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Le Recueil de Pascal9

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Pascal9




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MessageSujet: Le Féminin Pluriel (2) - Les chemins   Lun 5 Juin 2006 - 18:37

Le Féminin Pluriel (2)


Les chemins


Où me mènent-ils donc ?
Les sinueux contours des routes de papier
De lignes bleues en traces dérisoires
Contant les heures paisibles qui me relient à toi…
Dessine un sourire fauve
Sur ton visage de Madone
C’est pour une heure tout un voyage d’étranges songes
De mon regard à tes yeux cathédrales…

Décalquée sur tes pas…
Ma démarche incertaine
S’affirme à chaque étape légèrement esquissée
Aux confins de tes rêves
Silence utile aux sens
Bouillonnant de tant de cris
Toujours en filigrane
Ebauchant un soupir
Qui m’ancre davantage à ton destin de femme…

L’instant d’une promenade
Légère, elle dessine
Tant de pistes possibles
A déchiffrer et parcourir…
Jusqu’au but ultime… Ah ! Vivre…
Il nous faut progresser en ce pays étrange
Où par inadvertance parfois nous nous perdons.
Si peu d’espace nous sépare…
Juste une main…

L’union de deux chemins
Carrefour d’un moment…
La piste chaotique d’un bonheur incertain…
_________________
La Patrie n’est qu’un campement dans le désert.
Kyab-Yingpa, Tibet 17ème siècle

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Pascal9




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MessageSujet: Le Féminin Pluriel (3) - Dans le miroir   Lun 5 Juin 2006 - 18:40

Le féminin Pluriel (3)


Dans le miroir…



Contempler…
Le reflet
Comprendre…
L’impalpable… La déchirure subtile.
Tous les doutes, la fatigue
Les endosser… Confiant… Et assurer la charge
Et ne rien oublier…
Des douleurs et des peurs
Qui broient et qui taraudent
Tant de jours, de semaines, de travaux, de conflits…

Etre…
En osmose…
Se lover dans sa peau et penser ses envies
Guetter la parenthèse où les masques s’étiolent
Savoir parler sa langue
Qui ne profère jamais de plaintes
La fierté des femmes…
L’indomptable courage
Délicate alchimie, l’étrange mariage
La force des tempêtes, l’imperceptible souffle…
La puissance infinie des amours sacrifices
Toujours recommencés…

Rejoindre…
Ces millions de planètes
Du féminin cosmos
Etre un explorateur des étoiles fragiles
Bulles scintillantes qui allument ses yeux
Oublier parfois lui pour pouvoir parler d’elles

Elles par qui tout commence…
Elle, porteuses d’infini…
Pour qui nous conjuguons bien mal
Le féminin pluriel…
_________________
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Pascal9




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MessageSujet: le féminin Pluriel (4) L'étape   Mer 7 Juin 2006 - 18:27

Le Féminin Pluriel (4)


L’étape.


Errances dans les limbes.
Toutes mes semelles usées aux bitumes du désespoir.

Horizons parcourus, brûlures, soleils fauves.
Les frontières aperçues sont des portes élastiques
Au couchant…
Sur les rails animés, vibrants de saignées rouges
Segments alignés d’un périple infini
La fuite…
Ma nostalgie macule la carte du voyage
J’ai enjambé souvent des mondes chaotiques
Univers allumés, espaces dérangeants
Voyage à contretemps.

Le retour est léger
Je contemple les rides
Entailles sur mon crâne
Des yeux jusqu’aux pommettes
Le message est inscrit
Failles légères sur mon périple.

Et puis je la rencontre.
Novembre…

Lumière matinale…
Arpenteurs d’inconnus
J’ai l’esprit qui repose
Les fantasmes en jachère
L’émotion aux aguets
Les moellons de nuées et d’ombre se lézardent
Et s’étiole, banale, la citadelle solitude…
Des marais de l’angoisse asséchés, une étincelle,
Infime escarboucle, hésitant feu follet
S’anime…

Clin d’œil…
Une soudaine envie de poser le sac…
Je suis revenu.
Une miette de bonheur au fond des poches…
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Pascal9




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MessageSujet: Taffetas jaune   Mer 14 Juin 2006 - 23:57

Taffetas jaune.



Pétales… Taffetas jaune…
Les fleurs ondulent aux joues creuses des vallées
Elles n’ont guère de rancunes…
Les arbres faméliques se penchent au chevet des saisons oubliées
Et murmurent vers les villes…
Fleurs de satin… taffetas jaune… si semblables et pourtant
En partance…
Dans les replis du soir d’incertaines rumeurs
Nous viennent aux oreilles…
Des myriades d’insectes se consument dociles
Aux halos maléfiques des miradors dressés
Zébrures des clôtures…
Morsures des esprits…
Rayures des vareuses….
Extinction des regards…
Brassées de fleurs coupées, satin que l’on piétine.
La torture exaltée applaudit le retour de l’enfant douleur
Mater Dolorosa…
Millions de fleurs flétries dans le vent du silence
Le mutisme des justes…
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La Patrie n’est qu’un campement dans le désert.
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Alf
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MessageSujet: Re: Le Recueil de Pascal9   Jeu 15 Juin 2006 - 7:14

Pascal9 a écrit:

Les fleurs ondulent aux joues creuses des vallées...
... Millions de fleurs flétries dans le vent du silence...


De l'excellent ensemble, j'ai retenu cette image.

chinois chinois chinois ami poète !
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Quid novi ?
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Gonzalez Valérie




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MessageSujet: Re: Le Recueil de Pascal9   Ven 4 Aoû 2006 - 17:21

J'aime bien tes mots et ton style, ce foisonnement d'images...
Au plaisir de te lire
Valérie
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Pascal9




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MessageSujet: Matin en Caroline du Sud   Dim 15 Oct 2006 - 15:51

Matin en Caroline du Sud.


Le jour safran s’est amarré
au ciel écru, immense et cristallin,
ombres, terrasses, solitude et déjà…
Quand la brise montante
digère son potage de brumes maritimes
c’est Hopper qu’à cette heure je regarde
et pour lui c’est la vie du matin
qui exaspère les éclairages.

Je découvre les prairies infinies,
Leurs ondulations lascives…
Mais… Si je décris
ce moment dérisoire…
C’est Hopper que je trahis…
Et les mots minuscules s’effacent lentement,
traces superflues…

Le soleil délavé s’est accroché trop vite
Au ciel dépeuplé, étrange et fascinant.
Robe rouge… Véranda… L’attente… Et pourtant,
Quand la lumière ardente
avale la palette d’espérances inutiles.
C’est Hopper qu’à l’instant je contemple
Et pour lui c’est le plan de la toile
qui invente les espaces.

Que ces mots inutiles
S’effacent prestement
Traces superflues…

_________________
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Pascal9




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MessageSujet: Destins...   Jeu 26 Oct 2006 - 14:57

Destins…

Petit à petit nous marchons vers l’hiver
Une trace, un crissement, une buée légère…
Le chemin se fait pentu, on s’accroche comme on peut…
Nous sommes des voyageurs oubliés, des migrateurs perdus…
Les salons chauds sont des prisons, plus en plus de mal à filer…
L’amitié est une glue, ne vas pas te retourner…
J’ai écouté grandir les arbres, j’ai avalé du vent
Les maisons ont des lézardes qui laissent passer le jour…
Je n’ai rien à offrir et je n’ai rien à prendre
Le destin… C’est d’apprendre…

Mes souvenirs sont emballés dans les poches du vieil imper
J’ai plus de besoins, même plus celui de plaire…
Le reste de la route, s’il en reste un morceau
C’est du bonus mon gars, du pain pour les oiseaux…
Je me suis arrêté trop longtemps
Je me suis fait une cabane trop solide…

Allez, le ciel se couvre, il est temps d’y aller..
Ne m’écris pas, n’appelle pas… Je suis déjà ailleurs…
Pas d’autre besoin que la main de ma douce
Pour terminer mon périple…

J’ai mangé des pistes de sable, j’ai digéré des pierres
Les cités ont des boulevards qui me serrent la gorge…
Je n’ai plus rien à écrire et je n’ai rien à perdre
Je suis le marcheur incertain, de l’ombre à la lumière
La foule grise et affairée remonte le col de sa pelisse
Hier, moi aussi, j’avais froid, j’étais figé… En terre…

Derrière l’horizon se devinent des destins…
Plisse les yeux… Là… Tu vois…
Sous la voûte fraîche des vents vivent de vrais humains…
Tu sais, il suffit de le vouloir…
Le bonheur…
Le bonheur…

Je n’ai rien à espérer, plus rien d’autre à comprendre
La suite du voyage, si l’histoire continue
C’est une fuite mon gars, une odyssée sans fin…
Je n’ai plus peur de vivre, de mettre un pied devant l’autre…
J’ai coupé toutes mes amarres, arraché mes racines…
Je deviens l’étranger, l’émigré du grisâtre
Du sordide, du quotidien… De la prison douillette…

Allez, ma douce, foutons le camp…
La suite de l’aventure c’est l’inconnu, le sel de la vie…

Petit à petit, nous marchons vers l’hiver
Une trace, un crissement, une buée légère…
Je n’ai rien à offrir et je n’ai rien à prendre
Je n’ai plus rien à écrire et je n’ai rien à perdre
Je n’ai plus de besoins, pas même celui de plaire
Allez ma douce foutons le camp
Le destin… C’est d’apprendre…
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Pascal9




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MessageSujet: Heure d'hiver...   Dim 29 Oct 2006 - 16:12

Heure d’hiver…


Le silence des anciens au creux des jardins d’automne
Les pelouses laquées de bruine, les futaies qui saignent
Et sur le mur le crépitement ultime des guêpes moribondes.

Ici se dessinent les jours à venir
Ici coule le ciel des branches aux racines
Parmi la terre sans odeurs
La torpeur laminant les foudres de juillet.

Bancs de pierre au bord de la vieillesse
Vous attendez demain…
Je veille, gardien du square des brumes.
Occupé à sarcler les souvenirs jaunis.

Octobre vit – il a vécu
Matin de pluie devient crépuscule
Novembre, sombre passant, parsème les sentiers d’or pur
Traces cuivrées du clair-obscur…

Le silence des anciens au creux des jardins d’automne
Bancs de pierre au bord de la vieillesse
Vous attendrez… Demain…
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Pascal9




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MessageSujet: Flanders fields   Mer 11 Avr 2007 - 15:29

Flanders Field


Ils ondulent aux pieds des collines d’Artois, des bosses rousses de Flandre…
Au pas cadencé… Le carnaval grotesque…Ecarlate et cruel
Markus, Joseph, Hans, Wilfried… Et la boue qui colle aux semelles comme un regret trop lourd…
Certains rient, d’autres fument…
La sueur coule, glacée… Sous les capotes ignobles
Chaque regard perdu raconte une existence
Ils ondulent aux bords déchirés des lèvres du monde…

Nous n’en parlions jamais…

Avant d’aller rejoindre les camarades évaporés dans les méandres du temps…
Ses silences absolus voilaient son regard d’azur…
Il a l’œil bleu horizon me disait Grand-mère…
Sous les capotes ignobles…

Avant d’aller rejoindre les camarades après quelques décennies d’attente…

Nous n’en parlions jamais…

Apprenti et tâcheron, fantassin et miséreux… Ouvrier et gueux…
Une vie fracassée, ses vingt ans au rebut comme un vieux chiffon rouge…
Il a l’œil des grands soirs me disait le père…
Dans les fabriques anthropophages…
La fatigue coule, poisseuse… Sous les hardes usées…

Nous n’en parlions jamais…

Ils reposent aux pieds des collines d’Artois, des bosses rousses de Flandre…
Aux rythmes ampoulés… Les fanfares de novembre… Incongrues et cruelles…
Félix, Eugène, Gustave, Momo le Guinéen… Et le vent qui se tait comme une révérence…
Certains parlent, d’autres songent…
Le coquelicot flamboie, écarlate… Sur les champs délavés…

Flanders Field

Nous n’en parlions jamais…
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MessageSujet: La porte des hommes mondes   Mer 11 Avr 2007 - 15:31

La porte des hommes mondes.

Au commencement… Dans les embruns… La première impression fugace
Contrée des artifices
A la frontière des certitudes
Palpite la machine utopie…

Elle va sillonner les pentes du tangible.
Au centre de la voie étroite
Quatre gardiens veillent …
Et ma malle de chimères subit la fouille méthodique…

Moment de doute…
J’échappe à la pesanteur

No man’s land des ivresses
Mes yeux parcourent l’horizon
Et distinguent une lueur lointaine

Moment de désarroi…
La perspective se brouille
Détalent mes illusions
Ultime pensée nostalgique
Pour l’ancienne terre
Mes amours, mes amis investissent les quais vaporeux
Ombres dansantes et aériennes
Ultime regard en arrière
A-t-elle hurlé la sirène du départ ?

Odeur de pluie
Les rails s’enfoncent dans la colline
Tendent leur vigueur mécanique
Et laisse entendre leurs chants hostiles

Odeur de terre
Une fanfare spectrale sur la place des ténèbres
Mes yeux cherchent d’autres yeux
Mon voyage est singulier
Destinations inaudibles d’une gare inconnue…

Odeur de sang
Dans un claquement de bottes
Se fige la machine barbarie
Dans le souffre du ciel
Chaque minute je contemple la face du destin


Métal, huile chaude, sifflements et vapeurs
Au carrefour de mes mémoires éreintées
Tous les visages s’effacent pour ne me laisser
Que le tien



Fin des temps
Quelques tours de roues grinçantes
Arrêtez-vous nuages…
Sur l’ancienne terre,
Peintres, sculpteurs, modeleurs du réel
Défilent trois par trois en procession muette
Laissent leurs cœurs à la consigne
Tous sont dans le ventre de la machine bestiale

Odeur de folie
Sur l’ancienne terre,
Ne subsistera que l’ombre d’un espoir
Sans sursis…

Souvenirs éphémères
Une chanson d’amour un soir de juillet…
Chaïm Soutine est laminé
Pour avoir entrouvert la porte des hommes mondes
Max Jacob le suit, ses couleurs ternies, son regard arraché…

La machine adore le gris des cendres et le brun des chemises…

Sur l’ancienne terre il y a des enfants
Le chroniqueur s’endort épuisé mais paisible
Affûte sa plume mais rêve à des demains
Invente en songe un monde débonnaire
Avec des chats dodus et des trains de vacances…

Sur l’ancienne terre
On n’écrit pas ordre nouveau mais frère d’aventures
Et l’on se soucie de l’infiniment simple
Le soleil
Un sourire
La douceur d’une main…

Au terminus… Dans les exhalaisons… Le dernier sentiment d’angoisse
Je serre dans ma main le petit mouchoir bleu
Les flammes couvrent les certitudes
La machine Moloch siffle un air ignoble
Que restera-t-il de l’ancien monde ?
Métal, huile chaude, sifflements et vapeurs…
Tous les visages s’effacent pour ne me laisser
Que le tien

Sur les hommes mondes, les femmes univers, la porte s’est refermée…
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MessageSujet: Du Mont János.   Mer 11 Avr 2007 - 15:32

Du Mont János.

Train des enfants grinçant sous le ciel de neige
Nez rouge et joues glacées.
L’ouest et décembre se sont estompés
Pour cette fois nous resterons ici.

Dans Buda
Les balcons crâneurs
Qui se penchent sur la rue
Contemplent le ballet, mais se tairont… Toujours…
Le vieux dans l’abribus
Regarde passer sa vie.
Tout est en place rien à redire…

Train des enfants grinçant sous le ciel de cendre
Nez rouge et joues glacées.
Le vent et les souvenirs se sont confondus
Pour cette fois nous resterons ici.

C’est dans Pest endormi qu’il me faudra marcher
Bibliothèque Ervin Szabó
Sous les lambris dorés, je cherche tes empreintes
En vain… Mutisme de la multitude…
Le vieux dans l’abribus soupire…
Une buée légère…
C’est à Kerepesi qu’il te faudra aller
Si tu veux lui parler…
Il ne répondra pas, il ne répond jamais…
Il dort depuis longtemps dans ce jardin fantasque
Au bord d’excentriques allées

Dans Buda
Les balcons crâneurs
Qui se penchent sur la rue
Ecoutent encore un temps les accords de Franz, et se tairont… Longtemps…
Le vieux dans l’abribus
Relis tes mots sculptés… Face au mutisme de la multitude
Attila József… Arpenteur du sensible.

Train des enfants grinçant sous le ciel de neige
Nez rouge et joues glacées.
L’ouest et décembre se sont envolés
Pour cette année, nous partirons d’ici…
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Pascal9




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MessageSujet: Bestiaire halluciné. 1   Mer 11 Avr 2007 - 15:34

Bestiaire halluciné. 1

Le lièvre lunaire…

Le passant habituel, à la tête maussade,
Ne contemple jamais la lune rousse, car elle s’élève
Sans soupir… Le mystère a ses décrets
Qui évitent au bon sens
De se manifester, fût-ce
Par habitude ou par injonction.

Nous scrutons… Les ombres ne sont pas raisonnables.
Au ciel opaque se profile doucement l’animal fabuleux
Aux pouvoirs éternels…

Le chinois est serein
Et sur l’astre rouillé un rongeur de jade
Étend son reflet mauve comme un augure espiègle.

Nous vacillons dans la nasse des mots
Et les pauvres certitudes des sots querelleurs.

Tu respireras mille ans…
Une soirée de septembre nous nous retrouverons
Sur l’astre enténébré.

Lièvre lunaire, inestimable gardien des âmes
Le jour te voit blanchir… Sur l’horizon immaculé…
Le chinois est heureux…
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Fati le phoenix




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MessageSujet: Re: Le Recueil de Pascal9   Mer 11 Avr 2007 - 15:49

Je viens de lire quelque extrait ! Et je trouve celà fort formidable !!
J'aime bcp ce que tu écris Pascal9
Bravo.
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Romane
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MessageSujet: Re: Le Recueil de Pascal9   Mer 11 Avr 2007 - 21:06

Quelle richesse dans chacune de tes poésies. On y trouve le verbe et le coeur. L'appel à la mémoire. Ce respect, immense...
Admiration, Pascal, pour tout ce que tu écris et dont la qualité ne faiblit jamais.
_________________
"Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
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Le Recueil de Pascal9

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