Merci Farouche, flatteuse !
À propos de "Toi, cadavre", je révèle l'astuce cachée (à peine) :
il s'agissait en fait d'un sonnet pouvant se lire ainsi :
Ta chevelure havane emmêlée dans l'effroi
S'embraserait tsigane à l'heure des murmures
Si n'avait la Camarde, avec désinvolture,
Dérobé au hasard ce qui restait de toi.
Les lignes dévoyées de ce corps toujours frêle,
L'insolence blessée des courbes avachies,
La pâleur singulière au fond des yeux meurtris
Qu'emplissaient de lumière une aube encor rebelle
Semblent toujours parler ta langue sibylline
Que j'aimais déchiffrer lorsqu'après nos étreintes
Tu évoquais ton île et ta plage opaline.
Le ressac des regrets, des promesses enfreintes,
Me renvoie si futile aux lies de l'univers.
Ci-gît la gravité dedans ton lit de chair.