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Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: Le recueil de gohelan Sam 26 Avr - 0:19 | |
| Que c'est bon de te revoir, mon beau Gohelan. Et de te lire encore. J'adore "vacarmer" !! _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | gohelan

Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 593 Localisation : en l'air
| Sujet: Re: Le recueil de gohelan Sam 26 Avr - 0:20 | |
| dis m'en plus, Alma, comment ce texte a de l'écho pour toi? Des fois, on lance comme ça des mots, sans savoir ce qu'ils vont provoquer et je suis toujours étonné des échos si différents parfois. Merci de ton passage. Gohelan. |
|  | | BARBELL

Age : 35 Inscrit le : 18 Déc 2007 Messages : 408 Localisation : fond de la cour
| Sujet: Re: Le recueil de gohelan Sam 26 Avr - 1:57 | |
| | Laconfiture a écrit: | | Et bien gohelan, ce texte promet de jolies lectures. Je trouve ça fort sympathique de se présenter en poème (euh oui je me rends bien compte que tu n'es pas vraiment un gohélan hein...). J'espère qu'on pourra lire encore plus de toi. |
Celui là il est pour moi ...  _________________ "D'OH" .... |
|  | | BARBELL

Age : 35 Inscrit le : 18 Déc 2007 Messages : 408 Localisation : fond de la cour
| Sujet: Re: Le recueil de gohelan Sam 26 Avr - 1:59 | |
| | gohelan a écrit: | Je suis l’oiseau du bord de mer Gris de plumage, orange aux pattes Rayé de noir, blanche cravate Un long bec jaune et l’œil de verre Quand vous grillez nus sur la plage J’onirise dans le vent doux Je me vis loin de votre ouvrage, Proche à la fois de vos remous. Mes horizons sont infinis Le vent m’exalte, je l’avoue Vous, rampant, vous cherchez l’abri, Aux flots je berce les mois d’août. Je me nourris de ce qui traîne Ici ou là, sur l’estran blond Un peu de mer, un peu de plaine, Je suis en l’air et vois les fonds, Je suis l’oiseau de l’entre deux Un peu veilleur, un brin taiseux, Des limites j’entretiens l’or Ne voulant pas perdre le nord. « Tu es trop vague », dis-je à la mer, « Toi trop touffue, nature folle, » Au vent je dis : « toi fils d’Eole, Tu souffles trop, gare à tes nerfs ! » Go et lent, je vais mon traintrain, Ricanant seul, comme un humain. |
On ne se refait pas ... Encore une boulette (pardonc confiture) en fait c'est CELUI LA qui est pour moi ... désolée je fais pas exprés _________________ "D'OH" .... |
|  | | gohelan

Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 593 Localisation : en l'air
| Sujet: Re: Le recueil de gohelan Dim 27 Avr - 0:55 | |
| | alors comme ça, Barbell, tu serais aussi une goélande? Je me disais aussi en voyant tes lunettes qu'elles ressemblaient aux miennes! Merci de ton passage et à un de ces quatre en vol. |
|  | | almalo

Age : 33 Inscrit le : 19 Aoû 2007 Messages : 2645 Localisation : en train de percer les nuages
| Sujet: Re: Le recueil de gohelan Dim 27 Avr - 7:47 | |
| | gohelan a écrit: | C’est l’hiver qui va dans un vent à vacarmer la tête Les volets clos grelottent Et la flamme vacille dans le foyer vivotant Tu laisses aller la tempête Un peu tendu mais patient Un autre plaid sur le dos courbé Tu sais que l’après viendra tôt ou tard Le calme où colmater les plaies Un temps où prendre le mal par les épaules Et lui donner envie de sérénité Aux oiseaux taiseux Aux horizons chargés Tu l’avais sentie monter La violence Chaque fois cette appréhension du pire Chaque fois une ride Et chaque fois tenir Dans l’éclair d’une foudre tu te laisserais bien brûler Emporter par le feu Tant et tant d’orages usent Et tant de froids répétés tuent l’idée du chaud Un fil ténu d’espoir Ou de lâcheté Te tient funambule L’illusion d’un remède Peut-être Ou la certitude que la vie est ainsi Dix tempêtes pour un pommier en fleurs Cent nuits d’angoisse pour un jour de fête embaumé D’une promesse de fruits ronds et rouges Le voilà devant la fenêtre l’arbre aux chairs épanouies Dans le premier chaud du printemps Oubliée l’invective et vive encore l’amour. |
Voilà, j'ai marqué au fer rouge les passages qui me parlent, mais en réalité tout le poème me raconte mon histoire, ce que je suis en train de vivre. tant et tant d'orages usent... la certitude que la vie est ainsi... un fil ténu d'espoir ou de lâcheté te tient funambule... Tu as condensé en un texte tout ce que j'ai dans la tête, et je n'en ressens pas de tristesse, mais au contraire un spoir, le sentiment que d'autres ressentent ce que j'ai dans le coeur, que je ne suis pas seule et que je peux vivre malgré tout. Voilà, merci pour tout ça gohelan.  |
|  | | gohelan

Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 593 Localisation : en l'air
| Sujet: devant la fenêtre, le pommier en fleurs Lun 28 Avr - 21:26 | |
| nouvelle version...la fin n'était pas homogène avec le reste.
C’est l’hiver qui va et son vent à vacarmer la tête Les volets clos grelottent Et la flamme vacille dans le foyer vivotant Tu laisses aller la tempête Un peu tendu mais patient Un autre plaid sur le dos courbé Tu sais que l’après viendra tôt ou tard Le calme où colmater les plaies Un temps où prendre le mal par les épaules Et lui donner envie de sérénité Aux oiseaux taiseux Aux horizons chargés Tu l’avais sentie monter La violence Chaque fois cette appréhension du pire Chaque fois une ride Et chaque fois tenir Dans l’éclair d’une foudre tu te laisserais bien brûler Emporter par le feu Tant et tant d’orages usent Et tant de froids répétés tuent l’idée du chaud Un fil ténu d’espoir Ou de lâcheté Te tient funambule L’illusion d’un remède Peut-être Ou la certitude que la vie est ainsi Dix tempêtes pour un pommier en fleurs Cent nuits d’angoisse pour un jour de fête embaumé d’une promesse de fruits ronds et rouges Il est devant la fenêtre l’arbre aux chairs épanouies Dans le premier chaud du printemps Un velours de pétales roses t’habille le cœur Et glisse l’habit noir. |
|  | | LylaTsB

Age : 49 Inscrit le : 21 Mai 2006 Messages : 3640 Localisation : Entre Wizzzzzzzz & Fizzzzzzzz
| Sujet: Re: Le recueil de gohelan Mar 29 Avr - 12:54 | |
|  _________________ "Le con est à la terre ce que le couillon est à la lune." R.Ramade |
|  | | Mena

Age : 62 Inscrit le : 20 Avr 2008 Messages : 172 Localisation : TOULON
| Sujet: Re: Le recueil de gohelan Mar 29 Avr - 16:43 | |
| | Je sens le passage d'une saison à l'autre. Je sens les embruns et la tourmente de l'hiver et la tristesse installée qui se dissipe. J'aime. |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: Le recueil de gohelan Mar 29 Avr - 16:47 | |
| Moi, je t'imagine traverser les saisons. Très agréable, vraiment agréable à lire. _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | gohelan

Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 593 Localisation : en l'air
| Sujet: Re: Le recueil de gohelan Mar 6 Mai - 21:52 | |
| | merci de vos coms...c'est vrai que je vois comme la fin d'un long hiver...de quelques années...comme quoi, le désespoir: jamais. |
|  | | lison

Inscrit le : 22 Fév 2005 Messages : 5911 Localisation : Gratmoilebasdudos, Québec
| Sujet: Re: Le recueil de gohelan Mer 7 Mai - 2:01 | |
| Et bien, enfin le printemps est là et toi aussi. Toujours égal à toi-même c'est à dire, que j'aime tout ce que tu nous partage cher goheland...  _________________ On s'en promet...hein les filles!!! |
|  | | Novocaïne Rotulière mentonnée

Inscrit le : 01 Juin 2007 Messages : 990
| Sujet: Re: Le recueil de gohelan Mer 7 Mai - 12:50 | |
| | gohelan a écrit: | nouvelle version...la fin n'était pas homogène avec le reste.
C’est l’hiver qui va et son vent à vacarmer la tête Les volets clos grelottent Et la flamme vacille dans le foyer vivotant Tu laisses aller la tempête Un peu tendu mais patient Un autre plaid sur le dos courbé Tu sais que l’après viendra tôt ou tard Le calme où colmater les plaies Un temps où prendre le mal par les épaules Et lui donner envie de sérénité Aux oiseaux taiseux Aux horizons chargés Tu l’avais sentie monter La violence Chaque fois cette appréhension du pire Chaque fois une ride Et chaque fois tenir Dans l’éclair d’une foudre tu te laisserais bien brûler Emporter par le feu Tant et tant d’orages usent Et tant de froids répétés tuent l’idée du chaud Un fil ténu d’espoir Ou de lâcheté Te tient funambule L’illusion d’un remède Peut-être Ou la certitude que la vie est ainsi Dix tempêtes pour un pommier en fleurs Cent nuits d’angoisse pour un jour de fête embaumé d’une promesse de fruits ronds et rouges Il est devant la fenêtre l’arbre aux chairs épanouies Dans le premier chaud du printemps Un velours de pétales roses t’habille le cœur Et glisse l’habit noir. |
Vraiment magnifique! J'en ai des frissons .
La vie nous donne peu pour tout ce qu'elle nous reprend, n'est-ce pas là son sens, profiter de chaque instant de bon les sachant éphémères . Tout passe, le bon , comme le mauvais.
Bravo encore pour cette poésie d'une profondeur limpide et sage.
Gros  _________________ «Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.»A .Einstein
"Mieux vaut faire semblant d'être con et avoir la paix que de faire semblant d'avoir la paix et être con." Novocaïne |
|  | | Novocaïne Rotulière mentonnée

Inscrit le : 01 Juin 2007 Messages : 990
| Sujet: Re: Le recueil de gohelan Mer 7 Mai - 12:53 | |
| | gohelan a écrit: | | mais si, tu sais bien, Novo, on est des éternels insatisfaits avec l'envie d'explorer d'autres mondes, d'autres manières...je ne veux pas m'enfermer dans un style, j'ai besoin d'essayer encore et toujours des choses...tout en restant moi-même. Bises. |
Excuse pour ce retard affreux lol. Mais comme disait l'autre, "mieux vaut tard que jamais".
Donc, bien sûr que je comprends cela,c'est même le stress principal qui me triture les méninges lorsque j'écris.
Alors explore mais je suis certaine, que même éloigné de ton style habituel, tu resteras toi-même; l'authenticité a toujours, pour moi, transcendé dans ta poésie. _________________ «Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.»A .Einstein
"Mieux vaut faire semblant d'être con et avoir la paix que de faire semblant d'avoir la paix et être con." Novocaïne |
|  | | gohelan

Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 593 Localisation : en l'air
| Sujet: Funambule Ven 16 Mai - 23:10 | |
| A qui je sais, pour m'avoir remis sur le chemin de ce fil. Ce qui m'a permis de le refiler.
Il va sur un fil, ténu, sans doute fragile, Pas le fil de l’eau Dont chaque goutte l’instant d’après Est noyée dans le débit du ru, Irrémédiablement emportée par le courant. Non : un fil tendu Tressé des fibres de la vie, Tendu et amarré au quai de la naissance, Teinté d’héritages sur un bord, Et de l’autre, derrière la fin, Accroché je ne sais où dans la nuit, Mais accroché, sûr, Puisque l’esprit funambule y tient debout. La barre d’équilibre est l’amour Et vient-elle à échapper Qu’il s’agrippe de justesse Au fil par les mains, Quelquefois prêt à lâcher, Sans savoir le gouffre où il tomberait, Mais tellement mal, au-delà de ses peurs, Au creux de ses mains blessées, Qu’il lâcherait bien, quelquefois. Le fil, lui, ne le lâche pas, Il lui colle au sang, L’invite au rétablissement A chaque fois. Fil rouge ou cousu de blanc, Fil de rasoir ou de laine chaude, Fil à la patte ou au chas de l’aiguille, Qui l’aiguillonne Ou lui recoud les plaies ouvertes, Téléphonique, il communique, Electrique, est survolté, Et se révolte contre l’inhumanité. Point de non-retour franchi quand ceux qui ont fait les liens ne sont plus Le fil avance parfois large au soleil, Plus souvent filandreux dans la brume, éclair dans l’orage ou filin dans la tempête. Rendu à la finesse extrême, ou à la transparence, Il ne tient qu’à un fil. Tendus autour de lui, d’autres se tiennent fraternels, Ils se tendent la main, et trop souvent des pièges. Au sortir du brouillard, il en manque beaucoup, à chaque fois. Appel du vide…non, pas encore. Mais où va-t-il ? …Au bout du fil sans doute : Allo ? …Il n’y a pas d’abonnés au numéro que vous demandez, Seuls des abandonnés. Au fil du désespoir, continuer d’aller? |
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