Lumières obscuresJe cherche une parade à l'ennui
Alors je rêve les yeux ouverts
Je bâtis ma propre Utopie
Loin de tout esprit pervers
Un pays d'amour et d'eau fraîche
D'où la bêtise a disparu
D'où jamais rivière ne s'assèche
Un lieu où personne n'est exclue
Bon tu les descends ces poubelles !
En même temps fais pisser ton chien
Et mets des pâtes dans sa gamelle
Tu es vraiment un bon à rien !Aucune armée, aucun curé,
Aucun faux-cul, aucune milice
Endroit de la libre pensée
Sans anxiogène, sans artifice
Nous courons à travers les champs
Traversons de grandes forêts
Le soir autour d'un feu de camps
Nous chantons nos plus beaux sonnets
Putain, debout, réveilles-toi !
Tu vas être en r'tard au turbin
Oublies tes rêves et poses toi
Prends ta gamelle, ton quart de vinDans ma voiture je suis ailleurs
Perdu au milieu de mes rêves
Entrain de renifler les fleurs
Mon âme s'enivre et se soulève
Maintenant je suis un oiseau
Un vent léger me fait planer
J'arrive en retard au boulot
Je sens encore que ça va chier
Le contremaitre arrive vers moi
Il me regarde d'un air hautain
Me lance direct : « Ah, encore toi ! »
Si il savait ce vieux machin...Le bruit de la chaîne m'enserre
Je repars au pays d'Orphée
Je navigue à travers les mers
Découvrant de nouvelles contrées
La journée passe bien plus vite
Quand je déconnecte mon esprit
Le démon des rêves m'habite
Je ne me sens bien qu'avec lui