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 "le Don de Raoul"Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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voiedoree




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MessageSujet: "le Don de Raoul"   Ven 26 Oct - 15:16

le résumé vu par l'éditeur :

Raoul est né dans un petit village de Mayenne où les
traditions rythment la vie des habitants, où l’on fait
toujours appel aux magnétiseurs et aux guérisseurs,
lorsqu’un problème de santé touche l’un de vos proches.
Un village qui subit encore les désastres de l’après-guerre
mais qui se serre les coudes et qui, à défaut de richesse, vit
de compassion et de solidarité. Et c’est dans ce village
d’agriculteurs que Raoul entend pour la première fois une
voix dans sa tête, qui le guide et le met en garde contre
l’hypocrisie de ses voisins. C’est à dix ans à peine qu’il
réalise qu’il a lui aussi ce fameux « don » en lui.


Un garçon simple, dans un village pauvre, se découvre un
don merveilleux, qui peut aider, soulager, guérir ses amis,
ses voisins, ses semblables. Un don hérité des cieux qu’il
va s’efforcer de mettre au service de tous. Mais ne risque-til
pas de se perdre lui-même, à force de ne vivre que pour
les autres ? Ne risque-t-il pas de se faire abuser, manipuler,
par des âmes malveillantes ? Le divin effleure du doigt la
chronique sociale dans cette première oeuvre de Roger
Barbet qui nous délivre un roman épuré pour mieux nous
plonger dans l’âme, dans les doutes et les espoirs d’un
homme ordinaire promis à un destin exceptionnel..



Pour moi il s'agit d'un voyage initiatique, le passage de l'ignorance à la connaissance, de l'ombre à la lumière...
Sur mon blog il y a la connexion directe avec les 20 premières pages gratuites.

Dans commentaires il y a quelques explications sur certains aspects du livre


Mon premier bouquin :"Quentin et les suivants" ; autobiographie améliorée est par contre gratuit sur le blog. Le chapitre 1 y figure et la moitié du chapitre 2, je le continuerais quand le nombre de lectures sera de 20 (pour ne pas lasser).

A bientôt
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Romane
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MessageSujet: Re: "le Don de Raoul"   Dim 4 Nov - 12:05

Je n'avais pas vu ce fil.

Qui est l'éditeur ?
Le livre est-il dispo ?
Où peut-on se le procurer ?
A quel prix ?

Ça serait sympa, voiedor, si tu pouvais nous mettre la photo de la couverture, et un extrait du livre. Nous procédons ainsi, pour permettre une présentation complète de l'ouvrage.

Avec bien sûr le lien vers ton site, pour y entrer un peu plus, pour ceux qui le souhaitent.
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voiedoree




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MessageSujet: Re: "le Don de Raoul"   Jeu 22 Nov - 14:52

je viens de voir ta demande alors voila :


Le Don de Raoul
par Roger Barbet
Editions Publibook
14, rue des Volontaires - 75015 Paris - France
Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 - Fax : +33 (0)1 53 69 65 27
www.publibook.com - e-mail : presse@publibook.com
Communiqué de Presse
Raoul est né dans un petit village de Mayenne où les
traditions rythment la vie des habitants, où l’on fait
toujours appel aux magnétiseurs et aux guérisseurs,
lorsqu’un problème de santé touche l’un de vos proches.
Un village qui subit encore les désastres de l’après-guerre
mais qui se serre les coudes et qui, à défaut de richesse, vit
de compassion et de solidarité. Et c’est dans ce village
d’agriculteurs que Raoul entend pour la première fois une
voix dans sa tête, qui le guide et le met en garde contre
l’hypocrisie de ses voisins. C’est à dix ans à peine qu’il
réalise qu’il a lui aussi ce fameux « don » en lui.
Un garçon simple, dans un village pauvre, se découvre un
don merveilleux, qui peut aider, soulager, guérir ses amis,
ses voisins, ses semblables. Un don hérité des cieux qu’il
va s’efforcer de mettre au service de tous. Mais ne risque-til
pas de se perdre lui-même, à force de ne vivre que pour
les autres ? Ne risque-t-il pas de se faire abuser, manipuler,
par des âmes malveillantes ? Le divin effleure du doigt la
chronique sociale dans cette première oeuvre de Roger
Barbet qui nous délivre un roman épuré pour mieux nous
plonger dans l’âme, dans les doutes et les espoirs d’un
homme ordinaire promis à un destin exceptionnel.
25 € TTC - 232 pages
ISBN n° 978-2-7483-3621-4 - Edition brochée
Relations presse : Marilyne Efstathopoulos
Tél. : +33(01) 53 69 65 55 - e-mail : presse@publibook.com
Pour commander l’ouvrage:
Site Internet : www.publibook.com
Tél. : +33(0)1 53 69 65 55 - Fax : +33(0)1 53 69 65 27
Éditions Publibook - S.A.S. au capital de 50 000 € - R.C.S. PARIS B 453 879 306 - SIRET : 453 879 306 000 18 - Code NAF : 221A
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MessageSujet: Re: "le Don de Raoul"   Jeu 22 Nov - 14:56

Et voilà les premières pages

LE DON
CHAPITRE 1



Quand Raoul ouvrit le courrier qu’il venait de recevoir, il fut d’abord surpris. Il est vrai qu’une lettre émanant d’un notaire, sans que cela soit prévu, ne laisse pas indifférent.
-« Qu’est-ce qu’ils peut bien me vouloir ? » dit-il tout haut en s’inquiétant quelque peu, car on se sait jamais ce qui vous attend de la part de ces gens-là.
On le prévenait en termes succincts qu’une de ses parentes, une tante, habitant dans la région parisienne était récemment décédée et qu’il en était le seul héritier. Dans un premier temps il se demanda s’il ne s’agissait pas d’une erreur. Il n’avait à sa connaissance aucune tante, son père était fils unique, quant à sa mère, toutes ses sœurs étaient maintenant décédées et d’héritages il n’y eut point. Il posa sa lettre sur son petit bureau qui lui servait de secrétaire, et continua à vaquer à ses occupations sans que cette nouvelle ne le perturbe en aucune façon.
Au cours de la journée, il se prit malgré tout à penser à ce courrier et se rappela sa lignée paternelle. Il se souvint que son père lui avait dit un jour que sa propre mère, grand-mère de Raoul, s’était remariée, très jeune, après le décès de son premier mari, qu’il n’avait lui-même pas connu, union dont elle eut une fille. Cette information, communiquée il y a fort longtemps, n’avait pas vraiment impressionné sa mémoire et il s’en était rapidement défait. Voilà qu’elle surgissait à un moment assez particulier dans sa vie, un moment charnière.
En renvoyant au notaire le petit coupon détachable et en y joignant une photocopie de sa carte d’identité, ainsi qu’il lui était demandé, il ne se doutait pas des bouleversements que cette nouvelle allait apporter dans sa vie.
Raoul était né, il y avait une cinquantaine d’années de cela, dans une banlieue de la ville la plus importante du département de la Mayenne : Laval, qui cela va de soi, en était également la préfecture. Il n’est pas vraiment juste d’évoquer une banlieue en parlant de ce petit village qui frôlait par le sud cette ville de trente mille âmes. Quand on évoque une banlieue, on imagine aussitôt de hautes tours d'appartements-clapiers, groupées autour d’un terrain à l’herbe jaunâtre pelée par les trop nombreux passages. De celà il n’y avait point aux abords de Laval, tout du moins ils n’avaient pas encore baigné de leur ombre le flot de petites maisons touche-touche qui constituaient le plus gros de la périphérie de la ville.
Raoul naquit donc à Thévalles, tout petit village rassemblé autour d’une église blanche, assez inhabituelle dans la région et qui rappelait davantage les constructions en pierre de tuffeau de l’Anjou voisine. Ce village touchait presque Laval : après les dernières maisons marquant la limite de ville, quelques centaines de mètres de route bordée de prairies suffisaient à l’atteindre. Une fois passé un lieu-dit, appelé curieusement le « point du jour », bien qu’il se situait au sud, il suffisait de suivre, par la piste cyclable, les quelques champs bordant une route bien souvent déserte qui menait à Angers pour rejoindre le premier calvaire du village. Ces croix de bois ou de pierre constituaient les points d’acuponcture des bourgades. A certaines périodes de l’année, les cérémonies qui consistaient au cheminement de l’une à l’autre par les fidèles chantant des cantiques, suivant curé et enfants de chœur en habits de cérémonie, s’appelaient « les rogations », processions religieuses traditionnelles. Les croix, situées un peu partout aux carrefours des chemins de campagne, faisaient l’objet de stations plus ou moins prolongées, ponctuées de vibrants « ave maria ». Ces processions, agrémentées de bannières portées par les plus dévots, avaient en général pour objectif d’apporter des conditions climatiques idéales au bon épanouissement des cultures.

La naissance de Raoul n’avait pas attiré un enthousiasme particulier chez ses parents, bien qu’étant le premier-né, il s’avéra également être le dernier. Ses procréateurs ne l’attendaient pas de sitôt, étant eux-mêmes préoccupés à asseoir une situation loin d’être stable. La méthode du « coïtus interrompus », en vigueur à l’époque, dont l’avantage sur la méthode Ogino était la gratuité, avait sans doute échoué par la faute d’une malheureuse goutte qui s’était égarée. Il fallut bien admettre, quelque neuf mois après, cet enfant issu d’une goutte, qui contrariait les plans de ce jeune ménage.
Pendant les années qui suivirent la guerre 39/45 les temps restaient durs, comme on le disait alors. Tout était à reconstruire et les pénuries alimentaires demeuraient encore vivaces. Les parents de Raoul, d’origine modeste, n’échappaient pas aux difficultés du moment. Après son retour de sa courte captivité en Allemagne, due au fait qu’il ne fut pas mobilisé au début du conflit en raison de son jeune âge, son père réussit à intégrer l’administration. La sécurité de l’emploi allait de pair avec un salaire assez bas qui ne permettait pas au ménage de vraiment s’établir. Sa mère, grâce à la vieille machine à coudre à pédale « Singer » héritée de ses parents décédés quelques mois auparavant, se mit alors à la confection et à la réparation de vêtements à son domicile afin d’apporter sa contribution financière au ménage.
L’arrivée du bébé mettait donc un frein aux modestes projets du couple et Raoul dut passer sa petite enfance à l’écart, dans le ronronnement régulier de la machine à coudre, jouant avec les chutes de tissu récupérées à terre. Il faut savoir que pour gagner sa vie, sa mère devait se lever très tôt et ne pas calculer son temps. Raoul s’éleva donc un peu seul, sans vraiment bénéficier de l’affection à laquelle il aurait pu prétendre.
L’attitude de sa mère, peu expansive dans ses sentiments, s’expliquait sans doute par le choc particulièrement douloureux qu’elle avait subi quelques années après son mariage : Ses parents, qui faisaient valoir quelques hectares de terrain dans une ferme du Nord Mayenne, avaient eu du mal à supporter le traumatisme de la guerre. La misère qu’ils traînaient derrière eux depuis de nombreuses années, conjuguée à l’ambiance difficile qui suivit la fin du conflit, les avait amenés à mettre ensemble fin à leurs jours.
Leur fille unique fut élevée dans une ambiance de morosité, de plaintes dues aux difficultés financières et ce climat n’avait pas contribué à forger son caractère. Après la mort de ses parents elle n’avait eu comme choix, afin de soulager la blessure de cet acte horrible, que celui de se raccrocher à une religion de catéchisme, ce qui n’était pas l’idéal. Elle avait donc subi douloureusement ce double décès imprévu et tentait désormais, par le dérivatif d’un travail forcené, de ne pas laisser son esprit trop vagabonder dans des pensées négatives. Le père de Raoul travaillait dans le centre administratif de Laval, à quatre kilomètres de là, il enfourchait son vélo de bon matin afin d’être à l’heure au bureau. Il rentrait également très tard, après une station régulière dans un café où il avait ses habitudes. Les tournées de « petits rouges » et de « bolées de cidre » lui permettaient de supporter le retour au logis familial où il devait se contenter d’un repas de soupe vite avalée avant le repos, rythmé par le cliquetis de la Singer qui bruissait encore fort tard.
Les parents de Raoul, également issus du milieu agricole étaient voisins des parents de sa future femme. À cette époque on ne voyageait pas autant qu’aujourd’hui et les rencontres se produisaient bien souvent lors des fêtes de pays, aux réunions de famille ou encore au moment des « coups de main » lors des travaux des champs. C’est de cette façon qu’ils se rencontrèrent en pleine période de guerre, il aima cette fille fragile aux yeux tristes. Elle l’aima d’abord pour qu’il la fasse sortir du milieu familial désespérément tristounet et c’est ainsi que le mariage eut lieu, comme il se doit, dans l’église de Saint-Aubin-Fosse-Louvain, village du domicile de l’épousée. Ses parents s’étaient retirés tard du travail de la terre et avaient conservé leur habitation dans le petit bâtiment de ferme en pierre de granit rougeâtre près de Désertines, village voisin de Saint-Aubin, où le père du grand-père de Raoul était déjà né. Ils avaient vendu leurs terres, sans aucune sorte de difficulté, aux « demi-jeunes » de la quarantaine qui se battaient pour agrandir leur exploitation : L’agriculture industrielle avait déjà échauffé les esprits et les quelques malins qui avaient senti le vent tourner s’employaient à négocier leur agrandissement.
Raoul allait de temps à autre visiter ses grands-parents par la micheline qui, douloureusement pour les fesses, bringuebalait dans la desserte des villages de Laval à… En fait, il ne savait pas où cette poussive machine sur rail, rouge et blanche, pouvait aller après avoir déposé la petite famille sur le quai de la gare de Gorron. Il savait cependant qu’il adorait ce paysage de bocage bucolique où le soleil était rarement présent et qui satisfaisait son désir de se cacher du monde. L’ombre s’y dissimulait partout, dans les haies des prés, les creux des vallons, les berges des ruisseaux. Il se complaisait dans l’arpentage des chemins, le visage balayé par la bruine que le vent d’Ouest dispensait si généreusement.
De son enfance Raoul ne souhaitait retenir que son plaisir de se rouler dans les chutes de tissu et de jouer aux pieds de sa mère, tout petit c’était toute la journée qu’il s’y livrait, puis seulement le soir après qu’il fut allé rejoindre les enfants de son âge sur les bancs de la maternelle. Il adorait ces odeurs de naphtaline, de propre, ces matières soyeuses qu’il promenait sur ses joues, et le bruit rassurant de la machine à coudre qui parfois l’endormait. Dans cette solitude affective il s’était bâti un monde imaginaire où il se complaisait. Il volait de nuage en nuage, porté par la brise, il jouait dans les vagues de la mer, dont il n’avait qu’entendu parler, il courait sur le sable blanc des plages à cocotiers, selon une image découverte sur le calendrier des postes, accroché au mur du couloir, devenu l’atelier de sa mère.
Raoul avait découvert très tôt qu’il possédait une particularité. Il ne pensait pas, étant enfant, qu’il s’agissait d’un phénomène particulier. Ce ne l’était pas en effet, puisque Raoul devait plus tard découvrir que chaque enfant venant au monde disposait de cet acquis. La particularité de Raoul venait du fait que, contrairement aux autres, il en eut le souvenir ; pas un souvenir précis bien sûr, d’ailleurs les bribes d’images fugitives qui la composaient s’effilochaient au fur et à mesure qu’il grandissait, ce qui fait qu’à l’âge dit « de raison », les éléments détaillés avaient totalement disparu de sa mémoire. De quoi s’agissait-il au juste ? Étant petit enfant, Raoul avait vu l’ensemble de sa vie défiler devant ses yeux, il avait pressenti ce qu’il pourrait en faire et eu connaissance des expériences qui jalonneraient son évolution. Cette extraordinaire vision fugitive qu’il avait ressentie en une fraction de seconde, était identique dans sa manifestation, au processus que celui qui va mourir perçoit, en voyant défiler sa vie en un instant. Bien que cette perception se soit déroulée à un moment où il ne pouvait se souvenir de rien compte tenu de son jeune age, il savait ce qu’il avait vu et il gardait au fond de lui, sans que les détails ne lui restent, une impression de ce curieux phénomène dont il ne parla à personne.
Il eut donc la chimère, un peu plus tard, de penser qu’il était quelqu’un de particulier et pourtant le début de sa vie, contre toute attente, se déroula dans une banalité dont il dut s’accommoder. Le repli sur soi qui caractérisait son caractère ne lui donnait pas, hélas, la capacité de s‘épanouir. Il continuait cependant à voyager dans l’imaginaire, et ses rêves, pleins d’arcs-en-ciel lumineux, de feux d’artifice éblouissants et de voyages extraordinaires lui suffisaient et le confortaient dans ses illusions de félicité.
De tendresse il n’eut que celle de la chatte du voisin, dont le ronronnement mécanique, dû à la caresse, lui donnait l’illusion d’un partage affectif. Ses parents, loin d’être insensibles, ne savaient cependant pas comment lui communiquer tout ce qu’ils ressentaient à son égard. Les sentiments inexprimés de l’un et de l’autre s'étranglaient dans des accès subits de colère envers eux-mêmes et la société, et les soulageaient momentanément de leur culpabilité. C’est vrai qu’ils auraient dû ne pas avoir d’enfant, ils n’étaient pas faits pour cela et ce petit être involontairement mis au monde, qui arrivait au moment où ils en avaient le moins besoin, ne fit pas s’éveiller en eux la fibre parentale dont ils n’avaient, ni l’un, ni l’autre, reçu le modèle.
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voiedoree




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MessageSujet: Re: "le Don de Raoul"   Jeu 22 Nov - 15:02

Voila l'intro de "Quentin et les suivants" la suite ... cliquez sur le lien

Cette autobiographie améliorée (passages de vie Guadeloupéenne) n'est plus disponible pour l'instant.


Introduction
J’ai voulu rédiger ce livre afin d’offrir à quiconque le lirait, un divertissement au récit détaillé de mes turpitudes et satisfactions, mais également pour beaucoup d’autres raisons.
La première de ces raison consistait à informer ma descendance, d’une manière aussi sincère que possible, de ce que fut ma vie, au travers de mes aspirations, de mes doutes. Ceci devait permettre, si elle le désirait, d’avoir une juste appréciation des évènements et motivations de ce qui la constituèrent mais également des circonstances qui m’avaient poussées à me retrouver aujourd’hui sur une île lointaine des Caraïbes.
Avec ces informations, pour la bonne compréhension de mes traits de caractère et de mon héritage génétique, je devais y adjoindre un résumé de ce que je connaissais de la vie des mes parents. Ceci pour leur partie de vie commune avec moi, et aussi en fonction de ce que je pouvais savoir de leur vie, “antérieure” à ma naissance. Un résumé encore plus restreint de ce que j’avais vécu et appris de la vie de mes grands parents devait servir à compléter la bonne compréhension des évènements qui constituèrent mon existence.
Tout ceci permettait donc à tout un chacun intéressé d’avoir un volet assez complet de ce qui a constitué la première partie de ma vie. Quand je parle de tout un chacun intéressé je veux désigner: d’abord Quentin à qui je dédie ce livre, et aussi tous les autres petits-enfants à venir, ainsi que la descendance qui devrait normalement en découler. Ce livre pourrait également intéresser mes propres enfants qui sont, comme je l’étais avant mes recherches sur mes parents et grands parents, dans l’ignorance de leur passé et dans une interprétation fragmentaire de leur vie.
Il m’apparaît maintenant que d’autres personnes pourraient y trouver un intérêt. Il s’agit de celles accessoirement mentionnées dans ce livre et qui m’ont accompagnées, dans une partie de ma marche sur le chemin. Mais ce n’est pas tout. Incidemment, à l’occasion d’une fiesta guadeloupéenne je discutais avec une ressortissante mayennaise qui se trouvait là et elle me rappelait des souvenirs de sa jeunesse qui correspondait bien aux miens. Voici donc qu’apparaissent les intéressés du côté anecdotique de la chose. Vous remarquerez également que j’inclus de temps à autres, à la fois pour faire baisser la “pression” mais aussi pour partager mon plaisir de me trouver là, quelques morceaux de la vie courante sur cette île. Les amateurs de voyage devraient donc aussi y trouver leur compte.
Tout ceci pourrait suffire et constituer une raison suffisante à l’écriture de cet ouvrage, si on peut l’appeler modestement comme cela.
En cours d’écriture, il m’apparut que la raison principale, au départ d’informer, voire de justifier mes choix, ne m’intéressait pas plus que cela. Après tout, il y a bien des zones d’ombre dans la vie de mes aïeux et cela ne m’a pas empêché de vivre. A quelques moments il est vrai, je me suis posé certaines questions mais sans que cela ne me poursuive longuement ni ne m’accapare l’esprit.
Est-ce une raison majeure, lorsque sous la joie de la naissance de mon premier petit-fils, un tel souhait d’exposer ma vie vienne à exécution?
Ma réponse est non!
Au côté anecdotique et généalogique, un nouvel aspect des choses s’est progressivement imposé. Sans vouloir me faire passer pour ce que je ne suis pas, j’ai quand même eu une vie qui sortait de l’ordinaire. Les problèmes de ma petite enfance n’auraient jamais du me permettre d’évoluer vers une “carrière” professionnelle. Mes complexes et timidités excessives auraient du me confiner dans une petite vie médiocre. Mon manque de confiance en moi aurait du me faire plier, courber l’échine devant les “rois du monde” que furent les religieux et maintenant la médecine. Mes souffrances auraient du enterrer toute velléités de rébellion face à cette vie qui ne me promettait que tristesse. Rien, en fait, ne me prédisposait à ce dont je suis fier de réaliser depuis quelques années, et dont la suite promet d’être encore plus enrichissante.
C’est donc davantage pour témoigner de ce qu’il est possible d’accomplir, même lorsque les circonstances ne sont pas favorables, que je voudrais mettre le déroulement de ma vie en perspective. C’est pour que tous ceux qui ont des problèmes de toutes natures sachent qu’il devient possible de changer et de se diriger dans une voie différente, tout devient alors possible, tout prend un sens.
Aujourd’hui, au moment où la planète se démène sous la pression d’une mutation qu’elle n’a jamais connue de toute son existence, il me semble utile de porter un témoignage d’espérance. La mission que j’ai accepté de remplir sur cette terre a commencée avant ma naissance, elle s’est poursuivie ensuite tout au long de mon chemin de vie.
Nous en arrivons peut-être à l’objectif réel de ce livre.
Vous remarquerez également, sans même que la lecture soit attentive, que certains propos, que l’on peut qualifier de philosophiques, voire quelque peu hermétiques parsèment le récit. Ces passages sont destinés à l’étudiant, que sans le savoir nous sommes tous, en marche sur le chemin, Et qui souhaite recevoir une réponse aux questions qu’il se pose.
Au détour de certains moments clé de mon évolution, j’intègre au récit quelques idées, censées donner une explication aux évènements pouvant être considérés comme phénomènes naturels ou de pur hasard.
Je souhaite que le candidat à la connaissance sache y trouver quelques raisons d’espérer et que quelques embryons de réponse à sa quête l’éclaireront.
Même si je sais que seules les personnes “prêtes” peuvent recevoir la compréhension, je forme l’espoir que d’aucun, aujourd’hui ou demain, trouverons dans ces quelques lignes la voie de leur cœur.
Pour certains qui liront ce livre, croyant bien me connaître, je sais qu’il réservera des surprises importantes. En effet, pour la plupart de mes amis, je suis considéré comme un “bon vivant” aimant les bonnes choses, n’hésitant pas à plaisanter sur tout et à apparemment se moquer ou ne pas prendre au sérieux beaucoup de choses.
C’est vrai que c’est une partie de ma vie secrète que je livre à la découverte de tous. Vous comprendrez, avec surprise pour la plupart, que la partie importante de ma vie s’est focalisée sur la partie spirituelle et que j’ai toujours cherché en moi, par l’intermédiaire des religions et par la suite, vous le découvrirez par d’autres découvertes au gré des circonstances, ce qui faisait la raison de ma vie sur cette terre.
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MessageSujet: Re: "le Don de Raoul"   Jeu 22 Nov - 15:05

lien de Quentin et les suiva,ts :

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