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| | Henri Troyes ( feuilleton ) | |
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Xian

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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Lun 20 Fév 2006 - 9:49 | |
| erreur de location d'emplacement... _________________ Ici et maintenant Il se passe tous les jours quelque chose de nouveau chez http://xianhenri.be
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|  | | Romane Administrateur

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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Lun 20 Fév 2006 - 9:57 | |
| C'est déjà fini ? ça coule, comme un long récit, une suite de pensées chaotiques mais qui se dirigent toutes vers la même direction. Ça me fait penser à quand je pense sans réfléchir, cette espèce de vagabondage dans la liberté de l'esprit. _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Lun 20 Fév 2006 - 16:12 | |
| bawi, je vois Y'a rien de plus qu'un Henri pour ressembler à Henri. L'avantage, quand il y a deux feuilletons en même temps, c'ets que tu raccroches à l'un sans même regarder le titre. J'suis arrivée à suivre, c'est dire si je suis aussi bordélique que toi !  _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | Xian

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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Lun 20 Fév 2006 - 18:27 | |
| Anecdote... Dans l'une de mes vies j'avais un employé très compétent à qui j'avais confié un poste "à responsabilité(s)", cela impliquait d'attendre patiemment le chaland, le client, et de passer un moment avec lui , non bande de mauvais esprits ce n'était pas de la péripatéthie mais là n'est pas l'important. Comme entre chaque "rencontre" pouvait se passer un temps assez longs parfois plus d'une demi-heure et que le "local" était en cours de construction - donc impossible d'y faire une activité quelconque, mon Francis, il s'appelait Francis, lisait force romans de la collection Fleuve Noir. Avec mon assistant électricien qui avait de bonnes raisons de chantier de passer dans le local alors que Francis le quittait, nous avions décidé de lui remplacer son bouquin par un autre de la même collection, ce que nous avons fait plusieurs fois, sans y trouver avantage ou fou rire, le gars Francis reprenait, après sa conversation avec son futur client, "son" livre exactement à la page quittée et poursuivait la lecture... _________________ Ici et maintenant Il se passe tous les jours quelque chose de nouveau chez http://xianhenri.be
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|  | | Xian

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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Lun 20 Fév 2006 - 18:28 | |
| Henri Troyes retrouvera-t-il ses esprits ? Nous le saurons demain... qui est un autre jour. _________________ Ici et maintenant Il se passe tous les jours quelque chose de nouveau chez http://xianhenri.be |
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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Lun 20 Fév 2006 - 18:34 | |
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C'est fort de café ! Si ça se trouve, c'était pas du tout les mêmes personnages, les mêmes situations !
Là quand même, incomparable. Je sais que je suis deux feuilleton, je sais que je lis soit l'un soit l'autre, rarement les deux en même temps et il m'arrive de ne pas regarder le titre dans la foulée. _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | Xian

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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Mar 21 Fév 2006 - 7:38 | |
| Tout de même, dans les faits divers plus communs, je me suis étonné d’un brave binchou ( cité reconnue par l’Unesco ) qui aurait abusé de la puissance de son sexe pour frapper son épouse. J’en ai un peu rêvé ! L’information suivante parlait de hold-up et de pertes bancaires.
Je pense que je m’en fiche, avec la mère Catherine qui tient les cordons de la bourse, je suis paré. Catherine, la bourse, le cordon ombilical, flash et apothéose une bonne idée, je suis Henri, je l’ai dit tout haut et la brave fille Bécassine d’opiner du chef : — Certainement Monsieur, et avec ça Monsieur ?
J’ai l’air d’un con et ça je ne le dis pas, je me glisse hors de la bergère jette un regard aux portraits, pousse la porte inventoriée trois qui donne dans un petit salon, Bécassine suit, sans doute la consigne de Joseph est-elle formelle :
— Ne le laissez pas seul !
D’aucuns attendent ici, l’oreille contre l’huis et l’œil à la serrure que je raconte ce qui se passa dans le petit cabinet bibliothèque, comment redécrire pour une multiplième fois la pâmoison d’une petite main, l’effroi d’une petite bouche, l’étroitesse d’une petite couche sans en devenir agaçant, répétitif.
Toute cette histoire ne vise qu’à m’apporter des éléments me permettant de me resituer dans la famille et dans l’espace, je ne sais rien d’un passé dont un traître, un de Guise sans doute, un de Condé, un de Colligny, enfin l’un de ces sbires qui passent, vêtus de noir dans les couloirs, les coursives les antichambres...tentent de me brouiller. Une gueuse menace d’entonner qui sait quelle gouaillerie, voire se mettre nue sur la table affirme le spahi de garde. L’un me chagrine d’une Céline, l’autre me pare de qualités (hors sauf les pâtes al dente, je ne sais rien faire de mes dix doigts – enfin, presque souris-je en regardant Bécassine se rafraîchir). Céline ! Qu’est ce donc encore, Joseph ne m’en a dit mot.
Ai-je dit Joseph taciturne et très costaud, le mètre quasi deux et cent dix kilogrammes de musculatures ointes de bétel.
Céline, Céline, j’ai fouillé les neurones, le glouglou, j’ai découvert une de Dion Bouton, un Louis Ferdinand le Germanique, par le biais des hasards et des recoupements je n’ai pas eu un motif de soulagement, que du contraire, je pense même qu’un texte m’était consacré qu’on m’y dotait du titre de duc d'Orléans, je trouve que cela me va bien et cela obligera un Kongo familier, un perroquet bavard et quelles perruches à me saluer en traînant la plume sur le parquet, ce n’est pas pour me déplaire, sans compter l’éternel petit baigneur.
M’insérant dans la discussion internationale, j’ai découvert Céline : the fashion designer brand dedicated to luxury women's fashion, qu’y faire, un bon gars de Navarre comme moi n’ouit rien aux Anglois.
Hé là ! La mémoire me revient, je ne parle pas l’anglais, le goddom et son rosbif à la menthe me dégoûtent, j’ai donc retrouvé un sens, hélas, trois fois dit-on dans les pièces de Shakespeare, hélas, cela s’est arrêté aussitôt, perfide Albion !
Céline Lapointe a déménagé, et l’autre de murmurer : Cours au soleil mon petit. Tu seras un chef indien. Ton ami Superman te conduira par la main à quatre pas d'ici, j’ouis sans jouir de tout le sel de l’affaire, des indiens, alors qu’ici ne traînent aucune plume, mon ami serait-il revenu d’Amériques, les Amériques, est-ce que cela existe, est-ce loin, pourquoi faut-il y croire ? US go home, je parle Anglais, je ne suis pas acculturé, je sais dire my Toyota is fantastic !
— Tu te rends compte, Bécassine, je recherche Céline et je découvre que my Toyota is fantastique.
J’ai bien vu que Bécassine voulait m’entraîner ailleurs, se soustraire à la conversation pourtant je sentais qu’un chemin s’ouvrait à moi, des Céline maître de conférence, des jardinières, des championnes de judo, des showwomen, des laitières et une sculpteure qui m’étonna beaucoup, j’aurais dit sculptrice, au mieux, mais je n’imaginais pas trop bien cette féminité soudaine d’un artisan de la pierre du bois des matières nobles, serait-on à une époque où les femmes voudraient tout faire ?
Aucune Céline de mes recherches ne me sembla convenir au titre de duchesse d’Orléans, je me promis de continuer demain, je n’allais pas passer ma vie à satisfaire un caprice puéril. _________________ Ici et maintenant Il se passe tous les jours quelque chose de nouveau chez http://xianhenri.be |
|  | | Xian

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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Mer 22 Fév 2006 - 9:07 | |
| Et puis, il faut faire attention à ce que l’on écrit, ne me suis-je pas laissé dire par un des mousquetaires que depuis le 13 JANVIER 1535, le roi François Ier fait interdire toute impression de livres sans autorisation préalable. C'est la première censure officielle (il y avait déjà auparavant la censure religieuse), les choses ne s’améliorent pas en ces temps barbus.
Enfin, on peut toujours dire, c’est pas moi c’est l’autre, ainsi, Gutenberg fut manipulé et Alcofibras Nasier restera gargantuesque. Bécassine qui devait être une ancienne des hôtels moscovites n’en perdait pas une et s’étonna : — Et vous, votre vrai nom, c’est pas Henri Troyes, alors ?
Elle sourit : « Vous êtes un espion ! ». — Effectivement, c’est un pseudo. Mon vrai nom, c’est ... mais et vous-même ? — Antoinette Bourtembourg, je suis née dans un petit village près de Capetown d’un père blanc et d’une mère autochtone. — Etonnant, pourquoi Bécassine ? — Parce qu’avant de servir ici j’étais chez les Pouledevant, des frères cinéastes et ils trouvaient que ce patronyme-là m’allait comme un gant.
Hein bon on s’égare c'est ça le temps qui passe, ce n’est pas l'horloge, vu qu’il manque les deux aiguilles et que c'est pour ça qu'elle encore contre le mur de fond, on ne voit pas le temps passer, ....
Essaye-t-on de me convaincre de quelque chose, essaye-t-on de me faire peur ?
«Les hommes sont ainsi faits que les dangers chimériques sont pour eux les pires ; on se bat contre des corps ; on perd la tête, soit de peur, soit de colère, devant des fantômes.»
J’ai pu faire un saut de puce chez Domino, je n’ai rien appris à mon propos mais cela fut fort agréable et rapide grâce à la Kublair qui n’est pas un coureur cycliste suisse mais une nouvelle compagnie aérienne qui plane au dessus des lois. J’ai expliqué à la petite l’injection paradoxale : c’est être à la fois « libérée » sexuellement, se sentir bien dans sa peau, aimer le sexe… tout en restant une fille sérieuse qui rougit devant une queue en érection. C’est la subtile division des femmes en maman et putain… Jouer avec les identités, passer de l’une à l’autre, sans s’y laisser enfermer. Un vrai numéro d’équilibriste à la superXian ! Elle a adoré.
Surprise quand je suis revenu ...Henri ! Henri te voilà ! s’écria Bécassine.
Il paraît que nous sommes le treize, l’ancienne secrétaire de Xian, qui range la bibliothèque (je lui ai trouvé un job, avec la complicité de Joseph) l’a très justement fait remarquer : Le vendredi ne suit généralement pas le week-end prolongé. C’est ainsi que j’ai constaté que la tête, mes amis, la tête, rien ne me vaut rien, je ne supporte plus d’être secoué ainsi, malmené par tous ces domestiques, valets, intendants, suppôt de Satan qui ne me veulent disent-ils que du bien et œuvrent à me cacher mes origines, à me soustraire de la vie active fantastique des bureaux, il paraît ( d’après Bécassine dont la sœur travaille chez Francetélécom, que c’est fou comme on s’y amuse ).
Pourquoi ne puis-je comme tout un chacun me lever aux aurores, prendre le déjeuner sur le pouce voire en route vers la gare, emprunter le train, plus loin courir les couloirs du métro, sortir au grand air à l’ancien square dont on vient de remplacer les platanes par un coin cacachien (Tiens, il faudrait que la reporter photographe H ou que le fantôme de la rue de Bosnie viennent y faire clic pour une grande revue, un magazine populaire, que sais-je, un média à la mode de Caen).
Pourquoi aussi m’entraîne-t-on avec panier pique nique et garde du corps en mille endroits de convoitise, d’idées folles, de révolte, hier, lundi férié en ce pays de tartines patriotique, à la lisière de Bredene pour vingt minutes de cure d’iode et de soleil conseillée par le nouveau docteur de la cité qui est une doctoresse d’ailleurs.
Je revois très bien, et ça ne colle pas avec le paysage d’aujourd’hui, une nuée d’adolescentes slips et seins nus gesticulantes sur la plage, les gamines quasi nues sautillaient au pied d’un filet dit de volley, l’une d’elle offre un croupion musclé qu’un string violet divise en deux hémisphères, leurs ventres tressautent lorsqu’elles s’élancent pour frapper le ballon. Une autre joue les arbitres, elle bombe son ventre rond, la bordure de son slip bâille, une ombre se creuse où l’on devine les friselis crépus du pubis, les poils ne veulent pas rester confinés dans les habits, ils dépassent débordent l’étui où les filles veulent les ranger pudiquement, pudeur et poils curieux mélange.
A la radio, une vieille rengaine : ... J'suis chanteur, je chante pour mes copains...J'veux faire des tubes et que ça tourne bien ....
Tout cela est fort bien dit, j’aime ces paroliers qui rodéoïsent avec cet étalon fougueux qu’est la langue française, aurais-je dû écrire jument, en ces nouveaux temps de ségrégation totale ?
D’aucuns la trouvent agonique, lui préfèrent de l’anglois venant d’outre océan, malaxé par des chewingjoues et totalement incompréhensible, ce qui s’est fort bien vu lorsque le pied nickelé à la cigarette permanente avait déclaré sur le plateau de Drucker à la petite Withney : Aïe wonte tout phoque kiou. Tout le monde qui regardait la télévision en gros plan sur les lèvres et les seins de la belle avaient bien compris qu’elle n’entendait rien à la langue de Faulkner et Caldwell. Le regard du célèbre biglouseur était pourtant aussi explicite que ces paroles. _________________ Ici et maintenant Il se passe tous les jours quelque chose de nouveau chez http://xianhenri.be |
|  | | Xian

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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Jeu 23 Fév 2006 - 9:16 | |
| Joseph vient encore de m’en apprendre une belle que je case entre deux informations qui me permettront un jour de me reconstruire. Ce Joseph serait-il psycochose, psittacose, enfin un de ceux qui soignent les gens qui ne s’y retrouvent plus et les convainquent de cheminer droit sur le sentier que le parti politique au pouvoir local et éphémère vous a dessiné. Je serais noble, ce qui ne m’étonne qu’à moitié, que dis-je, pas du tout, on me disait d’Orléans, me voici, me dit Joseph, comme le Remy-Panier, d’Anjou, oui, me dit-il Monsieur est bien Henri Dorleant – Denjoux, issu d’une famille aux intérêts conjugués à ceux de Chevreuse et même de Stirum. Monsieur serait un peu cousin des Frère, des Lippens, Monsieur est fortuné. Vous êtes non seulement de ces gens-là dont on cause dans les magazines, vous pouvez faire un enfant qui sera comblé de cadeaux par les dames du peuple voire de layette tricotée, mieux, Monsieur est militaire, lieutenant-général du royaume, oserais-je dire au même titre que certains Philippe, Albert ou Laurent qui eux aussi à l’instar de Mannekenpis peuvent changer de costume quasi tous les jours, aujourd’hui chef des para commandos, demain des aviateurs, après demain grand amiral, chef de la gendarmerie, voire capitaine des pompiers.
— Capitaine des pompiers, Joseph, c’est formidable, il y a longtemps que j’en rêvais !
— Monsieur a donc tout oublié, Monsieur n’a donc pas de souvenirs, comme il dit, Monsieur ne serait pas un tête en l’air mais comment dire, un sans tête comme d’autres furent sans culotte. Monsieur a-t-il aussi oublié qu’il a été un pourfendeur de mécréants, un écraseur de sarrasins, un rebouteur de protestants, que Monsieur à des convictions et la fois rude. Monsieur aurait même envoyé le prince de Vaginjeton chez ses ancêtres. Oui, oui sans doute tout cela doit-il me revenir de Condé, en effet et Abd el Kader, ce n'est pas raciste d'être islamophobe ! Ne pas confondre avec xénophobe...Oui, bouter les incendiaires de vierges hors du territoire, on a le droit de ne pas aimer une religion et de le dire tout comme on a le droit de ne pas aimer une opinion politique ou philosophique.... Trop de monde mélangent tout. Ne pas tout mélanger reste la règle ... la tolérance c’est une valeur absurde puisqu’elle décrète d’office que vous êtes si supérieur que vous pouvez tolérer... Ne rien tolérer mais avoir un profond respect les uns les autres ....enfin, en commençant bien sûr par ma mère n’est ce pas, Joseph, à ce propos, existe-t-elle vraiment, où n’est encore que des tours de psy en quête de plus gros honoraires ?
Car tout se mélange à nouveau, Joseph s’estompe, je regarde les estampes, je suis assis dans le cabinet des estampes, Bécassine fait la poussière de la cheminée, fume cheminée, Céline suce un babulaire, Amalia dorlote un poussin de Pâques, peut-être deviendra-t-il un grand Henri à l’instar de Jules Henri Poincaré, le plus grand homme de sciences de la fin du XIXè et du début du XXè, le plus grand de France, cela ne fait pas de doutes, et peut-être même du monde, même si, contrairement à ses homologues allemands, notamment Hilbert, il ne laisse pas d'école derrière lui. Mathématicien hors pair, touche à tout, sourire Corinne Emilie jolie Nadia, elle adore les touche à tout, je la touche beaucoup, calme toi dit-elle souvent, cet Henri-là était aussi connu des physiciens pour ses études sur la stabilité du système solaire, mais aussi des cercles philosophiques pour ses réflexions sur les fondements des sciences.
Évidemment, il ne venait pas de rien, né à Nancy, d’une famille appartenant à l'élite intellectuelle de la ville : son père est neurologue et professeur à la faculté de Médecine, son cousin, Raymond, sera Président de la République de 1913 à 1920. Jean-Pierre tu t’imagines, tu seras peut-être président de la république, et JPH déboutonnait la robe, faisait le slip et s’envoyait la jouissance de foutre dans l’amante du Président. Cet Henri P, un ingénieur des mines, tout bonnement, comme moi. Maître de conférence à la Sorbonne, d’ici c’est peu probable, mais pourquoi pas à l’ULB ? Moi aussi, j’aurais pu créer de toutes pièces la théorie des fonctions fuchsiennes, révolutionne l'étude des équations différentielles par ses études qualitatives de solutions. D’ailleurs, c’est une erreur de calcul qui lui a ouvert les portes de la théorie du chaos. Facile à faire, cela, le chaos.
J’y suis, chaos complet, K.O. !
Choas coa, croa, je passe à la bibliothèque, une ombre, personne ,des mots des phrases, des livres emplis de phrases, ils s’étaient rencontrés à la bibliothèque. Henri l’ayant aperçue dès l’entrée s'était arrangé pour être près d'elle. Il l’avait observée silencieusement comme il se doit dans une bibliothèque et lui souriait lorsqu’elle levait les yeux sur lui. Elle lisait des choses sérieuses : Notre jeune génération se fait des soucis, et elle a raison, car il y a de graves problèmes, c’est bien entendu une vue locale et particulière mais peut-on s’occuper de toute la misère du monde avant d’avoir un chez soi un peu convenable, nous les connaissons tous : la pauvreté en croissance, le chômage, le manque d´habitations décentes, l´insécurité concernant les retraites, les angoisses en rapport avec l´ approvisionnement en énergie et la paix mondiale, les détériorations de l´environnement et du climat mondial, politique comme météorologique.
Les partis politiques, qui jusqu´ici, à tour de rôle, se succèdent au pouvoir, n´ont ni le courage, ni même la possibilité de supprimer les causes de ces problèmes, puisque dans ce cas là ils devraient agir à l´encontre des lobbys du monde économique et financier.
C´est là justement que certains d’entre nous, oeuvrant des leviers qu’ils peuvent manier, plaçons une véritable action politique : en se distançant de la politique fausse de consommation et de croissance économique sans limite, dont, à tout le moins, les coûts seront payés par les générations futures et par l´environnement.
auxquelles un scribouillard avait répondu
Si un feuilleton met en scène des personnages mythiques voir mythologiques, l’ensemble de l’action se déroule ordinairement dans le monde très ordinaire de l’économie mondiale... Toutes les sources et données sont vérifiables à la lecture des noms de ceux qui dirigent les conseils d’administration des sociétés multinationales dont on sous-estime sans cesse le pouvoir...
Exemple clair de comment fonctionne le monde ... un lien parmi d’autres ... Comment un banquier est-il le personnage influent dans la distribution de boissons gazeuses qui perturbent l’esprit et l’estomac et dans la distribution de viande rouge grasse menant, dit-on à l’obésité... (autrement dit, comment un banquier peut-il conditionner la vie des gens ... sans guerre, sans haine raciale, sans religiosités et autres sornettes... ?)
Sun Trust bank > Coca Cola Enterprises > Coca Cola > Avon Products > Pepsi America General Electric Chevron Texaco Dell Computer > Avon Products > Pepsi America > Sears Roebuck > Time Warner > Motorola > MacDonald Bank of America > Sara Lee
De Sun banque, on arrive donc à Coca qui essaime en produits de beauté vers ... héhéhé n’est-on pas soi-disant concurrents ... Pepsi d’une part, d’autre part vers Général Electric ( armement ) Texaco ( Petrole ) et les autres ... etc ...
Il y eut plusieurs jours sans elle puis une sorte de routine, un jeudi soir enfin, ils sortirent ensemble, elle était encombrée d’une tonne de livres. Henri s’offrit à l'aider. Ils devisèrent tout au long du chemin, laissant passer trois autobus sans leur faire signe. La semaine suivante, ils marchèrent de concert, prirent le 63 qui faisait un long trajet et qui les déposa à deux pas de chez Éliane, Eugène, pourquoi, les frites, le chaos, Henri où vas-tu, qui es-tu d’où viens-tu. Oh là ! baudruche, gadouilleux cave ! Crève raisonneux ! Corniguedouille, je dirais même plus enfoiré de la cervelle, où te conduis-tu, où nous emmènes-tu ? ' Qui cherches-tu d’autre que toi ? _________________ Ici et maintenant Il se passe tous les jours quelque chose de nouveau chez http://xianhenri.be |
|  | | Xian

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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Sam 25 Fév 2006 - 17:44 | |
| — Et vous ? Vous cherchez quelqu'un à détester vous aussi ? Vous déculpabiliser ? Facile ! Eve, Amalia, Céline sont là, sans défense, fantômes, ectoplasmes, esprits. Je n'y peux rien pour empêcher tout ça et vous non plus n'y pouvez rien, mais ne vous faite pas de bile, c'est trop tard pour moi, beaucoup trop tard, d'ailleurs je m'en torche de tous leurs mensonges. Tout cela n’empêche pas la militarisation de l’économie mondiale.
— Là, je pense que Monsieur a tout à fait raison. Tiens, le Bill Boquet Joseph, toujours pendu à mes basques !
Les lumières s'éteignirent brusquement, Bécassine près du manteau de la cheminée sentit son coeur s'accélérer et scruta la salle à la recherche d'un mouvement quelconque. Que se passe-t-il se dit-elle en bretonnant un peu, mais que se passe-t-il encore, si j’avais su je n’aurais pas accepté, il faudra que j’en parle au sous-directeur de l’agence de placement. Toutes ces émotions pour un chèque ! Elle sentit un souffle léger sur son épaule puis une main se déposa sur cette partie de son corps dénudée. (Elle n’osait pas encore comme c’était la mode depuis le show de Janet, découvrir son sein gauche, elle se contentait de l’épaule droite). Elle se retourna et d'un geste de la main envoya balader l'imprudent en arrière. (Une technique que n’aurait pas désavouée Francis).
— Holà ! manante, j'aurais espéré un peu moins de brutalité dans cette approche, point de panique, j’ai simplement tourné l’interrupteur, en s’approchant de la fenêtre, on peut au travers des lames du volet s’entrapercevoir, je suis Henri.
— Henri ?? Elle se précipita pour mieux voir le visage à la lumière sombre.
Désolée, j’ai cru que Monsieur était un démon !
Pourquoi donc ne pas le lui laisser croire, je l’embrassai donc diablement laissant courir mes mains sur son corps de Bretonne fougueuse. Bon c’est mal parti, ne savait-on pas depuis plusieurs jours que la Bretonne venait de Capetown qui est au bord de mer mais tellement ailleurs !
Pourquoi donc me mis-je à penser à tous ces espions et même à Voltaire ? Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire. _________________ Ici et maintenant Il se passe tous les jours quelque chose de nouveau chez http://xianhenri.be |
|  | | Xian

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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Lun 27 Fév 2006 - 15:27 | |
| Les lecteurs du début l’auront compris, chez Henri Troyes, tout est fait pour égarer la gueuse et c’est assez bien fait puisqu’en réalité, elle s’embourbe.
Bien entendu, c’était, c’est, cela reste le but. Il n’était pas question dès le commencement de tenter de minimiser les faits, de se cacher derrière des excuses, j’ai connu plus de mille femmes comme les princes d’Arabie, cela vient de ce que j’ai lu très jeune les mille et une nuit et que je n’ai pas compris la subtilité tout de suite, j’ai choisi une lectrice par nuit plutôt qu’un conte... donc, ayant les égarées et les refoulées à mes trousses, j’ai décidé d’oublier ce qui convenait et qui me convient, l’idée était séduisante comme la grande Charlotte qui sautait à la corde.
Je n’ai rien dit à Joseph qui s’occupe bien de moi, mieux sans doute que ces donzelles qui voulaient m’épouser. Tout a commencé il y a longtemps dans un petit village, nous dirons savoyard, peut-être, pour égarer les recherches quand certaines m’imaginent avec des Sénégalais, comme si les tirailleurs avaient pu m’intéresser en quoi que ce soit, je ne les ai fréquenté que pour apprendre des tours, ce sont de rudes jouteurs.
Une des premières a été la grande Charlotte comme je l’ai dit. En ce temps-là, dans les villages, l’école n’était ni unique ni mixte, il y avait des écoles de filles (à gauche de la mairie) et des écoles de garçons (à droite, parfois écartées par une grande cour ou un bureau des postes et télégraphes). Pour ceux qui avaient un dieu, on avait toléré républicainement les écoles de sœurs (pour les filles qui resteraient vierges jusqu’au certificat d’étude) et les écoles de frères, maristes, bénédictins ou missionnaires, pour les garçons. Une fois la cloche piquée, (deux fois à l’école des filles du beau quartier, on n’a jamais su d’où venait la coutume), l’école monogame déversait les âmes dans la rue. La mixité s’emparait ainsi d’elles et les uns et les autres de feindre d’ignorer les consignes. Charlotte, la grande quille m’avait frappé dans l’œil un matin lors des vacances précédentes et depuis, j’aimais la regarder sauter en l’air. Pour sauter, elle sautait, le paradis en quatre cloche-pied et mille autres prouesses en dedans en dehors gauche droite bâbord tribord la corde à sauter flagellait le sol en cadence, les pieds de Charlotte ho hop hop aujourd’hui elle passerait à la télévision, elle aurait inventé une danse on la célébrerait à la ferme à défaut de fort boyard, je ne sais si elle aimait la mer, hop hop hip hop elle sautait petit moyen haut plus haut elle sautait par-dessus cette corde et se jouait des variantes du rossignol de Calédonie et des saint Nicolas monte en ballon, les airs sont restés j’ai oublié les paroles ou plutôt mes séjours estudiantins les ont modifiées, on ne peut les citer ici sans encourir des foudres, imaginez une mère de famille( si si, j’ai bien vu que des mères de familles venaient prendre l’air par ici) lisant l’artilleur de Metz, la digue du cul et la motorisation des morpions, Charlotte sautait, écartait les jambes, refermait les jambes, vibrait du mollet, bandait les cuisses, la jupe de Charlotte s’envolait avec elle retombait plus lentement, je bandais pour Charlotte, un ami à qui je révélai cette anecdote plus tard me laissa pantois en me répondant, bander pour une pomme de terre , tu n’es pas un peu piqué toi ?
S’envoyer en l’air devait être bénéfique, Charlotte est aujourd’hui maman de cinq jolis mômes, j’en suis aussi chose en l’écrivant que je ne l’ai été en l’apprenant, il y a quelque temps, rencontrant ma Charlotte au coin de l’avenue de Bel-air et de la rue Sans soucis.
— Comment vas-tu, il y a longtemps qu’on ne s’est vu, ...comme le temps passe, le bus aussi , c’était le mien, je fus galant, c’est un moindre mal, ma voiture est à deux pas, je te ramène chez toi. Tu prendras bien un verre. Charlotte ouvrit le frigo, décida d’aller se changer, elle allait revenir nue ou mieux enylonée diaphane soie naturelle le mobilier était de prix, le sofa rebondissant mon cœur comme le prix des carburants s’envoyait en l’air. _________________ Ici et maintenant Il se passe tous les jours quelque chose de nouveau chez http://xianhenri.be |
|  | | Romane Administrateur

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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Lun 27 Fév 2006 - 15:46 | |
| Oh là ! Pense-bête me faut pour le lire avant dodo !  _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | Xian

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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Mar 28 Fév 2006 - 8:33 | |
| — Bonjour Monsieur me dit une petite bouclée comme le mouton imaginé qui a été mangé par le renard, lequel se croyait grand méchant loup. Cette infante traversa le salon, ouvrit le même frigo, en sortit un berlingot de lait, m’enseigna qu’elle se préparait une collation, qu’ensuite elle ferait ses devoirs, que ses frères et sœurs seraient là dans dix minutes, tu viens pour jouer au foot ajouta-t-elle ?
— Charlotte j’ai été ravi de te revoir, comme le temps passe, il faudra qu’on s’appelle, contact, clapotis de quatrième soupape, je devrais passer chez le garagiste, blonk, un nid de poule au milieu d’une route civilisée, on paye des impôts tout de même et des taxes sur le carburant, que fait le gouvernement, je revenais dans un monde connu normal, il allait falloir y retourner si ce Joseph s’apercevait de mon amnésie sélective, (c’était un malin, il tenait à son emploi comme le naufragé à son radeau), il resterait discret, qui pourrait apprendre que j’avais revu Charlotte ?
Mille, disiez-vous, ce n’est pas possible, certes vous avez raison, ce ne sont que trois ans en décomptant les vacances et les jours fériés sans oublier la pâque juive qui ne tombe pas toujours à la même date.
Les premiers temps ne furent pas trop difficile, on ne se méfie pas d’un joli garçon, l’ami de Raymonde, le petit camarade de Renée, comme je l’ai dit, à l’école primaire, les choses furent plus malaisées et même lorsque j’allai en ville, (je suis allé à l’école de la ville parce que si tu restes à la campagne disait ma mère, tu deviens paysan, je veux que tu sois architecte, il faut que tu apprennes d’autres choses que ce que raconte Bonabé et son complice patronal du jeudi après-midi). Donc je connus d’autres filles, des citadines élégantes, les moyens d’approche se devaient d’être sophistiqués. Ici aussi, les garçons et les filles étudiaient le calcul et l’orthographe dans des bâtiments séparés. Les cours de récréations communiquaient par l’intermédiaire d’une porte cochère verte qui s’entrouvrait quelques fois par la volonté de Sésame économe ou d’un technicien communal qui venait couper les branches trop basses d’un gigantesque marronnier d’indes. Ce n’étaient que court instant, l’autorité académique closait les huis à la volonté d’hardis explorateurs. Le monde défendu était plus lointain que celui de Conan Doyle, l’Afrique était plus simplement à notre portée par deux grandes cartes murales de l’AOF et de l’AEF.
Un moment donc, j’ai dû me contenter des filles de la rue, des ricaneuses, des moqueuses, elles me semblaient indignes d'un regard et, même, je n'hésitais pas à changer de trottoir quand j'en apercevais se diriger à ma rencontre. Mon père m'avait d’ailleurs longuement mis en garde, elles sont sales, elles en veulent à ton argent, surveille tes fréquentations ! Les cousines sont insupportables et une demoiselle est venue suivre des leçons de piano que voulait bien donner ma maman. Ca ne doit pas être comme cela que ça s’est passé, Joseph qui semble connaître ma mère mieux que quiconque m’en dresse un portrait qui n’implique aucune douceur chopinesque.
C’est à cette époque-là que j’ai beaucoup pollué en rêvant à Sophia, une Italienne aux yeux bleus et à Shirley MacLaine, rousse odoriférante. Il faudra que je vous raconte Sophia dès que j’aurai éclairci Bécassine, pas clairement établie ici, que m’a-t-on tenu comme propos de ces placeurs de chair humaine, l’Anpe sans lumière, l’orbem sans état major. Toutes à la tour de Nesle jactaient les crieurs au coin de la rue de Rivoli, Nesles, pourquoi faire, n’est ce pas là que l’on estampille la menue monnaie ? Qu’iraient donc faire là des femmes, du monde, du beau monde, des mondaines ?
Joseph s’exprime mystérieusement à leur sujet mais il est, il est vrai le plus souvent ambigu, ainsi quand il parle de Moncontour (que j’ai visité sans y voir d’autre intérêt qu’un vieux donjon délabré, une église romane et un vieux ferronnier qui m’a longuement expliqué qu’ici eurent lieu bien des batailles, Geoffroi Martel, fils de Foulques Nerra, écrasa le duc d'Aquitaine, en juin 1940 se livra l'un des derniers combats entre Français et Allemands, les vignobles adjacents sont producteurs d’un vin de grande qualité... mais personne pas même l’aubergiste ne me tint langue de Cossé ou de Tavannes, il ne me parla d’ailleurs pas même de Vil Pain dont tout le monde parle cette année. Je tentai ma chance à la route de Souzeau où se trouvait un villatoile, le gérant ne savait rien de plus que l’aubergiste du village, il n’y avait ici ni train ni garde barrière aucune vache à regarder passer.
Dans les journaux du soir, un extrait du discours musclé de Johnson à propos du Vietnam, plus loin, surprise pour nous, une grande photographie de personnalités belges qui sont à Camp David, ils accompagnent leur ministre d'état Paul-Henri Spaak.
On ne progresse pas fort ici vers une vérité historique, on peut craindre qu’il en soit de même en ce frileux février chez Henri le Principal comme chez Lundentreux, encore que chez ce dernier (http://www.u-blog.net/henridem/) pointerait une explication, nébuleuse sans doute mais toute enquête n’est-elle pas surprenante disait le fameux Michou, l’homme qui cherchait en vain son chemin.
Ainsi donc, Mon biographe le sieur Xian, tapotant quelques textes avant de partir en vacances, détache des fiches, corrobore des versions, examine des textes et des femelles assoiffées de Henri, trop nombreuses, l’assaillent au téléphone d’autant plus qu’il se perd dans les arcanes toilées et pittoresques, à la recherche de sites « live » où une certaine expérience titillante est nécessaire, on ne clique pas où l’on veut et quand on veut ! Vous aurez peut-être des difficultés à rejoindre le site adéquat, certains navigateurs requièrent 128 bites d’érection immédiate, au cas où, n’hésitez donc pas à passer la main sur la souris et la conduire sur l’outil d’aide à la performance que vous aurez installé au préalable.
Tout de même j’eus un étonnement lorsque la dame d’œuvres qui remplaçait les marguerites sur l’autel de sainte Cécile me fit un clin d’œil en me disant de remettre son bonjour à Charles, je n’eus pas le temps de demander, lequel, Vigor, Alfort ? qu’elle ajoutait, votre frère Charles Neuf mérite bien des égards pour mener ses affaires avec tant de courage et si petite santé, je vais faire une neuvaine à son égard.
Donc mon frère ne portait pas mon nom, un demi-frère alors, et où logeait-il donc ? Joseph, mon bon, qu’a-t-on à faire de Charles Neuf. Joseph à son habitude, répondit onctueusement que sans doute en voyage ou alors en sanatorium, Charles est un faible, Charles tolère tout, se laisse faire, les affaires, non, non, les affaires sont rondement menées, mais c’est par Madame votre mère...
Je n’insistai pas. On allait tout de même un jour me la faire rencontrer cette mère. _________________ Ici et maintenant Il se passe tous les jours quelque chose de nouveau chez http://xianhenri.be |
|  | | Xian

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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Mer 1 Mar 2006 - 7:00 | |
| Évidemment dirait Némo, l’ancienne secrétaire intérimaire, chaque fois que la sexualité s’immisce dans le récit, l’orthographe et les vêtures laissent à désirer. L’accélération d’hier manquait un peu de punch.
— Quand Monsieur aura tout oublié de son séjour à Varsovie et tout souvenir de son pays de ses amis des parents, que Monsieur laisse faire la nature...
Ce qui était exactement ce que je pensais en regardant la nouvelle bonne, une certaine Valérie qui rangeait les nouveaux draps de lin et les petits sachets de lavande dans les grandes armoires normandes. Varsovie, une place peuplée de pianos Je vais bien l’aimer Valérie, penser à Varsovie ... Je jouais bien Chopin, chez moi à Varsovie, où j'ai vécu à l'ombre de la gloire de Chopin... Je fredonne, d’où me vient cet air, je ne jase pas polonais que je sache, le piano, la leçon de piano, elle s’appelait Valérie, en ai-je le souvenir, je ne l’ai rencontrée qu’une seule fois, plus tard, dans cet institut où elle était nue, attendant l’infirmière, raconte-t-on les souvenirs d’une telle rencontre, m’autoriserait elle une indiscrétion si insolite, tant en dehors des habitudes où c’est l’infirmière qui se dénude ou à tout le moins est légèrement vêtue sous le tablier, la blouse, l’uniforme, changez les habitudes, les lecteurs fuient.
Le jour de la leçon de piano, on ne s’était pas dit bonjour, j’en avais décidé qu’elle était taciturne, elle devait l’être puisqu’en sortant de chez Appelbaum, je ne savais d’elle que ses humeurs, je n’avais échangé avec elle que des muqueuses, j’ai décidé aujourd’hui qu’elle s’appelait Valérie.
Une place peuplée de pigeons, une vieille demeure avec pignon, un escalier en colimaçon, et tout en haut mon professeur, ce n’est pas ma mère c’est une femme qui lui ressemble peut-être ressemblent-elles toujours à ma mère lorsqu’elles sont préceptrices ?
Joue mon garçon avec ton cœur, me disait-elle, des heures durant. Valérie Durant, c’était mon professeur de piano, c’était à Varsovie, mais oui, mais oui, je suis allé en Pologne, Amalia avait tenu le volant, la voiture avait même fait une embardée dans la neige, Céline avait téléphoné, Corinne était revenue, Perrine était servante.
Oui, il y a bien la Pologne, je retrouve aussi sélectivement des « flashes » si je puis dire, des visages de femmes, des visages sans nom, des noms, le plus souvent de filles, sans visage. Valérie Durant, et Raymonde, oui, une Raymonde, Marguerite, Marguerite, Marguerite.
Ma sœur s’appellerait Marguerite ? une effeuilleuse ? non, pas chez nous, chez nous, chez qui, Suzanne, Sylvie, et une Sophie, plusieurs Sophie, je me souviens de petites fesses en pomme encore une Sylvie, le prénom était-il à la mode ? Qu’est ce celle-là qui arriverait de San Diego à la tête d’un troupeau d’encorneuses, serrée dans son Denim que la Duchesse en éternue encore. Ah ! Pour jouer la salade mamographique et moi en beau toubib des urgences
Rappel à l’ordre, mémoire vive les taureaux de Navarrenx... les ruminants autour de Fontfroide , ma mère m’aime bien, ma mère m’aime trop, on dit que je suis très efféminé, je me trouve élégant, raffiné, Joseph m’isole et pourtant j’entends des bruits de couloirs, on place des mignons dans mon lit, c’est loin l’Amérique, les archers d’ici n’ont rien à envier aux Séminoles, les jeunes gaillards tirent au but et Joseph peut témoigner qu’à part les roucoulades ancillaires, il ne se passe rien d’hallucinant pour le moment, oui, mais autrefois ? Mais, pour l’instant, il n’y a pas de visages d’homme, un flou, un seul flou, un Charles Neuf qui ne m’aime pas qui jalouse les éloges dont ma mère m’abreuve.
Je ne pense qu’à elles, je ne cherche en mémoire dure qu’elles, par elles j’imagine, je retrouverai mon chemin, cela n’empêche pas Joseph de me donner panorama de la presse matinal et quotidien, il insiste pour que je lise les cours de Bourse, que je sache les actions, les obligations, les marchés, il me détaille en revue de presse les relais politiques des sociétés du nouveau monde et celles, européennes appartenant ou non au gratin, c’est son mot, des compagnies industrielles mondiales, il me souligne fluo les affaires dont je suis dit-il l’heureux propriétaire, des noms qui frisent le Top 20 des oligopoles financiers mondiaux, il me raconte les liens économiques et politiques des grandes sociétés de média et des agences internationales de presse, ainsi que les connexions de celles-ci et d’autres du milieu des industries de la défense, de l’énergie, de l’électronique et des télécoms avec « vos intérêts, mon cher Henri », dit-il de sa voix suave.
Je ne le suis pas toujours, m’égarant quelquefois sur les faits divers. Ai-je tressailli à ce détail de lecture : Visiblement, la victime a été étranglée à coups de couteau, avait écrit le journaliste, envoyé spécial de la rédaction. _________________ Ici et maintenant Il se passe tous les jours quelque chose de nouveau chez http://xianhenri.be |
|  | | Romane Administrateur

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| Sujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton ) Mer 1 Mar 2006 - 9:47 | |
| je suis toujours, hein ! le feuilleton d'à-côté aussi, heingue !  _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
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