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Romane
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Inscrit le : 01 Sep 2004
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MessageSujet: Re: Personnages   Jeu 29 Mar - 15:33

Bernard Beulemans, le vieux berger belge ne bouge pas.
Centre scène.
Il est couché sur le flanc droit, nu, en chien... de fusil...
La lumère est faible, ambiance enfermement, sauf le petit halo sur sa tête et son torse, qui vient de la "lucarne" de la face...
Ses bras sont allongés, mains vers le public.
Silence.
Un bruit, sur le côté... Musique ? Bruit de clef ?
Bernard ouvre un oeil, sans précipitation, puis l'autre. Il soulève lentement sa grosse tête chauve et lourde, ses narines enflent et se tendent vers le "jardin"... Ses membres ne bougent pas... Il esquisse un sourire ridé...
Rien.
La tête retombe, sur l'épaule-oreiller... Plus aucun geste du berger, sauf le ventre qui oscille au rythme du temps et de sa respiration...
Silence.
Nouveau bruit, sur le côté. Un cri ? Un soupir ? Un bruit de clef ?... Il ouvre un oeil... Silence soudain dans la "cour"...
"Chienne de vie !" aboie-t-il en "humain", en laissant retomber sa tête...
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"Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/
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Romane
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MessageSujet: Re: Personnages   Jeu 29 Mar - 15:34

Les personnages de ce message sont strictement authentiques, vivants, et susceptibles d'être rencontrés quelque part sur le Net. Toute ressemblance avec un ou des morts serait fortuite.

* * * *

Gérard Feyfant entre, cheveux follement rejetés en arrière (les ventilateurs fourniront l’air nécessaire simulant le vent). Sur sa chemise ocre-doré, « Soleil levant » de Monet. Sur sa cravate bleu-bleu « Les tournesols » de Van Gogh. Son short représente son short, version hip hop. Chaussettes et chaussures de marche nuptiale. Un sac à dos moyennement rempli. Un bâton de pèlerin.
Il avance au ralenti sur un chemin en serpillières, comme s’il gravissait une montagne. (Pour la circonstance, « je t’aime moi non plus » de Gainsbourg).
La dernière serpillière s’arrête en bord de scène, et représente le bout du chemin. Il pose son sac et son bâton, scrute le public d’un air émerveillé, puis se déshabille avant de plonger, nu, dans l’eau du lac. (Penser à remplir d’eau la salle, avant l’entrée des spectateurs, afin qu’ils puissent tranquillement nager jusqu’à leur place)

* * * * *

Zénon est déjà en scène, quand la lumière s’allume. Figé, une rose rouge dans la main droite, l’autre main en coquille sur sa braguette, visage tourné vers le public, yeux exorbités, bouche en cul de poule.
Brusquement, les Tambours du Bronx se déclenchent. Zenon reste immobile, jusqu’à ce que les tambours cessent.
Zenon se défige, regarde en direction de sa braguette et déclame : « C’est pas le moment de flancher, Pépète ! Chambre 117 elle a dit »
Noir sur carré blanc.

* * * * *

Bernard Lancourt, cheveux hirsutes, un bleu de travail gris, une pince et une tenaille en main. Tout au long de sa présence, il plissera les yeux et tirera la langue en soufflant bruyamment, tandis qu’il arrachera une par une toutes les lattes de la scène.
Le souffleur aura beau lui souffler son unique réplique (« J’adhère »), Bernard Lancourt s’appliquera, transpirant et soufflant, à délatter le théâtre, sans desserrer les dents.
A la fin, lorsqu’il aura désossé l’ensemble de la scène, il ensevelira le trou du souffleur, en hurlant : « Je ne le dirai pas ! ». Puis, satisfait, il ira se planter en avant scène, regardera le public droit dans les yeux, et se montrant lui-même du doigt, bramera : « J’adhère ! »

* * * * *

Un homme en blouse blanche pousse un lit recouvert d’un drap blanc, sous le faible éclairage blafard.
Lorsque le lit arrive en avant-scène côté jardin, l’homme en blouse blanche disparaît dans les coulisses.
Montée d’intensité, en même temps que monte le Boléro de Ravel.
Lorsque la musique est à son comble, arrêt brutal.
Côté cour, g@rp entre, bandeau noir sur les yeux.
Côté jardin, Demotier entre, bandeau noir sur les yeux.
Leur particularité est qu’ils sont assis
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