 | Forums de Liens Utiles Littérature, Théâtre, Peinture, Musique, Photos, Randos, Gastronomie, Débats, Informatique et tout ce qui peut encore s'inventer. |
| | | Recueil de Rosacée : Arrêt sur image | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
Romane Administrateur
Nombre de messages: 64216 Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Mar 7 Juil 2009 - 13:32 | |
| Radiant ainsi son flirt, ma main buvait sa chair
Je suis fan de ce type d'expressions imagées, j'en redemande !!! Tes vers bercent, on dirait le roulis régulier d'un voyage. |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Lun 13 Juil 2009 - 10:14 | |
| Merci Romane pour ton commentaire. Voici un autre poème sous le thème de l'eau qui ici, ces gouttes d'eau ressembleraient à des larmes. Il n'a pas de titre non plus. Il est des gouttes d'eau Tombantes lascivement ; Sous le pont Mirabeau Bruine un déferlement. Il est des gouttes d'eau Longeant une rivière blême, Abord les sillons d'un Damoiseau Pareillement aux bohèmes. Il est des gouttes d'eau En l'épicentre tari, Cintré d'un arceau In petto, est grand charivari. Il est une seule goutte d'eau, Naissance des grandes mers ; L'en portée, un gracieux rouleau, Dépose le sel des glacières. Oui, il est une seule goutte d'eau, Perlant sur ma joue, Embrasant l'exsangue peau, Et de cette source, ma vie s'échoue. |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Ven 17 Juil 2009 - 13:08 | |
| Ah venez avec moi franchir ses douces dunes, habitants des arcades engloutis dans ces cieux ; nuée, agitation, sous le vent de ses yeux ouragan de ses traits dans le pli des fortunes… Traversée endiablée entre ses demi-lunes, rizière d’or coulant à flots, grains mystérieux, éveillent en cette essence éclairs parcimonieux Gange des flâneries en ses sphères opportunes épanchant l’ivresse et l’oasis cristalline, puits et arcanes en sa bouche pourpre et saline, effleurant des commas et nuances brunâtres ; toison d’exhalaison pointe sur l’horizon, teinte émoi de son cor, l’homme est notre raison. Oraison des sommets, lumière de ses âtres.
Dernière édition par Rosacée le Mer 22 Juil 2009 - 10:34, édité 1 fois |
|  | | domenica

Nombre de messages: 206 Date d'inscription: 02/07/2009
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Ven 17 Juil 2009 - 17:15 | |
| s'il te plait, c'est écrit trop petit, j'y vois goutte...... tu peux le récrire en dessous de ta belle mise image ? merci à toi *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* "Le poète est celui qui rajoute le soir une virgule qu'il a enlevée le matin" (Oscar Wilde)
|
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Mer 22 Juil 2009 - 10:35 | |
| voilà qui est fait Doménica, un peu tradivement... |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Lun 27 Juil 2009 - 11:36 | |
|  Un poème pour mon enfant... Le p’tit cheval des mersUn p’tit hippocampe Se frôlant à mes tempes Léger comme la brise M'envoie une bise ; C'est l'ptit hippocampe Dans l'eau ! Et de sa langue Amoureusement, me lampe… Ah ! Hippo ! Hippo ! Je tangue ; Sous ton élan flottant P'tit hippocampe, Mon plaisir latent, Sur ton corail, campe ; P’tit hippocampe Ou corne d’Ammon, Tout en toi est lampe Car tes nageoires rayonnent ! Pose-toi Ammon ! Donne-moi ta corne, Car en moi raisonne Douce licorne… Ô soulève la terre P’tit cheval des mers ! Au-dessus, mes yeux Deviendront tes cieux ; Un p’tit hippocampe Se frôlant à mes tempes, Léger comme la brise M'envoie une bise. |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Jeu 6 Aoû 2009 - 11:34 | |
| Que t’importe mon coeur, lorsque la nuit songe ?Sur un banc de songes J’ai laissé mon coeur ; Étendu le mensonge Déversé des pleurs. Mais que t’importe mon coeur Lorsque la nuit songe ? Ton regard inquisiteur Caresse ma chair de sanglots ; Et de l’infâme visiteur Chante au son d’un grelot Lorsque la nuit songe Et que t’importe mon coeur. Enserrée par de belles prunelles Je m’en vais trépidante, Enjouée de ma voix, étaler le panel Sous ma robe délirante, Et me dire tout bas Ta lecture manuelle, Descendre mes bas En des songes virtuels... Te crier tout haut Ceux qui entendent ton coeur ; Sous un pourpre manteau Abrite le monstre menteur ! Te susurrer encor Lorsque la nuit songe Les frissons d’un corps Du désir qui ronge. Mais que t’importe mon coeur Lorsque la nuit songe ? J’hurle mes terreurs Étouffées de sanglots ; Et sur le sentier des leurres Pleurent les grelots, Lorsque mes nuits songent Et que mon coeur t’importe. Je chante des maux À défaut d’ouvrir les portes Aux véritables mots Lorsque tu m’apportes : La passion des songes Sur mon coeur de nuit, L’espoir qui ronge Sur un berceau de fruit. Ah que cela m’importe Tes subtiles caresses, Qu’elles me transportent Dans un lit d’ivresse ! Je crie mon espoir Comme la nuit aveuglante Espérant y voir En cette voie captivante Ce que t’importe mon coeur Lorsque mes nuits songent ; L’étendu du bonheur En mon âme sans mensonge.
Dernière édition par Rosacée le Ven 7 Aoû 2009 - 10:15, édité 2 fois |
|  | | francoisdalayrac

Nombre de messages: 1457 Age: 51 Localisation: Lille Date d'inscription: 26/03/2007
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Jeu 6 Aoû 2009 - 14:52 | |
| Oh douleur infinie de la trahison! Tout cela est bien ciselé. François |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Ven 7 Aoû 2009 - 7:02 | |
| Merci François pour ta lecture et ton commentaire. |
|  | | Farouche

Nombre de messages: 3123 Localisation: Sud où il fait beau Date d'inscription: 29/04/2008
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Ven 7 Aoû 2009 - 9:05 | |
| Le dernier porte un joli refrain lancinant. J'y trouve quelques ruptures du rythme mais l'ensemble est musical. (J’hurle mes terreurs Etouffer de sanglots Je hurle mes terreurs Étouff ée de sanglots) Le p'ti cheval des mers est joyeux et tendre. Je le trouve très bien mené. Hormis (désolée, j'ai toujours une petite critique qui traîne, moi  ) "car tes nageoires rayonnent" Ton enfant a dû l'apprécier ! (j'aime aussi beaucoup le tableau. Il est de toi ?) |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Ven 7 Aoû 2009 - 9:46 | |
| Merci beaucoup Farouche pour ton intervention, ton aide et tes encouragements. Je tiens aussi à remercier Domenica pour son aide et ses encouragements. Alala, moi et le français. Je suis une pro de la faute d'orthographe. Ouhla, j'ai oublié la moitié des choses. Oui, mon enfant a aimé. Quant aux images, je leur donne juste une seconde vie en les travaillant. |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Ven 14 Aoû 2009 - 14:06 | |
| J'ai un peu oublié ce qu'était l'amour depuis quelques temps. Je pense même que mon cœur ne sait plus chanter. Mais des mots résonnent dans mes pensées lointaines... Voici un poème qui date... je précise que ce n'est que le classique de mon cœur. Donc écrit avec élan et spontanéité. Il aurait fallu que je le modifie pour l'écrire dans la règle de l'art... D'ailleurs, au lieu de le présenter sous la forme d'un sonnet, je vais le compacter... puisqu'il ne respecte pas les règles d'un classique. Je prends mon élan... Élancé d'amourIl est des soirs, où mon idéal songe encor, Arboré d’un bonheur sur un lit de candeur, En portée d’un azur soupirant vive ardeur, Où chante son bijou, voix bleutée de ténor ; L’en sa fleur éblouie se répand les remous D’une vaste chaleur en louanges teintées ; Puissé-je de mes yeux voir sa fougue tombée, Puis libérer mon cœur de ce vil garde-fou ! De son aubier, conjugué d’un élan d’amour, Dussé-je sans fin m’exhaler l’en tout le jour Pour être subjuguée par son torse grisé ; En sa rose cueillie est un présent d’émois, D’où s’élève le vent, volutes de ses doigts ; Sous le dais, son idem, est un « aime » irisé.
Dernière édition par Rosacée le Dim 16 Aoû 2009 - 8:50, édité 3 fois |
|  | | domenica

Nombre de messages: 206 Date d'inscription: 02/07/2009
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Ven 14 Aoû 2009 - 14:12 | |
| c'est beau des formulations originales (en portée / l'en) on est enivré par cet élan d'amour, presqu'au delà des mots... *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* "Le poète est celui qui rajoute le soir une virgule qu'il a enlevée le matin" (Oscar Wilde)
|
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Ven 14 Aoû 2009 - 16:20 | |
| Oui, tiens, ce serait pas mal "L'en portée..." - je vais modifier... Merci Domi. |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Sam 22 Aoû 2009 - 7:28 | |
| Noir, gris, « métissé », blancJ’ai rêvé de blanc soutenu Dans un monde en couleurs, J’ai rêvé de noir mis à nu Dans un monde de douleur. Puis vint le mélange Du noir, du blanc, Comme cela sonne étrange Lorsque enfin posé sur le banc ; Les Hommes y voient l’étranger Mi-démon, mi-ange, À la couleur métissée Comme cela sonne étrange. La couleur est-elle différente Lorsque se tissent les coeurs Dans les amours courantes Oubliant leur couleur ? Lorsque l’une et l’autre se mélangent, Naît une douce saveur Dans la caresse des échanges S’imprégnant d’une teinte liqueur. Mais quant aux uns les autres sont gris, Moi, je rêve de douceur et de paix, Sans un son de cloches sur le parvis, Alors, de ma couleur je m’en vais. |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Recueil de Rosacée : Arrêt sur image Sam 22 Aoû 2009 - 16:44 | |
| Dans le hall qui servait d’accueil régnait une ambiance douce et sereine. Le lieu était enfumé par de l’encens. Il se dégageait une atmosphère fleurie, des arômes de roses. J’étais arrivée brusquement, presque sonnée par le temps qui avait changé soudainement. Une pluie précipitée m’avait prise au dépourvu. J’étais donc entrée dans cet endroit inconnu, complètement essoufflée, trempée jusqu’aux os. Ma robe légère collait à ma peau, je me tortillais en tous sens essayant de décoller le tissu lissé et noyé par cette ondée soudaine. Un de mes talons avait fléchi dans ma course effrénée, ma cheville me faisait un peu mal. J’avais l’air gauche, mes cheveux tombaient en baguettes sur mes fines épaules dégagées. L’eau de pluie goûtait le long de mon dos. Cela rendait tout mon être encore plus sensuel. Ce soir là, aux alentours de vingt-trois heures, une dizaine de personnes avaient franchi ce même seuil. Nous nous étions bousculés, frôlés, sans nous lancer le moindre regard. Tout ce qui comptait était de se mettre à l’abri, loin de cette averse. Une fois que la foule avait repris ses esprits, les regards fusaient. Quelques-uns d’entre eux se mirent à échanger quelques paroles, calmement. D’autres riaient aux éclats. Certains étaient mécontents. Un couple se disputait derrière moi, il était question de parapluie, il se rejetait la faute mutuellement. J’étais là, transie dans cet immense vestibule. Une lisière d’eau s’écoulait de ma robe formant ainsi une flaque sur une sorte de parquet flottant. J’avais l’air gauche, un peu perdu. Mes yeux s’étaient brouillés. J’étais dans mes pensées. Puis une voix douce retentit. Je détournais la tête pour voir qui me parlait, c’était un homme. Je n’entendis pas vraiment ses mots, il y avait un tel brouhaha. Il me prit par la main et me conduisit dans l’arrière-salle. Je le suivais presque automatiquement. Il me souriait discrètement. Ma cheville devenait douloureuse chaque fois que mon pied touchait le sol. Nous arrivâmes devant une table ronde en chêne massif. Il tira une chaise de même bois dont le dossier et l’assise étaient recouverts d’une mousseline bordeaux. Puis il s’absenta un instant me laissant dans une pièce pleine de vieilles gens. Une douce fragrance d’irish café mélangée à celle du tabac parfumé qui s’échappait des pipes en bruyère m’enivrait. Il y avait des hommes jouant aux échecs, fumant le cigare. Ils étaient silencieux et concentrés. Je devais me trouver dans un club. Mon arrivée n’avait dérangé personne. Leur attention était figée sur le jeu. Il y avait une sorte de dualité entre eux. Je le voyais dans ces regards qu’ils se lançaient. L’endroit était reposant quoiqu’un peu trop enfumé à mon goût. L’homme revint. Il tenait un linge où y était disposée de la glace pilée. Il me le tendit, mais cette fois je vis une distance dans son regard. Une froideur incertaine. Son visage était devenu grave par le sérieux qu’il affichait et cela le rendait divinement sensuel. Il avança une autre chaise pour que je puisse poser ma jambe. Ce que je fis avec aisance. Doucement, je posai le linge sur ma cheville. Pendant quelques instants, je sentis le froid me cingler la peau, la douleur s’intensifier sous le poids de la glace. Je fis une grimace qui le fit sourire. Je ne trouvais pas cela très drôle, mais j’avoue que j’étais sous l’emprise de son charme. J’en vins à me mordiller la lèvre inférieure, presque embarrassée par ce qui me submergeait soudainement. Une chaleur à la fois douce et intense ourlant le creux de mon ventre. Il était là, planté devant moi. Presque trop sage. Sa chemise classique de soie ivoire lui donnait un style à la fois élégant et décontracté. Elle était légèrement déboutonnée, cela me laissait entrevoir l'ébauche de son torse viril. Je pouvais deviner ses courbes magnifiquement musclées, le grain de sa peau satiné. Il vit mes yeux s’abattre sur son corps et je sentis en lui comme un léger malaise. Presque fiévreux. De temps en temps, sa main allait balayer ses cheveux blond cendré. Il semblait être intimidé. Mais sa prestance masculine me donnait le vertige. Je sentais mes pensées s'engourdir. Je tentais de percer en lui le moindre signe d'un désir. Son regard oscillait langoureusement entre l'ouverture de mon décolleté et la courbe de mes hanches - allait-il défaillir ? Pourquoi ne se laissait-il pas choir sur le velours de mes courbes ? Je plongeais avec insistance mes prunelles dans les siennes. Profondément. Ses yeux brillaient de mille feux tel un éclat d’or sous le déploiement lumineux du soleil. Le sol semblait se dérober, mais il restait là, presque sauvage, d’une allure incandescente, planté devant moi, remuant à peine. Je retenais mon souffle. Lui aussi. Son torse se bombait. Ma poitrine aussi. À l’intérieur mes sens bouillonnaient. Autour de nous, le monde tournait sans cesse. Inlassablement, je détaillais les moindres parties de son corps. Il n’y avait plus que cet homme. Le silence nous envahissait. Les arômes se mélangeaient incessamment, embaumant la pièce tamisée, lui donnant une suavité frissonnante dont je me délectais tant je m’en imprégnais. La chaleur nous plombait ardemment, presque surnaturellement ; se dessinaient alors d'infimes perles humides ruisselant sur son visage carré, mais il semblait absent. Il faisait mine de feindre mon envie accrue, peut-être même la sienne. J’étais à fleur de peau. Je retenais mon souffle, encore, une dernière fois, en corps et encore, telle une dernière danse... |
|  | | | | Recueil de Rosacée : Arrêt sur image | |
|
| Page 3 sur 5 | Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|