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| Auteur | Message |
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Pascal9

Age : 48 Inscrit le : 03 Nov 2004 Messages : 384 Localisation : Flandre
 | Sujet: Le Féminin Pluriel (2) - Les chemins Lun 5 Juin 2006 - 18:37 | |
| Le Féminin Pluriel (2)
Les chemins
Où me mènent-ils donc ? Les sinueux contours des routes de papier De lignes bleues en traces dérisoires Contant les heures paisibles qui me relient à toi… Dessine un sourire fauve Sur ton visage de Madone C’est pour une heure tout un voyage d’étranges songes De mon regard à tes yeux cathédrales…
Décalquée sur tes pas… Ma démarche incertaine S’affirme à chaque étape légèrement esquissée Aux confins de tes rêves Silence utile aux sens Bouillonnant de tant de cris Toujours en filigrane Ebauchant un soupir Qui m’ancre davantage à ton destin de femme…
L’instant d’une promenade Légère, elle dessine Tant de pistes possibles A déchiffrer et parcourir… Jusqu’au but ultime… Ah ! Vivre… Il nous faut progresser en ce pays étrange Où par inadvertance parfois nous nous perdons. Si peu d’espace nous sépare… Juste une main…
L’union de deux chemins Carrefour d’un moment… La piste chaotique d’un bonheur incertain… _________________ La Patrie n’est qu’un campement dans le désert. Kyab-Yingpa, Tibet 17ème siècle
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|  | | Pascal9

Age : 48 Inscrit le : 03 Nov 2004 Messages : 384 Localisation : Flandre
 | Sujet: Le Féminin Pluriel (3) - Dans le miroir Lun 5 Juin 2006 - 18:40 | |
| Le féminin Pluriel (3)
Dans le miroir…
Contempler… Le reflet Comprendre… L’impalpable… La déchirure subtile. Tous les doutes, la fatigue Les endosser… Confiant… Et assurer la charge Et ne rien oublier… Des douleurs et des peurs Qui broient et qui taraudent Tant de jours, de semaines, de travaux, de conflits…
Etre… En osmose… Se lover dans sa peau et penser ses envies Guetter la parenthèse où les masques s’étiolent Savoir parler sa langue Qui ne profère jamais de plaintes La fierté des femmes… L’indomptable courage Délicate alchimie, l’étrange mariage La force des tempêtes, l’imperceptible souffle… La puissance infinie des amours sacrifices Toujours recommencés…
Rejoindre… Ces millions de planètes Du féminin cosmos Etre un explorateur des étoiles fragiles Bulles scintillantes qui allument ses yeux Oublier parfois lui pour pouvoir parler d’elles
Elles par qui tout commence… Elle, porteuses d’infini… Pour qui nous conjuguons bien mal Le féminin pluriel… _________________ La Patrie n’est qu’un campement dans le désert. Kyab-Yingpa, Tibet 17ème siècle
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|  | | Pascal9

Age : 48 Inscrit le : 03 Nov 2004 Messages : 384 Localisation : Flandre
 | Sujet: le féminin Pluriel (4) L'étape Mer 7 Juin 2006 - 18:27 | |
| Le Féminin Pluriel (4)
L’étape.
Errances dans les limbes. Toutes mes semelles usées aux bitumes du désespoir.
Horizons parcourus, brûlures, soleils fauves. Les frontières aperçues sont des portes élastiques Au couchant… Sur les rails animés, vibrants de saignées rouges Segments alignés d’un périple infini La fuite… Ma nostalgie macule la carte du voyage J’ai enjambé souvent des mondes chaotiques Univers allumés, espaces dérangeants Voyage à contretemps.
Le retour est léger Je contemple les rides Entailles sur mon crâne Des yeux jusqu’aux pommettes Le message est inscrit Failles légères sur mon périple.
Et puis je la rencontre. Novembre…
Lumière matinale… Arpenteurs d’inconnus J’ai l’esprit qui repose Les fantasmes en jachère L’émotion aux aguets Les moellons de nuées et d’ombre se lézardent Et s’étiole, banale, la citadelle solitude… Des marais de l’angoisse asséchés, une étincelle, Infime escarboucle, hésitant feu follet S’anime…
Clin d’œil… Une soudaine envie de poser le sac… Je suis revenu. Une miette de bonheur au fond des poches… _________________ La Patrie n’est qu’un campement dans le désert. Kyab-Yingpa, Tibet 17ème siècle
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|  | | Pascal9

Age : 48 Inscrit le : 03 Nov 2004 Messages : 384 Localisation : Flandre
 | Sujet: Taffetas jaune Mer 14 Juin 2006 - 23:57 | |
| Taffetas jaune.
Pétales… Taffetas jaune… Les fleurs ondulent aux joues creuses des vallées Elles n’ont guère de rancunes… Les arbres faméliques se penchent au chevet des saisons oubliées Et murmurent vers les villes… Fleurs de satin… taffetas jaune… si semblables et pourtant En partance… Dans les replis du soir d’incertaines rumeurs Nous viennent aux oreilles… Des myriades d’insectes se consument dociles Aux halos maléfiques des miradors dressés Zébrures des clôtures… Morsures des esprits… Rayures des vareuses…. Extinction des regards… Brassées de fleurs coupées, satin que l’on piétine. La torture exaltée applaudit le retour de l’enfant douleur Mater Dolorosa… Millions de fleurs flétries dans le vent du silence Le mutisme des justes… _________________ La Patrie n’est qu’un campement dans le désert. Kyab-Yingpa, Tibet 17ème siècle
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|  | | Alf Plumoversificateur

Age : 60 Inscrit le : 23 Juin 2005 Messages : 13006 Localisation : TDCDM : Landes
 | Sujet: Re: Le Recueil de Pascal9 Jeu 15 Juin 2006 - 7:14 | |
| | Pascal9 a écrit: | Les fleurs ondulent aux joues creuses des vallées... ... Millions de fleurs flétries dans le vent du silence... |
De l'excellent ensemble, j'ai retenu cette image.
ami poète ! _________________ Quid novi ? |
|  | | Gonzalez Valérie

Age : 37 Inscrit le : 23 Jan 2004 Messages : 143 Localisation : France
 | Sujet: Re: Le Recueil de Pascal9 Ven 4 Aoû 2006 - 17:21 | |
| J'aime bien tes mots et ton style, ce foisonnement d'images... Au plaisir de te lire Valérie _________________ http://perso.orange.fr/mots.totems/ |
|  | | Pascal9

Age : 48 Inscrit le : 03 Nov 2004 Messages : 384 Localisation : Flandre
 | Sujet: Matin en Caroline du Sud Dim 15 Oct 2006 - 15:51 | |
| Matin en Caroline du Sud.
Le jour safran s’est amarré au ciel écru, immense et cristallin, ombres, terrasses, solitude et déjà… Quand la brise montante digère son potage de brumes maritimes c’est Hopper qu’à cette heure je regarde et pour lui c’est la vie du matin qui exaspère les éclairages.
Je découvre les prairies infinies, Leurs ondulations lascives… Mais… Si je décris ce moment dérisoire… C’est Hopper que je trahis… Et les mots minuscules s’effacent lentement, traces superflues…
Le soleil délavé s’est accroché trop vite Au ciel dépeuplé, étrange et fascinant. Robe rouge… Véranda… L’attente… Et pourtant, Quand la lumière ardente avale la palette d’espérances inutiles. C’est Hopper qu’à l’instant je contemple Et pour lui c’est le plan de la toile qui invente les espaces.
Que ces mots inutiles S’effacent prestement Traces superflues… _________________ La Patrie n’est qu’un campement dans le désert. Kyab-Yingpa, Tibet 17ème siècle
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|  | | Pascal9

Age : 48 Inscrit le : 03 Nov 2004 Messages : 384 Localisation : Flandre
 | Sujet: Destins... Jeu 26 Oct 2006 - 14:57 | |
| Destins…
Petit à petit nous marchons vers l’hiver Une trace, un crissement, une buée légère… Le chemin se fait pentu, on s’accroche comme on peut… Nous sommes des voyageurs oubliés, des migrateurs perdus… Les salons chauds sont des prisons, plus en plus de mal à filer… L’amitié est une glue, ne vas pas te retourner… J’ai écouté grandir les arbres, j’ai avalé du vent Les maisons ont des lézardes qui laissent passer le jour… Je n’ai rien à offrir et je n’ai rien à prendre Le destin… C’est d’apprendre…
Mes souvenirs sont emballés dans les poches du vieil imper J’ai plus de besoins, même plus celui de plaire… Le reste de la route, s’il en reste un morceau C’est du bonus mon gars, du pain pour les oiseaux… Je me suis arrêté trop longtemps Je me suis fait une cabane trop solide…
Allez, le ciel se couvre, il est temps d’y aller.. Ne m’écris pas, n’appelle pas… Je suis déjà ailleurs… Pas d’autre besoin que la main de ma douce Pour terminer mon périple…
J’ai mangé des pistes de sable, j’ai digéré des pierres Les cités ont des boulevards qui me serrent la gorge… Je n’ai plus rien à écrire et je n’ai rien à perdre Je suis le marcheur incertain, de l’ombre à la lumière La foule grise et affairée remonte le col de sa pelisse Hier, moi aussi, j’avais froid, j’étais figé… En terre…
Derrière l’horizon se devinent des destins… Plisse les yeux… Là… Tu vois… Sous la voûte fraîche des vents vivent de vrais humains… Tu sais, il suffit de le vouloir… Le bonheur… Le bonheur…
Je n’ai rien à espérer, plus rien d’autre à comprendre La suite du voyage, si l’histoire continue C’est une fuite mon gars, une odyssée sans fin… Je n’ai plus peur de vivre, de mettre un pied devant l’autre… J’ai coupé toutes mes amarres, arraché mes racines… Je deviens l’étranger, l’émigré du grisâtre Du sordide, du quotidien… De la prison douillette…
Allez, ma douce, foutons le camp… La suite de l’aventure c’est l’inconnu, le sel de la vie…
Petit à petit, nous marchons vers l’hiver Une trace, un crissement, une buée légère… Je n’ai rien à offrir et je n’ai rien à prendre Je n’ai plus rien à écrire et je n’ai rien à perdre Je n’ai plus de besoins, pas même celui de plaire Allez ma douce foutons le camp Le destin… C’est d’apprendre… |
|  | | Pascal9

Age : 48 Inscrit le : 03 Nov 2004 Messages : 384 Localisation : Flandre
 | Sujet: Heure d'hiver... Dim 29 Oct 2006 - 16:12 | |
| Heure d’hiver…
Le silence des anciens au creux des jardins d’automne Les pelouses laquées de bruine, les futaies qui saignent Et sur le mur le crépitement ultime des guêpes moribondes.
Ici se dessinent les jours à venir Ici coule le ciel des branches aux racines Parmi la terre sans odeurs La torpeur laminant les foudres de juillet.
Bancs de pierre au bord de la vieillesse Vous attendez demain… Je veille, gardien du square des brumes. Occupé à sarcler les souvenirs jaunis.
Octobre vit – il a vécu Matin de pluie devient crépuscule Novembre, sombre passant, parsème les sentiers d’or pur Traces cuivrées du clair-obscur…
Le silence des anciens au creux des jardins d’automne Bancs de pierre au bord de la vieillesse Vous attendrez… Demain… |
|  | | Pascal9

Age : 48 Inscrit le : 03 Nov 2004 Messages : 384 Localisation : Flandre
 | Sujet: Flanders fields Mer 11 Avr 2007 - 15:29 | |
| Flanders Field
Ils ondulent aux pieds des collines d’Artois, des bosses rousses de Flandre… Au pas cadencé… Le carnaval grotesque…Ecarlate et cruel Markus, Joseph, Hans, Wilfried… Et la boue qui colle aux semelles comme un regret trop lourd… Certains rient, d’autres fument… La sueur coule, glacée… Sous les capotes ignobles Chaque regard perdu raconte une existence Ils ondulent aux bords déchirés des lèvres du monde…
Nous n’en parlions jamais…
Avant d’aller rejoindre les camarades évaporés dans les méandres du temps… Ses silences absolus voilaient son regard d’azur… Il a l’œil bleu horizon me disait Grand-mère… Sous les capotes ignobles…
Avant d’aller rejoindre les camarades après quelques décennies d’attente…
Nous n’en parlions jamais…
Apprenti et tâcheron, fantassin et miséreux… Ouvrier et gueux… Une vie fracassée, ses vingt ans au rebut comme un vieux chiffon rouge… Il a l’œil des grands soirs me disait le père… Dans les fabriques anthropophages… La fatigue coule, poisseuse… Sous les hardes usées…
Nous n’en parlions jamais…
Ils reposent aux pieds des collines d’Artois, des bosses rousses de Flandre… Aux rythmes ampoulés… Les fanfares de novembre… Incongrues et cruelles… Félix, Eugène, Gustave, Momo le Guinéen… Et le vent qui se tait comme une révérence… Certains parlent, d’autres songent… Le coquelicot flamboie, écarlate… Sur les champs délavés…
Flanders Field
Nous n’en parlions jamais… _________________ La Patrie n’est qu’un campement dans le désert. Kyab-Yingpa, Tibet 17ème siècle
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|  | | Pascal9

Age : 48 Inscrit le : 03 Nov 2004 Messages : 384 Localisation : Flandre
 | Sujet: La porte des hommes mondes Mer 11 Avr 2007 - 15:31 | |
| La porte des hommes mondes.
Au commencement… Dans les embruns… La première impression fugace Contrée des artifices A la frontière des certitudes Palpite la machine utopie…
Elle va sillonner les pentes du tangible. Au centre de la voie étroite Quatre gardiens veillent … Et ma malle de chimères subit la fouille méthodique…
Moment de doute… J’échappe à la pesanteur
No man’s land des ivresses Mes yeux parcourent l’horizon Et distinguent une lueur lointaine
Moment de désarroi… La perspective se brouille Détalent mes illusions Ultime pensée nostalgique Pour l’ancienne terre Mes amours, mes amis investissent les quais vaporeux Ombres dansantes et aériennes Ultime regard en arrière A-t-elle hurlé la sirène du départ ?
Odeur de pluie Les rails s’enfoncent dans la colline Tendent leur vigueur mécanique Et laisse entendre leurs chants hostiles
Odeur de terre Une fanfare spectrale sur la place des ténèbres Mes yeux cherchent d’autres yeux Mon voyage est singulier Destinations inaudibles d’une gare inconnue…
Odeur de sang Dans un claquement de bottes Se fige la machine barbarie Dans le souffre du ciel Chaque minute je contemple la face du destin
Métal, huile chaude, sifflements et vapeurs Au carrefour de mes mémoires éreintées Tous les visages s’effacent pour ne me laisser Que le tien
Fin des temps Quelques tours de roues grinçantes Arrêtez-vous nuages… Sur l’ancienne terre, Peintres, sculpteurs, modeleurs du réel Défilent trois par trois en procession muette Laissent leurs cœurs à la consigne Tous sont dans le ventre de la machine bestiale
Odeur de folie Sur l’ancienne terre, Ne subsistera que l’ombre d’un espoir Sans sursis…
Souvenirs éphémères Une chanson d’amour un soir de juillet… Chaïm Soutine est laminé Pour avoir entrouvert la porte des hommes mondes Max Jacob le suit, ses couleurs ternies, son regard arraché…
La machine adore le gris des cendres et le brun des chemises…
Sur l’ancienne terre il y a des enfants Le chroniqueur s’endort épuisé mais paisible Affûte sa plume mais rêve à des demains Invente en songe un monde débonnaire Avec des chats dodus et des trains de vacances…
Sur l’ancienne terre On n’écrit pas ordre nouveau mais frère d’aventures Et l’on se soucie de l’infiniment simple Le soleil Un sourire La douceur d’une main…
Au terminus… Dans les exhalaisons… Le dernier sentiment d’angoisse Je serre dans ma main le petit mouchoir bleu Les flammes couvrent les certitudes La machine Moloch siffle un air ignoble Que restera-t-il de l’ancien monde ? Métal, huile chaude, sifflements et vapeurs… Tous les visages s’effacent pour ne me laisser Que le tien
Sur les hommes mondes, les femmes univers, la porte s’est refermée… _________________ La Patrie n’est qu’un campement dans le désert. Kyab-Yingpa, Tibet 17ème siècle
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|  | | Pascal9

Age : 48 Inscrit le : 03 Nov 2004 Messages : 384 Localisation : Flandre
 | Sujet: Du Mont János. Mer 11 Avr 2007 - 15:32 | |
| Du Mont János.
Train des enfants grinçant sous le ciel de neige Nez rouge et joues glacées. L’ouest et décembre se sont estompés Pour cette fois nous resterons ici.
Dans Buda Les balcons crâneurs Qui se penchent sur la rue Contemplent le ballet, mais se tairont… Toujours… Le vieux dans l’abribus Regarde passer sa vie. Tout est en place rien à redire…
Train des enfants grinçant sous le ciel de cendre Nez rouge et joues glacées. Le vent et les souvenirs se sont confondus Pour cette fois nous resterons ici.
C’est dans Pest endormi qu’il me faudra marcher Bibliothèque Ervin Szabó Sous les lambris dorés, je cherche tes empreintes En vain… Mutisme de la multitude… Le vieux dans l’abribus soupire… Une buée légère… C’est à Kerepesi qu’il te faudra aller Si tu veux lui parler… Il ne répondra pas, il ne répond jamais… Il dort depuis longtemps dans ce jardin fantasque Au bord d’excentriques allées
Dans Buda Les balcons crâneurs Qui se penchent sur la rue Ecoutent encore un temps les accords de Franz, et se tairont… Longtemps… Le vieux dans l’abribus Relis tes mots sculptés… Face au mutisme de la multitude Attila József… Arpenteur du sensible.
Train des enfants grinçant sous le ciel de neige Nez rouge et joues glacées. L’ouest et décembre se sont envolés Pour cette année, nous partirons d’ici… _________________ La Patrie n’est qu’un campement dans le désert. Kyab-Yingpa, Tibet 17ème siècle
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|  | | Pascal9

Age : 48 Inscrit le : 03 Nov 2004 Messages : 384 Localisation : Flandre
 | Sujet: Bestiaire halluciné. 1 Mer 11 Avr 2007 - 15:34 | |
| Bestiaire halluciné. 1
Le lièvre lunaire…
Le passant habituel, à la tête maussade, Ne contemple jamais la lune rousse, car elle s’élève Sans soupir… Le mystère a ses décrets Qui évitent au bon sens De se manifester, fût-ce Par habitude ou par injonction.
Nous scrutons… Les ombres ne sont pas raisonnables. Au ciel opaque se profile doucement l’animal fabuleux Aux pouvoirs éternels…
Le chinois est serein Et sur l’astre rouillé un rongeur de jade Étend son reflet mauve comme un augure espiègle.
Nous vacillons dans la nasse des mots Et les pauvres certitudes des sots querelleurs.
Tu respireras mille ans… Une soirée de septembre nous nous retrouverons Sur l’astre enténébré.
Lièvre lunaire, inestimable gardien des âmes Le jour te voit blanchir… Sur l’horizon immaculé… Le chinois est heureux… _________________ La Patrie n’est qu’un campement dans le désert. Kyab-Yingpa, Tibet 17ème siècle
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|  | | Fati le phoenix
Age : 23 Inscrit le : 11 Avr 2007 Messages : 75 Localisation : Clichy 92
 | Sujet: Re: Le Recueil de Pascal9 Mer 11 Avr 2007 - 15:49 | |
| Je viens de lire quelque extrait ! Et je trouve celà fort formidable !! J'aime bcp ce que tu écris Pascal9 Bravo. |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 51409 Localisation : Kilomètre zéro
 | Sujet: Re: Le Recueil de Pascal9 Mer 11 Avr 2007 - 21:06 | |
| Quelle richesse dans chacune de tes poésies. On y trouve le verbe et le coeur. L'appel à la mémoire. Ce respect, immense... Admiration, Pascal, pour tout ce que tu écris et dont la qualité ne faiblit jamais. _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
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