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 Non à la dictature de la rue !

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Fulminou
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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Ven 24 Mar 2006 - 12:37

Clacla a écrit:
Finalement, on s'est mis tout seul dans cette mouise collante et nauséabonde, non?

Oui. Elire Le Pen aurait été bien plus marrant. Il n'aurait pas pu gouverner (le Fn n'a ni le personnel politique qui convient, ni le soutien de la finance). Il y aurait eu un beau débat politique national et européen ; et Chirac aurait été inculpé. Au lieu de ça, on a eu cinq ans de Chiraquie supplémentaire.
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Fulminou
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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Ven 24 Mar 2006 - 12:38

Clacla a écrit:
mouais! mais bon, je ne vais pas vivre avec des regrets!

ET pour me consoler peut-être que je voterai pour Ségolène si elle se présente...

Ca tournera au grand-guignol, la Ségo à l'Elysée. Je prends date.
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Clacla



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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Ven 24 Mar 2006 - 15:13

attention!! j'ai dit peut-être!! en fait j'en sais rien...je crois pas...on verra bien... Confused Rolling Eyes
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Deliege

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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Sam 25 Mar 2006 - 13:25

Réformistes de gauche, condamnez la violence ! , par Maurice Goldring
Article paru dans l'édition du Monde du 25.03.06


J'ai manifesté dans ma jeunesse contre la visite du général américain Ridgway en 1952. La manifestation était interdite. Nous descendions dans la rue comme nous allions à la guerre, avec de gros gourdins surmontés d'une pancarte alibi. Je manifeste aujourd'hui contre le contrat première embauche (CPE). Je me retrouve entouré de parents avec des poussettes d'enfant, d'hommes et de femmes au visage paisible, des cravates, des sacs à main, des porte-documents en bandoulière. Les parcours ont été négociés avec la police. Les services d'ordre syndicaux et les brigades policières assurent ensemble la sécurité des cortèges. Le monde a changé de base et nous vivons dans une autre société.

Pour les "révolutionnaires", rien n'a changé. La société est composée de groupes sociaux dont les intérêts sont irréconciliables. Les crises doivent se résoudre par la victoire d'un groupe contre un autre. Le réformisme de gauche postule que la société est composée d'intérêts contradictoires qui doivent parvenir à un compromis pour vivre ensemble. Pour la "révolution", l'Etat est au service des puissants et des riches, et seul son renversement pourra le mettre au service des travailleurs et des pauvres. L'image de policiers protégeant des manifestants est donc insupportable, contraire à toute théorie révolutionnaire.
Ceux qu'on appelle les "casseurs" partagent-ils cette idéologie ? Marginaux, exclus, jeunes en colère, ils profitent des manifestations pour exprimer leur mal-être et casser du flic. Mais, parmi eux, il y a des groupes politiques, d'extrême droite et d'extrême gauche, qui veulent radicaliser le mouvement, soit pour le déconsidérer, soit pour créer des martyrs. Si j'interviens ici, c'est pour m'adresser à la gauche réformiste. Personne ne met en doute l'attachement du Parti socialiste à la démocratie parlementaire et au fonctionnement du droit dans notre société. Mais la fascination pour la "révolution" n'a pas disparu et embrume les principes affirmés. Quand les manifestations se terminent par des affrontements brutaux, les réactions doivent être en harmonie avec les principes.
L'enquête est en cours sur les responsabilités de l'agression contre Cyril Ferez, militant syndicaliste hospitalisé. Mais pour une partie de la gauche réformiste, il n'y a pas de présomption d'innocence pour la police. Je n'ai aucune information particulière. J'ai vu ce que tout le monde a pu voir. Un : des forces de police qui laissaient passer des manifestants pacifiques et résolus. Deux : en fin de manifestation, des jeunes qui se mettaient à lancer pierres et matériel de toute sorte contre les policiers.
Ce que j'ai vu me permet d'affirmer que Cyril Ferez, en tout état de cause, est aussi la victime de ceux qui décident qu'il n'y a pas de bonne manifestation si elle ne comporte pas des bagarres avec les forces de l'ordre. Et la gauche réformiste se doit de le dire.

Maurice Goldring, ancien professeur d'études irlandaises à Paris-VIII, est l'auteur de Renoncer à la terreur (Editions du Rocher, 2005).
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Deliege

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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Sam 25 Mar 2006 - 20:07

Dans le film " treize jours" (sur la crise des missiles de Cuba de 1962), le scénariste fait dire à l'un des personnages : "Allons-y, faisons - la péter cette bombe, tout le monde en a envie !!"
Je me demande si nous ne sommes pas dans la même situation avec la crise du CPE …
Au moins depuis les présidentielles de 2002, en France, il semble que tout le monde soit en colère et ait envie de laisser éclater sa rage pour "du passé faire table rase" et tout reprendre à zéro … Un peu comme en 14 quand les soldats partaient la fleur au fusil …
Et je pense que cela ne touche pas que les opposants du moment ou les contestataires de toujours, mais tout le monde… Tout le monde semble avoir un ennemi à occire, une frustration à venger, un furoncle à percer …
A cet ancien leader de mai 68 qui rencontrait les contestataires d'aujourd'hui, un quarantenaire aurait dit "j'ai tout simplement une envie existentielle de dire "non" …"
Faudra t'il y passer ?
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Vilain
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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Sam 25 Mar 2006 - 20:20

A propos..on sait que ça se passe comme ça..mais ça va mieux en le disant grrrrrrrrrrr grrrrrrrrrrr grrrrrrrrrrr grrrrrrrrrrr grrrrrrrrrrr grrrrrrrrrrr grrrrrrrrrrr grrrrrrrrrrr grrrrrrrrrrr grrrrrrrrrrr
Citation :
samedi 25 mars 2006 (13h44) :
Magouilles police ds manif du 23 ... faire suivre
6 commentaire(s).

Témoignage des magouilles des flics-casseurs en fin de manif parisienne.

de Émilie, étudiante en Anthropologie à Lyon II

Je suis allée à Paris le 23 mars 2006. La manif s’est bien passée et il y avait du monde. Nous, gens de Lyon, de Grenoble, de Chambéry, avons formé un beau cortège "Lyon tient son Paris". Certains parisiens sont venus nous remercier d’être venus jusque là et nous étions fiers, même si le gros des lyonnais était à Lyon, sous les gaz des CRS.

Nous étions vraiment nombreux ! Puis, peu à peu, des vagues d’une centaine de "casseurs", appelés au son de cornes de brumes, dévalaient dans la foule, puis occupaient les lignes de bus ! Certains se sont fait voler ou frapper. À la fin de la manif, ils étaient des centaines... Environ 3 000 CRS et gendarmes mobiles bloquaient la place !

Les "casseurs" choisissaient une proie, fonçaient à 20, 30, 50, 100 sur lui (elle) et le (la) défonçaient et le dépouillaient ! Les forces de l’ordres s’en sont pris plein la gueule aussi mais les premiers visés étaient les manifestants. Les manifestants sortaient de la place tant bien que mal mais certains restaient à l’intérieur. Des voitures ont commencé à brûler, les vitrines à péter. Mon groupe a décidé de partir à la gare et je suis restée avec une amie car des potes à moi étaient à l’intérieur.

Les flics bloquaient l’accés à la place à tout le monde. Les passants nous ont accusés d’être les fauteurs de trouble, de faire repartir le bordel des banlieues ! On a dû leur expliquer qu’on était dans la rue car on n’en peut plus de vivre avec 300 euros par mois et d’être pris pour des cons ! Trois casseurs se sont précipités dans la rue, ils ont été interpellés puis sont passés... carte de Police à la main ! Là, on a halluciné, les mecs étaient vraiment chauds ! On s’est faufilé aprés eux car je voulais absolument rejoindre ma pote ! Un flic nous a avertis que si on repassait par là, il nous arrêterait. Il n’y avait plus rien ! Les pompiers éteignaient les voitures mais les casseurs étaient tous partis. Tout était calme...

J’ai rejoint les quais, il ne restait plus que des manifestants en état de choc. On a voulu sortir, mais les camions de flics nous prenaient en sandwich et nous empêchaient de sortir ! Je me suis avancée vers l’un d’entre eux pour lui expliquer qu’on n’était pas d’ici, qu’on hallucinait, qu’on voulait se barrer de cette ville de merde. Il nous a dit d’arrêter de sourire ou que ça risquait de mal tourner. Nous étions piégés ! Pourtant ils voyaient bien qu’il ne restait plus qu’une centaine de manifestants apeurés. Les flics ont commencé à nous filmer et étaient morts de rire face à notre incompréhension et à notre terreur. Ils ont commencé à charger sur ma droite et la foule s’est précipitée contre l’autre cordon de CRS. Une fille, paniquée, leur a demandé des informations, elle s’est fait gazée, puis le gendarme s’est excusé ! Mes genoux claquaient. Le cordon de flics s’est dissous, nous avons couru mais d’autres ont débarqué et ont fait barrage. En fait, ils nous déplaçaient contre le commissariat...

Les cordons se resserraient contre nous, ça hurlait dans tous les sens, deux filles voilées pleuraient. J’avais peur que l’un de nous tombe , que l’on meure étouffés ou piétinés... Les médias étaient parmi nous et nous canardaient de flashs, surtout dès qu’on hurlait. Les flics nous compressaient violemment pour qu’on se révolte et que les médias puissent prendre des photos ! Morts de trouille face aux assauts des forces de l’ordre, nous avons levé nos mains au ciel... Là, ils ont paru bien emmerdés ! Les flash fusaient toujours...

Un flic avec un fort accent de banlieue nous a dit de ne pas paniquer (très drôle), qu’on allait juste vérifier nos identités, que l’ordre de se disperser avait été donné plus d’une demi-heure auparavant et qu’il ne fallait pas nous étonner. Puis vint l’heure de la mise en scène médiatique ! 5 ou 6 flics rentraient en trombe parmi nous, se jetaient sur un mec, le plaquaient violemment au sol. Là, ils attendaient trente secondes, le temps des photos, puis viraient le mec. Ca a duré plus de deux heures. Je tiens à préciser que les arrestations se sont placées dans un ordre bien précis : ils ont commencé par les noirs, puis par les arabes, suivis des mecs qui avaient des dreads ou les cheveux longs, la violence était également graduée. Un gars s’est fait piétiné sous nos hurlements. C’était vraiment très violent..

Nous étions toujours filmés par les flics morts de rire. Ils évitaient tout de même de nous regarder dans les yeux. Par dessus la masse de casques de flics, le drapeau français flottait ; une drôle d’impression m’a serré le bide.... Une bande de 6 "racailles" est sortie escortée de la cour du commissariat. Ils se sont retrouvés avec nous, on a traité les flics de racistes, les gars scandaient artificiellement qu’ils n’étaient pas dans la manif. Ils se sont glissés dans un coin, 5 CRS les ont fait sortir discrètement (nous sommes 3 ou 4 a avoir vu la scène), une fille s’est accrochée à eux pour sortir, les flics sont allés la chercher et l’ont remise dans le cercle, les gars sont partis sous l’oeil complice des flics. Je hurlais sur un photographe, le traitait de collabo, de traitre. Il m’expliqua qu’il prenait juste des photos, qu’il n’écrivait pas les textes dessous, que parfois c’était utile, comme pour le syndicaliste dans la coma par exemple. Je me calmais, je voulais qu’il m’explique. Il m’a confirmé qu’il leur fallait des photos, que Sarkozy sait ce qu’il fait quand il ordonne de ne s’en prendre qu’au manifestants, que tout le monde sait que les RG sont avec les casseurs, sont dans toutes les manifs, dans toutes les AG. Je lui répondais que non, que moi, je ne savais pas, en tout cas pas à ce point !

Nous commencions à comprendre tous ce business, certains flics sont des "casseurs", des RG infiltrés pour embraser la foule, certains "casseurs" doivent avoir des arrangement avec eux pour nous taper sur la gueule dans les manifs (ça passe toujours mieux au JT plutôt que ce soit les CRS ou GM qui nous fracassent) et puis il y a les moutons, ceux qui suivent juste pour se divertir... Ils ont fini par me prendre par le bras pour m’interpeller, enfin ! Le flic était surpris que je vienne de Bron, je gardais le silence face à sa voix toute douce, il m’a souhaité un « passez une bonne soirée mademoiselle », sourire charmeur à l’appui, comme si tout cela était tout à fait normal, comme s’il avait l’habitude ! Il était 20 heures, l’heure des infos. Mes deux amies sont sorties juste après moi, mais nos deux potes, eux, n’étaient pas dans la rue...

On les a appelés, ils étaient dans un fourgon et allait être dispatchés dans des commissariats, ils ne savaient ni quand ni pourquoi, mais on les laissait répondre au téléphone. On a donc loupé notre train qui partait à 20h, on les a attendus jusquà 22h puis on a pris le dernier TGV pour Lyon. Un des deux a été relâché vers minuit, aprés avoir été transporté dans plein de cellules ; on lui a demandé s’il reconnaissait avoir perturbé l’ordre public puis on l’a relâché. Il n’avait toujours pas de nouvelles du dernier. Ils étaient de retour aujourd’hui.

Tactiques policieres - 69.6 ko
Tactiques policieres

source:http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=24857
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Xian

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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Sam 25 Mar 2006 - 20:38

Un peu comme en 14 quand les soldats partaient la fleur au fusil …

HOUhouou

Dans la tranchée z'ont pas vraiment fait de l'horticulture. Casser ses jouets de rage n'est que réflexes de gamins mal élévés et trop bien nantis ...
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Vilain
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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Sam 25 Mar 2006 - 20:55

C'est surtout ça que je voulais souligner...
Citation :
Les flics bloquaient l’accés à la place à tout le monde. Les passants nous ont accusés d’être les fauteurs de trouble, de faire repartir le bordel des banlieues ! On a dû leur expliquer qu’on était dans la rue car on n’en peut plus de vivre avec 300 euros par mois et d’être pris pour des cons ! Trois casseurs se sont précipités dans la rue, ils ont été interpellés puis sont passés... carte de Police à la main ! Là, on a halluciné, les mecs étaient vraiment chauds ! On s’est faufilé aprés eux car je voulais absolument rejoindre ma pote ! Un flic nous a avertis que si on repassait par là, il nous arrêterait. Il n’y avait plus rien ! Les pompiers éteignaient les voitures mais les casseurs étaient tous partis. Tout était calme...
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Deliege

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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Sam 25 Mar 2006 - 21:07

Xian a écrit:
Un peu comme en 14 quand les soldats partaient la fleur au fusil …

HOUhouou

Casser ses jouets de rage n'est que réflexes de gamins mal élévés et trop bien nantis ...

C'était le cas en 14 ?
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Deliege

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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Sam 25 Mar 2006 - 21:12

Vilain a écrit:
samedi 25 mars 2006 (13h44) :
Magouilles police ds manif du 23 ... faire suivre
6 commentaire(s).
source:http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=24857

Excuse moi Jean, mais je ne parviens pas à ne pas être méfiant sur ce type de sources ....

Citation titre de ce site "Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire ! "
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Vilain
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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Sam 25 Mar 2006 - 21:17

T'as jamais vu une manif en 68 ?...moi, j'ai vu et j'ai vu la même chose..des flics qui provoquent... grrrrrrrrrrr
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Deliege

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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Sam 25 Mar 2006 - 21:28

Ben non en 68 j'étais trop jeune .... AngeR
Je pensais d'ailleurs que les "fascistes" dont mes frères parlaient étaient des gens ayant une fâcheuse tendance à se fâcher !!
Je crois bien volontiers en ton témoignage perso ... j'ai un peu plus de mal avec les trucs de seconde main ...
Je sais aussi que la police est désormais une maison suffisamment pluraliste pour que ce genre de comportements ne soit pas strictement institutionnel ...
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Xian

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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 9:26

Qui peut me donner UN résultat positif à une action collective, qui plus est manifestation... ?

Pour rappel et pour ceux qui ont l'âge ou qui aiment l'histoire, quelques aventures de type Waldeck Rochet ou en Belgique l'incroyable comédie de "La loi unique" en 1961... manifs grève totale (du jamais vu en Belgique!) plusieurs morts, police armée gendarmerie et tout le toutim peuple en colère pays ravagé en six mois "ils" ont tenu six mois, essoufflement premier ministre viré suivant Messieurs, vous avez gagné, tout le monde retourne au boulot et à l'école... les manifs ont débuté en décembre 1960, les grèves se sont arrêtées dans un pays exangue en juin 1961.... la loi a été votée en octobre 1961 dans le silence complet des branleurs de première...
L'idée de base est de voir "qui et pourquoi" une émeute est organisée et surtout au profit de qui...

Quant au contexte de "la belle composition scolaire" je serais assez d'avis qu'effectivement c'est un témoignage comme je peux en faire sur commande pour un journal de Lausanne qui me demande de temps en temps des articles politiques... ni vrai ni faux... emballé cadeau pour concierges et blondes qui le valent le bien.


Il faut marteler sans cesse que la démocratie représentative parlementaire est une des meilleures solutions collectives et que le plus simple est d'élire des personnes souhaitées.


Il est devenu classique, que lorsqu'une décision est prise par un pouvoir élu en place et que celle-ci ne convient pas à un groupe de pression, de voir le "collectif" rameuter le "peuple" et lui faire crier des inepties, lui faire oublier que c'est lui "peuple" qui attaque ses propres représentants...

Les mouvements populaires ont définitivement abandonné idées généreuses et solidarité internationale réelle aux staliniens, aux maoïstes, aux polpotistes, aux beau-frères Ceausescu, aux Castro barbus, aux chegévariste promoteurs de l'industrie de la drogue et autres défenseurs de grandeur future se cachant aujourd’hui derrière les fameuses organisations non gouvernementales ou des syndicats parfaitement bidon.

Les émeutes restent dans leur "fond" un excellent moyen pour affaiblir un état de droit et faire passer des idées dictatoriales venues d'ailleurs... hier du Soviet, aujourd'hui de "l'Europe" ( politique) hier des Usa, aujourd'hui du Golfe et de Chine (économique) ...

Bon dimanche de printemps.
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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 11:59

mdr mdr mdr
C'est presque du Haddock !!!
Je suis assez d'accord sur le fond ... C'est pourquoi je n'ai pas du tout apprécié les manifestations contre la présence de Le Pen au second tour des présidentielles de 2002. Une élection, dans un pays démocratique, ça se joue dans les urnes et nulle part ailleurs ...
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Vilain
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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 15:14

Citation :
samedi 25 mars 2006 (21h29) :
Témoignage sur la répression policière
3 commentaire(s).

Voici donc le témoignage d’un camarade de bi-licence, Louis, qui s’est fait interpeller le 23 mars aux Invalides

En parlant de répression policière, je tiens à vous livrer un petit compte-rendu de ce qui m’est arrivé à la suite de la manif.

J’ai fait partie du SO du cortège Paris/Tolbiac, en tête de manif.

Les choses se sont bien passées, et le cordon a permis d’éviter les affrontements avec les bandes de jeunes sauvages venues pour se servir en portables comme dans un supermarché.

Arrivés aux Invalides, nous avons pris la décision de partir très rapidement, étant donnée la tournure que prennaient les évènements sur l’esplanade. Auparavant, nous avons pris le soin de faire passer à tous le mot de rester en groupes de 10 jusqu’au métro. Quiconque se trouvait sur les lieux comprendra cette précaution.

Il était alors 17h environ.

Nous sommes donc partis, et avec quelques amis, nous avons été prendre un verre, à 1O min de marche du "champ de bataille".

Vers 18h-18h30, me trouvant avec deux amis, nous avons décidé de traverser et de longer la Seine afin de rejoindre Chatelet et les liges de metro/RER.

Or, les ponts étant bloqués, nous avons du avancer encore et encore sans pouvoir taverser. Nous nous sommes donc rapproché du bout de l’esplande jouxtant la Seine.

Il se trouvait alors un pont sur lequel nous pouvions passer, après contrôle policier.

Mais juste à côté, nous avons aperçus des flics qui finissaient de vider l’Esplanade et qui ont encerclé au bord de la Seine un groupe d’environ 250 personnes. Observant cela à distance, nous avons constaté qu’ils procédaient à des arrestations ciblées de "casseurs". Des flics en civil se trouvant là nous ont précisé qu’il s’agissait de personnes repérées par les caméras, et qui tentaient de se meler parmi ce groupe de "manifestants" (par oppsition aux "casseurs").

Une fois ces quelques personnes arrétées, les flics ont ouvert une brêche afin de laisser partir ces derniers. Ce groupe, au sein duquel se trouvaient de nombreux journalistes s’est donc éloigné doucement des flics, vers notre direction. J’ai alors reconnu certains amis, dont j’atteste de leur pacifisme. Alors que nous envisagieons donc de nous barrer (je devais aller manger le gateau d’anniversaire de ma mère !) brusquement les flics nous ont de nouveau encerclé. Je me suis donc retrouvé dans le lot sans le vouloir.

Alors que nous étions totalement encerclés, j’ai expliqué à certians flics que je m’étais fait happer dans ce groupe, mais ils ont refusé de me laisser sortir.

C’est alors qu’ils ont embarqué TOUT LE MONDE, UN PAR UN. Précisons que sur les 250, seules 50 ont été laissées en liberté. Les cars étant pleins, on a laissé partir les filles, les biens blancs, les personnes ne portant pas de bloson en cuir et ceux dont la coupe de cheveux et le mode estimentaire s’avérait "reglementaire". Certaines de ces arrestations ont été houleuses, d’autres non. La mienne s’est passé calmement : deux flics m’ont attrapé par derrière, m’ont demandé de les suivre ; j’ai levé les mains en signe de pacifisme ; j’ai même echangé quelqes propos sur le bilan de la manif avec eux.

Arrivé au car, ils m’ont fait vider mes affaires, ont controlé mon identité, et ont rempli une "feuille blache".

Dans le car l’ambiance était bon enfant, car la majorité n’avait rien à se reprocher. On a même pu en discuter calmement avec un flic.

Mais la sympathie affichée a desormais pris dans mes souvenirs un gout amer de démagogie.

Cer lorsque nous sommes arrivés au commissariat du 18ème, les choses ont pris une tournure beaucoup moins amicale. L’absence de journalistes oblige, probablement.

J’ai eu la surprise de m’apercevoir que seuls 10% des gens présents avaient cette fameuse "feuille blanche" à leur nom. Il s’agissait en fait des personnes qui allaient être placées en Garde à vue. Les 90% restant ont été gardés dans des grandes cages et relachés au bout de quelques heures seulement. Plusieurs connaissances en faisaient partie.

Qui dit GAV dit : menottes bien serrées, insultes ("petits connards"), menaces ("vous aller vous retrouver avec les tous les toxicos et les travestis du coin"), et brutalité (une entrée dans un fourgon assez muclée).

Nous avons donc été menés au commissariat de la goutte d’or, à deux pas de là.

Photos de face et de profil, empreintes digitales, fouille à nu (baissez-vous et toussez, svp !). La totale dans l’humiliation.

Je venais d’apprendre que j’étais placé en garde à vue, pour 24h renouvellables, pour "violence contre personne dépositaire de l’autorité publique". Moi qui avais empeché la violence en faisant partie du SO, moi qui avais fui la violence dès l’arrivée aux Invalides !

En réalité, parmis la vingtaine de personnes présentes, la moitié était accusée de violence ou de rébellion, l’autre de "jet de projectiles". Au pif. C’est alors que je me suis souvenu du dialogue entre les 2 flics qui avaient rempli cette fameuse "feuille blanche" :

-Dis donc, je met quoi comme motif ?

-Bah je sais pas. On s’en fout. Fais comme tu veux.

L’ARBITRAIRE LE PLUS TOTAL ! Le but est, je suppose, de faire croire que l’on a arréte des manifestants violents, et que dans le lot, il y avait des vrais casseurs, et d’autres moins virulents sur lesquels on ne prend pas le temps de s’attarder. Il s’agissait aussi d’arrêter le maximum de personnes et de faire gonfler le chiffre effectif des "violents".

Mais manque de pot, le hasard m’a placé dans le premier lot.

Heureusement, j’ai pu établir une déposition dans laquelle j’ai détaillé tout ce qui précède. La flic en face de moi a rapidement compris que je n’avais rien à faire ici. Elle m’a expliqué qu’on avait arrété un lot de personnes, et qu’il y avait forcément des erreurs. J’ignore ce que les autres personnes placées en GAV ont pu faire durant la dispersion de la manif, mais je reste persuadé que la plupart d’entre eux n’avaient rien à se reprocher non plus.

Elle a tout de même été très sympa avec moi. M’a dit que le procureur ne retiendrait probablement rien contre moi, et que je serai surement libre le lendemain. Elle m’a même autorisé à joindre un membre de ma famille par téléphone. Il faut préciser que l’on m’avais fait signer sans la lire ("si tu me fais perdre ton temps je double ta durée de GAV") "notification de mise en GAV" qui stipulait que je renonçais à ce droit...

La chance de tomber sur elle contraste avec la malchance de m’etre retrouvé dans cette situation.

Je vous passe les détails de la nuit. Vous devinez tout de même que les cellules de GAV du commissariat du 18ème n’est pas l’endroit le plus agréable de Paris. Surtout lorsque ces cellues mesurent 5m2 et que l’on y est enfermés à quatre.

Dès 10h30, nous avons pu entendre des slogans émanant d’un vingtaine de personnes venues nous soutenir. le chant des "Liberez nos camarades" a été assez réconfortant. Il s’agissait des personnes de Tolbiac, venues exiger le remise en liberté de Constantin, et moi-même. Apparement, un autre étudiant de Tolbiac ; Laurent, avait été relaché avant.

Vers 12h30, Constantin et moi avons signé nos "notifacations de fin de GAV" et sommes sortis libres, dispensés de toute poursuite judicaire.

Je tiens à souligner l’arbitraire de ces interpellations, mais surtout de ces mises en GAV et de leurs motifs.

Il ne fait aucun doute que ces arrestations étaient politiques. Elles ne visaient pas les jeunes "casseurs", qui n’ont pas subi de telles repressions de masse. Elles visaient clairement les étudiants pacifistes, que l’on a voulu intimider et museler une nouvelle fois.

Chiffres à l’appui. Environ 250 personnes arrétées à Paris, dont à peine 50 pour "vols de portables" ou "vol en réunion" ou "violence en réunion". Par contre, 200 étudiants et journalistes interpellés afin de les dissuader de retourner en manif la prochaine fois.

De telles manoeuvres politique ne peuvent provenir des cervelles atrophiées des CRS et de leurs collègues gendarmes mobiles. Les ordres viennent d’en haut.

C’est tout bonnement écoeurant.

TOUS LES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES ET UNIVERSITAIRES EN GRVE JUSQU’AU RETRAIT TOTAL DE LA LEC ET DU CPE !

TOUT LE MONDE DANS LA RUE MARDI 28 MARS !

NE NOUS LAISSONS PAS INTIMIDER.

PS : je reste solidaire des personnes qui risquent de rester encore en GAV pour de longues heures et notamment mon compagnon photographe de cellule. Refusons la désinformation de masse.

Battons-nous sans nous résigner.

De : philippe
samedi 25 mars 2006

source:http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=24881
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Deliege

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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 16:03

Je ne parviens pas à me connecter sur ce site ...
Qui est "Bellaciao" ? Une association ? Qui sont ses contributeurs ? Quels sont ses liens ? ...
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Vilain
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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 16:25

C'est vrai que très curieusement, il est assez difficile de ce sonecter aujourd'hui sur cetains sites....Surtout quand ils sont militants ( curieux!)...Les contributeurs sont très divers...faut faire un tri, c'est sûr..mais si t'arrive à te connectré, t'es assez grand pour ça.... Ange
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Romane
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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 16:52

Pour info, une panne fait actuellement l'objet de la mobilisation d'équipes de secours. Plusieurs sites sont inaccessibles, quel que soit leur contenu.

http://travaux.ovh.com/?do=details&id=858

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
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http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Deliege

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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 18:22

Ah ben voilà quelque chose trouvé sur le site de la LCR (qui est accessible lui ...) à propos de Bellaciao

La gazette des gazettes

La campagne référendaire a mis en évidence la portée croissante des médias et portails Internet d’information alternatifs(…). Mais, le fâcheux penchant à rendre payant l’accès à une information, qui s’est résumée à un bourrage de crâne ouiouiste, a popularisé et multiplié les sites d’infos « militants et indépendants ». Au point que cela pourrait bien changer la donne.
Allez vous balader sur Bellaciao, petit chef-d’œuvre graphique et source documentaire antifasciste de qualité, puis sur aux dépêches régulièrement actualisées.
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Vilain
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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 19:13

Deliege a écrit:
Je ne parviens pas à me connecter sur ce site ...
Qui est "Bellaciao" ? Une association ? Qui sont ses contributeurs ? Quels sont ses liens ? ...

http://www.bellaciao.org/fr/

Citation :
LE COLLECTIF BELLACIAO


A travers une succession de transformations de son texte, Bellaciao devint d'abord une chanson de lutte des ouvrières des rizières de la Vallée du Pô, puis un chant de protestation contre la première guerre mondiale et enfin une sorte d'hymne de la Résistance italienne, dont la réputation a dépassé les frontières.

"Collectif Bellaciao", donc, pour indiquer la volonté de ses militants de s' inspirer, en les pratiquant, des valeurs de la Résistance italienne et européenne, autrement dit l'antifascisme, la démocratie directe, le droit à l'indépendance des peuples par rapport à toute exploitation coloniale ou néo-coloniale, dans le respect de l'égalité entre ethnies, religions ou cultures diverses et du refus de la guerre comme solution aux controverses internationales.

Compte-tenu de la volonté du Collectif de se situer sur le terrain de l'expérimentation politique et de la recherche de voies nouvelles, dans un esprit qui actualise, transforme et "refonde" les principes définis ci-dessus, cette brève présentation du Collectif constitue la première ébauche d'un document qui sera ouvert en permanence aux contributions, modifications et enrichissements suggérés par la pratique de ses militants.

Par l'intermédiaire de son site internet bellaciao.org, le collectif cultive un projet politique et culturel qui comprend de multiples aspects dont voici la synthèse:

1. informer sur la participation du Collectif à des manifestations, débats, émissions de radio ou de télévision, à des initiatives culturelles et musicales et faire connaître ses idées;

2. diffuser à Paris et banlieue les documents les plus significatifs de la gauche alternative italienne et française;

3. proposer un agenda hebdomadaire des manifestations qui ont lieu à Paris sur les principaux thèmes de la lutte politique et syndicale en France, contre la guerre et pour les droits des migrants;

4. informer les Italiens résidant à Paris des visites en France de représentants de Berlusconi pour en faire autant d'occasions de dénoncer les aberrations institutionnelles et politiques de son "équipe"- dans laquelle les tendances autoritaires, le libéralisme affairiste, l'impunité légale, la xénophobie, le nationalisme, la propagande raciste, l'apologie du fascisme, le mépris des minorités et les ardeurs guerrières co-existent avec le monopole de l'information, l'illégalité largement répandue, l'attaque aux acquis économiques et sociaux, la répression de la contestation et la violation de l'article 11 de la Constitution - et combattre tout risque de percée de la politique de l'actuel gouvernement italien dans le cadre européen;

5. présenter une revue de presse italienne et étrangère;

6. informer sur la publication des ouvrages qui explorent les questions essentielles de la politique et de l'économie, de l'histoire et de la société italienne et française;

7. mettre à disposition de qui est intéressé à faire des recherches, des archives riches en matériel d'enquête;

8. ouvrir à qui le souhaite des espaces de discussion en ligne et d'approfondissement à travers des liens;

9. accueillir les lettres des visiteurs du site;

10. mettre à disposition un espace pour la publication quotidienne d'articles et de réflexions sur des problèmes internes et internationaux.

Ce sont des objectifs partiels qui ne prétendent pas se situer au niveau de ceux que se poserait un parti politique. Mais c'est justement grâce à la modestie de tels objectifs que le Collectif, structure de mouvement, aspire à l'adhésion d'un nombre de militants de beaucoup supérieur à celui de ceux qui s'inscriraient à un parti.

Le Collectif - qui adhère au FSE - répond à un besoin de plus grande unité possible, contre toute division et insrtrumentalisation, entre femmes et hommes de générations différentes qui luttent pour atteindre des objectifs spécifiques que leur pratique sociale leur propose ponctuellement. Atteindre de tels objectifs augmentera, nous en sommes convaincus, la confiance des militants dans leurs propres forces, dans la possibilité d'un changement global et radical de la société.

Le Collectif aspire à devenir un lieu où l'on peut apprendre à lutter et à se former soi-même, un espace d'entrainement à la démocratie. L'existence du Collectif ne concurrence pas celle des partis, qui à un niveau plus élevé et plus général, s'inspirent des mêmes valeurs, mais il entend offrir sa contribution pour empêcher que ceux-ci en soient réduits à une activité purement électorale et propagandiste, continuant sur une pente qui leur a aliéné la sympathie et la confiance de masses croissantes d'adhérents, en particulier parmi les jeunes générations.

Le Collectif affirme que les partis peuvent tirer des mouvements un enseignement, que c'est précisément en militant dans les mouvements qu' un grand nombre d'hommes et de femmes vont passer d'un projet partiel à un projet politique. Tôt ou tard, une grande partie des militants des mouvements prennent conscience de l'insuffisance de leur position exclusivement "mouvementiste".

Le Collectif entend contribuer à développer le contact avec d'autres mouvements, pour permettre à ses militants une vision stratégique, pour qu'ils comprennent la nécessivité d'une lutte plus ample non seulement contre la domination de classe, mais aussi contre celles de genre, d'ethnie, de génération et d'orientation sexuelle.

Même si certains des militants du Collectif militent dans des partis de la gauche alternative ou s'inspirent de ses valeurs, le Collectif Bellaciao souligne sa pleine autonomie par rapport aux partis, son refus d'être pour eux un terrain de chasse et exerce sa vigilance contre toute instrumentalisation ou hégémonie.

Paris, février 2003



Pour moi, c'est juste une source d'informations, au même tire que:

http://www.legrandsoir.info/

http://www.lemonde.fr/

http://www.monde-solidaire.org/index.php

http://altermonde-levillage.nuxit.net/

http://www.lefigaro.fr/

http://www.humanite.fr/


et j'en passe !
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Deliege

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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 20:03

Merci.
Et ... dont acte.
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Deliege

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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 20:43

De tout ça je retire pour l'immédiat que :

1)Le gouvernement n'a pas lui-même respecté une Loi qu'il avait fait voter en 2004 (Loi de cohésion sociale) et qui stipulait que toute modification significative du droit social serait précédée d'une négociation
2)Ce faisant, il a engagé un rapport de force qui se joue maintenant dans la rue, ce qui est anormal dans une démocratie représentative, mais peut s'avérer nécessaire quand quelque chose d'important est en jeu
3)Or, le CPE est un enjeu important car il est dérogatoire au droit du travail (et ce sur le plan international) : absence de motivation du licenciement et période d'essai de deux ans
4)La seule façon de sortir de cette crise est de retirer le CPE (ergoter sur les discussions sans à priori …c'est jouer la montre et retarder le prix politique à payer)
5)Or, la situation se tend : impatience des uns, récupération par d'autres (y compris les organisations d'extrême gauche et d'extrême droite qui ne rêvent que d'un "grand soir"), casseurs, et même (c'est en effet possible) certains comportements de certains policiers dans certaines circonstances (passivité envers des casseurs ou au contraire intervention prématurée alors que les dispersions ne sont pas achevées …)

Donc pour ma part, le 28 ce sera la grève car la pression doit maintenant être maximale pour qu'on en sorte par un retrait du CPE et que le jeu puisse enfin être calmé avant de tenter de traiter la question sur le fond par la négociation d'un compromis sur l'emploi.

Et maintenant je vais me coucher car j'ai les neurones qui chauffent !!
mdr
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Vilain
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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 21:09

Citation :
Donc pour ma part, le 28 ce sera la grève car la pression doit maintenant être maximale pour qu'on en sorte par un retrait du CPE et que le jeu puisse enfin être calmé avant de tenter de traiter la question sur le fond par la négociation d'un compromis sur l'emploi.

J'peux pas faire grève, vu que je suis retraité...mais je serais dans la rue ! grrrrrrrrrrr
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Deliege

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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 21:16

Ben ça compensera mon absence car j'accueuille mon nouveau préfet ... Je serai donc en grève mais au boulot ... Pas le choix (enfin pas vraiment)


Dernière édition par le Lun 27 Mar 2006 - 20:20, édité 1 fois
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Fulminou
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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 22:45

Vilain a écrit:
J'peux pas faire grève, vu que je suis retraité...mais je serais dans la rue ! grrrrrrrrrrr

Tu peux aller brûler ostensiblement la somme en billets constituant une de tes journées de pension.
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Deliege

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MessageSujet: Re: Non à la dictature de la rue !   Dim 26 Mar 2006 - 22:47

mdr
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