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| | En quête de correspondances | |
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Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: En quête de correspondances Jeu 13 Sep - 17:24 | |
| Zoé, sois patiente, ce qui va venir c'est rien que du bonheur.
Vic... ah non, j'te l'ai déjà dit.  _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | zoé sporadic Jasmine calamardesque

Inscrit le : 02 Mai 2007 Messages : 717 Localisation : "j'étais pas là"
| Sujet: Re: En quête de correspondances Jeu 13 Sep - 20:41 | |
| | Romane a écrit: | Zoé, sois patiente, ce qui va venir c'est rien que du bonheur.
Vic... ah non, j'te l'ai déjà dit.  |
T'as raison, Ro, dans la vie on a les bonheurs que l'on s'autorise !  |
|  | | LylaTsB

Age : 49 Inscrit le : 21 Mai 2006 Messages : 3640 Localisation : Entre Wizzzzzzzz & Fizzzzzzzz
| Sujet: Re: En quête de correspondances Sam 22 Sep - 17:06 | |
| Ben j'ai bien fait de ne rien lire avant ! Demain est passé depuis longtemps... J'ai lu tout d'un coup Vic aujourd'hui même ! Mais pour l'instant, j'en suis au même point que la police, aucune piste... Pourtant je suis presque certaine que tu as déjà semé quelques indices mine de rien, Mmmm ? AdemainSourire _________________ "Le con est à la terre ce que le couillon est à la lune." R.Ramade |
|  | | Vic Taurugaux

Inscrit le : 27 Mar 2007 Messages : 2184 Localisation : 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E
| Sujet: Re: En quête de correspondances Mar 25 Sep - 7:50 | |
| Bien! Je constate que tout le monde a été très sage en mon absence. Du moins sur ce fil! Par contre sur les autres, que de correspondances! On parle même d'un journal! comme celui du lycée? Quelle effervescence! Mais revenons plutôt à nos moutons... Où en étais-je déjà?
Ah oui... _________________ L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit. |
|  | | Vic Taurugaux

Inscrit le : 27 Mar 2007 Messages : 2184 Localisation : 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E
| Sujet: Re: En quête de correspondances Mar 25 Sep - 8:02 | |
| L’appartement d’Anna se situait au troisième étage d’un vieil immeuble du quartier médiéval. On y accédait par un remarquable escalier de pierre en colimaçon. La minuterie ne fonctionnait pas et nous dûmes gravir dans la pénombre ses marches usées. Nous tournions pour l’instant en rond dans le noir. Au sens propre comme au sens figuré. Nous avions demandé à nos collègues du labo de replacer à l’intérieur de l’appartement les quelques objets qu’ils avaient emportés afin d’étude. En effet, cette personne avait disparu de chez elle depuis quinze jours, mais outre sa sœur, personne ne s’en inquiétait. « Tout le monde a le droit de partir en vacances » nous avait-il été répondu par toutes les autres personnes de son entourage que nous avions interrogées. Ils se méfiaient de la vieille sœur acariâtre. Certains avançaient même l’hypothèse qu’Anna cherchait là à échapper à son emprise. Il se pouvait très bien alors qu’elle rentre à l’instant. Comment lui expliquer notre présence chez elle ? Avions-nous seulement un mandat ? Harvey avait le passe-partout. Celui-ci sut rester discret en n’émettant qu’un léger cliquetis. Derrière le battant, le chat. Il ronronnait comme si nous avions été de vieilles connaissances à moins qu’il ait pris le bruit dans la serrure pour celui d’une souris. Il semblait très calme. Et si, Anna était déjà rentrée ? Cette idée dut nous traverser à tous deux l’esprit en même temps car Harvey toussota comme pour annoncer notre présence. Mais, personne ne répondit. J’imaginais déjà ma gêne devant la jeune femme qui n’aurait manqué de s’étonner que deux vieux garçons comme nous forcent ainsi sa porte. Ce ne sont pas des choses qui se font avec les dames. Comment lui expliquer notre geste inconsidéré alors que nous pouvions tout aussi bien frapper pour qu’elle nous ouvre ?
-Il n’y a personne ! chuchota Harvey. -Alors pourquoi parles-tu à voix basse? répliquai-je sur le même mode. Il se peut très bien qu’elle soit là, qu’elle nous ait entendu et qu’elle ne réponde pas parce qu’elle est paniquée ! -Je vais crier police pour la rassurer ! -Surtout pas, maintenant que l’on a ouvert sa porte, ce serait pire. Elle peut croire que nous venons l’arrêter et par un mouvement désespéré se jeter par une fenêtre. -Tu es sûr que tu ne lis jamais de romans policiers ? -Moi, non ! Mais elle sûrement. C’est un peu son métier. -Alors, si elle les écrit, c’est qu’elle n’en a pas peur. -Tu crois ça ?
Harvey, pour toute réponse, avança sur la pointe des pieds dans le couloir qui menait à une première pièce. Le chaton l’y précéda. Enhardi, mon collègue passa discrètement sa tête par l’embrasure. Personne. Je pris l’initiative de faire la même chose en remontant le couloir dans l’autre sens jusqu’à une seconde porte. Ce devait être sa chambre. Au lieu de frapper, je tournai délicatement le bouton. Un petit bruit sec m’indiqua que le pêne s’était libéré du chambranle. Délicatement, je poussai le battant. Je constatai qu’il tremblait en même temps que moi. C’était ma première opération de ce genre et j’avalai ma salive. La pièce était dans le noir complet et le peu de lumière qui filtrait du couloir ne permettait pas d’éclairer suffisamment pour y discerner d'autres choses que des ombres. Harvey me reproche toujours mon manque d’imagination. Or, là, je crois que j’en avais trop à contempler tout ce noir. Et si, elle était morte et que je découvre là son cadavre ? Ou pire, simplement endormie. Pourquoi faut-il toujours que notre esprit invente des choses quand nous ne savons pas ? On pourrait tout aussi bien s’en foutre. Jusqu’à ce matin au bas de l’escalier, l’existence de cette jeune femme me laissait complètement froid et peu m’importait ce qui lui était arrivé. Je n’avais pas le cœur à cette enquête comme Harvey pouvait l’avoir. Or, voilà que maintenant, j’en transpirais. Elle était pour moi une inconnue qui aurait dû me laisser indifférent mais je rentrais dans sa chambre moi qui n’avais jamais été invité dans la chambre d’une femme. Tout à coup, dans ce noir, sa réalité m’apparut. Je sentis son odeur. Sa présence sur le lit. Sans doute, me voyait-elle entrer, lisait-elle sur ma figure mon effroi. Que devrais-je lui dire ? Si, elle ne se manifestait pas plus, c’est qu’elle m’attendait. Tout à coup, la lumière jaillit. De l’autre côté de la pièce, mon collègue avait ouvert la porte qui donnait sur le salon mitoyen.
-Il n’y a pas un chat dans l’appartement ! clama-t-il. Sa blague le fit rire. Moi pas car, je venais de vivre l’expérience qu’en dehors de la présence physique de sa locataire, le lieu pouvait en rester habité. Curieusement, maintenant qu’on y voyait, l’appartement me parut familier. Non pas comme une impression de déjà vu. Mais plutôt comme un ressenti. Comme si, j’y avais vécu dans une autre existence. -Avoue que tu as eu la trouille, c’est tout ! ricana Harvey quand je lui fis part de mon sentiment. Nous sommes des flics pas des voleurs. Nous ne sommes pas là pour un casse, juste des constatations. - Mais est-ce bien moral ? - Comment ça moral ? Qu’est-ce que vient nous bassiner avec ta moralité ! C’est légal, on intervient de façon légale ! Dans la légalité ! Nous rentrons ici car nous sommes mandatés par le procureur. Est-ce qu’un jour tu saisiras la nuance entre moralité et légalité ? Enfin, Robert, combien de fois devrais-je t’expliquer toutes ces choses ? Tu ne te poses pas toutes ces questions quand tu planques devant l’hôtel ! -C’est différent. Devant l’hôtel, nous sommes là pour protéger les filles. -Ah bon ? Tu vois cela comme ça toi ?
Harvey me trouvait trop naïf. Pour lui, c’est un défaut lorsqu’on est policier. Il prétend que nous devons être plus cyniques que les truands. Il nous faut les surpasser dans l’esprit du mal. -Le monde est glauque, tu sais mon petit Lavigne. Mets-toi bien ça dans le crâne. Les gens sont des chiens. Si tu es incapable de voir cela, alors jamais tu ne résoudras une affaire. -Mais, je refuse de voir les choses de cette façon. -C’est ton métier ! Sois cynique au boulot. Sinon, il existe un autre monde. -Lequel ? -La littérature. Il dit cela en contemplant la bibliothèque. Les livres y étaient disposés pêle-mêle sur toutes les étagères. -Colette, George Sand, Baudelaire, Montesquieu…
Harvey lisait des noms d’auteurs qui m’étaient inconnus mais qui semblaient lui parler. Moi, ce qui parlait, c’était le mobilier. Des vieux bois qui sans doute avaient reçu un temps leurs doses d’encaustique mais qui semblaient à présent guère entretenus. La locataire n’était pas une maniaque de la poussière. Comparé à chez Maman où tout brille, le bois ici semblait fané. Pourtant, sous la patine, je reconnaissais les veines serrées du chêne, le rougeoiement triste d’un guéridon en merisier et dans le buffet trapu de la cuisine, la lourde solidité du châtaigner. Partout des meubles d’artisan. De ceux que l’on faisait jadis, à l’unité. De ceux que construisait Papa. Pour sûr, chez nous, Maman les bichonnait comme des reliques. Elle m’avait communiqué que le bois reste toujours et malgré tout une matière vivante et ce mobilier même mal entretenu lui donnait raison. Le bois, c’est cela que j’avais d’abord senti dans le noir. -Tu trouves quelque chose ? me demanda Harvey. -Une atmosphère. -Et alors ? -L’absence de cette dame crée une atmosphère ? -Cela ne nous dit pas pourquoi elle a disparu. -Et toi ? Tu as trouvé quelque chose dans les livres ? -Une lettre. -Une seule lettre dans autant de bouquins ? -Un courrier imbécile ! « De quelqu’un qui les aurait aimées. » C’est la seule signature ! Harley s’énervait autant après moi que cet anonyme qui nous jouait un tour. Je ne comprenais toujours pas : -Qui ça, les ? - Les ? Vas-t-en savoir ! concéda-t-il. Je voulus l’aider : - Qui les aime pour leur écrire ? Il réfléchissait : -Pour l’instant on a que le verbe de bon : un aime plusieurs ! -Et alors ? -Alors rien ! C’est louche, c’est tout. -J’ai cru comprendre que beaucoup de monde aime Anna. Tu te rappelles les photos ? -Tous les gens qui l’aiment, que ce soit ceux de son entourage qui la voient, ou ses lecteurs qui la lisent sont accros d’elle. Mais, celui-ci dans sa lettre dit qu’il les a quittées. De plus, il le regrette. Mais il ne dit ni qui, ni pourquoi, ni qui il est. -Il aurait trouvé mieux ailleurs ? essayai-je. -Apparemment non. -Alors c’est un con. Quand tu aimes quelqu’un, tu lui restes fidèle. -Tu dis ça pour moi, le Dom Juan ? -Je dis cela car lorsque les gens aiment vraiment, ils devraient réfléchir à deux fois avant de partir. -Tu as l’air fâché ? -Elle n’avait pas à disparaître. Et curieusement, je la sens toujours là. -C’est un auteur ! -Et alors ? -Regarde ! me dit Harvey en me montrant les rayonnages de la bibliothèque. Les auteurs ne disparaissent jamais. Ils sont dans leur bouquin. Il en prend un au hasard. -Celui-ci, c’est Flaubert. Tu te rappelles au Café de Paris : La banalité de la vie est à faire mourir de tristesse, quand on la considère de près. C’est de lui. -Alors ce jour-là, tu ne parlais pas pour de vrai. C’était encore une de tes fameuses citations ? -Evidemment si, je parlais pour de vrai. Flaubert, par ma bouche, t’a ému. C’est parce que ce qu’il a écrit est vrai. Cette phrase est une vérité qui ne disparaît pas avec son auteur. Elle nous le rend toujours vivant. C’est la force de ces quelques lignes. Ah ! Oui, je comprends. C’est comme les lignes du bois ! _________________ L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
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|  | | zoé sporadic Jasmine calamardesque

Inscrit le : 02 Mai 2007 Messages : 717 Localisation : "j'étais pas là"
| Sujet: Re: En quête de correspondances Mar 25 Sep - 12:16 | |
| C'est exprès que t'as encore laissé des fotes ?...  |
|  | | Vic Taurugaux

Inscrit le : 27 Mar 2007 Messages : 2184 Localisation : 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E
| Sujet: Re: En quête de correspondances Mar 25 Sep - 13:09 | |
| | zoé sporadic a écrit: | C'est exprès que t'as encore laissé des fotes ?...  |
Pour les fotes, je copie sur "quand j'étais gamin". Maintenant, il y aura toujours des filles à la vanille qui trouveront à redire. Tout cela se règlera à la récré.... _________________ L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit. |
|  | | Vic Taurugaux

Inscrit le : 27 Mar 2007 Messages : 2184 Localisation : 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E
| Sujet: Re: En quête de correspondances Mer 26 Sep - 9:01 | |
| Suite à l’article du journal que Harvey avait provoqué et qui ne nous avait rapporté que des ragots, des journalistes parisiens étaient descendus, alléchés par l’affaire. Un auteur a succès qui disparaît : quel beau titre, même si cela s’était déjà vu par le passé. Mais, la maison d’édition coupa court à toutes leurs spéculations par un laconique communiqué. Mademoiselle Rostand avait pris des congés en omettant de prévenir sa famille. Elle ne souhaitait pour l’instant ne divulguer aucune adresse, encore moins accorder la moindre interview. Elle peaufinait pour la rentrée son dernier ouvrage et réapparaîtrait bientôt pour sa très prochaine promotion.
« Que cela ne vous empêche pas de travailler ! » nous menaça le commissaire alors que nous étions maintenant à plus de trois semaines du dépôt de plainte et que notre rapport restait, malgré les tournures littéraires d’Harvey qui en avait soigné la forme, désespérément vide sur le fond.
-La maison d’édition est également très inquiète et d’après elle, ce démenti ne vous laisse que quelques jours pour que votre enquête aboutisse avant que ce ne soit la curée. Après, vous ne pourrez alors plus rien faire, les journalistes étant capables de n’importe quoi. Les éditeurs ont également porté plainte secrètement et leur annonce est un faux dont ils se sont entendus avec le procureur. Comme ce ne sont pas eux les organisateurs d’une fausse disparition de leur auteur à succès, ils sont en pleine rentrée littéraire, très nerveux… -Elle aurait signé ailleurs ? proposa Harvey. -Leurs concurrents jurent leurs grands dieux que nom ! -Peut-on les croire ? -Les éditions croient surtout en leurs avocats et sur le contrat-béton obligeant mademoiselle Rostand à publier uniquement chez eux. -Ils ont droit de faire cela ? Harvey me lança un regard sombre. Il avait horreur que j’affiche ma naïveté devant le patron.
J’avais ramené le chaton chez moi. Je trouvais cela plus pratique pour le nourrir. Il s’était laissé faire comme s’il me connaissait depuis de longue date. Je m’étais arrangé avec Félicitée pour qu’elle vienne habiter chez moi durant le week-end et ainsi, s’en occuper durant mon absence. Elle avait trouvé « génial » de pouvoir quitter la caserne où seuls, les élèves originaires d’outre-mer étaient cantonnés le samedi et le dimanche. Ce pied à terre en ville dûment approuvé par sa hiérarchie grâce aux « besoins de l’enquête » qu’Harvey et moi avions fait valoir était quelque chose d’inespéré. « Pourvu que vous ne retrouviez pas sa maîtresse trop vite ! » s’était exclamé ma stagiaire en riant et en m’embrassant goulûment sur les deux joues. Cette liberté que je lui offrais dans le carcan de sa formation policière n’avait pour elle pas de prix. Exilée de son île où, depuis toute petite, une famille à géométrie variable lui avait laissé faire exactement ce qu’elle voulait, elle souffrait énormément de la discipline militaire qui était désormais la base de son instruction.
La perspective du week-end en dehors de tout contrôle hiérarchique emplissait son horizon d’un autre bleu que celui des uniformes. Dans ses yeux, il était déjà outre-mer : elle utiliserait à sa guise ma garçonnière pour y inviter ses jeunes et nombreux « fiancés » pendant que moi, je lui promettais de ne rien dire du tout à Maman. Elle avait l’amour si facile. Je l’enviais un peu, moi qui n’aimais que moi. Je pense maintenant avec le recul que ma naïveté naturelle a pu être un excellent élément de séduction. Elle m’embrassa avec des yeux coquins. Se furent les seuls à me voir rougir.
L’enquête nous obligea à retourner questionner la sœur aînée de notre « cliente ». C’était à vrai dire la seule piste que nous avions; elle était à la fois la « source » de l’affaire en ayant porté plainte et également celle qui connaissait la mieux la disparue. D’elle, nous ne possédions que peu d’éléments de personnalité. Pas même les photos que nous avions oublié d’emporter. Harvey convint de cette nécessité bien que l’idée ne l’enchantât pas. Il rechignait à retourner au Toulon. -Je ne comprends pas. Je te croyais à « bon port » chez cette dame ? -J’ai seulement voulu la flatter pour la faire parler. Que pouvais-je trouver d’autre à dire à ce laideron ? Tu as vu, elle me parlait comme si, elle connaissait déjà tout de moi. -C’est une personne sensible, compréhensive. De plus, habitant Périgueux depuis toujours, elle doit nous connaître. Du moins, de réputation. -A mon avis, elle nous connaît mieux que cela. D’où a-t-elle appris que j’aimais lire. J’ai eu l’impression d’être deviné, j’ai cru me retrouver face à ma mère. -Où est le problème ?
Harvey ne parlait jamais de ses parents. Je pense qu’il est entré dans la police pour fuir sa famille. Il est originaire de Périgueux mais jamais nous ne rencontrons des membres de sa parenté. A croire qu’il est orphelin. Peut-être de la DASS. Enfin, entre nous, le sujet est tabou d’où mon étonnement de le voir ainsi évoquer sa mère face à Mademoiselle Rostand. Il se peut qu’il y ait un rapport. Ses multiples conquêtes parmi la gente féminine lui permettaient peut-être de retrouver sa mère qu’il n’avait sans doute pas connue pour de mystérieuses raisons. Je me souviens qu’il y a de cela déjà fort longtemps, Maman m’avait fait la lecture d’un article de son journal féminin qui traitait de ces choses. On y professait que les hommes recherchent toujours le souvenir de leur mère perdue dans leurs conquêtes amoureuses et dans le choix de leur compagne. Maman avait alors déclaré : -Qui sait si tu ne dois pas attendre ma mort pour te marier ? Elle riait en disant cela. Je riais aussi tout en pensant que je convolerais en justes noces le jour où je rencontrerais la femme de ma vie. Je ne savais pas alors que ma vie appartenait à Maman. Comme la sienne à Papa.
Vous avez reçu des nouvelles ? -Ce serait plus à moi de vous poser cette question, inspecteur. J’ai déposé une plainte pour que vous enquêtiez afin de me dire où se trouve ma sœur si par chance elle est encore en vie et pourquoi est-elle partie. -Ne dites pas cela ! j’intervins plus pour secourir mon coéquipier que pour la rassurer. La plupart des autres personnes qui la connaissent sont optimistes. Ils pensent qu’elle est tout simplement partie en vacances ! - En abandonnant en cette saison ses lecteurs et son chat ? -A propos de chat, je dois vous informer que j’ai pris celui de votre sœur pour l’instant chez moi. Cette bête mourrait de faim et j’ai cru… -Je sais, m’interrompit-elle. Vous avez bien fait. J’ai toujours eu horreur de ces bêtes. En disant cela, elle jeta un œil attendri à ses deux oiseaux qui se balançaient sans enthousiasme dans leur cage. Ce sont des inséparables. Ne sont-ils pas mignons ensemble ? Elle ne comprenait pas que sa propre sœur aimait les chats, animaux si indépendants donc si cruels. Elle nous resservit du café. Nous attendîmes elle et moi qu’Harvey pose ses questions mais, il restait muet. Je voulus encore l’épauler. -Un chat, ça vous apprend la liberté. -L’ingratitude, Monsieur Lavigne. Il va vous apprendre à trahir, méfiez-vous ! Je portai ma tasse à mes lèvres pour qu’elle ne devine pas davantage mes pensées. Elle tourna la tête vers Harvey qui, aussitôt but une gorgée de café. -Très bon ! Vraiment très bon ! : insista-t-il. -Ne vous donnez pas cette peine, inspecteur. Je sais que vous ne l’appréciez pas, tout comme vous ne m’appréciez guère. A nos âges, voulez-vous, cessons de jouer les hypocrites. -Nous sommes là pour l’enquête chère Madame… : sourit-il. -Mais vous êtes également là pour faire le joli cœur. C’est votre emploi. Apparemment, faire le galant avec moi ne semble pas vous convenir. Je vous en prie : ne vous forcez pas ! Arrêtons donc les simagrées. Je sentais Harvey tout à la fois décontenancé d’être ainsi si facilement deviné et soulagé par la liberté de ton de son interlocutrice. -Je sais que ma sœur ne reviendra pas. Sinon, à vous deux, vous l’auriez déjà retrouvée. -Il est trop tôt pour se prononcer Madame. Nous avons trouvé une lettre. Nous avons pensé que vous pourriez nous aider à en comprendre le contenu. -Je n’ai pas pour habitude de lire le courrier de ma sœur. -C’est une lettre anonyme. -Ah ? -Le genre de lettres qui peuvent-être lues par tout le monde car l’absence de signature lui ôte tout caractère confidentiel. -Où avez-vous trouvé cette lettre ? -Dans un livre sur le bureau de votre sœur. L’enveloppe semblait servir de marque-page selon un certain temps si on en croit la date d’envoi. Harvey sortit le courrier de la poche intérieure de sa veste et le tendit à Mademoiselle Rostand. Elle se leva pour aller prendre une paire de lunettes posée sur une commode couverte de napperons. Elle revint s’installer dans son fauteuil juste face à nous. Son visage resta impassible durant toute sa lecture puis : -Quand l’a-t-elle reçue ? -L’enveloppe ne le précise pas. Cela vous dit-il quelque chose ?
Le tic-tac de la grosse horloge meubla le silence qui suivit. Mademoiselle Rostand ne pouvait dissimuler une certaine nervosité. Elle regardait autour d’elle comme pour accrocher son regard à autre chose que ses interlocuteurs. Autour de nous, il n’y avait que des meubles. Je les observai également. Ils étaient mieux entretenus que ceux d’Anna, mais je regrettai que tous ces napperons et bibelots cachent la belle texture du bois. Seul un guéridon également de merisier rouge pouvait laisser apparaître ses veines rosées. Ce meuble suscitait apparemment tous les soins de la maîtresse de maison car il était parfaitement lustré. Malheureusement un défaut d’un des pieds le rendait légèrement bancal. Je pensai que dans l’atelier de Papa, il serait possible de trouver le morceau de bois de la même essence qui conviendrait pour une minime réparation. D’ailleurs sur le plateau, Mademoiselle Rostand avait oublié une planchette également en merisier et qui devait certainement servir de cale. Elle vit mon regard, se leva prestement pour aller ranger cette incongruité dans le tiroir de la commode. Gêné d’avoir par mon seul regard provoqué un tel trouble, j’essayai : -Vous avez un charmant intérieur. Moi aussi, j’adore les meubles. Cela me vient de mon père. Il était menuisier et en construisait beaucoup. - Ce sont là tous les meubles de nos parents, dit-elle presque en s’excusant. - Pas ceux de chez Anna ? Cette fois-ci c’était moi qui devinais. - Non ! Ma sœur n’est pas suffisamment soigneuse. C’est moi qui les conserve. Ils demandent beaucoup d’entretien et elle… - Je sais, je sais ! Ma maman est très maniaque avec les nôtres. Pour rien un monde, elle me laisserait toucher ne serait-ce qu’un chiffon. Elle a trop peur que je les abîme. Par courtoisie, je ne parlai pas du défaut du guéridon. - Alors ? - Pardon ? - La lettre ? Des larmes perlèrent à ses yeux. D’un mouvement rapide, elle les épongea de son mouchoir. Elle n’avait pas pour habitude de perdre contenance, aussi reprit-elle rapidement son quant-à-soi. - C’est une lettre de notre père. - Egalement un souvenir de famille ? : hasardai-je. Votre sœur et vous devez également y être très attachées ? - Je la découvre avec vous. Ce qui est bizarre est qu’il ne l’a pas expédiée à nous deux mais à elle seule. - A l’époque, elle était trop petite pour la lire. A qui est-elle adressée ? s’impatienta Harvey. Vous ne vous souvenez pas de l’avoir un jour aidée à lire cette correspondance ? - Monsieur Lavigne, elle vient de recevoir cette lettre et nos parents sont morts depuis trente ans ! _________________ L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
Dernière édition par le Jeu 27 Sep - 17:15, édité 1 fois |
|  | | Vic Taurugaux

Inscrit le : 27 Mar 2007 Messages : 2184 Localisation : 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E
| Sujet: Re: En quête de correspondances Jeu 27 Sep - 8:20 | |
| Ah ben mince! Il n'y a plus personne qui me corrige mes fautes... Vous êtes parties? _________________ L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit. |
|  | | Vic Taurugaux

Inscrit le : 27 Mar 2007 Messages : 2184 Localisation : 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E
| Sujet: Re: En quête de correspondances Jeu 27 Sep - 8:31 | |
| -C’est un ouija ! -Pardon ? - La planchette de bois posée sur la petite table chez Mademoiselle Rostand est un ouija. -Tu veux dire le guéridon ? -Oui. -… -Tu ne me demandes pas ce qu’est un ouija, toi le grand spécialiste des meubles ? -Je ne me le demande pas parce que tu vas me l’expliquer, Monsieur Je sais tout ! Harvey adore les devinettes. Je n’ai pas sa curiosité. Ainsi, le type qui sort de l’hôtel avec des lunettes de soleil alors qu’il pleut, Harvey l’a deviné. -Lui non plus tu ne le reconnais pas sous son déguisement ? -… -C’est l’adjoint à la culture. -Lui ? Tu rigoles : c’est un barbu ! Monsieur Montfleury est bien trop raffiné pour se laisser pousser la barbe.
Je sors mon sandwich-rillettes de la glacière car il est déjà dix heures. Harvey allume l’auto-radio. C’est l’heure de son émission sur France-Musique. Je mange mes rillettes en écoutant son Mozart. -A supposer qu’elle soit fausse sa barbe, à quoi ça lui sert de se cacher pour aller voir les putes. Tout le monde est au courant que c’est un obsédé. Il passe son temps à organiser des galas de danse. -Il n’a rien d’un obsédé. Il respecte trop les artistes. J’ai vu quelques uns de ses spectacles. Par contre, vivre avec une telle réputation, ce ne doit pas être tous les jours facile pour une personne si sensible. Du coup, il nous fait son cinéma. Il sait très bien que je le reconnais. Il fait ça pour nous. Nous sommes son public. Et à la différence de nos concitoyens, nous, nous le fliquons officiellement. Les putes, je suis sûr qu’il ne les baise même pas. Il doit discuter avec elles, c’est tout. -…. - Mettre des danseuses en valeur, c’est la seule chose qui l’intéresse dans la vie. Après le regard sur lui d’une ville qui ne comprend rien à l’Art, c’est autre chose. Il compose comme il peut avec le mépris. - Mais, si d’autres que toi le reconnaissent déguisé en Landru, son honneur part en fumée. - Son honneur, il le garde pour lui. Il se montre à nous tel que les gens veulent le voir. Il n’attend plus aucune reconnaissance, depuis le temps. Du moment que chaque année, le conseil municipal lui reconduit son budget, cela lui suffit. Il veut rester dans l’ombre, conforme à l’image que cette ville se fait de lui. C’est toujours le public qui décide. Pour ne pas le choquer, il en rajoute. Par dépit, sans doute. Il espère seulement que ses artistes aideront tous ces gens à apprécier un peu le « Beau ». Ce n’est pas un métier facile. -C’est quoi ton oui-da ? -Chtttt !
Harvey écoute un passage. Il me montre la radio du doigt et me sourit. Moi, ce n’est pas mon genre d’émissions. Je récupère dans le fond de la glacière, le bocal de cornichons pour en agrémenter mon sandwich. Ce sont des cornichons du jardin. Chaque été, Maman en fait des bocaux qui me tiennent toute l’année. Celui-ci d’ailleurs, c’est le der de der : Le dernier de l’an dernier. Après, j’attaquerai les nouveaux. -Savoureux ! - N’est-ce pas ? C’est grandiose. Je suis content qu’Harvey soit de mon avis même si curieusement, il n’a pas faim et me fait signe de refermer le bocal que je lui tends. La musique s’arrête. Il coupe l’auto radio pour savourer le silence qui serait encore du Mozart. Puis : -Un ouija sert à communiquer avec les esprits. - C’est ça et donc je ne peux pas comprendre !
J’ai horreur quand Harvey me parle comme cela. Son coup de l’adjoint à la culture, je l’ai parfaitement compris. Il suffit qu’on m’explique. Je n’avais pas deviné, c’est tout. Moi, je n’y connais rien à la danse. Les seules fois où je suis allé en boîte de nuit, c’était en service pour intervenir sur des bagarres ! Harvey n’a pas été long à me rattraper avec ses longues jambes. Encore un truc que j’ai de moins que lui. -Fais pas le couillon, Lavigne ! Reviens, tu m’as mal compris !
C’est ça, je ne comprends rien ! J’ai oublié de vous signaler que je suis un con ! Je m’en charge avant qu’Harvey ne le fasse à ma place. Je suis le con de service. Seulement, ce qu’Harvey ne sait pas, c’est ce qui s’est passé entre Félicitée et moi. Je ne le lui dirai certainement pas. Lui qui saute sur tout ce qui porte jupons, ne pourrait pas comprendre. Il existe des moments uniques dans la vie d’une personne. Des moments sacrés. Je remonte à pied au commissariat. Il n’aura qu’à ranger la bagnole au garage. Tout seul pour une fois. Je ne vois pas pourquoi, je n’aurais pas le droit à mon chauffeur ! Trente ans de carrière dans la police, l’administration doit reconnaître ma valeur. Une voiture de service avec chauffeur : voilà ce que je mérite. Pour auditionner les témoins. Félicitée leur téléphone pour organiser mon planning de rendez-vous. Harvey me conduit à leur domicile. C’est moi qui pose les questions. Je mène ma propre enquête et le soir, je dîne à l’auberge du Pouyaud. A la table du commissaire. Il est content de voir que je suis venu avec ma collaboratrice. Elle porte une robe superbe. De ravissants pendentifs en fleurs de châtaigner. Les autres tables la regardent, assise à mes côtés. Monsieur le commissaire insiste pour me faire goûter le vin. Je diffère mon avis : il faut savoir faire patienter un sommelier. Des fois qu’il aurait des remords comme n’importe quel suspect ! Mon supérieur apprécie mon savoir-faire. Au bout d’un long silence, je souris au larbin. Soulagé, l’individu sert d’abord Félicitée, puis le commissaire. L’atmosphère se détend : chacun rit de ma plaisanterie, nous sommes entre gens d’esprit !
-Lavigne, vous tombez bien ! Allez me chercher Dubuisson, j’ai du nouveau pour vous ! - Bien Monsieur le commissaire !
Je suis arrivé au commissariat trempé. Dans ma réalité. Je mets à sécher mon béret sur le haut de l’armoire. Les filles sont retournées à l’école. Nous n’aurions plus besoin d’elles. Personne ne sait que Félicitée viendra ce week-end chez moi. Je ne parlerai pas. Je ne dirai rien. Il ne faut pas. Même pas à Maman. Surtout pas à Maman. Il faudra que j’invente quelque chose. Ne croyez pas ça : j’ai de l’imagination. Harvey arrive enfin. Il a l’air navré. On le serait à moins. Avant qu’il ne s’excuse, je le prends de haut : - Enfin, te voilà ! Je t’attendais. J’ai du nouveau. - Ah ? - Le commissaire nous attend ! Dans un binôme, c’est important de veiller à l’égalité. C’est comme dans un couple. Il ne faut pas que l’un prenne le pas sur l’autre. Harvey l’a compris à mon ton. Je n’insiste pas et nous montons d’un même pas l’escalier qui mène au bureau du patron.
-Les gars, j’ai des nouvelles de votre disparue. (Il ménage un suspens). Elle a été vue samedi dernier au marché de Sarlat ! -J’y étais, Monsieur le commissaire, j’y étais ! Je devais acheter un sécateur pour Fé, pour fé, pour fai … -Ne bégayez pas Lavigne, gardez votre calme ! Pour faire les vendanges ? - C’est cela Monsieur le commissaire, chez Monsieur Arguenau notre voisin, il y avait aussi … - Je sais, je sais, vos vendanges, vous les racontez tous les ans à tout le commissariat. Le vin sera-t-il bon cette année ? - Excellent Monsieur le commissaire, très certainement excellent. Je vous en rapporterai quelques bouteilles le moment venu, c’est un vin qui ne se garde pas trop, mais… - C’est gentil Lavigne, mais vous savez que je ne veux pas d’alcool pendant le service ! - Ca, jamais ! Monsieur le commissaire, vous pouvez me croire ! Tenez, demandez à Harvey ? - A qui ? - A moi ! me sauve Dubuisson. Notre équipe se ressoude. A la façon dont il est venu à ma rescousse, je sens que mon partenaire ne me tient pas rigueur de mon emportement. En deux phrases, il se porte garant de ma conduite et je me crois sauvé.
- C’est dommage que nous ne l’ayons pas vue sur ce marché ! Je deviens aussi pourpre que ma chemise. -Qui ? - Et bien la disparue! Je suppose que vous ne l’y avez pas aperçue puisque vous restez là les bras ballants ? - Ah ! La disparue… Non, bien sûr. Mais comment sait-on qu’elle y était ? - Une commerçante l’a reconnue. Une brave dame qui l’a connaît bien car elle tient son étal de fraises le mercredi à Périgueux. Le samedi, elle les vend à Sarlat. Mademoiselle Rostand faisait comme si elle ne la reconnaissait pas, quand cette vieille personne l’a appelée. Elle se cachait d’elle derrière des lunettes noires comme une touriste. Sachant que nous la recherchions ici et vexée sans doute par son attitude, elle a raconté son histoire aux collègues qui surveillent les halles. - Et bien, alors l’enquête est terminée ? - Lavigne ! La disparue a été aperçue, pas retrouvée. Vous allez apporter cette bonne nouvelle à sa sœur mais après je compte sur vous pour vous mettre à ses trousses. On ne déclenche pas impunément une enquête pour personne disparue et Anna Rostand toute célèbre et adorable qu’elle soit devra nous fournir quelques explications. _________________ L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
Dernière édition par le Jeu 27 Sep - 17:05, édité 1 fois |
|  | | Vilain Don Juanito

Inscrit le : 20 Fév 2004 Messages : 3933
| Sujet: Re: En quête de correspondances Jeu 27 Sep - 10:03 | |
| | Vic Taurugaux a écrit: | Ah ben mince! Il n'y a plus personne qui me corrige mes fautes... Vous êtes parties? |
.....Je me doute bien que tu comptes pas sur moi pour ça....t'en fais moins que moi....Mais c'est lisible ton truc....  _________________ j'ai lu pas mal de conneries dans ma vie. Maintenant j'en écris !  |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: En quête de correspondances Jeu 27 Sep - 10:18 | |
| Je suis là, voyons ! Je contemplais l'art moderne en premier plan devant l'art d'avant ; le grillage devant les menhirs. Je vois que Vilain m'a prise de vitesse pour corriger. _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | Vic Taurugaux

Inscrit le : 27 Mar 2007 Messages : 2184 Localisation : 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E
| Sujet: Re: En quête de correspondances Jeu 27 Sep - 13:23 | |
| Tant que j'ai Vilain comme correcteur, je suis au moins sur d'une chose: ma note ne va pas tomber. _________________ L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit. |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: En quête de correspondances Jeu 27 Sep - 13:47 | |
| Ta cote non plus, avec nous tous. _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | Vic Taurugaux

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| Sujet: Re: En quête de correspondances Jeu 27 Sep - 16:36 | |
| | Vic Taurugaux a écrit: | Ah ben mince! Il n'y a plus personne qui me corrige mes fautes... Vous êtes parties? |
Ah ben non, elles sont là. Je retire ce que j'ai dit. Maintenant, j'ai tout à recorriger. Ca m'apprendra _________________ L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit. |
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