet et balai, bal et balle ... sont des homonymes.
Quelqu'un ou quelque chose dont l'appellation est homonyme à autrui ou à autre chose (ex: je te présente mon homonyme. Il s'appelle Pierre Dupont, comme moi !)

Homophones : Des homophones sont des mots qui se prononcent de la même façon (voir : homonymes)

Hyperbole : expression exagérée d'un sentiment ou d'une idée : " je meurs de faim "
Exemple " Une guerre fratricide" "Le gâteau"

Hypotypose : description très pittoresque, faite au présent qui permet de se représenter la scène ou l'objet décrit : c'est un tableau réalisé avec des mots.
Exemple La description de la maison dans laquelle le poète rêve de vivre avec la femme aimée dans " L'invitation au voyage"

Iambe - Pied de vers composé composé d'une brève et d'une longue accentuée ou sert à désigner un genre de poème de longueur indéterminée, construit en vers alternés de douze et huit syllabes à rimes croisées. Ce qui peut distinguer l'Iambe des strophes de quatre vers analogues, c'est que le sens s'y poursuit sans interruption. L'Iambe n'est véritablement devenu un genre qu'avec André Chénier et Auguste Barbier

Idylle : Petit poème ou petite pièce à sujet en relation avec la vie pastorale et généralement amoureux.

Interrogative oratoire ( ou rhétorique) : feint d'interpeLler le lecteur ; l'auteur présente sous forme interrogative ce qu'il pense : c'est une affirmation déguisée.
Exemple " Qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé une seconde l'infini de la jouissance ? " " Le mauvais vitrier"

Isotopie : ensemble de termes qui évoquent un même thème.
Exemple : Dans le début de sa dédicace, Baudelaire a recours à l'isotopie du serpent : ( serpent, queue, tête, tronçons vivants, tortueuse fantaisie, ondulations)


Jeu-parti - Genre médiéval. Dialogue strophique entre deux poètes.

Kyrielle - Une rime est dite kyrielle lorsqu'elle consiste dans la répétition d'un même vers à la fin de chaque couplet ou de chaque strophe.

Laisse : Tirade, couplet d'une chanson de geste. Couplet, groupe ou suite de vers (qui ont généralement la même rime ou la même assonance) des anciennes chansons de geste et d'autres poèmes médiévaux. Ex: Les laisses de la «Chanson de Roland».

Licence

Liberté orthographique (licence poétique) permettant au poète de respecter ou le rythme ou la combinaison des rimes (voir ces mots plus loin) remord pour remords, encor pour encore, jusques pour jusque.

Je pense aux matelots, oubliés dans une île,
Aux captifs, aux vaincus, à bien d’autre encor.
Charles Baudelaire

Et les bois étaient noirs jusques à l’horizon
Alfred de Vigny

L’inversion fut longtemps considérée comme une licence.
Déjà la nuit en son parc amassait
Un grand troupeau d’étoiles vagabondes
Et pour entrer aux cavernes profondes
Fuyant le jour, ses noirs cheveux chassait.
Joachim Du Bellay.

Lipogramme : texte dans lequel l’auteur s’est astreint à ne pas utiliser une ou plusieurs lettres
Exemple La disparition, roman de Georges Pérec est écrit sans la voyelle [e]

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Poésie : termes et définitions.   Mer 7 Déc 2005 - 3:50

Litote : dire moins pour signifier beaucoup ( c'est le contraire de l'euphémisme) . Le plus souvent, la litote emprunte la formulation négative : " je ne suis pas bien " doit être compris par " je suis au plus mal"

Lyrisme : évocation de la sensibilité, des émotions, exaltation du moi de l'auteur.
Exemple " Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude et de la nuit"
" A une heure du matin"

Madrigal : petite pièce de vers au tour galant ou tendre, fondé sur un trait d’esprit, ce qui le rend proche de l’épigramme.
Du 16e au 18e , nombreux sont les auteurs qui se sont essayés à ces poèmes courts, tels Voltaire :
Pompadour, ton crayon divin
Devrait dessiner ton visage
Jamais une plus belle main
N’aurait fait un plus bel ouvrage

Mesure : On appelle ainsi la partie d'un vers située entre deux coupes.
C'est la place de l'accent tonique qui permet de déterminer la longueur des mesures: chaque mesure se termine par un accent tonique.

SYN. : groupe rythmique

Métagramme : forme d’apophonie par laquelle la variation paronomastique se fait sur un seul phonème, à une place identique (femme/fane) :
Vous gardez ce lieu forclos à tout rire de femme ,
A tout sourire qui se fane.


Métaphore : désignation d'un terme par un autre terme: l'analogie entre les deux termes est telle qu'il y a identité : la métaphore s'opère par un phénomène de substitution : il y a transfert de sens ( trope) : la femme est lionne quand elle est jalouse
Exemple : " Le scintillement des phares est un prisme merveilleux..." " Le port"

Métaphore filée : la métaphore se poursuit sur plusieurs phrases.
Exemple " Dans l'océan de ta chevelure, j'entrevois un port fourmillants de chants mélancoliques ... de navires de toutes sortes..."
" Un hémisphère dans une chevelure"

Métonymie: désigne une réalité au moyen d'un terme qui désigne une autre réalité parce qu'il y a une relation d'association entre ces deux réalités : on peut désigner le concret par l'abstrait ( et inversement) : " L'Histoire ( terme abstrait) a vu bien des civilisations disparaître ( terme concret) ; le contenant pour le contenu : " boire une verre" ; le lieu pour l'objet : Roquefort ; la conséquence pour la cause : " aller au casse- pipe" ( mourir , la conséquence désigne ici la cause, la guerre) ; un objet physique pour une valeur morale " avoir de l'estomac" ( du courage)


Mètre - type de vers déterminé par le nombre de syllabes.


NOMBRE

Le vers français est syllabique
c’est à dire formé de syllabes ou pieds. Selon le nombre de syllabes ou pieds, les vers sont appelés différemment.

Les plus fréquents sont :
- L’octosyllabe ou vers de 8 syllabes (la première partie du Roman de la Rose en comprend plus de 4000)
C’est ici le Roman de la rose
Où l’Art d’amour est tout enclose.
Guillaume de Lorris

-Le décasyllabe ou vers de 10 syllabes (la célèbre Ballade des Pendus)
Frère humains, qui, après nous vivez.

-Le dodécasyllabe ou vers de 12 syllabes ou alexandrin. Ce nom vient de l’œuvre de Lambert Le Tort, remaniée par Alexandre de Bernay : le Roman d’Alexandre où il fut mis à l’honneur. Mais on le trouvait déjà dans une chanson de geste du XI em siècle.
Le jour n’est pas plus pur que le fond de mon cœur.
Racine.
Mon enfance captive a vécu dans les pierres.
Albert Samain
Il neigeait. On était vaincu par son conquête.
Pour la première fois l’aigle baissait la tête.
Victor Hugo

2. Comment compter les pieds ?

Il est parfois facile de les compter (voir ci-dessus le vers de Racine)
Et ceux-là sont morts qui n’ont rien laissé d’eux. Sully Prudhomme

Mais, Attention !
Cas de l’E muet.

- Une syllabe muette à la fin d’un vers ne compte pas dans le nombre de pieds.
Ce/lui/n’est/pas/heu/reux/qui/n’a/ce/qu’il/dé/sire. 12 syllabes
Rémy Belleau.
Sei/gneur/,pré/ser/vez/-moi/,pré/ser/avez/ceux/que/j’aime 12 syllabes
Victor Hugo

- Placé entre 2 consonnes, il compte au nombre des syllabes, que ce soit dans un mot ou à la fin du mot.

Un/pau/vre/bû/che/ron/,tout/cou/vert/de/ra/mée, 12 Syllabes
La Fontaine

-devant un mot commençant par une voyelle ou un H muet, il s’élide (ne se prononce pas)

Feu/ille à/feu/ille/;la/pluie/é/veille
l’ar/bre/pou/dreux/qu’el/le/ver/dit. 8 Syllabes
Henri de Régnier

- Placé entre une voyelle et une consonne, à l’intérieur d’un mot; l’E ne compte pas.
Tout/son/col/se/coue/ra/ce/te/blan/che a/go/nie. 12 Syllabes
Stéphane Mallarmé

- A la fin du mot, on doit l’élider, quand il est précédé d’une voyelle (il faut que le mot suivant commence par une voyelle)
Ne/di/tes/pas/:la/vie/est/un/joyeux/fes/tin 12 syllabes
Jean Moréas

-Dans les poèmes anciens il pouvait compter pour un pied
Ri/viè/re/,fon/tai/ne et/rui/sseau/
Por/tent/en/li/vré/e/jo/lie 8 Syllabes
Charles d’Orléans

-Dans le vers libre contemportain, l’E muet est souvent élidé et remplacé par une apostrophe.
Un p’tit coin d’parapluie
Contre un coin d’Paradie.

3- La diérèse
Séparation des voyelles pour respecter le nombre de pieds.
Les sanglots longs
Des vi/o/lons
De l’automne …
Paul Verlaine

4- La synérèse.
Contraction de 2 voyelles en une seule émission de voix (on dit aussi diphtongaison)
Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux
Souvenez-vous qu’à mon âge
Vous ne voudrez guère mieux.
Corneille.

5- L’hiatus

Rencontre de 2 voyelles autres que l’E muet ou 2 mots de sons-voyelles. Proscrit par Boileau, on le trouve chez les poètes contemporains.
Le pré est généreux mais joli en automne.
Apollinaire.

Octosyllabe - Vers de huit syllabes qui ne comporte pas obligatoirement de césure mais qui possède toujours une syllabe plus accentuée. C'est le vers le plus ancien de la poésie française.

Ode : Forme poétique d'origine antique qui se compose de plusieurs strophes. Au départ l'ode était destinée à être chantée ou dite avec accompagnement de musique, parfois pour célébrer une personne. Le mot désigne aussi un poème lyrique d'inspiration généralement élevée.

Oxymore : c’est une forme d’antithèse qui unit en un syntagme deux termes en principe contradictoires., l’exemple le plus connu est de Corneille – Le Cid :
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles.
Il rens ainsi plus saisissantes les oppositions de couleurs ds ce vers de Victor Gugo :

Une goutte de sang , se détachant de l’ombre,
Implacale et tombait dyrcettrfg)gjanvher somre
Vivtut fuy

Palindrome : Mot ou expression qui peut se lire dans les deux sens
Exemple Laval

Pantoum - Originaire de Malaisie, il fut cité par Victor Hugo dans les notes des Orientales, et a été en faveur chez les romantiques. Il est écrit en strophes de quatre vers. Deux thèmes y sont traités parallèlement, l'un dans les deux premiers vers, l'autre dans les deux derniers de chaque strophe. Les vers 2 et 4 de chaque strophe reviennent comme vers 1 et 3 de la suivante.

Paronomase : figure qui consiste à rapprocher des mots avec des sens différents mais avec des sonorités analogues.
La paronomase peut ne pas se borner à une différence d’un seul phonème : ainsi dans un verset de la 1ere des 5 grandes odes de Claudel, entre raisonnable et résonne :
Quand l’homme est à la fois l’instrument et l’archet,
Et que l’animal raisonnable résonne dans la modulation de son cri.
L’effet de résonance , de la paronomase justifie l’emploi de la périphrase animal raisonnable pour « l’homme », le terme générique figurant à la même place de sujet dans le verset précédent
Dans l’exemple suivant d’Aragon, la paronomase se trouve aussi bien à l’intérieur du vers qu’à la rime, assurant ainsi un lien à la fois horizontal et vertical :

Aucun murmure de mémoire, aucun bronchement de branche
Ton pas est doux comme un crayon gris sur la page très blanche

Paronymes : Des paronymes sont des mots qui se ressemblent sur le plan des sonorités, mais qui n'ont pas la même sens. Il faut donc éviter de les confondre, car les paronymes... ne sont pas des synonymes.
Ex: Conjoncture (situation) et conjecture (hypothèse) sont des paronymes. De même pour boire et voir.
Si la prononciation est exactement la même, alors on parle d'homonymes.


Pastourelle : forme poétique de langue d’oïl, plus particulièrement picarde, répandue aux XIIeme et XIIIeme siècles. Fondée sur une alternance de couplets et de refrains, accompagnée d’une mélodie, la pastourelle raconte la séduction d’une bergère par un chevalier.

Pathétique : capacité d'émouvoir le lecteur en agissant sur son pathos ( souffrance, passion). L'auteur choisit des expressions, des images propres à émouvoir profondément le lecteur.
Exemple l'opposition sociale entre les deux enfants et leur commune fraternité dans le " Joujou du pauvre"

Périphrase : utilisation de plusieurs termes au lieu d'un seul : La capitale de la France pour désigner Paris.
Exemple " Ces retraites ombreuses" pour évoquer les jardins dans " Les veuves"

Personnification : représentation d'abstraction, de choses ou d'animaux par des personnes.
Exemple : " Les esclaves ...du Temps.." dans " Enivrez-vous"

Phonème : Élément sonore du langage articulé. Il s'agit d'un son. (la phonétique traditionnelle classe les phonèmes en voyelles, consonnes et semi-voyelles)
ex: on, an, ou, é, etc

Pied : Les pieds n'existent pas en poésie française. Ils existaient en poésie latine et grecque. Certains pieds pouvaient contenir plusieurs syllabes.

En poésie française, il n'y a que des syllabes. Mais il arrive que les gens les appellent improprement pieds. Alors, c'est la définition de syllabe qu'il faut comprendre quand on entend quelqu'un parler de pied.

- Autre point: une distinction nette est à faire entre ces deux (2) phénomènes complètement différents suivants:

1. le "e" muet dans une syllabe sonore: exemple: vie, bais/saient et en/goue/ment.

Règle: Il n'est pratiquement jamais prononcé, ni compté en poétique.

2. la syllabe muette: ie celle qui ne contient aucune autre voyelle qu'un "e" muet. Exemple: el/les/ en/trent/ len/te/ment/ par/ la/ por/te/ de/ de/vant.

Règle: Les syllabes muettes sont toujours prononcées et comptées sauf en fin de vers, ou lorsque le "e" de la syllabe muette est immédiatement suivi d'une autre voyelle ou d'un h muet.

Ne pas faire de distinction entre ces deux phénomènes, soit

A) "e" dans une syllabe sonore et
B) "syllabe muette",

entraine des confusions dont on ne peut sortir qu'au prix de multiples pages d'explications qui finissent par brouiller les cartes.

Poème à forme fixe - poèmes possédant une structure rigide et un nombre de vers imposé par la structure même de la forme poétique choisie.

Prosodie : Science qui étudie les éléments dont sont formés les vers : nombre, rythme, rime.
Qu’est ce qu’un vers ? « Un assemblage de mots mesurés et cadencés selon certaines règles »

Prosopopée : désigne une allégorie,( ou un mort ) qui prend la parole.
Exemple : " Il entendit une voix chuchoter sous la tombe où il était assis et cette voix disait : " Maudites soient vos cibles.... turbulents vivants" "
" Le tir et le cimetière"

Psittacisme : répétition mécanique d’un même énoncé à la manière d’un perroquet
Exemple « brrr, fit le duc […] brrr, fit Mouscaillot »

Redondance : répétition de la même idée sous plusieurs formes : Les plaintes , les doléances et la revendications des manifestants.


Quatrain - Strophe composée de quatre vers. On en trouve à rimes embrassées ou croisées.

Rejet

Il y a rejet (ou enjambement) quand un mot ou plusieurs sont rejetés d’un vers sur le vers suivant. Il arrive que le rejet forme à lui seul un vers.

Mon unique culotte avait un large trou.
Petit poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était la Grande Ourse.
Arthur Rimbaud

Même il m’est arrivé quelque fois de manger
Le berger.
La Fontaine
Bref groupe de mots qui complète un groupe syntaxique placé au vers précédent.
Est-il vrai que parfois le triste coeur d'Agathe
Dise: Loin des remords, des crimes, des douleurs... (Baudelaire)
le mot "dise" forme un rejet dans l'exemple ci-dessus.

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MessageSujet: Re: Poésie : termes et définitions.   Mer 7 Déc 2005 - 3:51

Rime - Homophonie (répétition d'un son) entre deux ou plusieurs mots, à la fin des vers. Les 3 caractères des rimes sont : la disposition, le genre et la qualité.

La rime, c’est le retour de sons identiques à la fin de deux ou plusieurs vers.
Quel couchant douloureux nous avons ce soir !
Dans les arbres pleurait un vent de désespoir.
Jules Laforgue

1-La rime a un nom selon sa sonorité


-rimes riches : 2 syllabes finales ont la même sonorités :
A qui venge son père, il n’est rien d’impossible :
Ton bras est invaincu, mais non pas invincible.
Corneille

-rimes suffisantes : sons semblables + consonne d’appui :
Comment on doit quitter la vie et tout ses maux !
C’est vous qui le savez, sublimes animaux !
Alfred De Vigny

-rimes pauvres : seuls les sons ou voyelles semblables
Cherche longtemps sa forme et n’y retrace pas
D’amour mystérieux ni divin ni combats.
Théodore de Banville

-Rimes défectueuses :
Faire et défaire
Encouragé et découragé
Heureux et joyeux
Malheur et bonheur
Hâte et toujours
Ville et fille

Un mot simple et son composé
Deux composé d’un même mot
Deux mots de sens voisins
Deux mots de sens contraires
Prononciation différente de la voyelle
Deux mots trop souvent employés
Deux mots qui ne riment que pour l’œil.

2- Les rimes sont masculines ou féminines.


-rimes masculines : se terminent par une syllabes tonique ou sonore : opéra, corail, natal, maternel sont masculine.

-rimes féminines :
Se terminent par une syllabe muette ou atone : fable, sages, égale, silence, sont féminines.
Les poètes classiques ne faisaient jamais rimer un pluriel avec un singulier. Les poètes contemporain ne se soucient plus de cette rêgle :
Gentils enfants des prolétaires
Gentil enfants de la misère.
Jacques Prévert.

3- Les rimes ont un nom selon leur alternance dans le poème.
Soit : m= rime masculine et f= rime féminines

-les rimes plates ou suivies : elles se succèdent deux par deux (mm, ff)
Puissiez-vous goûter de vrai contentements, (m)
L’un pour l’autre à jamais garder vos sentiments ! (m)
Trahi de toute parts, accablé d’injustices, (f)
Je vais sortir d’un gouffre ou triomphent les vies (f)
Molière

-les rimes croisées : elle alternent (f, m, f, m)
Mais elle était du monde où les plus belles choses (f)
Ont le pire destin
Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses (f)
L’espace d’un matin.
Malherbe

-Les rimes embrassées: deux rimes d’une espèce sont enfermées entre deux rimes de l’autre espèce.
Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz mes vers et vous émerveillant :
Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle.
Pierre De Ronsard

-les rimes mêlées : leur succession est libre

- Les rimes imparfaites :
Retour du même son final, sans tenir compte de la consonne qui précède ou qui suit.
Dans la chaude prairie, où le vent fait de l’ombre
Pousse le lychnis rose et l’oseille sauvage,
Qui, pourpre et cannelée, berce sa tige longue.
Francis Jammes

-Quand les vers n’ont plus ni rime ni assonance, ils sont appelés des vers blancs.

II Qu'est-ce qu'une rime? Approfondissement

La rime a pour fonction d'indiquer à l'oreille la fin de la période rythmique constituée par le vers.
La rime est la répétition d'un même son vocalique à la fin de deux vers différents. C'est la mémoire interne du poème. Par leur position privilégiée en fin de vers, les rimes soulignent le rythme, rapprochent ou opposent des mots clés.
Primitivement, elle se réduisait à l'assonance, c'est à dire à la similitude de la dernière voyelle accentuée du vers, et le plus souvent cette voyelle était la même pour toute une série.


La richesse de la rime

Elle est définie par le plus ou moins grand nombre de phonèmes associés par la rime:

La rime pauvre

Un seul élément vocalique commun: fous/cou

La rime suffisante

Un élément vocalique + une consonne en commun: peine/veine; Oeil/orgueil;

La rime riche

Trois éléments (homophonies) en commun ou plus: vers/divers; éperdus/ardus


De la rime riche

Les poètes de la fin du XVe siècle et du commencement du XVIe siècle poussèrent plus loin encore la recherche de la rime riche et tombèrent dans les jeux de mots: remplaçant l'inspiration poétique qui leur manquait par l'ingéniosité et la complication des moyens rythmiques, ils imaginèrent diverses combinaisons de rimes, qui n'eurent bien heureusement qu'une vogue de courte durée. C'est à cette époque qu'on voit fleurir les rimes couronnées, empérières, équivoquées, fratrisées, annexées, batelées, brisées, rétrogrades, sénées, en écho, en kyrielle, concatenées, etc. :

Rime couronnée

Dans la rime couronnée, la dernière syllabe du vers, ou même les deux ou trois dernières, sont répétées deux fois.

La blanche colombelle, belle,
Souvent je vais priant, criant;
Mais dessoubs la cordelle d'elle,
Me jecte un oeil friand, riant.

La rime passait pour la plus belle encore quand les deux mots venaient de la même racine.

Les princes sont aux grands cours couronnés
Comtes, ducs, rois, par leur droit nom nommés

Rime empérière

La rime empérière répétait trois fois la même consonance à la fin du vers .

Bénins lecteurs, très diligents, gens, gens,
Prenez en gré nos imparfaits, faits, faits.

Rime équivoquée

La rime équivoquée (dites «ecquivocquées» ou par «ecquivocques») reproduisait à la fin de deux vers des mots entiers offrant à l'esprit un sens différent, mais à l'oreille un même son.

Ici n'oy point le bruyt des tombereaulx,
Je n'oy que vents souffler et tomber eaux,
Je n'ay souci si beuf ou vache arreste,
Je n'ay le heurt quand vient ou va charette.

Elle peut-être amusante par manière de plaisanterie, comme dans ces vers de Banville sur Henri de la Madelène:

J'adore assez le grand Lama,
Mais j'aime mieux la Madelène.
Avec sa robe qu'on lama
J'adore assez le grand Lama.
Mais la Madelène en l'âme a
Bien mieux que ce damas de laine.
J'adore assez le grand Lama,
Mais j'aime mieux la Madelène.

Voici des vers avec double équivoque, à l'émistiche et à la rime:

Quand ung vouloir lasche ose en Royaulme ou Empire
Divis faire à la chose, en sorte qu'elle empire,
Il se soumet en pire accident mortel qu'oncques;
Jamais donc nul aspire abolir lieux quelconques.

Rime annexée

La rime annexée, qu'on appelle aussi tantôt rime concatenée, tantôt entrelacée, fraternisée ou fratrisée.
Si on commençait le second vers par un mot de même famille que le dernier mot du vers précédent on disait alors que la rime était annexée:

Ainsi se fait rime annexée,
Annexant vers à autres vers,
Versifiée, et composée,
Composant tels mots ou divers,
Diversement mis et repris,
Reprenant la syllabe entière.

Rime fratisée ou enchaînée

La rime est fratisée ou enchaînée quand la finale du vers (la dernière ou les deux dernières syllabes) est répété au début du vers suivant, mais avec une acceptation différente:

Metz voyle au vent, single vers nous, Caron,
Car on t'attend; et quand seras en tente
Tant et plus boy, bonum vinum carum.
(Marot).

Rime batelée

Dans les rimes batelées, qui s'appliquent aux vers de dix syllabes, le dernier mot du premier vers rimait avec la quatrième syllabe du second vers:

Quand Neptunus, puissant dieu de la mer,
Cessa d'armer carraques et galées,
Les Gallicans bien le durent aymer
Et réclamer ces granz ondes salées.
(Marot).

La rime pouvait être en même temps couronnée et batelée:

Molinet n'est sans bruyt ne sans nom, non;
il a son son et, comme tu vois, voix,
Son doux plaid plaist mieux que ne fait ton ton.

ou encore équivoquée et couronnée:

Amy, je suis ainsi confus qu'onc fus
Veoir tant errer étiques hérétiques.

Rime brisée ou interne

Les rimes étaient brisées quand les vers, une fois coupés à la césure, présentaient une suite de petits vers rimant ensemble et offrant un sens complet:

De coeur parfait - chassez toute douleur,
Soyez soigneux, - n'usez de nulle feinte,
Sans vilain fait - entretenez douceur,
Vaillant et pieux, - abandonnez la feinte.

Rime en écho

La rime en écho répétait la dernière syllabe ou les deux dernières syllabes du vers; tantôt l'écho changeait à chaque vers et formait un petit vers isolé:

Icelle est la mignote
Note,
Qu'amour fait sçavoir;
Avoir
Qui peut belle amye,
Mye
Nel doit refuser.

Tantôt l'écho, toujours en dehors du vers, était le même pour plusieurs vers de suite:

Respond, Echo, et bien que tu sois femme,
Dy vérité; qui fit mordre la femme?
Qui est la chose au monde plus infâme
Qui plus entendre à l'homme de diffame?

Rime en kyrielle et rime concaténée

Quant aux rimes en kyrielle, qui répétaient périodiquement un même vers, et aux rimes concaténée, qui commençaient et finissaient chaque couplet par un vers semblable, elles sont sans doute moins étranges. On peut n'y voir qu'un refrain propre aux chansons. En voici deux exemples:

Tout à l'entour de nos remparts
Les ennemis sont en furie:
Sauvez nos tonneaux, je vous prie!
Prenez plus tost de nous, soudards,
Tout ce dont vous aurez envie:
Sauvez nos tonneaux, je vous prie.

D'Eléonore
Chacun admire le talent;
Et ce que personne n'ignore,
C'est qu'on soupire en écoutant
Eléonore.
(Marot).

Rime sénée

Rime sénée, ainsi nommée, lorsque tous les mots du vers commencent par la même initiale ou lorsque chaque vers commence par le ou les mêmes phonèmes:

C'est Clément Contre Chagrin Cloué
Et Est Estienne Esveillé, Enjoué.
(Marot).

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MessageSujet: Re: Poésie : termes et définitions.   Mer 7 Déc 2005 - 3:52

Rime serpentine.
Dans les traités de la métrique latine médiévale, la rime est qualifiée de serpentine quand les troisième et quatrième vers des quatrains sont semblables, comme dans: (aabb ccbb ddbb etc.); ou lorsque les deux premiers vers d'un quatrain riment avec les deux derniers vers du quatrain suivant, tandis que les deux derniers vers du premier quatrain avec les deux premiers vers du quatrain suivant: (aabb bbaa aacc ccaa etc.)
Plus tard d'autres diront que La rime est serpentine lorsque deux vers riment syllabe par syllabe sans être pour cela holorimes; en d'autres termes, les consonnes d'appui ne sont pas obligatoires. Exemple:

Je suis parti
De nuit, marri,
Troué, perclus, la mort au coeur.
Tout est perdu, las! fors l'honneur.

Rime rétrograde

La rime rétrograde offrait à chaque vers une série de mots dont on pouvait faire l'inversion mot à mot, syllabe par syllabe, ou même lettre par lettre, tout en conservant le sens et la rime:

Triomphamment cherchez honneur et prix,
Désolez cueurs, méchants infortunez;
Terriblement estes moquez et pris.

En retournant les mots, on obtient:

Prix et honneur cherchez triomphamment,
Infortunez, méchants cueurs désolez
Pris et moquez estes terriblement.

Rimes triplées

Les rimes triplées (aaa,bbb, etc.) proscrites de la poésie classique qui aime trop la sobriété pour ne pas estimer abusif le nombre de trois, ont été souvent en honneur dans la strophe romantique.

Rime marotique

Tradition rhétorique (Clément Marot: XVIème siècle): on passe de la rime au jeu de mots: Rimailleur/rime ailleurs.

Rime pour l'oeil

La fonction sonore (rime pour l'oreille) a parfois été sacrifiée au profit d'une rime pour l'oeil (seule l'écriture est la même):

Il est amer et doux, pendant les nuits d'hiver,
D'écouter, près du feu, qui palpite et qui fume,
Les souvenirs lointains lentement s'élever...
(Baudelaire)


Règles de la rime

Le genre de la rime

Le genre de la rime est défini par une finale. Il y a deux genres comme suit:

• La rime féminine

La rime est dites féminine, lorsque le dernier mot du vers est constituée par une voyelle sonore suivie d'un «e» muet; cet «e» muet ne compte pas dans la mesure du vers. Le «e» muet peut-être suivi de «s», ou de «nt».

• La rime masculine

La rime est dite masculine lorsque le dernier mot du vers se termine par une syllabe sonore. Lorsque la terminaison «ent» se trouve à la fin des vers, elle se prononce «ant», la rime est masculine.

Poëtes ou ciseleurs,
Par nous l'esprit se révèle.
Nous rendons les bons meilleurs,
Tu rends la beauté plus belle.

Sur son bras ou sur son cou,
Tu fais de tes rêveries,
Statuaire du bijou,
Des palais de pierreries!
(Hugo).

Du mélange des rimes

Il est un principe généralement admis dans notre versification depuis la Pléiade: c'est la règle de l'alternance des rimes. Une rime masculine ne peut être immédiatement suivie d'une rime masculine différente, de mêmes que deux rimes féminines différentes ne peuvent se succéder immédiatement. Ainsi, la versification classique exigeait de faire alterner rimes féminines et rimes masculines.
Les rimes considérées dans leur disposition peuvent être continues, plates ou suivies, croisées, embrassées, redoublées, tiercées, mêlées, etc.

• Rimes continues

Les rimes sont continues (AAAA) lorsque la même consonance termine tout les vers d'un poème, ou au moins une période de vers assez longue.(if, actif, passif, vif, pensif).

• Rimes plates

Les rimes plates (AABB) ou suivies se succèdent deux à deux. Depuis la règle de l'alternance, les couples sont successivement masculins et féminins. C'est la combinaison adoptée dans nos tragédies et nos comédies classiques, dans les satires, les épitres, etc.

• Rimes croisées

Les rimes sont croisées (ABAB) quand les rimes masculines alternent avec les rimes féminines.

• Rimes embrassées

Dans les rimes embrassées (ABBA), deux vers féminins de même rime sont enclavés dans deux vers masculins de même rime; puis deux vers féminins embrassent deux vers masculins, et ainsi de suite. On peut aussi commencer par une rime féminine, mais alors le cinquième vers sera masculin.

• Rimes redoublées

Dans les rimes redoublées, la même rime, masculine ou féminine, se répète plus de deux fois:

O musique éloquente à dire l'indicible,
Rythme! accords chameurs qui dans les cieux cléments
Ouvrez à nos regards la porte inaccessible
Du palais où, pareils aux flêches de la cible,
Tremblent les astres d'or au fonds des firmaments.

• Rimes tiercées

Dans les rimes tiercées, le premier tercet, ou groupe de trois vers, offre deux rimes masculines embrassant une rime féminine; celle-ci est reprise au second tercet pour embrasser une rime masculine nouvelle, qui, au troisième tercet, embrassera à son tour une nouvelle rime féminine, et ainsi de suite. La pièce se termine par un vers isolé qui rime avec le second du dernier tercet. On peut naturellement commencer par deux vers féminins embrassant un vers masculin. Ce système n'est employé que dans la Terza Rima.

• Rimes mêlées (et vers libres)

Les rimes mêlées admettent toutes les combinaisons, pourvu que la règle de l'alternance soit observée. Elles peuvent être successivement plates, croisées, embrassées, redoublées; c'est le goût du poète qui le guide dans l'emploi de ces divers systèmes. Le seul principe qu'il faille poser, c'est qu'on doit éviter de faire coïncider l'arrêt du sens avec la fin d'un système de rimes.
Le plus souvent dans les rimes mêlées, le poète emploie des vers de différents mètres, c'est à dire de différentes longueurs. Ce procédé qui porte le nom de «vers libres» et qui est une importation italienne du début du XVIIe siècle, demande une grande science rythmique, mais aussi sa souplesse lui permet d'accommoder le rythme aux moindres nuances de la pensée.
«Les fables» de La Fontaine recèlent les modèles les plus parfaits de nos vers libres français. Rajoutons que les poètes modernes se prêtent à toutes les différentes sortes de mètres et à toutes les différentes combinaisons (rimes alternées inclues) de rimes et que leur poésie (vers libres) est d'autant et encore plus libre.

• Rimes alternées

Il y a une dernière combinaison de rimes, aujourd'hui disparue de notre poésie et que l'on rencontre parfois dans les chansons du Moyen Âge: ce sont les rimes alternées, qui présentent trois ou quatre consonances différentes se reproduisant dans un ordre déterminé:

Maint homme prend la mort,
Par trop fort le contraindre
D'ammaser la richesse
Comme avaricieux;
Et puis, quand il est mort,
Ceux qui le deussent plaindre
En deuil et en tristesse,
Ce sont les plus joyeux.

• Couplet monorime

Se dit, adjectivement, de couplets écrit chacun sur une rime unique; ou, substantivement, de l'ensemble du poème. En général, le monorime est dénué de prétention artistiques: c'est une plaisanterie ou un jeu de société. La forme du monorime contribue à l'effet comique. Ce retour acharné de la rime unique, c'est celui du diable que l'on pousse au fond de sa boîte et qui ressurgit sans cesse plus têtu et plus élastique: le comique de répétition est là, virtuel, prêt à jaillir. Et, dès que le sens s'y prête en donnant dans le genre badin, le poème trouve sa raison d'être.
On peut, cependant, essayer de tirer parti de son insistance. Mais il faut que le sens soit lui-même en rapport avec l'idée d'obsession ou de répétition lassante. «Melancholia II», «Nevermore» dans «les poèmes Saturniens» de Verlaine en sont de bons exemples.


Rondeau - Il existe différents types de rondeaux. Sous sa forme classique, le rondeau est un poème de treize vers composés sur deux rimes seulement et un refrain de deux vers au moins répété plusieurs fois (A), l'autre huit fois (B) ou vice versa.

Rondel - Il comprend trois couplets, dont le second et le troisième se terminent, en guise de refrain, par la répétition du premier ou des deux premiers vers de la pièce : le premier couplet compte toujours quatre vers, le second trois ou quatre, le troisième cinq ou six.

RYTHME


Il n’est pas de poème sans rythme …
Le rythme est donné par les accents, la césure, le rejet.

1. Les accents

Mots comprenant plusieurs syllabes :
Il est des syllabes accentuées (tonique) et des syllabes atones. Leur agencement contribue au rythme.

Accent tonique sur la dernière syllabes :
Demain, maintenant, abritera.
Mais, sur l’avant dernière, si la dernière est formée avec un E muet, laine, platane, sentinelle.
C’est la pluie ancienne et molle
Qui descend sur le jardin
Et ma mère en robe blanche
Un bouquet dans chaque main.
René-Guy Cadou

Mot comprenant une seule syllabes :
Il prend ou perd l’accent tonique, selon les mots qui l’entourent.
Un soir t’en souvient-il ? Nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Alphonse De Lamartine.


2- La césure
On appelle césure la coupe d’un vers a une syllabes tonique. Cette césure divise le vers en membres rythmiques. En jouant avec les césures, en déplaçant les accents, le poète fait varier le rythme du poème.

Dans un alexandrin, chaque moitié est appelée : hémistiche. Par extension, l’hémistiche est aussi la césure au milieu du vers :
Nul ne sait votre sort,/ pauvres têtes perdues.
Victor Hugo
Il vit un œil, tout grand ouvert/ dans les ténèbres.
Victor Hugo

3- Accumulatif adj.
Un vers a un rythme accumulatif si le nombre de mesures est supérieur à la moyenne (4 pour un alexandrin)


(NB : On rappelle que chaque mesure se termine par un accent tonique)

4- Binaire adj.
Si un vers est divisé en 2 ou 4 mesures de même longueur, alors son rythme est binaire. L'accent tonique se trouve en nombre pair.


Le rythme de cet alexandrin de Baudelaire est binaire (à l'oreille, on entend : 1-2-3 / 1-2-3 // 1-2-3 / 1-2-3 ). C'est un rythme particulièrement régulier.

5- Ternaire adj.
Le rythme d'un vers est ternaire si ce vers est divisé en 3 mesures de même longueur (chaque triangle représente un accent tonique)
Voici un ex. d'alexandrin au rythme ternaire :


6- Croissant adj.
Le rythme d'un vers est croissant si les mesures sont de plus en plus longues.

Ce type rythme est généralement utilisé pour mettre en évidence un sentiment ou un mouvement qui augmente. S'oppose au rythme décroissant

7- Décroissant adj.
Le rythme est décroissant si les mesures sont de plus en plus courtes.


C'est le schéma inverse du rythme croissant.

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MessageSujet: Re: Poésie : termes et définitions.   Mer 7 Déc 2005 - 3:54

Scansion : Action de scander, c'est-à-dire de faire ressortir les syllabes d'un vers (le e final à la rime est muet ; un e final à l'intérieur d'un vers n'est muet que devant un son vocalique.

Sonnet - Poème de quatorze vers composé de deux quatrains et de deux tercets formant un sizain. Chaque quatrain forme un tout sur le plan de la rime comme du sens. Les deux tercets sont inséparables. Chacun comprend deux vers rimant ensemble ; ces deux vers sont embrassés avec un troisième vers rimant avec le premier et le troisième vers du tercet suivant (CCD).

Stances : Poème formé d'une série de strophes d'inspiration grave qui témoignent souvent d'une méditation personnelle. Ces strophes sont construites sur un schéma identique.
Les stances peuvent constituer un poème à part entière (par exemple chez Lamartine) ou bien être intégrées dans une pièce de théâtre comme c'est le cas pour les stances du Cid, de Corneille.


Strophes

Qu’est-ce qu’une strophe ? C’est un groupe de vers.
Parmi les strophes les plus connues citons :
-le distique : strophe de deux vers ayant un sens
-le tercet : strophe de trois vers
-le quatrain : strophe de quatre vers.

L’harmonie de la strophe peut être produite par :
-L’allitération, répétition de mêmes consonnes.
Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèles.
Victor Hugo

-l’assonance : répétition du même son voyelle :
Ou penché à l’avant des blanches caravelles …
José-Maria De Hérédia.

-La répétition d’un ou plusieurs mots.
Il tourne et tourne, et sa voile, couleur de lie
Est triste et faible, et lourde, et lasse, infiniment.
Emile Verhaeren

Superlatif : système de comparaison désignant l'infériorité ou la supériorité absolue : le superlatif est toujours précédé de l'article défini : le plus grand ; le moins grand.
Exemple " Vous êtes, je crois, le plus bel exemple d'imperméabilité féminine qui se puisse rencontrer..." " Les yeux des pauvres"

Syllabe : unité phonétique fondamentale, groupe de consonnes et de voyelles qui se prononcent d'une seule émission de voix.

Synérèse

Contraction de 2 voyelles en une seule émission de voix (on dit aussi diphtongaison)
Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux
Souvenez-vous qu’à mon âge
Vous ne voudrez guère mieux.
Corneille.

Synecdoque : accroissement ou rétrécissement du sens d'un terme : on peut employer la partie pour le tout : les voiles pour désigner les bateaux ; le tout pour la partie : une veste de daim ( en peau de daim) ; la matière pour l'objet : un cuir ( pour désigner un pantalon en cuir)
Exemple " Tes cheveux contiennent un rêve de voiles et de mâtures..." " Un hémisphère dans une chevelure"

Synesthésie : phénomène d'association par lequel des sensations différentes se correspondent, se font écho : Baudelaire dans le poème "Correspondance" des Fleurs du Mal" :
" Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent."
Exemple : " Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout ce que je sens ! tout ce que j'entends dans tes cheveux"
" Un hémisphère dans une chevelure"

Tautogramme - Phrase ou proposition ou vers dont tous les mots commencent par la même consonne.

Tercet - Strophe de trois vers.

TERZA RIMA (tèr-tsa-ri-ma), s. f.

Système de versification employé par les premiers poëtes italiens, par Dante et Pétrarque, dans leurs grands poëmes. Ce système consistait à couper le chant en tercets ou stances de trois vers. Mais, bien que le sens fût arrêté ou au moins suspendu à la fin de chaque tercet, tous se reliaient pourtant l'un à l'autre, parce qu'il y avait au milieu de chacun un vers qui amenait deux rimes dans le suivant ; à la fin de la pièce on ajoutait un vers pour rimer avec celui-là. En voici le modèle : aba-bcb-cdcded.... yzyz.
ÉTYMOLOGIE : Ital. terza, troisième, du lat. tertius, troisième, et rima, rime.

Triolet : Petit poème d'origine médiévale comportant huit vers. Il est fondé sur la reprise en refrain d'un ou de deux vers.

Troubadour : Au moyen-âge, c'est un poète de langue d'oc qui compose (composer se dit «trobar» en langue d'oc) des poèmes lyriques, qui parlent le plus souvent de l'amour courtois. Il est le plus souvent errant.

Trouvère : Poète, jongleur et diseur de vers au Moyen-Age, le trouvère, attaché en général à un grand seigneur composait ses vers en langue d'oïl. C'est en quelque sorte l'équivalent du troubadour, mais en langue d'oïl, c'est-à-dire dans le nord, où composer se dit « trouver ».

Vers - assemblage de mots réunis à l'écrit sur une ligne et régis par certaines règles rythmiques.
C’est un énoncé rythmique au rythme identifiable qui commence par une majuscule et se termine par un retour à la ligne. Il peut se terminer par une rime. Suivant son mètre (sa longueur) on parlera de décasyllabe, d'alexandrin, d'octosyllabe etc. Suivant le nombre de vers contenus dans la strophe, on parlera de distique, de tercet, de quatrain, de quintil, de sizain, de dizain, ou de douzain. On pourra aussi identifier les rythmes particuliers (binaire, ternaire, croissant, décroissant, accumulatif) à l'aide de notions comme l'accent tonique, la coupe, la césure, la mesure…

Versification : art, technique de composer des vers réguliers ; on parle également de métrique.

Vers impair - comptent un nombre de syllabes impair - Ils sont utilisés afin de produire des effets exceptionnels ou par contraste ou recherche.

Villanelle : Poème d'origine médiévale fondé sur un jeu de refrains. Composition vocale d'origine populaire (Naples), le plus souvent destinée à 3 ou 4 voix, avec ou sans accompagnement instrumental. En vogue aux XVe et XVIe siècles, elle a un caractère léger et se présente volontiers comme une satire du madrigal. En France, au XVIe siècle, petit poème pastoral mis en musique. (Le terme s'applique également à la musique seule.)

Virelai : Poème médiéval à forme fixe, à plusieurs couplets et à deux rimes. Parfois donné comme synonyme de «villanelle»

Zeugme - nom masc. Procédé qui consiste, par souci du raccourci ou pour produire un effet comique, à omettre un terme déjà présent dans un membre de phrase, dont la répétition serait nécessaire au point de vue du sens et de la syntaxe mais que le lecteur pourra rétablir de lui-même. Figure par laquelle on associe deux ou plusieurs éléments qui ne sont pas sur le même plan syntaxique ou sémantique. On parle alors de zeugme syntaxique ou de zeugme sémantique.
ETYM.: du grec zeugma= " lien".
Le zeugme (ou zeugma) est souvent utilisé à des fins comiques, en faisant de telle sorte que le même mot se rapporte à des choses très différentes:
"J'avais la tête et les poches vides", "Il posa son chapeau et une question ".
Mais ce n'est pas toujours le cas. Ainsi quand Victor Hugo parle des veuves remuant la cendre de leur foyer et de leur cœur ou quand il écrit dans Booz endormi: "Vêtu de probité candide et de lin blanc.



La bibliothèque nationale de France a numérisé d'anciens traités de versification:

http://gallica.bnf.fr/

on peut y trouver en téléchargement sous forme de fichier . tif ou . pdf les :

- art poétique de Vauquelin de la Fresnaie (1605)
- essai sur la poesie rythmique Bouchaud
- la langue de la pléiade Charles Marty-Laveaux
- l'art poétique François-Pierre de Laudun
- le vers français ancien et moderne Adolf Tobler 1885
- manuel de pureté du langage Jean Noel Blandin
- observations sur l'art de versifier Nizier du Puitspelu 1893
- petit traité de poésie française Théodore de Banville (1871-edit.1891)
- petit traité de poésie française Théodore de Banville (1871-edit.1903)
- Quicherat_traite de versification
- traité de la poésie françoise_Michel Mourgues(1642-1713)
- traite de la prosodie Abbé d'Olivet_vers 1750
- traité gal versification française Louis becq de Fouquieres

dictionnaire en ligne des synonymes :
http://elsap1.unicaen.fr/

traité en ligne ou téléchargeable de Pierre Brendao:
http://www.accents-poetiques.com/prosodie/

dictionnaire en ligne des rimes:
http://www.barbery.net/lebarbery/noindex/pourlesnuls-standard.htm

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MessageSujet: Re: Poésie : termes et définitions.   Dim 19 Mar 2006 - 0:05

un fil qui tend vers les techniques méthodologiquement décryptées.
Bravo Romane, pour l'exercice.
Mais sitôt lu, sitôt je grimpe sur mon bureau, pour crier "Capitaine mon Capitaine" (le cercle des poètes disparus")
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MessageSujet: Re: Poésie : termes et définitions.   Dim 19 Mar 2006 - 0:08

Ne te méprends pas, Bertrand, l'exercice n'est pas de moi. Je l'ai rapporté ici (je ne sais plus d'où, il doit y avoir la référence quelque part, je n'ai pas le courage de chercher) pour la mettre au service direct de ceux que ça intéresserait.
J'suis pour le partage. (enfin, bon, ça dépend de quoi, quand même Embarassed Je précise, au cas où les p'tits malins habituels viendraient inerpréter... Rolling Eyes )

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MessageSujet: Re: Poésie : termes et définitions.   Ven 21 Nov 2008 - 22:54

Merci pour toutes ces définitions =)
J'aimerais cependant vous poser une question, la phrase "Je vous invoque ô Dieux! ô Dieux je vous appelle!" est-elle un chiasme ou une anadiplose? J'n'arrive pas trop à faire la différence...merci de me répondre ^^
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Romane
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MessageSujet: Re: Poésie : termes et définitions.   Ven 21 Nov 2008 - 23:29

Un exemple simple du chiasme :

Ton exemple ne semble pas du tout correspondre à cela.

anadiplose :

  1. (Littéraire) Figure de style consistant à la reprise d’un même mot en fin de phrase et en début de phrase suivante.
    «Il est bête. Bête il restera.» est une anadiplose.
Mais ressemble plutôt à l'anadiplose.

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MessageSujet: Re: Poésie : termes et définitions.   Sam 22 Nov 2008 - 2:13

Bah, ne t'occupe pas du chiasme purulent et de l'anadiplose aigüe, écris comme tu le ressens, et ce sera peut-être mieux, non ?

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MessageSujet: Re: Poésie : termes et définitions.   Mar 9 Fév 2010 - 13:03

ce topic est énorme, j'apprends, et fortifie mon savoir !
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MessageSujet: Re: Poésie : termes et définitions.   

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Poésie : termes et définitions.
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