C'est parce que j'ai longtemps marcher avec toi, qu'aujourd'hui je te décris. Tu es cette ombre merveilleuse brillant constamment, qu 'au travers de ton corps taciturne, la vie resplendit.
Le poème étant très long, je n'ai pu le caser dans l'image.

Quand, à son levé, le voile sédentaire
S’ouvre sur la marche du temps éphémère,
Une éclosion de lumière s’érige sur la toile solaire ;
Douces étoiles accrochées sur l’astre des mers.
Quand, à son apogée, la nuit profonde
Perce les mystères à l’onde muette,
Que son souffle amène le silence qui sonde
L’escale sulfureuse des vestiges statuettes.
Quand, à son corps la vie s’endort,
Son froid tuméfié se glisse dans une brume d’âme,
Les fruits ténébreux alors s’éveillent en dehors ;
Chassant le temps disgracieux qui s’enflamme.
Quand, à son reflet se dessine de dentelles,
La lumière jamais éteinte sur la voûte
Emane un parfum chatoyant les ribambelles ;
Un rideau aquatique qui nous envoûte.
Quand, à son silence le voile s’installe,
Que gronde le ciel pour tuer la paix,
Les grelots qui tombent effleurent à peine les cigales ;
Une danse aléatoire que souffle le ciel happé.
Quand, à son règne chaque soir,
Elle revient équilibrer le cycle du jour,
Sa robe jamais ternie n’use les regards ;
Un cri vespéral se tisse en son four.
Quand, à son espace infini, splendide nébuleuse,
Détrempe sa robe majestueuse sous l’œil nocturne,
Une spirale continue, éclatante lumineuse
Laisse planer son ombre sur la vie taciturne.
Quand, à son étendue, la conscience en l’âme,
Echappe à tout contrôle en son corps ancestral,
La mémoire inscrite se balade d’une flamme
Telle une sonate démesurée que chante son thème astral.
Quand, à l’aube de son existence, jamais ne se tait ;
En son reflet un buffet d’amaryllis
S’étale sous les paupières posées sur la taie :
Un rêve paisible s’étend sur son manteau lisse.
Quand, en sa vie éternelle, le repos se présente,
Elle berce l’âme des fleurs mortes, douce ballade
Que son ouie ne peut fendre son aire hésitante ;
Est une effervescence sourde en son cœur malade.
Quand, en sa cuvette infinie, son œil guette ;
Sans cesse la croisée du temps se meurt,
De sa couleur elle agite les vents et la baguette ;
Une fée de lune s’exauce en ses heures.
Quand, en sa nuit câline, l’amour sonne,
Posé en son tapis le souffle que rompt le silence,
Sa caresse fraîche se disperse sur la Saône ;
Deux amoureux à la peau tiède contemplent son essence.
Quand, en ses joyeux carillons, la féerie s’imagine,
Mystérieuse allégorie s’alourdie sur les feuillages,
Son pas fluide enrobe l’essence pure et divine ;
Dans son calebassier s’engouffrent les lèvres sages.
Quand, en son atmosphère l’oxygène s’infiltre,
La vie prend son essor au chant des grillons ;
Son amour fidèle prépare sans cesse le philtre,
Une fontaine de jouvence se déverse en ses sillons.
Quand, en son éminence le tableau fait décor,
L’image aveugle s’émeut au rythme des saisons ;
Pour symbole quelques planètes ornent son corps,
Scrutant du haut les banquises salaisons.
Quand, en son expansion, son univers danse ;
Exhalation de relents s’immisce en les narines végétales,
Un trou noir en son ventre lugubre panse
Les blessures des navettes perdues qui toujours s’étalent.
Quand, en son cours, la nuit profonde nous inonde,
La merveille en son obscur apaise les souvenirs
Que brûle le désespoir chanté par notre monde ;
Une couverture chaleureuse couvre l’avenir.
Quand, à son aurore, sa couleur cramoisie s’estompe,
Que le balbutiement s’éveille en nos arbres,
Un sourire s’éveille dans les yeux qui tombent
Sous le charme d’un ciel à la couleur bleuâtre.