Forums de Liens Utiles
Littérature, Théâtre, Peinture, Musique, Photos, Randos, Gastronomie, Débats, Informatique et tout ce qui peut encore s'inventer.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
 

Le recueil d'Alfred

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédente  1, 2, 3 ... 31 ... 60  Suivante
AuteurMessage
Romane
Administrateur



Inscrit le : 01 Sep 2004
Messages : 50361
Localisation : Kilomètre zéro

MessageSujet: Re: Le recueil d'Alfred   Lun 27 Juin 2005 - 12:25

L'une de celles qui me prennent le plus aux tripes, mais tu le sais depuis le jour de la création de cette poésie...
Je ne crois pas qu'on puisse rester indifférent à l'enfance prise en otage par les hommes de guerre...
_________________
"Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur



Age : 60
Inscrit le : 23 Juin 2005
Messages : 12896
Localisation : TDCDM : Landes

MessageSujet: bientôt le Tour...   Mar 28 Juin 2005 - 17:52

ACROSTICHES AU TOUR
pour ses 100 ans


Sonnet aux « Géants »

Le premier de juillet, au matin du contrôle,
En mille neuf cent trois, Monsieur Abran sut-il,

Tel l’oracle ignoré, que pour des Anquetil,
Ockers, Kübler, Bobet, il réveilla la « Gaule » ?
Un parfum d’épopée planait sur les épaules,
Riche d’un avenir d’heurs et malheurs, subtil…

A ces futurs « forçats » peut-être leur dit-il :

Ceignez-vous d’un boyau pour parvenir au môle ! »
Et Garin est venu, puis Christophe et puis Magne,
Notre Pays fleurir, ses plaines, ses montagnes,
Tout résonnants encor des « immortalisés » !

Au réveil, ce matin, vous êtes apparus :
Nous vous gardons au cœur, ô, géants disparus !
Soyez des bienheureux en vos Champs-Élysées…

Alfred


MERCI !

Boyau entourant vos larges épaules
Ou casque plastique vous protégeant,
Nous vous prénommerons forçats géants

Antonin, Henri, Dominique, Ercole,
Nicolas, Maurice, Raymond, Fausto…
Nay, Segovia, Yffiniac, Toledo,
Italien, Français, Russe, Belge, t’aiment !
Venu d’un petit pays sans nom même
En nos coeurs tu es, Paul, Lucien, Gino,
René, Albert, Guy, Jean, Federico,
Stephen, Louison, Lance, Miguel, Charly,
André, Pedro, Bernard, Eugène, Eddy,
Igor, Roger, Greg, Yoop, Jan, Laurent, Luis,
Rouleurs, Claudio, grimpeurs, Jacques … Puis,
En nos cœurs, la Grande Boucle d’Henri

Jamais ne sera bouclée… Comme un vœu,
Les cent ans fêtant, lors, ici, je veux
Dire un « Blanc Merci » à un Jean-Marie.

Alfred 2003


Dernière édition par le Dim 28 Aoû 2005 - 18:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur



Age : 60
Inscrit le : 23 Juin 2005
Messages : 12896
Localisation : TDCDM : Landes

MessageSujet: Re: Le recueil d'Alfred   Mar 28 Juin 2005 - 17:54

J'ai encore planté ma fourche dans le fossé...
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur



Inscrit le : 01 Sep 2004
Messages : 50361
Localisation : Kilomètre zéro

MessageSujet: Re: Le recueil d'Alfred   Mar 28 Juin 2005 - 17:56

Tu poursuis là notre conversation de ce midi... !
Un p'tit... tchin Alfred ? (perso, j'arrête là, j'en peux plus...)

Bel hommage à nos champions !
_________________
"Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur



Age : 60
Inscrit le : 23 Juin 2005
Messages : 12896
Localisation : TDCDM : Landes

MessageSujet: Re: Le recueil d'Alfred   Mar 28 Juin 2005 - 19:28

au fait... sans changer de braquet... bisou au bouchon de Liège...
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur



Age : 60
Inscrit le : 23 Juin 2005
Messages : 12896
Localisation : TDCDM : Landes

MessageSujet: MAINS...   Mer 29 Juin 2005 - 9:33

Mon cœur est une main…

… Aux cinq doigts-offrandes,
Aux ongles rubis ou carmin,
Flammèches d’âtre, girandes
De phalanges douces…
Devant vos yeux son pouce
Se dresse…
Chut !… son index vos lèvres
Caresse…
De fièvre !
En parfait accord de main-cœur,
Bagué d’émoi, son annulaire
À votre âme voudrait s’unir et son majeur
Murmure mon secret à son auriculaire :
« Ma paume a reçu de ma mie
Sa ligne de vie » ! »

Alfred 2005


Dernière édition par le Dim 28 Aoû 2005 - 18:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur



Age : 60
Inscrit le : 23 Juin 2005
Messages : 12896
Localisation : TDCDM : Landes

MessageSujet: Re: Le recueil d'Alfred   Mer 29 Juin 2005 - 9:35

Maintes mains

Main-Espérance verte
Au jardin du demain
Main-Poésie ouverte
Sur un parchemin
Main-Ritournelle diserte
Chanterelle sur guitare
Main-Caresse alerte
Et qui s’égare !
Main-blancheur déserte
Sans anneau d’or
Main-Pleur recouverte
D’une eau qui s’endort
Main-Offrande offerte
Aux replis du chagrin
Main-onguent experte
En beauté grain par grain
Main-Pamoison inerte
Sans souffle de chacune…

Ces maintes mains certes
Sont plusieurs mais n’en font qu’une
C’est la Mienne-Tétragone
Que je donne.

Alfred 2005


Dernière édition par le Dim 28 Aoû 2005 - 18:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur



Age : 60
Inscrit le : 23 Juin 2005
Messages : 12896
Localisation : TDCDM : Landes

MessageSujet: Re: Le recueil d'Alfred   Mer 29 Juin 2005 - 9:36

Il était une fois…

… le rêve vrai
De cinq mains,
Et de cinq doigts
Et de cinq jours ouvrés,
Vers toi…

Main-Lundi-de-pleine-Lune.
Main-Pierrot-noctambule,
qui ne capitule point,
le pouce sur le poing.
Elle l’ouvre et sans gants, découverte,
elle pousse, d’une chaumine en ruines,
la porte entrouverte…

Parmi les toiles d’araignées,
là où régnait l’ex-guerre,
il y a Main-Giboulées
du Mars de naguère,
mise à l’index !
Main-mardi-gras
déguisée en soldat,
Main-pantin-de-bois,
tigre de papier…
Main-de-guerre, lasse
a laissé la place
au vélin de velours pour toujours.

Main-mercredi aux doigts petits.
Main-École-Buissonnière.
Elle chante aux buissons ravis
de la chaumine, une comptine
en do majeur.
La mercuriale devient fleur…

Main-Jeudi-Quatre-Saisons.
Main-Fruits épargnée par l’outrage
De Saturne et par les orages
du Jupiter des déraisons
et des mines patibulaires.
L’or qu’elle porte à l’annulaire
est l’aveu des liaisons qu’elle veut…

Main-Vendredi-Espoir-de-Fête.
Petite main au doigt petit.
Main-Murmure-d’auriculaire.
Elle susurre aux oreilles en ruines
des murs de la chaumine
le secret de Vénus-Déesse:
« Je suis Main-Caresse ».

Surgirent de la nuit les deux mains charitables
Une main férié et une main ouvrable…

Main-Samedi-de-Musique.
Main-Fièvre-du-Sabbat.
Main-Valse d’ici-bas.
Main magique qui voudrait
Faire entrer dans la ronde
Tous les amoureux du monde.

Main-Dimanche, pour les êtres
Main-de-Messe-au-Seigneur
Main-quêtant le bonheur, éperdue.
Et Main-Sans-Dieu, phallanges, peut-être,
Mais tendue, vers d’autres anges…

Ces maintes mains multipliées
Ne font qu’une assurément :
La mienne, ombelles dépliées.
Je vous donne ses battements…

Alfred 2005


Dernière édition par le Dim 28 Aoû 2005 - 18:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur



Age : 60
Inscrit le : 23 Juin 2005
Messages : 12896
Localisation : TDCDM : Landes

MessageSujet: Re: Le recueil d'Alfred   Mer 29 Juin 2005 - 9:36

LES DOIGTS ET LA VIE

L'homme s'extasie quand il voit
Du nouveau-né les petits doigts
Serrant l'index de sa maman.
"Il est né le divin enfant!"

Le petit, les doigts dans le nez
Provoque l'ire de son père :
"Ce ne sont pas là les manières
Que doit avoir un fils bien né !"

"Obéir au doigt et à l'œil,
Voilà ce qu'il faut, mon garçon !"
Le jeune oubliera la leçon.
Et s'évadera sur la feuille :

Il veut, d'un doigt tout hésitant,
Faire un vers à la demoiselle
Qu'il voit passer de temps en temps,
Rêvant d'amours intemporelles...

Réveil ! Le maître lui murmure :
"Ne comptez pas sur les doigts." L'adjudant
Lui met le doigt sur la couture
Du pantalon: il fait son temps.

Puis vient le temps des copains
Unis comme doigts de la main :
Doigts de Porto, nuits de ripailles ;
Puis les collègues de travail...

La demoiselle est une femme :
Retrouvailles. Il en tord ses doigts !
Le Dieu Éros, comme il se doit,
Croisera leurs doigts. À la dame,

Au doigt il passera la bague.
On les montre du doigt ? Ils s'en fichent.
Doigts emmêlés, ils vont aux vagues
Car de leur amour ils sont riches.

Croisons les doigts: fille ou garçon ?
Un enfant de toute façon !
Il s'extasiera lui aussi
Devant les doigts de son petit...

"Les doigts dans le nez, faut pas faire ! "
Se surprend-il à dire. Les ans
Ont ridé ses doigts et le gant
Réchauffe sa main de grand-père.

L'inquisiteur doigt de la vie
Lui montre déjà la sortie...

Alfred


Dernière édition par le Dim 28 Aoû 2005 - 18:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur



Age : 60
Inscrit le : 23 Juin 2005
Messages : 12896
Localisation : TDCDM : Landes

MessageSujet: Poèmes bilingues...   Mer 29 Juin 2005 - 9:40

HOMENAJE A PACO


El viejo lagarto conoce
Las canciones del jinete
Y las romances de palomas
Que con sus blancotes plumas
Vuelan sin abanico al mar
Cuando el cielo se va a llorar...
Son para tí esas palabras
Esos poemas, esas coplas
Que nos deja la poesía...
Son para que jamás el día
Sea para tí amargo
Sinó de futuro cargado !

Galopa ! Galopa !
En paz.
Que no venga, rapaz,
La Mora...

Alfred


Hommage à Paco

Il sait le vieux lézard altier,
La complainte du cavalier.
Elle raconte la romance
De la colombe qui commence
Sa blanche course vagabonde
Quand le ciel de pleurs s’inonde.
Tous ces poèmes, ces couplets
Et ces paroles, s’il te plaît,
Acceptes-les. La poésie
Me les a laissés : les voici.
Pour que jamais, au grand jamais
Les jours ne soient pour toi mauvais.
Mais qu’ils soient, sous le ciel d’azur,
Chargés d’un aimable futur !

Galope, galope en paix.
Et que ne vienne jamais
Troubler ton repos, ton âme
Quelque vieux lutin infâme !

Alfred


Dernière édition par le Dim 28 Aoû 2005 - 18:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur



Age : 60
Inscrit le : 23 Juin 2005
Messages : 12896
Localisation : TDCDM : Landes

MessageSujet: MOTS INVENTÉS   Mer 29 Juin 2005 - 9:44

VERBES

Ô, t’encabresser,
Ô, te brabiser,
T’adoquenlasser !
Ô, te minbiser,
Ô, t’embralasser,
Et te bilacer !
Et sans m’en lasser
Te berçabiser.
Ô, te caberser,
Te cabraliner,
Ô, te brabercer !
Te cajouminer
Ô, t’amadorir,
Et dormir...

Alfred


Dernière édition par le Dim 28 Aoû 2005 - 18:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur



Age : 60
Inscrit le : 23 Juin 2005
Messages : 12896
Localisation : TDCDM : Landes

MessageSujet: Re: Le recueil d'Alfred   Mer 29 Juin 2005 - 9:46

GALAXIE

Pour toujours
Dans la bleue galaxie
De l’amour
Nos planètes sont huit.

Elles sont
Des autres inconnues
Et leurs noms
Ne sont pas reconnus.

Éclairés
Dans notre bleu sommeil
De clarté
D’un merveilleux soleil,

Nous volons.
Ô, sidéral voyage !
« TÉRUTON »,
Au-delà des nuages,

Nous convie
À rêver de futur
Et d’envies...
Puis il y aura « NUR »

Ou « NEPTER »,
Où nous pourrons sans heurts,
Satisfaire
Notre soif de bonheur.

« TUPICURE »,
La planète de feu,
Qui murmure
Ses mots aux amoureux,

Nous attend.
Viens. Rêvons aux étoiles !
Maintenant,
« MERNUS » pour nous ,dévoile

Ses secrets.
Et bientôt c’est « PLATURNE »,
La sacrée,
Qui au rêve nocturne,

Donnera
Son amour à nos coeurs.
Viens. Voilà
« VÉTUNE » et le bonheur !

« RARSUMA »,
À la fin du voyage
Nous fera
Entrevoir des mirages.

Alfred


Dernière édition par le Dim 28 Aoû 2005 - 18:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur



Age : 60
Inscrit le : 23 Juin 2005
Messages : 12896
Localisation : TDCDM : Landes

MessageSujet: LE VIN   Mer 29 Juin 2005 - 11:51

IN VINO VERITAS...

Bonum vinum laetificat
Hominis cor
Et plus encor :
Vinum erat
Vérité. Il sera toujours
Vieux, de velours
Ou Beaujolais
Tout neuf. Il est
De nos rencontres, tôt ou tard,
Le vrai nectar.
Il accompagne,
Même Champagne,
Les papilles émoustillées
Du fier gourmand,
Rouge ou tout blanc,
Embouteillé.

Le vin de pays sur la table,
Classé ou pas,
Te diras : « bois ! »
Vin charitable !
Triste ou gai, lorsque tu l’as bu
Sans rester sobre,
Gare aux abus !
De « jus d’octobre » !
S’il est tiré, il faut le boire,
Sans hésiter.
Il faut y croire.
Vin « vérité ».
C’est ce que te dit son Patron
Le Saint Vincent
Le vin est sang,
Rouge pardon.

Mais sa robe n’est pas de bure,
Quand à leurs « messes »,
Manants, princesses
Le boivent pur.
Il n’est pas bourgeois pour deux sous ;
Naturel, doux,
Dans son château,
Le vin est chaud.
Il fait mousser, mousseux, nos fêtes
Et puis nos têtes !
Alors, mon vieux,
Encave-le !
Il te gardera, en bouteille,
Ou dans un fût,
Son meilleur cru
De sang de treille.

Et le bon vin réjouira
Ton cœur. Ton verre,
L’été, l’hiver,
En rougira.
Mais que le vin soit rouge ou blanc,
Sec ou sucré,
Ou pétillant,
Il est sacré !
Car du raisin et de ses grappes,
Pour nos agapes,
Il naît, le vin,
Nectar divin !
Et qui donc, au temps des vendanges,
Foule les grains ?
Est-ce un malin ?
Sont-ce les anges ?

... Non est
veritas in vino...

Épris de la devineresse,
L’échevin,
Qui se croit devin,
Est pris de vin
De messe.

Par ce nectar divin,
Sang de la noblesse
Des vignes de déesse,
Né de provins
Et de presses
Angevins,

L’échevin en ivresse,
Et qui se croit devin,
Caresse
Le désir vain
Coquin et alvin,
De la prêtresse…

C’est ainsi qu’enfin,
Au bord du ravin,
De cent-vingt
Mètres d’altesse,
Le devin échevin
Devint,
Une fois dite la messe,
Poète-écrivain…

Alfred


Dernière édition par le Dim 28 Aoû 2005 - 18:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur



Age : 60
Inscrit le : 23 Juin 2005
Messages : 12896
Localisation : TDCDM : Landes

MessageSujet: À BRASSENS   Mer 29 Juin 2005 - 11:59

À Georges et à sa musique
Texte d'Alfred sur la musique de "BONHOMME"

Malgré le froid de l’hiver,
Malgré le vent et le givre,
La pigeonne s’en va faire
Provision de vivres.

Car le pigeon va mourir
De mort naturelle.

En quête de vermisseaux
Et de petites brindilles,
L’oiseau, au bord du ruisseau,
Rêve des myrtilles,

Que celui qui va mourir
Ramassait pour elle.

Elle pense aux cieux tout bleus,
Qu’ils ont sillonnés d’une aile
Insouciante, aux mots heureux,
Roucoulés pour elle

Par celui qui va mourir
De mort naturelle.

Rien n’arrêtera le vol
De la pigeonne amoureuse
Du pigeon figé au sol :
Ni la pie voleuse,

Ni celle qui crut offrir
L’amour tourterelle...

Ni ce noir roucoulement
Qui vole en ses plumes grises
Et lui dit : « dans un instant,
Sa vie sera prise »,

Et que son pigeon est mort
De mort naturelle.


Dernière édition par le Dim 28 Aoû 2005 - 18:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Alf
Plumoversificateur



Age : 60
Inscrit le : 23 Juin 2005
Messages : 12896
Localisation : TDCDM : Landes

MessageSujet: Re: Le recueil d'Alfred   Mer 29 Juin 2005 - 12:04

Jézel à Montilla *...

Le zéphyr, en mauresques vœux,
Offre son souffle en mille feux
Aux céramiques des murs bleus,
Là-bas, sur la blanche « Montille ».

Sous le soleil, l’immense fleur
Se vêt de la rouge couleur
Qui fait danser avec chaleur
Le chapeau noir et la mantille.

Alors, les parfums sémillants
Des belles aux yeux pétillants
Font des bouquets d’airs sévillans
Là-bas, sur la blanche « Montille ».

À l’écoute du tourbillon
De la guitare en carillon,
Dans son pré, le noir taurillon,
Cornes au vent, gaiement sautille.

La senteur jaune des safrans
S’exhale des toits aux murs blancs,
Des rues, qui décorent les flancs,
Là-bas, de la blanche « Montille ».

Le Mai joli, va convier
Les fleurs fécondes d’olivier,
Pour l’ente des fruits de Janvier,
La branche riche il entortille.

Patios aux charmes discrets,
Tortilles aux savants extraits,
Et le sud livre ses attraits,
Là-bas, sur la blanche « Montille » !

Il n’y manquait que le bon vin :
Le fino naquit du provin ;
Sur la table, en nectar divin,
L’âme du triste il émoustille...

Ô pouvoir entrer, sous l’azur,
Dans la danse, un jour du futur :
Être un andalou, même impur,
Là-bas, sur la blanche « Montille » !

Alfred

* Sœur jumelle Andalouse de Boucau (64)



ANDALÚZ…

Del céfiro moriscos votos
Ofrece el soplito en mil fuegos
A los cerámicos muros,
Allá, sobre blanca Montilla...

El sol una immensa flor
Cubre de la roja color
Que hace bailar con dulzor
El sombrero y la mantilla.

Pues, los perfumes vivarachos
De dos chispeantes ojos
Dan sevillanos manojos
Allá, sobre blanca Montilla...

En campo, notas ha oido
El becerro, y al sonido,
Con negros saltos, han respondido
Pitón en viento, y zapatilla.

Amarillo olor de safranes,
Fluye de los techos de flores
En calles, ornando pendientes
Allá, de la blanca Montilla...

Y va a invitar el mayo
La fecundidad del olivo
Para que nacen, al enero,
Los frutos verdes... ¡Maravilla!

De patios discretos encantos,
De tortillas sabios extractos :
El sur remite sus attractos
Allá, sobre blanca Montilla...

Faltaba simplemente el vino:
Naciό sobre mesas el Fino,
Néctar del alma, tan divino
Como un perfume de puntilla...

¡O ser súbito Andalúz
En el sol azúl por tu luz
De cerámica, en la cruz
De tus calles... blanca Montilla...

Alfred


Dernière édition par le Dim 28 Aoû 2005 - 18:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Le recueil d'Alfred

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 60Aller à la page : Précédente  1, 2, 3 ... 31 ... 60  Suivante

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forums de Liens Utiles :: Littérature :: Biblio LU :: Poésie :: Vos recueils de poésie-