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 Michèle MercierVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Xian




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Localisation : Etoile bleue dans l'univers

MessageSujet: Michèle Mercier   Jeu 6 Sep - 17:54

Michèle Mercier à Anderlecht.
http://20six.fr/henri/art/28112775


Chapot drive comme un corsaire drisse un Vaurien, la tire est une Citroën C4 Sillage avec un moteur particulièrement dopé par un ami de la préfecture qui assemble des petits bijoux mécaniques pour rallyemen. Moteur pour la poursuite, Navidrive pour l’optimisation du confort des recherches et quadriphonie pour écouter les Walkyries genre Apocalypse Now, Michèle assise sur le siège passager observe le paysage, les façades ternes, les vitrines, les gens.
Les virages sur l’enjoliveur la bousculent et si d’un côté elle s’accroche à la poignée des handicapés, de l’autre elle carapate sur la cuisse de Gérard le Modeste, même parfois sur le pommeau du levier de vitesses. Gérard Chapot alors rougit comme un jeune homme et Michèle, on aurait dit une starlette prête à tout pour la figuration de sa vie avec Charles Bronson.
Sur la banquette arrière Jean-Claude et Germain tentent de relire les notes qu’ils ont reçues du commissaire Bourrin avant de quitter la turne du dix-septième.

La banque fermait à dix-sept heures trente très précises, depuis quarante ans. Il était seize, Poucette (dite Thelma) et Louison dite Louise attendaient patiemment que madame Bistouquette, poissonnière aux Halles ait terminé son dépôt, trente-deux mille euros en majorité des billets de 10 et de 5, heureusement pas trop de monnaie.
— J’essaye de rendre le plus de pièces possible dit-elle à Mélanie Brossières qui espère que les deux clientes suivantes n’en auront pas pour des heures, elle a rendez-vous avec Jeanjean à moins le quart et c’est un impatient, celui-là, des fois faudrait presque arriver toute nue tellement ça le démange.


En définitive, se dit Gérard en effectuant un dérapage contrôlé au bout de l’avenue Gallieni, la main de Michèle, ce n’est pas si désagréable que cela. Elle doit être douce... et le voici rougissant une fois de plus en attendant que le feu « piétons » passe au vert.

La douce lança un de ces jurons de corps de garde qui aurait valu quinze jours d’arrêt de quartier à un sapeur.
— Voyez ce que je vois !
— Mais quoi ?
Mais tous virent très bien une femme à moitié voilée poussant une putain de porte d’agence bancaire qui se tirait dans l’autre sens (Pull et Push cependant clairement indiqués par l’installateur de la porte vitrée).
Vlan, une seconde meuf se pointe dans le sas, coup de tonnerre, le sécurit s’émaille dans l’espace et sur le trottoir.

— Me demande s’ils ont une assurance bris de vitres dit Jean-Claude Dusse.

Tandis que la conductrice du Peugeot Partner qui était à l’arrêt derrière nos policiers en civil se fait heurter par un Kango lui-même embouti par une jolie Honda rouge, s’effondre sur le klaxon, Michèle saisit son Manurhin 6 spécial non réglementaire mais bien à la main.
Salopes syphilitiques, hurle-t-elle devant ses coéquipiers ébaubis, grimpe sur le trottoir, faut les bloquer !

Mais déjà la foule s’endense, se compresse, un carreau brisé, qui sait peut-être des billets par terre... et puis quelque chose à raconter, oui, ma chère, j’y étais, la caissière dessoudée, comme l’on dit et du sang partout, et une cacophonie de klaxon, un embouteillage, des effrontés qui veulent se frayer un chemin alors que j’étais là avant eux !

Jean-Claude, Germain, Michèle se fraient un chemin dans la grappe des badauds, Germain sort sa carte d’officier de police, Michèle brandit son flingue comme le coureur d’Olympie brandit sa flamme. Jean-Claude jette des regards circulaires : on cherche une femme, dit-il en regardant les vingt-six dames agglutinées devant l’ancienne vitre de l’agence. Et dix sont voilées, sans compter la Marie qui est en fichu depuis ses quatorze ans. N’y en–a-t-il pas au moins une qui veut bien s’encourir, s’enfuir, que l’on puisse crier : halte ou je tire et faire une arrestation comme on en voit dans Manhattan police.

Hélas, l'excitation flemmarde au périmètre pas encore délimité scène du crime par la police scientifique, ce Gérard modeste a-t-il appelé le central ? et les mouvements de foule ne sont que de nouveaux curieux qui convergent, en manque d’assassineuses divergeantes.
Michèle sent la moutarde lui monter au nez, bon sang, on ne va tout de même pas laisser un flag se terminer par un non lieu ! Papiers, allez ! tout le monde, c’est quoi vot’ blaze ?

Pistolet au poing, elle avise une nénette qui répond apeurée :
— Moi sé pas Midame, moi pas de papier encore mais juré l’avocat qui j’vais en avoir bientôt.
— Punaise, couche-toi par terre et toi aussi hurle-t-elle à une jeune adolescente qui tente de se glisser entre la façade explosée et une matrone qui vitupère que ça ne se passera pas comme çà et qu’il est temps qu’on pende les malfrats haut et court.
— Et vous là, allez vous dégagez ! crie-t-elle à Mélissa Defrenne, soulagée d’être mise hors de cause. Se faire contrôler c’est le jeu mais avec trois grammes et à cause de braqueurs à la manque, merdalors. Sauvée par le gong. De l’autre côté de l’avenue Mélissa prend son portable et pianote le numéro de Johnny...

— Jean-Claude, glapit Michèle, vire-moi ces enflés merde, tous les hommes sur l’autre trottoir, on cherche deux meufs, pas des connards.

Plus tard des témoins affirmeront que les gangsteresses étaient au moins cinq et que même quand les policiers demandaient les papiers, il y en avait encore une revolver au poing qui faisait la loi dans la rue.
Michèle trépigne, son premier flag, et rien, c’est pas croyable, elle va flinguer quelqu’un, il faut qu’elle flingue quelqu’un.
Elle récolte des papiers de mères de famille, une exilée du manioc, une divorcée, une ado en fugue, une doctoresse qui vient de prescrire des calmants. Les collègues débarquent d’un fourgon, Chabot avait tout de même eu un bon réflexe.
— C’est comment, vous ?
-- Lydia Van Gompel, je travaille...
— Tire-toi...


Lydia, qui d’un tournemain a viré sa perruque blonde dans un cabas d’où sortaient céleri et poireau pour le bouillon d’onze heure, fait un petit signe à Louison qui devient d’un coup de houppette Madame Delire, chauffeur de taxi, qui, permettez s’il vous plaît, je n’ai rien vu, ma centrale appelle, vous entendez bien, c’est mon taxi, oui, je suis la conductrice et je dois m’en aller, s’il vous plaît, Monsieur l’agent, voulez-vous bien me faire le passage.


— Mais quelle heure est-il ? demande tout à trac Michèle.
— Il est dix-huit heures dix Madame, répond un gardien de la paix. (ben oui, la paix c'est fragile, faut que cela se garde !)

La Citroën est rangée un peu en retrait après le coin de la rue, les constats ont été faits, les jeux sont faits, c’était un flag. Michèle exhale toute sa rage, son ressentiment, sa rancœur, son amertume et son dégoût.
— Foutre de chiotte de merde !
Chapot Gérard fixe le balai d’essuie-glace tandis que de la banquette arrière proviennent des MMMMmmmmhmhmh éminents.
— Pas possible, fulmine la jeune femme embellie par la colère, vous vous rendez compte, putain de charogne de merde, non, non mais vous vous rendez compte, cela s’est déroulé sous nos yeux, juste sous notre nez, putentrailles de foutre de fion !
— Oh ! Ho ! tout va bien, je suis déjà bien content que toute cette agitation n’ai pas débouché sur une bavure, s’exclama Jean-Claude qui ne parlait pas pour ne rien dire.
— Comment quoi où une bavure, s’emporte Michèle, congestionnée, ose le redire, merdeux de flic pourri, p’tête même que c’est ta meuf qui a fait le coup.
— Quand tu veux je le répète. Parce que hein à part tirer sur ceux qu'ont rien demandé comme la semaine dernière sur les quais, on sait pas bien de quoi t'es capable ma poule avec ta manie de sortir ton machin pour un oui pour un non.
— Ouais, c’est pas comme toi, d’ailleurs, de machin, t’en as pas, pas plus que de couilles !

-- Alors quoi ? C’est pas bientôt fini ? Pensez à ce que vous allez écrire dans votre rapport !
Ayant dit, il débloque sa portière et annonce :
Bon on a fini pour aujourd’hui, il est la demie, on va se taper une gnôle pour faire passer l’engueulade de demain.

Michèle Mercier le regarde, et d’un geste dit « bras d’honneur » lance :
Connards, vous vous en battez les couilles, mais moi, je les aurai, je le sais et là-dessus, elle s’extirpe de la voiture, fusille le Gérard débout côté gauche, écrase de dédain les deux comparses de l’arrière et s’en va à grand pas vers la place de la Vaillance tandis que les hommes vont aller boire une "Jup", ils savent pourquoi.
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Don Juanito



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MessageSujet: Re: Michèle Mercier   Jeu 6 Sep - 18:02

oui...et alors ? AngeR
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j'ai lu pas mal de conneries dans ma vie. Maintenant j'en écris !
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Xian




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MessageSujet: Re: Michèle Mercier   Jeu 6 Sep - 18:28

Alors, elle marche encore, t'as vu l'heure ...

Et les hommes boivent ...

tout reste logique !

mdr
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Vic Taurugaux




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MessageSujet: Re: Michèle Mercier   Jeu 6 Sep - 18:34



Ce n'est que maintenant, bandes caves, que vous me poster un si bon scénario? Vous ne pensez pas que j'ai suffisament tourné?

http://www.le-papier-a-gaumet.com/stars/michele_mercier.asp
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L'ombre épaisse fuit;
Le rêve et la brume
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