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| | "Désirs d'îles" de Jean-François Joubert. | |
| | | Auteur | Message |
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sindbadboy

Inscrit le : 29 Avr 2006 Messages : 157 Localisation : Rennes
| Sujet: "Désirs d'îles" de Jean-François Joubert. Mer 2 Avr - 20:13 | |
| C'est avec un immense plaisir que je fais la promo de ce livre. Que mon pote Jeff se soit lancé dans le roman est l'une des meilleures nouvelles de ce début d'année. Alors voilà, ne vous privez pas, ce garçon à beaucoup, beaucoup de talent et son livre est énôôôrme.
Jean-François JOUBERT, un auteur du cercle HUMANIA, s’engage aux cotés de l’association H.A.M.A.P. (Halte Aux Mines AntiPersonnel), une association de démineurs volontaires dont le credo est : "Nous faisons des mains et des pieds afin que des enfants ne perdent pas les leurs…"
Jean François JOUBERT, l’auteur du roman Désirs d’îles a décidé de faire bénéficier l’association HAMAP des revenus générés par la vente de cet ouvrage. Pour chaque exemplaire vendu 12,95€, 5,32€ seront versés à l’HAMAP, soit l’intégralité des revenus générés par la vente.
PRESENTATION DU LIVRE :
Jean-François Joubert : une écriture remplie de sensibilité qui vous entraîne à l'intérieur même de l'être, balancé entre la conscience des réalités et l'insouciance d'une jeune âme.
Un style d'écriture particulier qui vous transporte aux côtés de ce jeune homme parfois égaré, parfois sûr de lui, dans ses aventures maritimes, ses découvertes, ses états d'âme, son manque d'amour et dans sa détresse d'avoir perdu son deuxième "moi".
Perdu dans sa vie sans son frère, le héros part à la recherche de Pierre, son jumeau. Un voyage initiatique pour ce jeune homme torturé par l'absence et son désir de retrouver la pièce manquante de son univers. Quittant Paris et sa mère, Marseille est le théâtre de son départ, lui qui part sans savoir si le destin lui donnera raison. Sur sa route : ses angoisses, ses rencontres et l'Amour. La mer porte ce solitaire vers le fond de sa conscience, petite aventure d'un garçon sur la mappemonde, un récit plein de fièvre et d'obsession. La nature, sublime par sa force, rend ce jeune homme sage. Il pense, et le lecteur avance dans son cœur, vivant au jour le jour sa quête et ses désirs d'îles.
Ce livre de 232 pages est en vente uniquement sur Internet dans notre boutique : www.boutique-humania.fr Une boutique 100% solidaire dans laquelle vous ne trouverez que des articles (livres, cartes de correspondance, calendriers) vendus au seul profit d’associations caritatives.
N'hésitez pas à vous le procurer.  _________________
 http://editions-sindbadboy.wifeo.com/ |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49283 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: "Désirs d'îles" de Jean-François Joubert. Mer 2 Avr - 20:41 | |
| Ça serait sympa, si on pouvait avoir le plaisir de lire quelques extraits, Sind. Par exemple au hasard pris en début, en milieu et en fin de livre (pas la chute, ça serait dommage). Qu'on puisse se rendre compte. (j'aime feuilleter, avant de me décider, toujours)  _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | sindbadboy

Inscrit le : 29 Avr 2006 Messages : 157 Localisation : Rennes
| Sujet: Re: "Désirs d'îles" de Jean-François Joubert. Jeu 3 Avr - 9:11 | |
| Je vais réclamer ça à l'auteur (moi, j'ai eu la chance de déjà le lire (ben ouais, y a des veinards privilégiés )). _________________
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|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49283 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: "Désirs d'îles" de Jean-François Joubert. Jeu 3 Avr - 9:16 | |
| Oui, ça serait bien. Parce que oui, c'est ton pote, tout ça, mais pour tous ceux qui ne le connaissent pas, c'est euh... un inconnu (raaah elle est bien bonne, celle là) et donc quelques extraits pourraient permettre d'avoir un aperçu sur le style, le rythme, bref, tout ça. Feuilleter en ligne, en quelque sorte, comme on le ferait dans une librairie.  _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | sindbadboy

Inscrit le : 29 Avr 2006 Messages : 157 Localisation : Rennes
| Sujet: Re: "Désirs d'îles" de Jean-François Joubert. Ven 4 Avr - 10:29 | |
| Deux extraits glanés au hasard du texte.
Vous le comprendrez aisément, une partie du livre se passe en Amazonie.
"Bientôt une semaine sans un jour de pluie, des nuages, pas d'eau, alors le niveau du fleuve baissait, les roches naissaient de partout et les craintes d'immigrations clandestines en provenance du Surinam, à pied, ne m'apparaissaient plus loufoques... Des flaques d'eau poussaient, à droite à gauche, emprisonnant des proies parfois dangereuses, ces petites mares recelaient des surprises, comme les raies noires, au dard de poison.
Ce dard traversait la peau, blessait l'esprit, d'un coup, tellement la douleur était réelle et vive. Ces poissons se planquaient sous leurs masques de nature, au milieu des flaques, tapis, sans un mouvement, prisonniers sous quelques grains de sable, jaune ou noir.
Si, dans votre marche, le hasard laissait un orteil se poser sur les ailerons d'une raie, les quinze centimètres de queue de la bête devenaient son ultime protection, une arme terrible. Le dard rentrait dans votre peau, le poison devenait brûlant, la douleur s'approchait des profondeurs de votre âme, la mettant à nu sous l'onde de choc, et même un homme solide s'effondrait, paralysé. Puis, le venin, les jours suivants, s'infiltrait dans la chair, la pourrissant jusqu'à l'os : le danger d'une raie, un simple poisson plat, un poisson d'Amazonie.
J’allais me rafraîchir l'esprit dans cette eau chaude, j'escaladais ces bouts de roche avant de plonger, de perdre l'équilibre et de glisser dans mon bain. Je crois que j'étais heureux."
"Maxime avançait sans relâche, nu-pieds sur les sentiers, une antiquité de fusil en bandoulière, un coupe-coupe à la lame noire et usée dans la main. Derrière, je suivais ses pas tout en tentant de tenir la cadence. J'ignorais où j'allais, seulement je savais que cet homme devant moi connaissait mieux la forêt que quiconque. Cette étendue verte vivait dans sa tête. D'ailleurs, il m'expliquait en chemin que nos têtes étaient des maisons, des maisons aux esprits, composées d'un gardien et de nombreux invités. J'allai me promener, ce matin-là, au cœur de la jungle en compagnie d'un sorcier, observé par une chouette qui hululait ses pensées secrètes.
Maxime n'avait pas peur de parler, dans la brousse. Coupant toutes branches qui nous empêchaient de passer, il me parlait des légendes. La faculté de certains à marcher sur l'eau, cela pour une nature chrétienne ne semblait pas impossible, d'autres pouvaient disparaître face à l'adversité, devenir invisible, ou encore ces hommes capables de plonger des heures sans respirer...
Il parlait de Mama wata, un demi-dieu qui vivait dans le Maroni, une femme-poisson sans cheveux, sans poil, mais nantie d'une grande moustache et de grands yeux souriants. La chance ne quittait jamais ceux qui avaient croisé le regard ou la silhouette de Mama wata. Moi, je suivais ses pas, bien content de lever suffisamment haut mes pieds, quand parfois un serpent aux anneaux colorés passait entre eux.
Nous allions tous deux vers des chemins de hasard, portés par la beauté naturelle des sons qui nous entouraient. Il me parlait des dangers, ces hordes de cochons sauvages qui détruisaient tout sur leur passage, capables de manger de l'humain.
Envoûté par la forêt, ma peur s'était évadée. Je respirais la lumière quand un trou survenait dans ce plafond de branches, les traits de poussière qui jaillissaient du ciel paraissaient magiques ; il restait vrai que, dans cette atmosphère, l'endroit devenait bel et bien propice aux croyances divines.
Parfois, Maxime s'arrêtait. Nous allions près d'un cours d'eau, creusions un peu afin de déverser de la terre glaise dans la battée que nous portions. Là, il tamisait en me parlant, je regardais ses mains accomplir des arcs de cercle, l'eau et la terre s'évadaient de l'ustensile, pour finir, ne plus trouver en son centre qu'un peu de poussière noire et le jaune de l'or." _________________
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