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Henri Troyes ( feuilleton )

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Xian




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MessageSujet: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 26 Jan 2006 - 9:22

Henri Troyes ( feuilleton )


L'auteur aimerait que l'on vienne ici critiquer son écriture et sa façon de faire pour pouvoir vous offrir l'an prochain des textes plus aérés et plus français car il faut le savoir, ... est-ce étonnant :

La langue française est reconnue par la constitution française ...


depuis 1992


Non, non vous n'avez pas mal lu ... foin de Rabelais, Molière, Voltaire et autres Jean d'Ormesson.... 1992, c'est pas aussi loin qu'on ne le pense donc, je n'ai pas encore eu le temps d'apprendre à "bien "écrire"...


Vif du sujet :


C’est en retrouvant dans le fourbi des lettres d’admiratrices que j’ai retrouvé cette phrase-là :

L’informatique a tout de même du bon, j’ai tapé Google Henri a un gros sexe (c’est ce qu’il disait avant de recevoir un coup sur la caboche et c’est ce que Céline racontait à tout le monde) et j’ai été édifiée !


J’ai donc décidé de republier Henri Troyes pour Liens utiles. Il s’agit d’une version différente de la version originale, il est évident que toutes les personnes qui se reconnaîtraient auraient totalement raison.


J’ouvre les yeux, j’ai mal de tête.
— Tu reviens de loin, poussin.
— Je ne me souviens de rien.
— N’oublie pas que tu dois te présenter aujourd’hui.
Je ne me souviens de rien
Je me souviens de tout je ne me souviens de rien je me rappelle tout. Je m’appelle Henri.
Elle s’appelle...
Je ne me souviens de rien.
Elle s’appelle Lulubelle.

J’avais été heureux, je n’avais jamais été aussi heureux que lorsque je l’ai vu entrer, petit bonhomme gris, cheveux noirs bouclés, un ninas éteint à la bouche, un imper mastic mal boutonné.
— Ne dites rien dit-il, vous êtes sous le choc, je suis heureux.

Nous étions les bienheureux.
— Je suis heureux de vous trouver vivant, va falloir le rester, je vous délivre et je vous convoque, je suis Palumbo, officier de police, on ne dit plus lieutenant maintenant, nous sommes tous égaux sauf les supérieurs qui sont plus égaux.

Où suis-je ? Qui suis-je ? La police ? Ai-je fait quelque chose de mal ?

— Ne bougez pas, l’ambulance va arriver, on va vous reconduire chez vous, je suis Palumbo, vous serez mon témoin.
— Vous allez vous marier ?
— Vous serez même le témoin, le seul et unique témoin pour nous permettre de coincer ces infâmes trafiquants.
— Où est-on, qui suis-je donc ?
— Nous sommes dans la cache secrète où ils vous avaient emprisonné, vous ! Vous êtes Henri Troyes.
— Henri III ?
— Henri Troyes, quarante ans père de famille époux d’une dame Lulubelle.

Henri III, comme c’est étrange, je ne me souviens de rien.

Témoin , Témoin de quoi, qu’en faire de ce mot sinon le lancer à la foule, le donner à pâture à cette œil de lynx qui poétise les mots, à ce chauve qui en fera une nouvelle aventure, à Julie Larousse qui le rangera soigneusement :
Témoin, celui qui témoigne.
Le petit Robert en rit encore.
Moi, témoin ?
Moi Henri III ?
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Romane
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 26 Jan 2006 - 9:29

La Bordelaise va être contente. Son Jules n'est pas ce qu'elle croyait qu'il était.
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LuluBerlue




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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 26 Jan 2006 - 10:19

Diantre, tansdis que je pensais frôler une histoire de semailles et autres moissons me voici projetée plus près du bilboquet.
A jouer avec les mots tu joues avec nos nerfs. L'anticipation ne sera plus ce qu'elle a été.

Amusant : tu es le second ici à amener le terme Lulubelle. Vous êtes donc au moins deux à avoir les yeux en face des trous.

Je reviens lire à tête reposée plus tard, je pense n'avoir pas saisi toutes les finesses.
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Xian




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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Ven 27 Jan 2006 - 10:42

Henri Troyes ( suite)

Le docteur Alain

Je ne comprends plus rien à toute cette histoire, des petits noirs passent que j’ennuage de lait condensé, je regarde Amalia qui me sourit et je lui demande :

— Alors, je suis Henri III ?
— Mais oui poussin, repose-toi encore un peu, le docteur a bien dit que tu devais te détendre tout le temps qu’il faudra.
— Il faudra longtemps ?
— Je ne sais pas, ne t’inquiète pas, tes copains pourront venir, et tes amies aussi, tu sais, je veux te retrouver comme avant, une maladie cela se soigne.
— J’ai donc été malade ?
— Accidenté plutôt mais je le répète, aujourd’hui tout va bien, Alain va d’ailleurs venir vers dix heures.
— Alain ?
— Oui, le docteur, tu sais, le petit avec sa trousse noire.
— Ah ! Le docteur Alain.

Reste tranquille, je vais t’arranger les coussins pour que tu puisses t’asseoir convenablement, sur la chaise, j’ai déposé quelques ouvrages, il y a quelques Dumas, Alexandre le père, et puis le fils, et puis Mireille. Il y a un Jean-François Solnon, un Cronin et puis une plaquette de la petite Céline qui tient boutique derrière chez nous, près des quais, et puis l’Express et Télérama et un dictionnaire de poche comme cela, si tu veux faire les mots croisés, tu trouveras de l’aide. Bon, là, faut que j’y aille.
— Tu vas où ?
— Poussin, faut que j’travaille, tu comprends, faut bien rentrer des sous, moi aussi j’aimerais passer la journée près de toi, enfin, il y a aussi ton clavier, l’écran, le bidouilleur, tout à ta portée sur la petite desserte à roulettes.

Avant que je lui dise que j’aurais voulu une liseuse en peau de vache des alpages suisses, Amalia virevolte dans sa jupe gitane, elle a de belles jambes elle claque la porte en sortant.

J’attrape le dictionnaire en étendant le bras, je suis donc le fils de Jean ? Est-ce possible ?

Je serais duc d’Orléans et même d’Anjou ? Est-ce possible, d’Anjou ? Une sorte de Remy Panier alors ?

Je voudrais me lever mais je sens bien que je ne tiendrai pas sur mes jambes, est-ce ma maison de Blois ?
Il y a un journal, je voudrais le lire mais je suis si faible, j’aimerais y lire que je suis connu, que j’ai parlé hier soir à Jack, que de Guise a perdu au casino.

L’écran scintille un peu, suis-je connecté ? Le radiateur glougloutte, est-ce normal, j’ai un peu mal de tête, est-ce la maladie ?
Un message étonnant : LES JUGES FONT CRÉDIT A BATTISTI.

Je ne le connais pas, mais tout de même, c’est étonnant, les juges d’aujourd’hui sont-ils banquiers ?
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Ven 27 Jan 2006 - 16:52

mdr mdr mdr

Dans le genre ahuri, c'est parfait. Ça me fait penser à tous les malentendus quand ils font déraper et que rien ne semble pouvoir stopper la chute.
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Xian




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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Lun 30 Jan 2006 - 12:26

Samedi matin

Bien que nous soyons samedi, le docteur Alain est passé ce matin, la femme (ma femme ?) est sortie avec lui en disant qu’elle allait travailler. Travailler, c’est quoi ? Le docteur Alain a dit que j’étais manésique, c’est quoi ? Il faudra que je cherche au dictionnaire ou demander à mon amie Julie, celle qui a les cheveux en feu, j’aime beaucoup.
Il paraît que je vais devoir vous quitter pour quinze jours, un séjour en cure.

— Tu verras, Poussin, tu s’ras bien m’a dit la personne du sexe.
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Lun 30 Jan 2006 - 12:28

mdr

C'est tout pour ce matin ?? raaaah je râle !
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 31 Jan 2006 - 6:41

Mystère de l'informatique, j'aurais juré que j'étais passé hier.


Comment m’y repérer ?


Il me semble que je perds la grammaire, l’orthographe et tout le sel de la langue, à zéro, je suis à zéro. Enfin, « elle » essaye de m’en convaincre.
Je lui ai demandé de m’apporter un Grevisse de la bibliothèque.
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 31 Jan 2006 - 15:57

... et la bibliothécaire. Embarassed
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Xian




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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mer 1 Fév 2006 - 7:45

Souvenir (se)

Je ne m’y retrouve pas dans mes souvenirs, ai-je le souvenir de quelque chose ? de quelqu’un, je cherche dans ma mémoire, je me retourne dans le passé, je scrute les mouvements de l’avenir.
Pour l’avenir, cela semble organisé, les ambulanciers viennent vendredi matin, ils vont me conduire en cure.
Comment organiser le vide dans son cerveau, le clavier et l’écran qu’Amalia me laisse me sont-ils d’un quelconque secours ?
Souvenir.
Souvenir (se) pronominal trans. Ind. Je me souviens de vous, qu’est ce que cela peut-il bien dire ?
Souvenance – souvenir : v. mémoire. Nir, nance, où vais-je ?
Souvenir (se) (du lat. subvenire, se présenter à l’esprit).
Je me présente, je m’appelle Henri.
Cela ne mène à rien.
La vérité !... plein dans les souvenirs de famille.
Famille ? Amalia ? Le docteur Alain ? Le policier ?
Le policier l'interrogea. Son cerveau tournait à des milliers de kilomètres par heure. Elle se demanda si elle pouvait tout dire ou si il était préférable de se taire. Elle avait envie de vider son sac, mais la consigne était claire. Elle raconta donc le strict minimum : à partir du moment où elle sentit le choc. Isabelle ne dit mot sur les visites de Vincent de ces deux derniers jours.
Il y aurait donc un sac que l’on vide ?
Vincent ?
Un amour socratique.
Un vice honteux dont on charge quelquefois la mémoire de Socrate.
Un grec, souvenir, Socrate, je vois, Vincent, non, il n’est pas dans ma vie. Isabelle ? Oui, je diffuse une image d’Isabelle, souvenir, brouillard, mémoire.
Alcibiade.
Sodomie: v. coït anal.
Consulter le Robert.
Robert. Chanoine de Brioude fondateur de la Chaise-Dieu.
Les biberons de marque "Roberts" furent les premiers équipés d'une tétine en 1888. Souvenir agréable de lèvres et de succion de roberts.
Souvenir, mamelons, petits, fillette, argumenter le souvenir.
Sans brusquer une fillette,
Moi j'attends patiemment
Qu'elle soit bien en goguette
Pour pousser mon argument.
Je m’y retrouve mais il n’y a rien que du brouillard, je ne m’y retrouve pas, je ne rassemble pas les idées, la compréhension ne vient de rien.
souvenir n. m. Mémoire. Cela s’était effacé de son souvenir.
Suis-je seul à me poser mille questions sur tout ce qu'impliquait l’image d’Amalia ?
- Merci d'être venue si vite, dit Mac Aulife.
- La situation est si préoccupante?
- Nous le craignons. Mais asseyez-vous, je vous en prie. Vous n'avez pas eu le temps de déjeuner, je suppose. Partagez avec nous ce modeste en-cas, dit Van Johnson en désignant les minuscules barquettes de légumes, les canapés de saumon, de foie gras truffé et de caviar abondamment disposés sur des plateaux de vermeil.
- J'ai une faim de loup, déclara Swap en prenant place.
Elle choisit un assortiment de canapés et les mâcha.
Sorgues n'eut même pas à partir sur la pointe des pieds. Ces deux-là l'avaient totalement oublié, emmurés dans leur univers, ils poursuivaient un rêve qui les mènerait, ainsi que tous les rêves des hommes, au néant.
Souvenir.
Néant ?
Fait de se souvenir. Conserver, perdre le souvenir de quelque chose, conserve, mettre en conserve. Se servir de son con.
Sophie, Sioran Nicolas...? Dieu (qui n'existe pas) que c'est facile à dire quand on ne se souvient de rien.
J'suis contre les mots détournés, ceux qu'on prend en otage et à qui on fait raconter n'importe quoi en prétextant la vérité....Mais les mots qu'on planque, l'auto-censure...j'suis pas contre. Contre ? Être contre Sophie ? Nicolas, Nicolas....ces mots cachés, sont là de toute façon. Saint Nicolas ? Tout l'art réside en la capacité de lire au delà de ce qui est écrit. Ça me fait penser, penser mémoire souvenir les mots les maux la langue l’émission le comédien, ah oui, le fameux Jean.
Jean Passe.
Et Desmeilleur. Ne joue-t-il pas encore mieux ?
Isabelle Amalia, Sophie, elles se débusquent, le flou cerne les voiles qui les entourent.
Le plus "important" n'est pas forcément dans le mot qui a l'air d'exister mais dans celui qu'il permet d'imaginer, juste en dessous.
En situant bien.
En calculant les polices, le mot en dessous du manteau, la peau nue dans la fourrure, le fantasme de Sophie.
Image, idée, représentation que la mémoire conserve. Souvenirs de collège. Évoquer de vieux souvenirs communs. (Plur.) Livre de souvenirs. Écrire ses souvenirs.
Écrire, écran clavier acteur. Il n’y a plus que des acteurs dit-on à la radio qui parle de la télévision.
Il faudra que je demande à Amalia qu’elle apporte une télévision dans la chambre.
(Dans les formules de politesse.) Mon meilleur, mon affectueux souvenir à vos parents.
En souvenir de: pour conserver le souvenir de. J’ai gardé cela en souvenir de lui. ­ Absol. Il me l’a donné en souvenir.
Le duo d'accouchement maman le petit gniasse, voilà un accord à se souvenir...
Et la petite maison ouvrière, la dernière année, quand elle venait plusieurs soirs par semaine...Elle mit la clé dans la porte d’entrée. Corinne pénétra dans la pièce, le panier à provisions à la main. Il n’est pas en forme aujourd’hui. Il est heureux qu’elle soit là. Cela lui fait du bien, intensément. Pour une fois, il a laissé les livres sur la table et est resté au lit. Cela n’arrive pas souvent, un gros rhume et un coup de cafard parce que depuis quelques semaines, elle vient moins souvent.
Sophie, Corinne, Isabelle, Éliane.
Je sens bien qu’il y a une Éliane.
Elle prenait sa voiture pour aller jeter ses bouteilles de vin, de bière ou de lait en verre dans la benne à ordures destinée au recyclage, je vais à l’ bulle disait-elle, cela faisait ainsi davantage de mal que de bien si l'on prend en compte les litres d'essence nécessaires pour faire ce trajet. Et le temps, et le docteur qu’elle disait avoir rencontré, le docteur Alain ?
Oh mais je vous rétrospective, mes belles, tout ici m’y ramène, un vase sur le manteau de la cheminée, le manteau ouvert d’Hélène et je joue Pâris, je mythologise !...Elle aimait les garçons, Hélène.
Elle disait qu’elle a beaucoup à faire mais que lui, il ne doit pas s’en faire, qu’il va devenir un grand ingénieur, il sera un super patron, un chef.
Un chef que l’on conchie, un chef qui branle un chef couché étendu claviotant parkisonien.
Jean-Pierre Henri est-il ironique; se décrit-il tel un homme qui assassine six femmes — il les fusille, les noie, les guillotine, les empale, les enterre vives, les fait attaquer par des faucons.
Allez savoir pourquoi, les vedettes descendent toujours au Carlton. Et lorsqu’elles condescendent à vous recevoir, c’est souvent dans leur chambre qu’elles vous font l’honneur de leurs confidences.
Est-on au Carlton, à Cannes au Carlton en 1925 ?
Se souvenir pour un auditoire.
Professeur, je professe, comment se souvenir, fesse, fesses d’Isabelle, de Conchita, d’Aimée, de Mademoiselle M ? de Danielle ?
Suis-je mécontent de mes émotions, Henri s'en voulait-il d'avoir les tripes nouées pour un gros tas de viande, Arlette, Huguette, Marinette, Claudette, Sylvette anciennes jeunes vieilles condamnées. Renée, c'était ma première petite faiblesse. Tout à l'heure, au passage, sans rien vous en dire, Isabelle Éliane Claudine, je me suis laissé prendre par le souvenir de mon premier lancement.
Mais Frédéric n'écoutait plus, les yeux agrandis sur un souvenir troublant. Il revoyait le cul, les reins, le dos à ressorts de sa belle maîtresse brune, déchaînés par la volupté, et qui ne portaient, il en était absolument certain, aucune cicatrice...
Souvenir Frédéric, de Prusse ? Bleu ? Les maux les mots Momo, mon ami Momo qui habite rue de la Victoire.
Jambes croisées, enfoncé dans le matelas, sous une couette monstre, un doigt sur la bouche, les yeux rivés, soudés a l’émerveillement sur mon invitée, j’écoute, religieusement, sa vie qui se révèle parfois et s’esquive souvent. Les yeux fermés, Éliane Isabelle Sophie Natacha, il y a une Natacha. Des mots givrés, un apéritif italien une musique douce, Johnny Halliday.
Suis-je un ancien négociant en vins et spiritueux, ai-je englouti une vraie fortune dans les casinos, les chevaux et les femmes, je ne sais trop dans quel ordre, Knokke le Zoute, Valéry en Caux, Deauville la Grande Motte, une blonde, de gros seins. Révolté par une telle débauche, tout le monde m’aurait-il proprement largué : la femme, les gosses, et tout le reste de la famille. Charline se souvenait avoir entendu sa grand-mère clamer qu'elle applaudirait au suicide d’Henri le dégénéré.
Je survécais, et de manière romantique !
Céline attendait avec Monsieur Dubonnet ou alors elle prenait des bains, se parfumait, faisait ses ongles, passait du rouge sur le bout de ses seins, brossait ses cheveux, enfilait un déshabillé, tout cela pour se préparer aux scènes qui allaient suivre.
Je voulais qu’il me trouve dans mon bain, raconta-t-elle. Il me disait qu’il arrivait. Mais il était retardé. Cela se produisait souvent.

Étais-je un attardé, un retardé souvenir mots mots Momo, te souviens-tu de moi ?
Un libidineux ?
La force ou l'énergie sexuelle guident-elles ma libido ? .
Sexuel, mots, Hollinx qui trouve des mots le lundi.
Dis-moi Céline, les années ont passé, as-tu écrit Bagatelle pour un massacre?
En sortant, il fallait que je prenne date pour un rendez-vous.
- Tu sors le soir ? lui demandais-je
- Pas souvent car j'ai beaucoup à faire, répondit-elle dans mon souvenir.
- Le cinéma ça te dit ?
- Pourquoi pas ?
- Quand ?
- Ce soir, demain sinon la semaine prochaine.
On se mit d'accord pour la semaine suivante. Je me gardai bien de parler de cette rencontre avec mes amis qui n'arrêtaient pas de me plaisanter. Je revis donc Héloïse la semaine suivante. Éliane, Claudine, Marcelle, il y a eu une Marcelle ?
Chauffe Marcel !
Je suis cloué dans ce pieu, je suis au pieu, le pieu me transperce le cœur. Suis-je ménopausé ? La faculté me désignera-t-elle comme le phénomène bio-psychosocial du quartier, le docteur Alain convoquera-t-il des spécialistes sexuels qui feront des thèses sur la grande période de la pré-ménopause, de la ménopause et de la post-ménopause. En parlera-t-on chez Mireille Dumas, chez Michel Drucker, la mémoire collective me revient ?
J'ai des souvenirs à lui raconter qui le feront craquer littéralement! Dans cette ville du sud de l'Angleterre, je n'avais pas grand chose à faire par cette journée de samedi, la semaine anglaise, la sauce, la clé, perfide Albion.
Churchill, politique, les réseaux, (capital, politique et médias) à travers lesquels se tisse, le plus souvent à notre insu, des relations associant de manière régulière les principaux dirigeants mondiaux des milieux économique, politique et médiatique dans un projet capitaliste commun, que rejoignent plus ponctuellement certains responsables syndicaux, des personnalités scientifiques et culturelles de renom ainsi que des intellectuels et même quelques représentants de la société civile.
Ça y est tout arrive je récupère qui est Amalia, pourquoi ce docteur Alain me fait-il prendre une gélule toutes les deux heures, toutes les deux heures ! Une litanie, des rogations, dérogation, déroger, comprendre souvenir, nuage mal de tête mal fièvre affreux aphteux vaseux.
On toque. Entrez Elle entre. La connais-je, connasse, connu con, j’y retourne conchiant concupiscent, « J'ai les cassettes » elle me les tend, l’étang.
Je me souviens du cri que tu as poussé l'été dernier en regardant Billy l'exorciste à la tronçonneuse, un bon boulot, j’adore, surtout quand il mange le bébé de la Polonaise.
Je cherche sous le lit en tendant le bras, chassant des araignées, « j'ai les chips ».
Claudine, Huguette, Sophie, elles détestaient ce genre de film mais elle savait que j’avais besoin de sa présence, elle plaça la première cassette dans le magnétoscope, probablement une pièce de musée, puis appuya sur Lecture.
« Ça va mieux ?» me demanda t'elle.

Il n’y avais rien à voir, il n’y avait pas de télé, seul le magnétoscope ronronnait, la pièce est vide zonzon zon zon dit l’appareil qui ne se souvient de rien. Dans l’autre coin, il y a quatre coins plus un recoin, le frigo répondit bzom bzom.
La touche avance rapide n'était plus qu'un vague souvenir sur l'appareil. Et il n’y avait pas de rewind, comment se souvenir ?
Ce souvenir.
Sous venir.
(suite dessous souvenir)
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Xian




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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mer 1 Fév 2006 - 7:45

Sous venir. Subvenir. Besoins, besoin, besoin de rien envie de toi. Je bande, Comme c’est étrange !
La considération du politique à l'égard de la culture confine bien souvent à l'indigence. Dans le monde culturel, il y a des artistes, des créateurs qui travaillent dans des conditions qui défient le bon sens, au lit, sous la couette, je bande, je suis tout dur, Amalia, le docteur Alain, peuvent-ils quelque chose pour moi ?
Faith ????? »
« Oh c’est gentil de vous souvenir de moi les copains » elle s’approcha du lit. Mais Claudine s’interposa, tandis que Céline repoussait le clavier.
(Objets concrets.) Ce qui rappelle la mémoire (de qqn, de qqch). Cette photo est un souvenir de lui.
Souvenez-vous du Maine ! Au diable l'Espagne !
Nicolas
Saint Sarcozy Sarcophage Polonais Saul Sous ton balcon, il est mort ai-je entendu dire. Mort ?
Alors, il n’y a plus que le souvenir.
Je ne peux donc pas mourir, je n’ai pas de souvenirs.
Spécial. Bibelot qu’on vend aux touristes comme souvenir. Marchand de souvenirs. Marchand de sable pom pom pop om, certains vont dire que je chante faux.
La faucheuse, ah ah
Le clavier clignote, je lis un Lublok, une Canadienne, chauffeuse, manteau, imperméable trench coat, Coêtquidam, que dit-elle ?
Hier soir en rentrant chez-moi, je débarque de ma voiture et je me dis que je vais aller marcher un peu. Il fait beau, ça va me détendre et je vais peut-être passer une nuit digne de ce nom. Je rentre donc pour m’habiller un peu plus chaudement et puis je ressors.
Je m’élance donc dans la rue en pensant à tout et à rien. Je suis dans un quartier tout ce qu’il y a de plus résidentiel. À un moment, j’entend une voiture qui ralentie derrière moi, mais elle ne me dépasse pas. J’entends le bruit du moteur, sans plus. Je me retourne, un vieux pick up gris qui avance tout tranquillement. J’en fais pas de cas. Je continue mon p’tit chemin. Voilà que j’arrive dans un p’tit bout qui doit faire une trentaine de mètres tout au plus, je sais même pas, où il n’y a pas de résidences. Le foutu pick up s’avance à ma hauteur. J’suis sur le trottoir à côté, je me retourne, première chose que je vois c’est un homme, sexe à la main qui se masturbe en me regardant et en continuant à avancer à ma vitesse. J’accélère le pas, je fixe la prochaine résidence en ayant l’idée fixe de foncer dans le stationnement aussitôt que j’y arrive. Le temps paraît long. Je respire vite, je stress. Je fais quoi s’il m’embarque? Il ouvre sa fenêtre côté passager. J’accélère encore le pas, mais j’suis incapable de partir à courir. (J’y pense en fait?). J’entend ma respiration et sûrement que lui aussi et que ça doit l’exciter le salaud. Regard rapide dans le pick up. Les yeux qui ne peuvent regarder autre chose que son sexe dans sa main. J’ai peur. À quelques mètres de la résidence, il accélère et pis s’en va. Trop conne pour récupérer son numéro de plaque d’immatriculation c’est à ce moment là que je me décide de partir à courir direction chez-moi. Une voiture de police qui passe dans la rue. Les arrêter? Pour leur dire quoi? Il a filé. Je ne sais rien à part le fait que c’est un vieux pick up gris. J’entre du côté de chez mes parents. À bout de souffle. Je raconte tout, encore sous le choc. Ça fini par passer.
Je me douche, je vais au lit. Cette promenade qui devait m’aider à bien dormir a eu tout l’effet contraire. Nuit de merde.
Beaucoup plus de peur que de mal.
J’habite dans une p’tite ville. J’suis pas à Montréal. Ça arrive des trucs comme ça ici aussi? Il fait ce p’tit jeu souvent? Il a déjà traumatisé des p’tites filles en faisant ça? J’ai 28 ans et ça m’a mis dant tout mes états. J’ose même pas imaginer une jeune fille à qui ça arriverait.
J’suis dégoûtée.
C’est fou ce qui se publie, Hélène s’appellerait-elle Hélène ? j’ai pris une douche avec elle, je me suis masturbé contre sa jambe, cela m’a fait du bien. Lique, un autre Lublocage, Didon et l’autre là qui dit que :
Sur mon blogs je râle sur tous ce que je trouve injuste. Exemple: le prix du pain et les visite chez le médecin qui augmente souvent alors que mon salaire n'évolue pas beaucoup lui. Merci de ta visite
Y a pas de quoi, je ne sais même pas où je vais. Le passé, les remords ?
Stany Kefer a relu, m’a-t-on dit, plus souvent que moi les définitions des quatre dictionnaires, pour bien s'imprégner de la notion de remords.
Qu’avait-il a en foutre de cette nouvelle qui se publie : avoir des remords. Et il doit gagner le concours. Que va-t-il faire en cette galère ? Y aurait-il un New’s academy plus subtil que Police quinto ou Chansons à la carte ? Les trompettes de la renommée, y-en-a, j’te jure, z’ont vraiment la boule à zéro. Avoir des remords et l’écrire ! Cela ramène de suite des picaillons, ceux qui, dit cet Ostrogoth, manquent, tiens, simplet relis Papillon et bientôt les mémoires d’un enfermé Arlonnais, ça, cela fait du blé, remords, kèsako ?
Quatre dictionnaires et il dit qu’il manque de blé ? Ce Stany, un trompeur, un maffieux, un homme de réseau, peut-être même un sbire d’Electrable qui vous coupent quand bon leur semble. La circoncision dé facto, le facteur, je me débrouille je m’embrouille le brouillard aspirine Bayer Agfa Gevaert y a pas photo Gosselies le Congo Matabiche, saka saka, Sophie, ça boume, l’essence Simoun, un vent venu d’ailleurs, aie l’heure, t’as vu l’heure, j’ai rien vu, j’ai même paumé mes lunettes, enfin, seulement le verre de droite, je tire un peu à gauche je recharge le Wesson tandis que Smith part faire son boulot, j’aime les gens sérieux Alain, il est docteur dit Amalia, il lui rend visite moi aussi j’ai bien aimé être docteur, elle s’appelait Denise, elle avait un chewing-gum qui goûtait la fraise, j’ai léché sa fraise, dentiste, autiste, enfermé, Alain, le docteur Alain, à l’intérieur Stany, menteur, Africain de mes deux, Stany premier lauréat, on rigole, quand il travaillait à radio-Luxembourg, on rigolait de lui, il savait toujours tout, jusqu’au jour ou Den’dé lui a donné un mauvais café, un vrai moka, un arabe, y qu’eux d’mauvais, vais mal, mal, dur fièvre longueurs et pointes, Amalia, Claudine, Sophie, Céline, Corinne, quatre dictionnaires, quatre pas trois, quatre, mais où est-il allé les chercher, de quoi ai-je l’air avec mon petit machin de poche, mouchoir, docteur Poche Wasterlain, Pointu, le trésor du machu Pichu le fichu sur la tête des vierges c’est fichu pour mon avenir, quatre dictionnaires et je n’ai que six jours devant moi, les ambulanciers viennent vendredi Vendredi L’île, le lagon bleu Brooke aujourd’hui c’est dimanche Amalia n’a pas parlé de travail, elle m’a quitté il y a cinq minutes il y a cinq heures le temps passe elle devait porter des roses blanches à sa maman, c’est mignon, où trouve-t-elle l’argent , connivence-t-elle ?
Mémoire, étudiants, elle tape des mémoires, elle me taperait peut-être aussi ? Écrit-elle pour Stany, je le sentirai, il fume des Craven A, je reconnais leur odeur, j’ai la mémoire des parfums, j’ai du nez j’ai la mémoire qui flanche ou quoi où suis-je qui êtes vous, on frappe à la porte, entrez redis-je...
Elle est entrée, j’ai eu la mémoire des gestes, je ne sais plus bien à quoi ils servent mais j’ai retrouvé les zones d’ombres, les mouvements, la souplesse des doigts, regardez, ça marche, elle est sous la couette et moi je ris, je ris, je ris.
Le diable en rit encore !
Henri.
Je m’appelle Henri.
Dans la rue, enfin, je regarderai quand je pourrai me lever ....
Chante !
C’est dimanche, c’est le jour du sein ! demain, c’est même la journée de la femme, tout entière ! Toute entière, Entièrement, on pourra la regarder, la toucher, la saisir, s’en saisir, ne pas la saisir....
Quel saisissement !
Les femmes ont un jour et je ne m’en souvenais pas.
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 2 Fév 2006 - 3:08

Ahurissant ; je suis en train de me dire que ce n'est pas qu'une histoire à lire. J'aimerais aussi l'écouter. Dite par un vrai bon conteur.

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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 2 Fév 2006 - 5:24

La cure s’annonce

Quatre demain matin disait le conscrit en ces temps-là
Trois pour les optimistes, cinq pour le compteur fiscal...
Quinze jours de cure et hop, hip hop, cela danse, la mémoire vive am stram gram ram et rom tartine et boterham, hache ou non la mémoire me reviendra, Alain et Amalia l’ont juré leurs grands dieux.
D’ailleurs elle revient, je le sens bien, c’est la journée de la femme, Henriette Huguette Céline, Claudine, Andrée, Annelise, Brigitte, Bretrande, Désirée, Doddie, Eugénie, Eliane, Francine, Folcoche, Grenadine, Germaine, Juliette, Jeannine, Isabelle, Isadora, Kalinka, Khebab, Louise, Laurentide, Marcelle, Monique, Nadine, Noémie, Ophélie, Onomatopée, Pauline, Prudence, Quelle, Quirinale, Renée, Raymonde, Romane, Suzanne, Sophie, Tania, Trudy, Ursule, Ulma, Véronique, Véritable, Wenny et Wouhwouh, Zoé et Zazie, elles sont toutes là, ce lundi de fête, ce lundi au soleil, tu vois Stany que la mémoire me revient, une balle dans la tête ce n’est pas suffisant pour me tuer, d’accord, cela ne mène à rien, cette courte semaine, on va y dire tant d’inutilités, mais après la cure, ah !
Après la cure, derrière la cure, des buissons, un cimetière.
Femmes je vous aime, je vous dévoile.
La société pharmaceutique pour laquelle elle travaille brasse des milliards d'euros chaque année. Elle ne s'occupait pas vraiment de la partie scientifique des projets même si elle en avait eu la formation. Elle avait gravi les échelons petit à petit. Du simple laboratoire d'études sur les molécules au bureau de gestion des contrats avec les autres sociétés, dont les fournisseurs de "matières premières". Un poste important.
Des femmes ont des postes importants, ainsi, dans la rue, le facteur est une femme. Je dois attendre que le facteur sonne, trois fois, comme le train, le train siffle et Anthony chante, tu vois que la mémoire revient Poussin, m’a dit Amalia.
Rodriguez tu m’as tué, non, c’est Tortilla, on ne fait pas d’omelettes sans casser les œufs, le lundi au soleil... des femmes nues, des corps lascifs, des lacets au réglisse et à l’anis, l’honni soit qui mal y pense, panser le cheval le cheval de course je me régare régal gâteau on mange quoi, on mange quand ? Totoche t’as fait la cuisine ? Je me dévoile, misogyne, miss Ogino. Trop rapproché sont ces deux trous, je sifflote, l’air me revient, du vent dans les voiles, la révolution, si le vit manque Pluviôse, il se fout tout droit dans Ventôse.
Le grand air, Faust et Marguerite, la Castafiore castratrice, tu le prononces bien me dit Alain en me represcrivant des pilules bleue pour le foie.
Tout me revient, la mémoire, les gestes, j’ouvre la bécane, je clichotte la prise tertiaire, j’enfiche la prise mâle, manque une multiprise faudra voir chez Blogarama ! Et puis passer à l’expo, vingt ans de macdo ! Vingt cinq berges que les Steve’ brothers ont dévoilé une petite boite beige avec écran incorporé qui fait "bong" et dit "hello" quand on l'allume... le Macintosh était né ! En mars 1984 le premier Mac fut exposé à la Maison de l'Informatique à Paris et, en ressortant, je suis pris d'une furieuse envie d'aller braquer une banque pour me le payer. J’ai foncé chez Pomme, je l’ai retournée, elle m’a dit, te v’la encore avec tes cochonneries ! Après qu'elle m'eut travaillé dans la racine de bruyère, j’eus des velléités de soudard et sans être de la brioche infernale, j’avais furieusement envie de lui tarauder la bagouze. Elle, bonne fille, se laissa vadrouiller dans le gros colon. 25 ans de Pomme dans la Peau...
La mémoire flanche, Pomme, c’est en 74, j’étais jeune et elle aussi, alors qu’a-t-on fait sans écran, pendant dix ans ?
Donc j’étais né et Pomme n’était plus vierge ? Et Claudine ? Et Denise ?
Bon bon, l’heure va changer quand je reviendrai de cure, et la saison, voilà, le printemps se pointe dans notre hémisphère, il est temps que je trempe réellement ma plume pour vous amener les textes promis ...en avril sans trop me découvrir.
Voilà l'effet des vitamines ! J’interloque l’Alain,... tout ecto qu'il est ! plasme ! plasma, écran que dit mon écran ce matin ?
André feuilleta d’un doigt distrait le dernier magazine de ciné qu’il avait ramené de chez Stef, son libraire préféré. L’idée lui était venue d’aller passer l’après midi au cinéma lorsqu’il s’était rendu compte qu’il était seul devant sa pizza froide.
S’il allait en ville, il rencontrerait des gens, voilà une bonne idée se dit-il et il se sourit de l’avoir eue.
J’étais chez Isabelle ? Non, Ai-je déjà lu cela ?
Je me dévoile encore, à mon sens, la question du voile du fédéralisme linguistique belge joue très précisément le rôle de roue de rechange. Pour être un substitut crédible, le nouveau problème doit remplir plusieurs conditions. Henri III est-il le fils de Céline et Henri ? Est-ce une histoire belge ?
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Lun 6 Fév 2006 - 10:06

Cure d’eaux, cure dents ?

Légèrement penauds malgré tout, les responsables de Coca-Cola ™ et © Grande-Bretagne ont bien été obligés d'avouer que l'eau qu'ils vendaient sous la marque Dasani n'était que de l'eau du robinet. Les usines d'embouteillage recevaient l'eau par une canalisation, la filtraient pour faire bonne mesure et la mettaient en bouteille, cette dernière action ayant comme principal effet de multiplier la valeur du produit par plus de 3.000% Depuis sa cage en verre, Dutroux a immédiatement réagi: "Si j'avais su, je me serais plutôt lancé dans le commerce des eaux minérales. Ca a l'air plus rentable que d'enlever des fillettes. Même si je n'ai pas enlevé de fillettes, puisque je vous rappelle que c'est Michèle Martin qui a tout fait pour le compte de Nihoul et que je n'ai rien à voir dans cette histoire et ne me prenez pas en photo s'il vous plaît.
D’ailleurs, en photo, serait-ce Henri ?
La photo n’a pas pris voir le pourquoi !

Hier, journée de la femme.
Oui, la journée de la femme, c’avait été une journée exceptionnelle, j’avais connu Boule et j’avais fait l’amour toute nue dans l’herbe sur une musique de Stevie Wonder.
Des mots qui traversait l’espace, le docteur Alain vient de me quitter, je monte à Amsterdam, me dit-il, faut-il rapporter quelque chose ?


Amsterdam, je ne sais même pas où c’est, je suis vaseux, plus qu’hier et l’ambulance, l’ambulance viendra vendredi me dit-on une fois de plus. J’ai essayé de téléphoner au Capitaine Nemo, il est aux abonnés absent ou alors j’ai mal compris la standardiste suave qui disait tape sur le trois francophone, sur le deux pour la technique sur le huit pour le septième ciel.

(NDLR : ceci était ici vendredi, je le jure, tout à coup hop disparu ...)

donc le texte de lundi sera plus court, normal... s'il faut le reprendre, cela sera plus zézé.


Les apparences sont trompeuses.

Bien entendu les mots qui traversaient manquaient de lenneté mais rien ne va plus, on profite du brouillard pour montrer des choses que je ne vois pas, une photo de paparazzi !
Comment y croire ?

Céline est venue dans la pénombre, je vais bien ...
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Lun 6 Fév 2006 - 16:27

Comme du p'tit lait, que j'avale tout ça. Rêve
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Henri Troyes ( feuilleton )

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