 | Forums de Liens Utiles Littérature, Théâtre, Peinture, Musique, Photos, Randos, Gastronomie, Débats, Informatique et tout ce qui peut encore s'inventer. |
| | |
| Auteur | Message |
|---|
Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Dans le noir Ven 3 Aoû 2007 - 18:27 | |
| Dans le noir [1/11]
Dans la catastrophe, il est bien rare que le malheur prenne le temps de nous fournir le vrai masque pour nos visages. Jean Giraudoux
– Comment as-tu pu ? – Quoi ? Je ne leur ai pas vraiment fait du mal… – Pas vraiment ! – Non, c'est un petit mal pour un grand bien comme on dit… – Ça c'est toujours ce que répondent les fanatiques et les terroristes ; ça n'excuse rien ! – Depuis le temps, tu dois bien savoir que je ne suis ni l'un ni l'autre mon amour. – Oui, et bien depuis le temps comme tu dis, tu aurais pu trouver un autre moyen que la torture pour parvenir à tes fins !
Comment avait-elle su ? La soirée avait été mouvementée et j'avais dû découcher. Je n'avais pas pu téléphoner de la journée pour donner de mes nouvelles et la dernière fois que j'avais eu ma femme au téléphone remontait à vingt-neuf heures. De plus, tout ce que j'avais eu le temps de lui dire se résumait à un « Ne m'attends pas avant demain soir, chérie ». Oh, non… Ce n’est pas ça qui l’avait mis en pétard… Et n’allez pas croire non plus qu’il lui est venu à l’esprit que, peut-être, je lui faisais des infidélités. Nous sommes des âmes sœur et j'aurais autant de motivations à aller voir ailleurs, que le client d'un restaurant à qui on sert un Pétrus 1990 en aurait à voler le pichet de vin de pays de la table d'à côté. Même les dieux ne peuvent pas briser notre amour. Même ma mère n’y est pas parvenue. Et ce n’est pas faute d’avoir essayer pourtant… Non, ma femme sait très bien que lorsque je lui dis ça c’est pour le boulot. Pas celui qui paye le loyer. Non. L’autre boulot. Celui que je fais parce que… Parce que je suis ce que je suis… Non, ce qui l’avait mis en pétard, c’est qu’elle avait su comment ça c’était passé…
*** _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr
Dernière édition par le Lun 8 Oct 2007 - 22:09, édité 1 fois |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Dans le noir Ven 3 Aoû 2007 - 18:27 | |
| Dans le noir [2/11] Gwendoline venait de l'apercevoir : il sortait juste de la salle café. Elle accéléra le pas en se dirigeant vers lui. Tout le personnel s'arrêta de travailler pour observer la scène.
– Comment as-tu pu ? – Quoi Gwendoline, qu'est-ce que j'ai fait encore ? répondit avec un air ravi Michael. – Et voilà, c'est reparti… marmonna David en se tournant vers le stagiaire qui l’accompagnait. – Qu’est-ce qui se passe, monsieur Durant ? – Une scène que tu verras souvent se répéter ici pendant ton stage, Patrice. C’est un excellent moment pour te présenter Michael Pie et Gwendoline Bastet, les deux autres directeurs de projet de la société. Comme tu peux t’en rendre compte par toi-même tu as eu de la chance que ce soit moi ton maître de stage… – Vous voulez dire qu’ils se rentrent dedans comme ça souvent ? – Chaque fois qu’ils en ont l’occasion Patrice. C’est bizarre vois-tu parce qu’ils ont plus en commun qu’ils ne le pensent : ils sont tous les deux dépourvus de sentiments. Gwendoline est un glaçon personnifié qui ne voit que par son travail et sa carrière et Michael - et je crois que tout le monde ici sera d’accord avec moi – prend plaisir à être le salop de service. Et figure-toi qu’il vient de réussir à faire virer la sœur de Gwendoline alors… – Oh… – Oh, oh… et voilà Monsieur Dojcnyl qui arrive… – C’est le PDG, c’est ça ? – Oui, je voulais aller le voir avec toi pour vous présenter, mais je crois que ça va devoir attendre… – Michael ! Gwen et David ! Dans mon bureau. – Bon, va prendre un café Patrice, à tout à l’heure.
*** _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Dans le noir Ven 3 Aoû 2007 - 18:28 | |
| Dans le noir [3/11]
– Alors ? Comment ça s'est passé, Gwen ? – Salut Quentin, figure-toi que Marc nous convoquait pour nous informer qu'il allait nommer un Directeur Général pour le seconder. À partir d'aujourd'hui nous sommes donc tous les trois en compétition David, Michael et moi. – Ah, c'est plutôt une bonne nouvelle alors. Tout le monde ici a cru que … – Oh ne t'inquiètes pas, il en a parlé aussi. Pour reprendre ses termes il est bien entendu hors de question qu'il nomme quelqu'un qui ne sait pas maîtriser ses nerfs, alors… – David a une longueur d'avance alors. – Tu as tout compris. – Et vous aurez la réponse quand ? – Dans un mois… Qu'est-ce que tu lisais ? – Oui tu veux parler d'autres choses quoi… Je lisais un article, un fait divers, regarde.
Madame Dubois, une retraitée de 82 ans, a vécu mardi dernier une expérience que l'on aimerait voir se répéter plus souvent. Après s'être rendue à sa banque où elle avait retiré la totalité de sa maigre retraite et avoir fait quelques courses, elle décidait de rentrer chez elle, quand elle s’est rendue compte que son portefeuille avait disparu. Après être retournée sur ses pas et avoir parlé avec les commerçants chez lesquels elle était allée, elle due se rendre à l'évidence: son portefeuille était perdu ! Elle comprit alors qu'elle allait devoir utiliser le peu d'économie qu'elle avait sur son compte épargne, pour tenir jusqu'au mois prochain. Sous le choc, elle décida de rentrer chez elle et de téléphoner à sa fille sur son téléphone portable pour lui raconter ce qui lui était arrivé. Quelques heures plus tard, profitant de sa pause déjeunée, cette dernière lui rendit visite pour s'assurer qu'elle n'était pas trop secouée. Elle eu alors la surprise de la trouver en train de rire et de boire le thé avec un jeune homme d'une vingtaine d'année. "C'est tout ce qu'il a accepté comme remerciement : du thé et des petits gâteaux !" lui dit sa mère en agitant le portefeuille au dessus de sa tête, le sourire jusqu'aux oreilles. Comme quoi, il existe encore des gens désintéressés de nos jours…
– Tu parles… – Oui, comme il dit, on aimerait bien en rencontrer plus souvent des gens désintéressés, hein ? – J'aimerais juste en rencontrer un une fois, moi, ça me suffirait Quentin… – Oh, mais tu en connais un… – Si vous voulez parler de vous monsieur Pidon ça ne compte pas, il y a déjà une madame Pidon qui vous attend à la maison…
*** _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Dans le noir Ven 3 Aoû 2007 - 18:28 | |
| Dans le noir [4/11]
Il ne se souvenait pas avoir bu et pourtant il avait l’impression d’être au réveil de la plus grande cuite de sa vie. L’esprit dans le coton, le crâne dans un étau et l’impression de ne plus savoir quel jour on est : voilà qui résumait assez bien la situation. Où était-t-il d’ailleurs ? Il se réveillait à terre, le sol en béton imprimé sur sa joue droite et seul dans le noir. – Putain… – Taisez-vous ! Une voix de femme. Il n’était pas seul. – Qui est là ? – Mais taisez-vous, bordel ! Ça y est, ça commençait à lui revenir : il avait été enlevé ! – Il y a d’autres personnes ? – Non, juste nous deux. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis réveillée, mais j’ai eu le temps de faire le tour de l’endroit à tâtons. Nous ne sommes que tous les deux. – Comment vous appelez-vous ? – Gwendoline. – Gwendoline ! Oh merde, il me semblait bien que la voix me disait quelque chose…
Silence…
– Michael, C’est toi ? – Oui. – Oh non… et moi qui pensait qu’après mon enlèvement d’hier soir il ne pouvait rien m’arriver de pire… – Pour une fois nous sommes d’accord Gwen. Bon, il est hors de question que je reste une minute de plus coincé avec toi ici moi. – Et qu’est-ce que tu crois que j’ai cherché à tâtons pendant que tu ronflais comme un porc ! – Oui et bien je vais vérifier par moi-même, si tu n’y vois pas d’inconvénient. Même avec une carte vous avez du mal à trouver la sortie vous les femmes. – Charmant, comme d’habitude Michael. Vas-y, amuse-toi à chercher une porte, une grille ou le moindre passage. Moi je n’ai rien trouvé, ni sur les murs, ni sur le sol. – C’est absurde ! On est bien rentrés par quelque part… – Vas-y je te dis, cherche par toi-même puisque tu ne me crois pas. – Et si tu me racontais comment tu as été enlevée pendant que je cherche… – Si tu y tiens… Je rentrais de faire les courses. Il était à peu près 19 heures. Le pire, c'est que j'ai tout de suite sentie que quelque chose clochait. – Comment ça ? – J'avais les bras chargés, alors j'ai refermé la porte avec le pied, et là j'ai tout de suite eu l'impression que je n'étais pas seule. – Et… – Et alors je me suis dit que j'hallucinais et je suis allée poser mes sacs sur la table de la cuisine. – Et c'est là qu'il t'est tombé dessus ? – Non, non… en fait, je n'arrivais pas à me détendre, la sensation persistait. Alors, j'ai entrepris de fouiller l'appartement pièce par pièce, histoire de me rassurer. Et c'est en passant devant la salle de bain que j'ai senti que quelqu'un se glissait derrière moi, mais je n'ai pas eu le temps de me retourner… – Il t’a maintenue par derrière et t'as endormie en te mettant un mouchoir plein de chloroforme sous le nez, c'est ça ? – Exactement. Pareil pour toi ? – A quelques détails près. – Qui sont… – Que j'étais grisé par ma soirée et que je n'ai rien vu venir… – Pfff ! T'étais bourré ! – Tout de suite… Non, je n'étais pas bourré. – Bah quoi alors… – Ça n'a pas d'importance. Je n'étais pas bourré, je n'avais rien fumé, j'étais clean quoi… Il y a d'autres moyens d'être grisé tu sais. – Oh… – Non, ce n'est pas ça non plus ! Laisse tomber, tu veux… Bon, tu as raison aucune issue, ni sur les murs, ni au sol.
5 HEURES…
– C'était quoi ça, Gwen ? – La raison pour laquelle je te demandais de la fermer au moment de ton réveil.
*** _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Dans le noir Ven 3 Aoû 2007 - 18:29 | |
| Dans le noir [5/11]
– C’est quoi ce truc, l’horloge parlante ? – Je ne sais pas, au moment où elle a annoncé l’heure tout à l’heure tu braillais. – Je ne braillais pas, je jurais parce que j’ai un mal de crâne comme je n’en n’ai jamais eu. – Oui, je compatis d’autant mieux que je ressens vraiment la même chose… – Bon, il faut voir le côté positif, notre kidnappeur nous informe de l’heure, ça nous donne un repère et ça nous évitera de perdre les pédales comme ça. – Écoute, tu sais quoi, on va attendre bien sagement que notre kidnappeur vienne nous voir pour nous dire ce qu’il attend de nous. En attendant, je vais me reposer un peu en espérant que ce mal de crâne passera. – Ok, j’imagine qu’il a un moyen de savoir qu’on est réveillé et qu’il ne va pas tarder. Il y a juste un truc qui…
Silence…
– Ben quoi ? – Non rien, on verra ça plus tard… – Ok, bon, alors tais-toi un peu que mon crâne arrête de vibrer comme ça tu veux…
*** _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Dans le noir Ven 3 Aoû 2007 - 18:29 | |
| Dans le noir [6/11]
4 HEURES…
– Quelle heure ça a dit là ? – Ben justement… – Quoi ? – C’est pour ça que ça m’a énervée quand tu m’as empêchée d’entendre l’heure tout à l’heure Michael. Figure-toi qu’à mon réveil j’avais déjà entendu cette voix sans comprendre de quoi il s’agissait. Mais il m’avait semblée que l’horloge disait six heures quand toi tu t'es réveillé… – Donc tu t’es réveillée à peu près une heure avant moi. Tu as été kidnappée vers dix-neuf heures pourtant, d’après ce que tu m’as dit tout à l’heure. – Oui pourquoi ? – Parce que moi, il n’était pas loin de vingt et une heures. J’aurais donc du me réveiller deux heures après toi et pas une heure. – C’est sûrement dû à la différence de poids tu sais, notre kidnappeur ne maîtrise peut-être pas encore le dosage du chloroforme. Mais ce n’est pas là le problème. – Ah, il y a un truc que je n’ai pas suivit alors… – Oui, ou alors tu ne m’as tout simplement pas écouté ! – Très bien, vas-y, tu as toute mon attention… – Je te disais qu’il m’avait semblée que l’horloge indiquait six heures quand tu t'es réveillé. Je n’en n’étais pas sûre, alors je ne t’ai rien dis… – Mais tout à l’heure je suis sûr qu’elle indiquait cinq heures et à l’instant elle vient d’indiquer quatre heures. Ce n’est donc pas une horloge… – Non, c’est plutôt un compte à rebours – Donc, quoi qu’attende de nous le kidnappeur, ça a déjà commencé. – Je commence vraiment à paniquer là Michael… – Ne compte pas sur moi pour que je te prenne dans mes bras Gwen. – Un vrai gentleman ! – Arrête, je sais que je t’aurais déçue en agissant autrement… – Mis à part le mal de crâne, tu te sens comment ? – Comment ça ? – Bah, ce que je veux dire, c’est que j’ai mal au crâne, mais que mis à part ça, j’ai l’impression d’avoir dormi comme un bébé. – C’est le chloroforme ça, ça détend tout tes muscles alors… – Alors on a du passer une sacré nuit. – Qu’est-ce que tu veux dire ? – Je veux dire qu’à mon avis, j’ai au moins fait le tour du cadran. Et toi ? – Maintenant que tu le dis… – Quelle heure il est à ton avis ? – Bah, maintenant que j’y pense, c’est vrai que j’ai une de ces faims. Comme si j’avais loupé l’heure du déjeuné. – Oui, c’est bien ce que je ressens aussi. À mon avis il doit être dans les une ou deux heures de l’après midi. – Et alors, tu crois qu’il va venir nous amener un sandwich ? – Non, ce n’est pas ça. Tu te souviens je t’ai dis qu’à mon réveil j’avais entendu l’horloge… – Oui, enfin le compte à rebours. – Oui. Sachant qu’à ton réveil on sait maintenant que le compte à rebours indiquait six heures, cela voulait dire qu’à mon réveil il indiquait 7 heures. – Et alors ? – Alors on a bien remarqué que notre kidnappeur ne maîtrisait pas trop le chloroforme. – Oui… – Et bien, prends ça pour de l’intuition féminine si tu veux, mais je pense qu’on a dormi plus qu’il ne le pensait et qu’on aurait du se réveiller tous les deux lorsque le compte à rebours indiquait huit heures. – Et ça change quoi ? – Je ne sais pas. Rien. Tout. Huit heures c’est symbolique, c’est une journée de travail, tu vois. J’ai l’impression qu’on n’est pas là pour rien. J’ai l’impression que le kidnappeur nous a enfermés ici et nous a donné huit heures pour faire quelque chose… – Quelque chose comme quoi ? On est enfermés seuls dans le noir… Non, non, non, même pas en rêve, ma belle… – C'est la première fois que tu me dis quelque chose d'aussi gentil… – Comment ça ? – Tu as dis "ma belle". – C'est une façon de parler Gwen ! – C’est pas la peine de t'en excuser, tu sais… – Bon, laisse tomber. – Ce n'est pas à ça que je pensais de toute façon, tu as vu le film "Saw" ? – Oui, bien sûr, c'est le film où deux personnes sont kidnappées et doivent s'entretuer, c'est ça ? – Oui, et bien peut-être qu'on est dans le même cas… – Je ne vois pas bien l'intérêt Gwen, si la personne qui nous a enlevés nous connaît aussi bien que je crois qu'elle nous connaît, elle sait que nous rêvons de nous entretuer depuis la première fois que nous nous sommes vus… – Là, tu marques un point ! – En effet, le challenge dans notre cas ce serait plutôt qu'on ne s'entretue pas, mais je ne vois pas bien le plaisir qu'en tirerait celui qui nous a enlevés… – C'est peut-être quelqu'un qui veut qu'on arrête de se rentrer dedans à tout bout de champs. – Une thérapie de choc, quoi – Oui, c'est ça.
3 HEURES…
*** _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Dans le noir Ven 3 Aoû 2007 - 18:30 | |
| Dans le noir [7/11]
– Raaaaaaaaaaah ! Ça m'énerve de devoir deviner ce qu'il attend de nous. Il ne pouvait pas nous laisser un message non ? – Si ça se trouve c'est le cas, il me semble me rappeler que dans "Saw", le kidnappeur leur avait laissé des indices sur eux pendant qu'ils étaient inconscients. – Des indices ? – Oui, je ne sais plus trop, des messages afin qu'ils comprennent ce qu'ils aient à faire quoi… Tu as fouillé dans tes poches ? – Non, attends… – Je crois que j'ai quelque chose… – Moi aussi, j'ai une sorte de petit papier cartonné. – Oui, ça ressemble à une carte de visite. – Décidément, il ne manque pas d'humour, il nous enferme dans le noir et l'indice qu'il nous laisse est quelque chose qui doit être lu. – Je n'y comprends rien. – Et si on imaginait ce qui est le plus probable… – C'est-à-dire ? – Que celui qui nous a enlevés est quelqu'un qui veut tout simplement se débarrasser de nous. Il nous connaît et espère qu'on s'entretuera, comme ça il n'a pas à se salir les mains. Et dans le cas où ça ne marche pas, au bout des huit heures, la bombe explose. – Et dans ce cas les huit heures ne seraient pas un délais que nous avons pour essayer de nous en sortir, mais juste un délais qu'il s'est donné pour avoir une chance de se débarrasser de nous sans se sentir coupable pour le restant de ses jours… – La seule question qui reste à se poser est : "Qui a tout intérêt à ce que nous disparaissions tous les deux ?" – Ce n'est pas possible ça doit être une erreur. Qu'il t'enlève toi, je comprends, mais moi je n'ai jamais fait de tort à personne. – C'est vrai que tu es la personne la plus charmante qui m'ait été donné de rencontrer Gwen. – Oh, merde, à la fin. Tu m'énerves avec ton semblant d'humour. Tu te prends pour qui à la fin ? – Et toi Gwen ? Non mais tu te crois vraiment mieux que moi ? – Alors là il n'y a pas photo, je ne suis pas l'enfoirée de service de la boite moi ! – Oui et bien il y avait cette place à prendre alors je me suis dit pourquoi pas… – Arrête de te croire drôle avec ton humour à deux balles tu veux ! – Et toi arrête de rentrer dans le jeu de notre kidnappeur, merde !
Silence…
– Tu as raison… – Enfoiré de David… – Pardons ? – Ben oui, tu vois plusieurs personnes qui aient intérêt à nous voir disparaître tous les deux en ce moment toi ? – La promotion ? – Exactement. – Il ne nous tuerait pas juste pour avoir le poste quand même… – J'en connais d'autres qui le feraient pour moins que ça, tu… – Toi par exemple ! – Non Gwen, pas moi…
Silence…
– Excuse-moi Michael, je crois que j'ai vraiment les nerfs qui lâche là tu sais… – Oui, je ne suis pas trop zen non plus…
2 HEURES…
*** _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Dans le noir Ven 3 Aoû 2007 - 18:30 | |
| Dans le noir [8/11]
– Ça commence vraiment à me taper sur les nerfs ce truc ! Fais péter ta bombe et ne nous fais pas chier David ! – Ne dis pas ça Michael !
Sanglots…
– Hé… allé, reprends-toi ma belle, ne lui fait pas ce plaisir… – J'y arrive plus là Michael, j'en peux vraiment plus, tu te rends compte qu'il ne nous reste plus que deux heures à vivre.
Michael avança doucement vers les sanglots jusqu'à ce qu'il bute contre les pieds de Gwen. Il ne pouvait pas faire autrement. S’il voulait qu’elle cesse de pleurer, il ne pouvait vraiment pas faire autrement. Il posa un genou près d'elle, puis s'assit et lui passa un bras autour du cou pour qu'elle puisse poser sa tête sur son épaule.
– Là… doucement… il doit bien y avoir une solution… – On a déjà cherché une issue partout. – Non, pas partout. Et il y a une chose rassurante. – Ah tu vois quelque chose de rassurant quelque par toi ? – Oui. Ça fait combien de temps qu'on est enfermé là Gwen ? – Voyons voir, tout à l'heure on disait qu'on avait faim comme si on avait loupé le petit déjeuné et le déjeuné et on a estimé qu'il devait être une ou deux heures de l'après-midi. Donc là il devrait être trois ou quatre heures. Mettons qu'on soit tous les deux ici depuis vingt et une heures, cela veut dire qu'on est enfermés là-dedans depuis dix-huit ou dix-neuf heures ; ça va bientôt faire vingt heures qu'on est enfermés ici quoi… – Oui, et on n’a aucune difficulté pour respirer n'est-ce pas… – Donc il doit y avoir un conduit d'aération. – Oui, et si on a cherché sur les murs et le sol, nous n'avons pas cherché au plafond. – Merci Michael… Gwen avait déjà redressé la tête, mais Michael la tenait toujours par les épaules. Elle s'approcha de lui et l'embrassa.
– C'est parce qu'il ne nous reste plus que deux heures à vivre ça, Gwen ? – Non, c'est parce que j'en avais envie, c'est tout. Peut-être que tu n'es pas le salop que tu sembles être après tout… – Tu oublis que j'ai fait virer ta sœur… – Bien sûr que non ! Mais j'ai l'impression qu'il y a quelque chose d'autre en toi que l'enfoiré de service que tu prends plaisir à afficher…
Silence…
– Écoute Gwen, ce que tu me dis me touche vraiment et… – Quoi, je ne te plais pas, c'est ça ? – Non, bien sûr que non, tu es tout à fait ravissante voyons. – Alors, c'est quoi ? – Avant tout je veux te dire que maintenant qu'on se connaît mieux, si c'était à refaire je ne le referais pas. – Mais de quoi tu parles ? Du renvoi de Gaëlle ? – Non. Je parle de ce que j'ai fait hier soir… – Comment ça ? – Tu te souviens, je t'ai raconté tout à l'heure que je n'avais rien vu venir quand je me suis fait enlever tellement j'étais grisé ? – Oui… – Et bien, ce qui m'avait grisé, c'est qu'en fait j'avais passé la soirée avec Marc à le tanner pour être sûr d'avoir le poste. J'ai un peu fait mon coup en douce, tu vois… – Un peu fait ton coup en douce… Espèce de salop va ! – Je suis désolé Gwen, je te l'ai dis, maintenant que je te connais si c'était à refaire je ne le referais pas… – Mais vas te faire foutre, je ne te demande rien. Et lâche-moi bordel ! Retire ton bras de mes épaules et retourne à ta place espèce d'enfoiré !
Michael savait qu'il ne devait pas insister. Il avait été honnête, il aurait très bien pu lui cacher la vérité. Il s'écarta de Gwen et en profita pour parcourir la pièce en essayant de trouver un endroit où il puisse toucher le plafond. Il n'en trouva aucun. Le plafond était inaccessible.
1 HEURE…
*** _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Dans le noir Ven 3 Aoû 2007 - 18:31 | |
| Dans le noir [9/11]
– Bon, le plafond est inaccessible, il fallait s'en douter…
Sanglots…
– Allé, viens là Gwen… – Toi, tu restes où tu es ! – Alors, c'est comme ça… C'est vrai que c'est plus simple après tout ! Le salop reste un salop, il n'y a rien de perturbant comme ça, et on peut tranquillement attendre de mourir… – Qu'est-ce que tu veux dire ? – Tu veux vraiment passer l'heure qu'il te reste à vivre toute seule dans ton coin ? – Tu sais ce qu'on dit, il vaut mieux être seul que mal accompagné. – Très drôle, c'est toi qui fais de l'humour maintenant. On a peut-être plus en commun que tu ne veux bien le croire après tout… – Ça, ça m'étonnerai ! – Oh et puis merde, je lâche tout moi aussi, après tout dans une heure on est morts alors… – Comment ça tu lâches tout, tu as déjà suffisamment lâché en m'avouant quelle saloperie tu m'as faite hier soir, tu ne crois pas… – Et bien non justement. Sais-tu pourquoi j'ai fait virer ta sœur ? – Laisse-moi deviner… Parce que tu voulais m'emmerder ? Parce que tu es un enfoiré de première ? Non, mais ça mène à quoi tout ça, je ne peux pas plus te haïr, tu sais ? – Tu ne vois que ce que tu veux bien voir, et tu le sais très bien Gwen. Maintenant que tu me connais mieux, arrête de te voiler la face. Tu as deviné tout à l'heure qu'il y avait forcément autre chose. Alors ne fais pas semblant… – Et bien vas-y, montre-moi que tu es un mec bien maintenant. Mais à mon avis il y a du boulot ! – Écoute-moi un peu. Si j'ai viré ta sœur, c'était pour la sauver ! – Bien sûr ! Et qui va croire ça ? Et la sauver de quoi d'abord ? – Écoute, l'autre soir on était tous les trois chez Marc… – Tous les trois ? – Oui, Gaëlle, Quentin et moi. On avait été invités par Marc après une réunion, comme il le fait souvent quand on fout tous notre soirée en l'air à cause d'une réunion qui s'éternise. C'est sa façon à lui de se faire pardonner. Sauf que là, ça a dégénéré. – Comment ça ? – Et bien on était tous bourrés, on déconnait et on s'était chauffés en parlant cul tu vois… – Hum… – Et qu'est-ce qu'il s'est passé ? – Et bien on a dus rapidement improviser un plan avec Quentin pour sortir ta sœur de là, parce que Marc commençait à la violer sous nos yeux alors… – À la violer ! Attends, tu racontes n'importe quoi là ? – Pas du tout. Ne me demande pas comment on a fait notre coup, je serai incapable de te le raconter. Mais au final on est restés avec Marc, Quentin et moi, et Gwen est rentrée chez elle en taxi. – Elle ne m'a jamais parlé de ça… – Tu avoueras que ça peut se comprendre, non ? Elle nous avait fait promettre de ne rien dire, et j'ai tenu parole jusqu'à maintenant… Si je pensais qu'on avait la moindre chance de s'en sortir, je ne t'aurais rien dit. – Admettons ! Ça ne m'explique pas pourquoi tu l'as virée. Elle ne t'a pas remercié comme tu le pensais, c'est ça ? – Arrête tes conneries Gwen. Non, le truc c'est que Marc nous a avoué qu'en fait, il avait monté tout ça juste pour pouvoir coincer Gaëlle et qu'il n'avait pas l'intention de lâcher l'affaire. – Mais vous auriez pu trouver un autre… – On a tout essayé Gwen. On ne pouvait rien faire contre Marc et on ne pouvait pas éternellement l'éloigner de Gaëlle. Alors les semaines qui ont suivies, pendant que Quentin protégeait Gaëlle, moi je lui ai cherché un autre job et quand tout a été prêt je l'ai virée. – Arrête un peu Michael, elle se l'est trouvée toute seule son nouveau job. Et elle a une bien meilleure place là-bas d'ailleurs. Et figure-toi que Monsieur… – Oui, je sais, Jacques Saintonge me devait une faveur… J'ai toujours bien aimé ta sœur tu sais, elle a toujours semblé voir à travers mes masques et savoir exactement qui j'étais réellement…
Silence…
– Bon sang, mais c'est de toi qu'il voulait parler. – Qui ? De quoi tu parles ? – De Quentin. Hier matin, après notre réunion chez Marc, il m'a lu un fait divers et on en est venus à parler des personnes désintéressées. Je lui ai dit que j'aimerais bien rencontrer quelqu'un comme ça. Maintenant que j'y repense, il a eu un sourire bizarre l'espace d'un instant quand je lui ai dit ça. Et il m'a répondu que je connaissais déjà une personne comme ça. Je croyais qu'il parlait de lui, alors je l'ai rembarré en plaisantant sur le fait qu'il était déjà marié. Mais c'est de toi qu'il voulait parler en vrai. – C'est trop d'honneur de la part de Quentin. Je ne sais pas si c'était totalement désintéressé, c'est juste que je voulais faire quelque chose pour sortir Gaëlle de là et qu'il m'était facile d'avoir le rôle du salop qui la licenciait, puisque j'étais déjà l'officiel tenant du titre.
Gwendoline devait s'être rapprochée durant leur discussion, car Michael eu à peine le temps de finir sa phrase qu'elle se jeta dans ses bras pour l'embrasser. Ils oublièrent le lieu dans lequel ils étaient, ils oublièrent l'épée de Damoclès qui martelait les heures et pendant un moment ils eurent l'impression que dans la passion qui s'était emparée d'eux le temps s'était mis sur pause. Mais pas le compte à rebours…
1 MINUTE…
*** _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Dans le noir Ven 3 Aoû 2007 - 18:32 | |
| Dans le noir [10/11]
– Non ! Ce n'est pas possible, ça ne peut pas finir comme ça… – C'est le pire des scénarios qu'on n'ait jamais écrit Gwen : ils se connurent, passèrent des années sur le même lieu de travail à s'engueuler, furent enfermés dans le noir pendant une journée, s'aimèrent une minute et moururent sans jamais avoir fait l'amour. On peut dire que Roméo et Juliette se sont pleinement épanouis dans leur amour à côté de nous ! – Encore ton fameux humour qui ressurgit Michael. – Oui, jusqu'au dernier moment il m'aura abrité tu vois. – Serre-moi fort, Michael. – Ne t'inquiètes pas Gwen, je ne te ferai pas l'affront de te faire l'amour en une minute. – Serre-moi fort, ferme-là et embrasse-moi, tu veux…
Le bruit fut assourdissant, mais ce ne fut pas le pire. Le pire fut la vague de lumière qui se jeta sur eux. Au plafond, une sorte de trappe s'était ouverte en claquant au moment où le compte à rebours qui décomptait les secondes s'était arrêté. Une échelle de corde, attachée à la trappe, pendait maintenant à l'intérieur de l'endroit dans lequel ils avaient passé une vingtaine d'heure prisonnier. La sortie leur ouvrait les bras. Sans un mot, comme dans un rêve, ils se dirigèrent vers l'échelle de corde. Pendant que Gwen montait à l'échelle, un papier tomba de sa poche. Michael le ramassa. Il sourit, puis sorti à son tour. – Que veut dire ce sourire Michael. – Tiens, regarde. – Mais, c'est une carte de visite de la boite. – Regarde le nom. – « Mr Q. Pidon». Quentin ! – Tu lui avais bien dis que tu voulais me rencontrer, d'après ce que tu m'as raconté, quand il te parlait du fait divers… – Oui, mais enfin… pas comme ça… – Peut-être qu'il a jugé qu'il n'y avait pas d'autres moyens pour qu'on se rencontre réellement, pour qu'on se voie enfin sans nos masques… – Oui, peut-être. On verra ça plus tard. Tu te rappelles ce que tu disais juste avant que la trappe s'ouvre ? – À propos de ta sœur ? – Non après, à propos de Roméo et Juliette… Alors, on va chez toi ou chez moi ? – Comme tu es… Tu ne veux pas qu'on se remette tranquillement de nos émotions devant un petit verre avant… – Tu sais Michael, j'ai vraiment cru qu'on allait y passer là-dedans tout à l'heure. J'ai repensé à tous ses moments dans ma vie où j'avais mis des conditions à mon bonheur. Je me disais, la carrière d'abord, je n'en serais que plus heureuse plus tard. Et j'ai réussi à monter les échelons de cette façon. Mais je ne profitais jamais de mes succès, car à chaque fois, je me disais qu'il y avait encore un échelon à franchir et que j'en profiterai encore plus après. Après, après, toujours après, et seulement si ça et si ça… Maintenant il n'y a plus d'après, et il n'y a plus de si, Michael. Je ne veux pas boire un verre. J'ai envie de faire l'amour, et tout de suite. – Quoi, Tout de suite ? – Oui, bon, après être rentré à mon appartement et avoir pris une douche... – Alors tu vois, encore un après… – Oui mais on en profitera plus, ça sera forcément meilleur. – Qui te le dis ?
Silence…
– Je déconnais Gwen, moi aussi j'aimerai vraiment prendre une bonne douche pour qu'on fasse les choses bien.
*** _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr
Dernière édition par le Lun 8 Oct 2007 - 22:17, édité 1 fois |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Dans le noir Ven 3 Aoû 2007 - 18:32 | |
| Dans le noir [11/11] – Puisque tu as l'air de tout savoir, tu sais que tout c'est bien passé. Ils se sont trouvés et ils sont heureux ensemble maintenant. Pourquoi tu me parles de torture, Psyché. – Je suis désolée, mais enfermer des gens dans une cave de quatre mètres sur quatre pendant une journée, en leur laissant croire qu'ils vont mourir, j'appelle ça de la torture moi. – Mais ils étaient fait l'un pour l'autre et c'était le seul moyen pour qu'ils se trouvent. Depuis les quelques milliers d’années que je suis Cupidon, tu pourrais avoir confiance en mon jugement non ? – Oui Cupidon, excuse-moi, c'est juste que je n'ai pas aimé assister à ça. – Je ne t'avais pas demandé d'y assister, Psyché. – Tu les inviteras un de ces soirs à manger, Quentin ? – Je leur ai laissé ma carte de visite. Dès qu'ils me contactent je les invite à manger, Promis. _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr
Dernière édition par le Lun 8 Oct 2007 - 21:14, édité 2 fois |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | |  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Dans le noir Mer 26 Sep 2007 - 20:32 | |
| Je viens de modifier la partie 11/11 parce qu'à priori la révélation que Quentin Pidon, et donc Q.Pidon , est Cupidon n'était pas clair ... ce qui faisait perdre un peu d'intérêt à l'histoire. _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
|  | | Anna Galore Des 3R, je suis l'Ô-Anna

Age : 46 Inscrit le : 24 Juin 2006 Messages : 8700 Localisation : Jezira Al Tenynn
 | Sujet: Re: Dans le noir Ven 5 Oct 2007 - 18:58 | |
| Coucou Zeno et clin d'oeil permanent,
Vraiment utile ton mail, je n'aurais simplement pas pensé à venir par ici sinon. Ben oui, il y a des dizaines (des centaines?) de textes dans cette section, donc si toi tu n'attires pas l'attention des membres du forum sur le fait que tu as un texte pour lequel tu souhaites des réactions, il est probable que quasiment personne ne se rendra compte que tu as posté quelque chose. Ca s'appelle de la promo et ce n'est pas un gros mot .
Alors, mes réactions... J'avoue que j'ai eu un peu de mal à comprendre au début la façon dont les choses s'enchaînaient et en fait, je n'ai vraiment saisi qu'à la fin. Pourtant, après avoir tout lu, j'ai bien aimé: c'est original et la chute est sympa. Mais voilà: serais-je allée jusqu'au bout si tu ne m'avais pas demandé de te donner mon avis? Je n'en suis pas certaine, je l'avoue. Le début d'un texte doit accrocher le lecteur, le ferrer. S'il y a quelque chose à reprendre, c'est bien cette partie-là, un peu trop fouillis il me semble. Le dialogue de la partie 2 qui commence exactement comme celui de la partie 1, ça m'a perturbée: je suis revenue en arrière, j'ai essayé de voir si la suite des deux dialogues était en parallèle, bref j'ai cafouillé (et si le lecteur qui cafouille n'a aucune raison particulière de continuer sa lecture, il laisse tomber). Tu vois ce que je veux dire?
Quant au compte à rebours sur le thème "qu'est-ce qu'on fout là et qu'est-ce que le ravisseur attend de nous", il m'a rappelé un polar que j'ai lu il y a quelques mois et ça m'a vraiment gênée (me souvient plus du titre mais je retrouverai). J'ai vu Saw et je crois que la comparaison n'est pas pertinente, aucun être humain sensé ne peut imaginer un développement horrifique à la Saw simplement parce qu'il se retrouve dans une cellule.
Sinon, il reste quelques grosses fautes d'orthographe mais désolée, je ne les ai pas notées au vol. A relire donc, et à reprendre.
Amitiés.
Anna |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Dans le noir Lun 8 Oct 2007 - 19:15 | |
| Merci beaucoup Anna. C'est plus Anna Galore pour moi, c'est Anna Gjadore  Sur le coup j'ai été un peu surpris lorsque j'ai lu que tu me disais que ma première partie n'était pas assez accrocheur parce que je pensais que c'était sufisament accrocheur. Et puis je me suis dis que ce que je pensais être accrocheur se trouvait surtout dans le dialogue de la partie 1. Je vais essayer de revoir cette partie là en la faisant commencer par le dialogue puisque c'est lui qui fait se poser toutes les questions. Voilà, j'espère avoir tirer les bonnes conclusions de cette remarque. J'ai du mal à voir ce qu'il y a de fouilli dans cette partie par contre. Une autre chose qui m'a surpris est que ça t'ai géné le fait que je fasse commencer le dialogue de la partie 2 pareil que le dialogue de la partie 1... Bah, oui, ça m'a surpris parce que j'en ai fait exprès... Et puis je me suis dit que si c'est quelque chose qui peut être intéressant à utiliser, il était peut-être mal placé et qu'en effet il fallait peut-être réserver ce genre de style plus loin dans un texte, une fois que le lecteur est déjà bien dedans... Bon, après pour le compte à rebours sur le thème "qu'est-ce qu'on fout là et qu'est-ce que le ravisseur attend de nous", je n'y suis pour rien si tu as lu récemment quelque chose qui y ressemblait... En tout cas, mon but n'était pas de travailler ce genre de thème, mon but était de me forcer à travailler le dialogue. Il m'est alors venu à l'idée, pour me forcer à privilégier le dialogue à la description (comme il m'arrivait souvent de le faire dans mes précédentes histoires) de mettre en scène deux personnes dans le noir. Ensuite, m'est venu l'idée de Cupidon comme responsable de l'enlèvement. Et puis pour le reste c'est une évolution psychologique standard, je me suis mis à la place d'eux et je me suis demandé ce que je penserai dans leur situation... Au début il attendent leur ravisseur. Ensuite ils entendent le compte à rebour et comprennent que quoi qu'attende d'eux le ravisseur ça a déjà commencé et qu'il ne faut pas s'attendre à le voir venir leur donner des explications. Là on arrive à ta remarque qui m'a le plus géné, celle où tu dis que tu ne trouve pas sensé de penser à Saw dans leur situation... alors que moi en me mettant à leur place -kidnappé et sans kidnapeur pour me dire ce qu'il attend de moi- c'est la première chose à laquelle j'ai pensé... lol - serai-je une personne insensée ? c'est bien la première fois qu'on me dirait ça (j'ai presqu'envie de le prendre pour un compliment)  Bon ensuite, la thèse de Saw est tout de suite détruite puisqu'ils se détestent et qu'ils comprennent que ce serait trop facile. Il leur vient ensuite l'idée que le seul responsable est celui qui est en concurence avec eux pour le poste de PDG de la boite. Ensuite ils pensent avoir tout compris et tente une dernière fois de s'en sortir avant de comprendre que leur cas est désespérer et d'accepter la situation... Après, c'est vrai que le truc sur le quel je butte le plus est le travail du suspens... pour l'instant il y a la surprise de comprendre que le kidnappeur est Cupidon à la fin... le travail qu'il faudrait que j'arrive à faire c'est à semer sufisament d'indice pour que lorsqu'on l'apprend à la fin le lecteur revoit tous ces indices que j'aurai semé et se dise "mais c'est bien sûr"... sans le comprendre avant bien sûr... Bon, si j'arrive à faire tout ça pour une prochaine fois je serai content de moi  M'enfin, je suis content qu'au final tu ais quand même aimé... c'est que ça reste à travailler mais que c'est bien parti... non ?
Encore une fois, merci pour tout 
PS : Arg! Et mince pour l'orthographe... j'y ai fait attention pourtant. _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
|  | | |
| Page 1 sur 2 | Aller à la page : 1, 2  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|